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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:16

Amanda Njawé s’est confiée à la rédaction du groupe de presse en ligne www.camer.be, sur les remous qui agitent en ce moment le journal emblématique crée par Pius N. Njawe. Sans états d’âmes, elle éclaire la lanterne de nos lecteurs. « C’est moi la patronne de Le Messager. (…) Jules doit prouver qu’il est fils légal de notre père, c’est tout ce que nous lui demandons. Il y a d’un côté des enfants légitimes, tous majeurs, des orphelins. Et de l’autre, des gens qui veulent faire main basse sur les biens de notre feu père. »

Bonsoir Amanda Njawé. Le journal « Le Messager » vit quelques remous. Quelle en est la situation exacte ?
Merci de venir vers moi pour comprendre ce que « Le Messager » vit en ce moment. Je dois à la vérité de vous dire que c’est regrettable. Feu notre père, le très regretté Pius N. Njawe doit se retourner en ce moment dans sa tombe. Ce qui se passe au Messager est que des individus qui n’ont juridiquement aucune qualité se sont permis de croire qu’ils peuvent nommer un directeur de publication. Il s’agit d’une illusion ce qui s’est passé le 19 décembre 2013. En effet le sieur Michael Musuma Njawe, qui est notre oncle, le frère ainé de notre père n’a, en droit camerounais aucune qualité pour nommer le directeur de publication du journal Le Messager alors que les ayants droit légaux, ont  demandé à la justice de désigner un administrateur des biens, ce qui a été fait. Ceci est d’autant plus conforté par le cadre utilisé pour cette nomination (réunion de famille au lieu de l’assemblée Générale conformément à l’acte uniforme OHADA relatif aux sociétés commerciales et aux GIE).

Pour un camerounais averti, cette nomination est à la fois illégale et irrégulière. Illégale parce qu'il n’est pas associé et même s’il prétendait représenter les parts de sa maman, il se poserait un problème de quorum et de qualité des membres ayant pris part à leur réunion. Irrégulière parce que, conformément à l’acte uniforme OHADA, les décisions dans une société à responsabilité limitée doivent être prises en assemblée générale et non lors d’une soit disant réunion de famille.

En tout cas il s’agit d’un acte de gangstérisme dont les conséquences de droit seront prises devant la justice Camerounaise qui a été saisie à ce propos. Nous, orphelins de Pius N. Njawe et ses ayants droit légaux faisons confiance à la justice de notre pays. 
 
Qui est le  véritable patron du quotidien privé « Le Messager » depuis la mort de votre géniteur ?
Je ne sais pas ce que vous entendez par « véritable patron du Messager ». Il faut faire des rappels historiques nécessaires. Le 24 août 2010, après la mort de notre père, j’ai en tant que enfant Njawe présents au Cameroun pendant les obsèques de notre regretté père, présidé une réunion avec l’ensemble du personnel. La famille à l’unanimité m’avait désigné comme administratrice  provisoire des biens de la succession de notre père. J’ai informé le personnel de cette décision. Et au cours de cette réunion à laquelle a pris part tous les enfants légaux et légitimes de feu Pius Njawe, y compris ceux qui se font prévaloir ce titre, et les différents membres de la famille Njawe, dont son frère ainé Moungoue Musuma Michael, j’ai renouvelé ma confiance et mes encouragements à tout le personnel. Le Messager qui a été créé par notre défunt et regretté père Pius N. Njawe est une Sarl dont il détient la majorité des parts sociales (plus de 90%). Il s’agit donc d’un bien personnel. Nous avons convoqué l’assemblée générale des associés qui a nommé un directeur de publication par intérim en la personne de Jean Baptiste Sipa, et un gérant en la personne de TANENDJIO Rodrigue en définissant les pouvoirs de chacun.  Voilà les deux responsables qui devaient conduire le Messager après le décès de notre père.

A peine ont-ils pris leurs fonctions qu’ont surgi les menaces du nommé Jules Ombede et de sa mère. Le premier affirme qu’il est fils ainé de notre père, et que c’est lui qui doit gérer les choses. Sa mère se montrera même menaçante vis-à-vis de M. Sipa. Nous avons répondu à Jules et à sa mère qu’il faut que Jules apporte la preuve qu’il est le fils légitime du point de vue de la Loi. Il ne l’a pas fait jusqu’à ce jour. Entre temps les fils légitimes ont saisi la justice en procédure de désignation d’un administrateur des biens de la succession de Pius N. Njawe. Le 22 décembre 2011, la justice camerounaise a désigné Madame CHEAKAM NJAWE Amanda administratrice des biens. C’est moi la patronne du Messager. C’est moi qui, après consultation des ayants droit légaux, nomme le directeur de publication du Messager étant entendu que nous les ayants droits détenons plus de 90% des droits de vote. C’est ce que j’ai fait avec Jean Baptiste Sipa, et que j’ai fait récemment avec Jean Vincent TCHIENEHOM comme directeur de publication et Jean François CHANNON DENWO comme directeur de publication adjoint. Les décisions qui les nomment ont fait l’objet d’un arrêté de constatation signé de l’autorité compétente qu’est le préfet du Wouri. Ce n’est pas un oncle qui nomme un directeur de publication au nom d’un soit disant conseil de famille qui ne s’est jamais tenu d’ailleurs. Conformément à la loi, le conseil de famille n’est pas un organe ou les décisions peuvent être prises pour la marche d’une personne morale en l’occurrence Le Messager qui est une Société à Responsabilité Limitée.
Tous ceux qui l’ont fait vont répondre devant la justice.
 
Votre frère Jules Njawé a laissé entendre qu’il était l’objet d’attaques. Que répondez-vous à cette accusation ?
Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je n’ai rien à dire face à cela. Jules doit prouver qu’il est fils légal de notre père. C’est tout ce que nous lui demandons. Au lieu de venir semer le désordre au Messager. S’il est vraiment le fils de feu Pius N. Njawe, il doit pouvoir comprendre que Le Messager est un bien précieux de notre père. Et arrêter le désordre et les menaces. Et je profite de cette occasion pour dire au personnel qui lui est acquis en ce moment de se ressaisir pendant qu’il est encore temps.

N’avez-vous pas peur de voir exploser le groupe ?
Je ne le souhaite pas. Nous faisons confiance à la justice camerounaise. Comment un oncle peut-il prétendre décider alors que les ayants droit majeurs sont vivants ? Cela s’est vu où ? Il faut bien qu’on me l’explique.

Quelles garanties donnez-vous à vos lecteurs que « Le Messager » va résister à la dispute familiale ?
Franchement, je dois vous dire qu’il ne s’agit pas de dispute familiale. Il y a d’un côté des enfants légitimes, tous majeurs, des orphelins. Et de l’autre, des gens qui veulent faire main basse sur les biens de notre feu père. Non seulement on nous a pris nos maisons, mais aussi on veut prendre Le Messager. Je rassure nos chers lecteurs qu’il s’agit d’une autre crise qui a été créée par des ennemis du Messager. Un homme politique pendant les obsèques avait dit que des gens vont tout faire pour tuer le journal.  Ces gens sont connus de nos jours. Et c’est dommage que des membres du personnel dont ceux qui se prétendaient être des amis de notre père jouent à ce jeu et en sont des acteurs premiers. Nous les connaissons. Et nous nous en souviendrons.

© Camer.be : Armand Ougock
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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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