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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 18:34

Au moment où notre pays est en proie à de nombreuses crises, et que les populations s’interrogent sur la direction à prendre pour améliorer leur condition de vie, les médias du Moungo se sont donnés une mission, celle de rechercher auprès des acteurs principaux de la scène sociopolitique, les meilleurs à même de proposer des solutions. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer Me Edimo Nana Ferdinand, né le 22 mai 1965 à Manjo au Cameroun. Il est sur le plan professionnel Docteur en Droit et Maître de conférences des Universités, avocat aux Barreaux de Fort de France et du Cameroun. Sur le plan politique, il est le Vice-président de la Section Rdpc du Moungo-Nord 3. Sur le plan social, il est grand notable, père de plusieurs enfants. Il a bien voulu nous accorder en exclusivité cet entretien.

Scores2000 : Fort de votre expérience d’avocat international et d’enseignant d’université, vous vous êtes impliqué dans la vie politique de votre pays. Peut-on savoir les raisons profondes ?

Me Edimo Nana Ferdinand : Mon implication n’est pas liée a ma qualité d’avocat international ou d’enseignant. Elle tient au fait que je suis un espoir pour mon pays qui a le profond désir d’être utile aux siens dans la quête d’amélioration du bien être quotidien des populations, de l’amélioration de leurs conditions de vie, comme vous le savez,  j’ai été à l’école comme de nombreux autres africains dans mon pays d’origine le Cameroun. Il m’a été donné d’échanger avec mes camarades de classe, mes professeurs au collège et de nombreux parents. Après avoir achevé mes études en Europe et entamé ma carrière professionnelle, j’ai acquis de l’expérience dans divers domaines. C’est ma connaissance sur le monde et ses mutations qui motive ce rôle que je joue et que j'entends jouer sans ménager aucun effort désormais.

Vous avez fondé en 2002 l’Association des Enfants Solidaires (AES). Cette organisation a-t-elle contribué à atteindre vos objectifs ?

L’association est le support ou encore la plate-forme qui aux yeux de la loi nous permet de remplir les missions que nous nous sommes assignées. Plusieurs camerounais de l’intérieur comme de l’extérieur se reconnaissent, s'y retrouvent à la lecture des statuts et des objectifs à atteindre. Oui, elle nous permet de toucher nos cibles en créant de l'émulation, en renforçant le lien de solidarité entre les Hommes, le vivre ensemble. C'est un support de manifestation de notre adhésion  à des valeurs universelles…

Quelles sont les actions menées depuis 2002 par l’association des enfants solidaires ?

Je ne pourrais pas les citer. Pour faire simple, je dirais simplement que plusieurs centaines, je voudrais dire des milliers d’élèves ont été scolarisés grâce aux contributions de l’association. Ces jeunes gens sont aujourd’hui à l’université et même dans le monde du travail, pendant que plusieurs dizaines poursuivent leurs études. Nous avons participé à la réhabilitation des écoles, construit des salles de classe, des latrines et bureaux pour enseignants comme vous pouvez le constater, participation à la construction des cathédrales, infrastructures des types des foyers dans les villes de Nkongsamba, Buea, Maroua, Baré-Bakem, Melong, Loum, Ekom-Nkam, Manjo. Nous sommes aux côtés des autorités traditionnelles, gardiens de nos traditions pour remettre débout des infrastructures culturelles, touristiques dans l’optique de la conservation de notre patrimoine.

Vous présentez la des actions en faveur de la grande majorité des populations. Que dire de celles qui touchent principalement la jeunesse?

Nous avons organisé des conférences thématiques pour les jeunes notamment, assisté de nombreuses associations, accompagné de nombreuses personnes pour qu’elles s’installent dans la vie professionnelles, mis en place des programmes d’assistance humanitaires, de santé, organisé des caravanes de solidarité, de noël pour les enfants... Bref, nous avons été tous les jours sur le terrain auprès des populations, et nous avons essayé, avec nos modestes moyens de les accompagner. Aujourd’hui, nous pouvons dire que des actions nombreuses sont initiées et réalisées en faveur de la jeunesse camerounaise toute entière. En dehors des bourses scolaires dans le cadre du concept «Journée de l’excellence scolaire» lancé depuis 2010, nous finançons en fonction des moyens disponibles des activités sportives, des visites touristiques, des voyages d’étude. Pour les personnes plus âgées, nous avons activé un autre concept qui est «le repas  de solidarité Me Edimo Nana Ferdinand» depuis 2016. La crise que traverse notre pays dans la zone anglophone nous a poussé à la réflexion et après un échange fructueux avec quelques gardiens de la tradition, nous avons pensé en 2018 impulser une action symbolique en faveur du retour de la paix et de la sérénité sans lesquels aucun développement n'est envisageable. C’est dans ce sens qu'a été organisée «la caravane de la solidarité et de la paix» en 2018.

Déjà engagé sur plusieurs fronts d’actions solidaires et de partage, a quoi servait ce séminaire et coaching sur le leadership des jeunes tenu les 08 et 09 février 2018 à Nkongsamba ?

Les questions sur les insuffisances des emplois, l’auto-emploi et la création des entreprises sont récurrentes dans notre société. Plusieurs diplômés des grandes écoles et des universités ne savent toujours pas comment faire pour avoir des revenus et subvenir à leur besoin ainsi qu'à ceux de leur famille. Nous avons pensé et à juste titre que le Moungo avait besoin de ce genre de rencontre piloté par des personnalités et repères de notre société. C’est ici l’occasion pour moi de remercier toutes les autorités administratives, religieuses et traditionnelles pour leur contribution multiforme au succès de cette opération. Vous avez eu à voir à Nkongsamba des éminentes personnalités comme le coach international, former president de la jeune chambre économique mondiale, Mr Laurent Kwemain, le Pr Lazare Kaptue, Monseigneur Dieudonné Espoir Atangana, les gouverneurs Ngambo Haman, Ndjaga Jules Marcellin, Eyeya Zanga, les professeurs Titalom, de nombreux responsables sectoriels et j’en passe. Ils se sont tous mis au service des participants et ont répondu à de nombreuses questions d’orientation. Il ne faut jamais attendre d’avoir les moyens avant d’oser...

On peut dire que l’Association des Enfants solidaires est très riche et que Me Edimo Nana lui-même, son fondateur dispose de moyens infinis pour porter à terme des projets aussi colossaux? Quels sont vos astuces pour ces événements connaissent une si forte adhésion populaire à tous les coups ?

La réflexion la plus importante lorsque nait l'idée d'un projet de ce genre n’est pas l’argent. C’est avant tout la grande volonté de réussir et d’apporter un plus à son prochain, à sa communauté toute entière. Par la suite, vous aurez le soutien de beaucoup de personnes qui pensent comme vous. Puis, le reste suivra, avec la volonté de Dieu...

Les observateurs de la scène dans le Moungo disent qu’on ne peut investir autan sur les plans humain, matériel et financier sans avoir des calculs politiques. Qu’en dites-vous ?

Depuis ma première année au Collège Sainte Jeanne d’arc, je portais déjà comme un fardeau les souffrances des autres et prenais mon argent de poche pour résoudre quelques problèmes. Ma première action sociale a été la reconstruction d’une salle à l’hôpital à Nkongsamba et j’étais élève en classe de Terminale. Nous devons manifester notre humanité et ressortir sans peur ce que nous avons de bien en nous. J’avoue aussi que je suis également un homme politique, vice-président de la section Rdpc du Moungo-Nord 3. Nous travaillons pour améliorer la gouvernance dans notre pays. Pour dire simple, je n’ai pas de calculs politiques, j’ai des ambitions politiques, un projet politique, et je pense que je suis prêt à prendre des responsabilités politiques.

Si je veux être plus direct dans ma question, vous aspirez à être Maire, Député, Ambassadeur ou Ministre au Cameroun ?

Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. C’est un peuple qui en fonction de la direction qu’il veut prendre confie des responsabilités à des acteurs politiques. Vous n’oubliez pas que le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) est structuré et respecte des règles que ce sont librement  fixés ses membres. Dans tous les cas de figure, je suis disposé à contribuer d’une manière plus efficace aux destinées de notre peuple. Je suis prêt à assumer les responsabilités qui me seront confiées.

Un message à l’intention de ceux qui liront cet entretien ?

Je voudrais tout simplement dire que le Cameroun est un beau pays qui dispose d’énormes potentialités. Nous devons utiliser notre diversité comme un atout. Dans le Moungo en général et à Nkongsamba en particulier, nous devons redoubler nos efforts à impacter sur le bien-être de nos populations. Il y a du travail pour transformer véritablement cette localité.

Entretien mené par Sylvain Timamo Tedjon

Contact rédaction de Scores2000 : +237 677861194/655421540/678894092/669469666

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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