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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 12:25

Cette jeune femme sera conduite à sa dernière demeure à Kribi samedi 13 juillet prochain. L’équipe de rédaction a siégé et  est revenue sur les circonstances de son décès. Accident ou négligence médicale ?

Témoignage : « Mardi 11 juin 2019 aux alentours d’une heure du matin, nous recevons l’appel téléphonique de Ma’a Po’o (le petit nom de la mère de Marie Claire). La pauvre dame partie de Kribi quelques jours avant pour rester au chevet de sa fille ne s’est plus à quel saint se vouer. Elle est fatiguée d’appeler les infirmières de garde sans suite. Depuis la tombée de la nuit, Marie Claire se tort de douleur et commence à perdre du sang.

Enceinte de sept mois, et internée dans cet établissement hospitalier depuis 5 jours, on n’avait relevé au départ une tension haute chez Maria qui était sortie de la maison toute seule et sans effort particulier pour prendre quelques médicaments. Au delà de la fatigue, qui était d’après nous la vraie raison de cette tension, on a observé l’insomnie.  Cependant, Marie Claire ne présentait aucun signe de danger ou de grave maladie. Bref au moment de son hospitalisation, elle n’était pas très mal en point. Mais plus les jours passent à l’hôpital, plus son état se détériore. Les doses d’ampoules qu’elle reçoit seraient souvent au dessus de la normale et quand nous essayons d’attirer l’attention d’une infirmière du service de gynécologie à cet effet, elle  nous répond en ces termes : «Vous ne pouvez pas m’apprendre son travail».
En effet, Marie Claire commençait déjà à mourir. Nous informons des amis médecins hors de la ville sur symptômes qu’elle commençait à présenter : pieds enflés, fatigue, vertiges, soif permanente et parfois des troubles de vision. Pour eux, le verdict est clair…Maria fait une éclampsie et doit urgemment subir une césarienne. Mais pour nos «amis» de l’Hôpital Régional, rien n’urge. Certaines infirmières font plutôt des critiques les plaintes de la patiente.
Pour revenir donc à la nuit du mardi à mercredi, la dernière nuit de Marie Claire Madola, on constate dès qu’on arrive à son chevet à l’hôpital qu’elle perd beaucoup de sang et sa douleur est telle que, quand j’y pense encore j’en pleure… Est ce que les infirmières ont alors son temps ? Elles vont amener la mère de la mourante à courir dans tous les sens entre la pharmacie et la chambre, surtout qu’aucune des infirmières n’a même songé observer le comportement de la malade pendant de longues heures. C’est justement la raison pour laquelle elle va nous demander de la rejoindre à l’hôpital à cette heure tardive de la nuit. C’est finalement vers 03 heures du matin, soit près d’une heure après notre arrivée qu’une infirmière viendra lui administrer une injection. Entre temps, Marie essaie de joindre son médecin au téléphone et malgré ses larmes, il ne va pas bouger le petit doigt. Même dès son arrivée en matinée, il ne fera qu’une consultation de routine en quelques minutes avant de prescrire encore des médicaments. Tôt le matin, alors que Marie n’a pas dormi dans la nuit, rien ne semble les inquiéter. Toujours le même scénario. Elle ira faire une échographie au sorti de laquelle ils vont dire que l’enfant pèse 500 grammes, moins que le poids de la dernière échographie qui pointait plus d’un kilo. Pourtant au moment de soustraire l’enfant de son ventre, nous sommes surprises d’entendre que le mort-né  pèserait près de deux kilos. Je me suis souvenu que dès fois, même leur tensiomètre n’avait pas de piles et ne marchait pas normalement et je me suis demandé si cet hôpital n’est pas plutôt un mouroir (ndlr) pour femmes enceintes. Elle va finalement rendre l’âme dans le bloc opératoire alors que rien n’avait été déployé jusque là pour une éventuelle intervention. Pris de honte, ils n’auront même pas le courage de nous tenir informés. On va juste constater que le corps sans vie de Maria est étalé à l’arrière d’une camionnette de l’hôpital. Oui je le dis encore, l’hôpital Régional de Nkongsamba aurait tué Marie Claire Madola par négligence. Nous exigeons qu’une enquête soit ouverte et nous interpellons le Ministre de la santé ».

Autrefois Reporter au journal « Scores 2000 » paraissant à Nkongsamba, Marie Claire Madola prêtait ses services à  une compagnie d’assurance à Nkongsamba...
Repose en paix Maria

Ongomele Marie Cécile/CP

Contact Rédaction : +237 678894092/699451920/656845367

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  • Sylvain Timamo
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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