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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 19:31
Scores 2000 était le premier journal publié à Nkongsamba (Département du Moungo, Littoral du Cameroun) lors de son lancement en 1997. Il a remporté beaucoup de succès, notamment depuis son passage au format tabloïd en 2002. Aujourd’hui, la concurrence de nouveaux titres a restreint sa croissance.

wan-ifra.pngPour rester en tête du marché, le journal a tenté d’étendre sa pénétration à travers le pays. “Au Cameroun, les médias doivent être nationaux pour atteindre suffisamment de lecteurs”, estime Sylvain Timamo, l’éditeur de Scores 2000.

Le journal a étendu son réseau de correspondants en recrutant des pigistes dans les principales villes du pays. “Cela nous permet d’offrir davantage d’informations, ce qui rend le journal plus attrayant. Nous réalisons actuellement vingt pour cent de nos ventes dans d’autres régions que Moungo”, confie-t-il.

Néanmoins, Scores 2000 n’a pas abandonné son caractère régional. Au contraire, il continue de s’en servir comme argument de vente. “Nous soulignons le fait que nous sommes les seuls à couvrir des communautés spécifiques. Cela n’était pas un de nos objectifs au départ, car nous voulions surtout nous concentrer sur l’analyse. Mais le comité de rédaction nous a proposé de couvrir les manifestations communautaires, ce qu’il s’est révélé une excellente idée pour stimuler les ventes”, constate Timamo.


Il mentionne le cas d’une seule personne qui a acheté une fois une centaine d’exemplaires du journal pour les distribuer dans son village en voyant un article qui lui était consacré.

Quand le journal a vu le jour, il était le seul titre publié à Nkongsamba, alors qu’il doit faire face aujourd’hui à la concurrence de sept autres publications. La crédibilité est l’un des principaux atouts de Scores 2000 face à ses concurrents.


“Nous avons bâti notre crédibilité en nous concentrant sur les faits et l’analyse. Le fait d’être le premier journal dans la région nous a permis de développer un bon réseau. Nous sommes mieux positionnés que les autres pour enquêter et pour être toujours les premiers sur le terrain”, souligne Timamo.

La prolifération de nouveaux titres est une menace pour la qualité du journalisme, car il n’y a pas suffisamment de journalistes pour le nombre croissant de publications.

“Les nouvelles publications recrutent principalement des étudiants ou des spécialistes. Cela pose un problème, car cela affecte la qualité de reportage. Le problème est qu’ils ne respectent pas la déontologie : ils ne sont pas précis dans leurs reportages et ne vérifient pas leurs sources”, déplore Timamo.


“Ces nouvelles publications reprennent également des articles publiés par Scores 2000, ce qui induit les lecteurs en erreur quant à la source originale de l’article”, regrette Timamo. Cela influence les ventes de la publication.

Pour préserver sa diffusion, le journal a également essayé d’augmenter le nombre de ses abonnés. Cette stratégie, toutefois, n’a pas connu le succès escompté. “Comme le pouvoir d’achat des Camerounais est faible, les lecteurs ne veulent pas s’engager pour un abonnement d’un an, mais préfèrent choisir le journal qu’il achète chaque fois qu’ils vont dans les kiosques”, explique Timamo.

Les journaux dans la région ne sont pas uniquement en concurrence pour les lecteurs. Même si la diffusion représente 60 pour cent du chiffre d’affaires total du journal, ce chiffre a diminué ces dernières années en raison de l’arrivée de certains titres sur le marché, qui paraissent parfois sporadiquement dans le seul but de gagner de l’argent grâce à la publicité. Timamo et d’autres éditeurs indépendants essaient de lutter contre ce qu’ils considèrent comme de la concurrence déloyale.


“Certains journaux ne paraissent que deux fois, ils ne paient pas de taxes et, en plus ils attirent beaucoup de publicité parce qu’ils connaissent certains hommes d’affaires ou sont liés aux directeurs des ventes de certains sociétés”, dit-il.

Les éditeurs indépendants se sont unis pour lutter contre cette situation. Ils font pression auprès des autorités pour que la publicité soit distribuée parmi les journaux qui paraissent régulièrement et qui sont correctement enregistrés.

Ils font également pression pour abaisser les taxes imposées aux journaux. “Les journaux sont des outils éducatifs”, remarque Timamo. “Par conséquent, ils devraient être traités différemment des entreprises commerciales. Jusqu’à présent, nous avons payé les mêmes taxes qu’elles, ce qui ne favorise pas le développement de l’industrie de la presse. Toutefois, depuis que les journaux indépendants osent critiquer le gouvernement, celui-ci utilise les taxes pour affaiblir notre position”, remarque Timamo. “Nous avons compris que la politique du gouvernement n’est pas de coopérer avec nous, parce qu’il ne veut pas d’une presse libre,”, conclut-il.
Soure : Réseau Africain de la Presse du 21ème Siècle (www.rap21.org)

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L

Le centre culturel français (CCF) François Fillon de Yaoundé, abrite depuis le 13 Janvier dernier, le Café Foot Orange. Il s’agit ici d’une Plate forme élaborée par Orange Cameroun qui, pour une
durée de 21 jours, offre à la bienveillance des journalistes à la pensée pluridimensionnelle l’ambiance de la Can Orange telle que vécue à Kabinda en Angola. Ainsi pour ce faire, Orange Cameroun a
bien voulu mettre à la disposition des journalistes de cette circonstance, un décor on ne peut plus aisé de cinq ordinateurs avec connection Internet et un plateau, pour des analyses, discutions,
compte-rendu, et observations concernant la coupe d’Afrique ANGOLA-2010. Dans la salle climatisée, les commentaires vont bon train, des éclats de voix des tapotements, le but étant d’arriver à un
arrangement probable sur un point de vue donné. Pour plus de clarté sur la véracité d’un quelconque point, les hommes de média ont libre cour, de naviguer sur le web. A titre d’exemple, les
journalistes ont spéculés sur la pénible victoire (3-2) du Cameroun sur le Zambie dimanche dernier,sans toutes fois oublier, le cas Rigobert Song qui, il faut le reconnaître a été transparent dans
cette rencontre. Tous ont été unanimes pour que Rigo raccroche les godas. Déjà lundi dernier, les spécialistes parmi lesquels l’ancien quart de finaliste du mondial 90, son excellence Albert Roger
Milla, avaient fait une analyse par rapport à la prestation des hommes de Paul Le Guen face à la Zambie. Ces derniers ont reconnu que beaucoup des choses restent encore à faire pour que notre
équipe nationale retrouve un niveau appréciable. Au revoir et à jeudi prochain car le Café Foot aura lieu avant match Cameroun –Tunisie.


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G

salut monsieur le drieteur de publication, bravo pour cette analyse et pour ton effort sur l'améloiration de la sçène politique et economique du Cameroun, force est pour moi de te dire courage et
que j'apporterais ma contribution à cette effort donc t'es l'intigateur. courage camarade


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S

Votre contribution à cet effort d'information et d'éducation des camerounais sera la bienvenue. Vos commentaires et reflexions pourront être publiés dans le journal papier pour une diffusion
nationale au cameroun.
Sincèrement.


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  • : Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique
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  • Sylvain Timamo
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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