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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 10:33

Le directeur général de Nacam a confirmé dans sa déposition avoir mis en contact le Dg de la Camair et les dirigeants de Gia International. Il a expliqué que Gia International était une société américaine en relation d'affaires avec son partenaire sud-africain National Airways corporation. Ayant été invité à une séance de travail en Afrique du Sud avec Gia, il avait trouvé en cette société, un partenaire sûr capable de fournir des avions de location à la Camair qui était en proie à de grosses difficultés de financement de sa flotte à cause de son endettement.

C'est ainsi qu'il avait fait appel à Yves Michel Fotso qui l'a rejoint en Afrique du Sud avec une équipe de financiers et de conseillers pour une réunion avec Gia. Le partenariat scellé entre la Camair et Gia International a donné lieu à la livraison de deux avions gros porteurs à la Camair. Il s'agit du Boeing 767-200 et du Boeing 747-300. Il perçu des commissions uniquement dans le cadre de cette opération. Assene Nkou a nié toute participation de sa part dans le processus d'un avion présidentiel au Cameroun et dans le recouvrement des sommes supposées versées à Gia.

Marafa Hamidou Yaya: Paul Biya coûtait cher

La nécessité s'imposait d'acquérir un avion neuf pour le chef de l'Etat dont les déplacements devenaient coûteux, et parfois difficilement gérables, compte tenu des délais et des exigences de sécurité. Il était devenu impossible de faire confiance à la Camair dont la comptabilité depuis des années frisait le dépôt de bilan.

C'est alors que Yves Michel Fotso fut nommé Dg de la Camair. Les décisions prises par ce dernier avaient permis, selon lui, de créer une nouvelle dynamique et un an plus tard, la situation de cette compagnie s'était considérablement améliorée.

Il a souligné qu'à sa nomination comme ministre d'Etat chargé de l'Administration territoriale non seulement il avait attiré l'attention de son successeur sur certains dossiers dont l'acquisition de l'avion présidentiel, mais aussi il avait continué à s'intéresser à ce dossier. C’est pourquoi il avait marqué sa surprise en apprenant que l'option Cia avait été abandonnée par son successeur (Atangana Mebaral. ce dernier ayant marqué sa volonté de traiter directement avec Boeing en payant comptant sans tenir compte des 29 millions de dollars Us déjà détenus par Gia et des risques de pénalités qu'engendrerait nécessairement une rupture abusive de ce contrat. Tout ceci, ajouté à l'intrusion de Apm dans la gestion de la Camair et plus tard à la mise en liquidation de Gia, avait conduit à la perte de deniers publics. Invité à donner son sentiment sur l'acquisition de l'Albatros, il a affirmé que les conditions d'acquisition de cet avion étaient des plus floues, ce d'autant que le minimum de précautions requises en termes de sécurité n'avaient pas été prises.

Michel Meva'a M'Eboutou: L'ancien Minfi oublie sa participation à une réunion

L'actuel secrétaire général du Sénat a déclaré qu'au début des années 2000, l'idée d'acquérir un avion pour les déplacements du chef de l'Etat avait été émise. C'est ainsi qu'il avait été convié, en compagnie du général Benae, de certains officiers de l'Etat-major particulier et du directeur général de la Camair, à une réunion à la présidence de la République présidée par Marafa Hamidou Yaya pour finaliser la procédure d'achat dudit avion.

Il a ajouté avoir participé à une deuxième réunion, cette fois présidée par Atangana Mebara. Celle-ci avait pour but de lever les financements pour cet avion. Il a ajouté que plusieurs précisions avaient été données sur le type d'avion choisi et des instructions lui avaient été transmises pour trouver les disponibilités financières pour l'acquisition de cet avion. La trésorerie de l'Etat ne permettant pas ce genre de dépense, il avait sollicité l'Adg de la Snh pour virer la somme demandée de 5 000 000 Usd à Boeing. Terminant son audition, Meva'a M'Eboutou a précisé qu'il n'avait pris part à aucune réunion au cours de laquelle il avait été demandé de traiter directement avec Boeing (Atangana Mebara le confirme pourtant).

Adolphe Moudiki: L'Adg de la Snh a des regrets

L'administrateur directeur général de la Snh a relevé que sa société avait été alertée par ses banquiers de ce que la Bank of America où était domicilié le compte de Gia s'étonnait que son client reçoive autant d'argent alors que son activité ne justifiait pas un tel gain.

A cet effet, la Seth avait d’envoyer une lettre d'intention aux susdits banquiers, pour les calmer. Moudiki n'a pas manqué de souligner qu'il trouvait le montage financier qui consistait à faire acheter un avion neuf de l'Etat par la Camair incertain du fait des difficultés financières que connaissait cette société. Il a indiqué n'avoir jamais eu de réponses à cette préoccupation. Il a souligné que, le 28 avril 2013, Michel M'Eboutou lui avait adressé une lettre dans laquelle il lui demandait une avance de trésor public de 5 millions de dollars Us pour la finalisation de l'équipement de cet avion.

Les références bancaires de la firme Boeing lui avaient alors été communiquées par Atangana Mebara qui les lui avait adressées dans un manuscrit. Ce virement avait été fait à partir du compte Snh à Bnp pour la banque Jp Morgan à New-York. S'expliquant sur la finalité des transferts cumulés de 36 millions de dollars Us, Moudiki Adolphe a clairement souligné qu'à la Snh, ils savaient que ce financement était à l’achat d'un avion neuf, et qu'il n'avait jamais été question de caution ou d'acquisition d'un avion d’occasion. Moudiki pour conclure a regretté de n'avoir pas été associé à cette transaction et a affirmé que s’il lui avait été indiqué que les sommes demandée servaient l'acquisition ou à la location d'un avion de seconde main (Albatros), il n’aurait déboursé aucun franc.


Yves Michel Fotso: L'arrivée de Mebara a tout gâté

L'ancien administrateur directeur général de la Camair a déclaré qu'avant son arrivée à la tête de cette société, le problème du renouvellement de l'avion présidentiel se posait déjà. Il a ajouté que tout s'était bien déroulé jusqu'en août 2002 lorsque fut nommé au poste de Sgpr, Jean Marie Atangana Nichera. Fotso a souligné qu'alors qu'il était en attente avec les architectes d'intérieur de Jet Aviation d’un rendez-vous avec le chef de l'Etat pour qu'il avalise les derniers choix d'aménagements intérieur, Atangana Mebara et Meva'a M'Eboutou se sont insurgés contre cette démarche; remettant en cause le mode de financement retenu et principalement le fait que l'avion devait rester gagé jusqu'au paiement de la dernière traite, donc à la dixième année. Ils lui avaient dit à ce moment qu'ils préféraient que l'Etat traite directement avec Boeing et que l'avion soit payé comptant.

Fotso a ajouté qu'il avait été reçu à Genève par le chef de l'Etat. Celui-ci après l'avoir rassuré, lui avait demandé de rentrer à Yaoundé où il devait être reçu par Atangana Mebara. Ce dernier, contre toute attente, au cours d'une entrevue à laquelle avait assisté Meva'a M'Eboutou et Adolphe Moudiki, est resté sur sa position. A la fin de la réunion, il lui avait été demandé d'obtenir de Boeing directement un nouveau contrat avec l'Etat, obligeant Boeing à demander un désistement préalable de Gia avant toute signature avec le Cameroun. A la fin, Gia avait signé ledit document en indiquant néanmoins qu'il aurait des pénalités.


Jean Marie Atangana Mebara: Paul Biya a autorisé la rupture du contrat

Il a précisé que le chef de l'Etat avait approuvé les propositions de traiter directement avec Boeing dans une note datée du 25 avril 2013. Il était désormais question d'évoquer le dossier en toute transparence avec les responsables du Fmi. C'est donc à la suite du rapport de l'ambassadeur Jérôme Mendouga et sur hautes instructions du chef de l'Etat, que l'administrateur directeur général de la Snh avait viré le 28 avril 2003 la somme de 5 millions de dollars Us à Boeing, permettant ainsi de préserver l'option de l'achat d'un avion neuf.

Toutefois, les responsables du Fmi et de la banque mondiale étant de plus en plus pressants pour obtenir des informations sur l'avion présidentiel, l'option avait été définitivement prise en juin 2003 de suspendre l'acquisition d'un avion neuf. A l'appui de ses déclarations, Atangana Mebara a évoqué une citation du chef de l'Etat qui lui avait dit ceci: «M. le ministre d'Etat, les camerounais ont accepté d'énormes sacrifices pour atteindre le point d'achèvement; je vais assumer ma part de sacrifice en continuant à prendre des avions de location jusqu'à cette échéance». Atangana Mebara a indiqué qu'il avait obtenu de la hiérarchie, l'autorisation de commettre un avocat en la personne de Me Akere Muna qui avait pour mission de récupérer le reste du déposit détenus par Gia.


Les conclusions de la police judiciaire

Le cas Atangana Mebara

S'agissant de la rupture abusive du contrat Camair-Gia et tentative de détournement de deniers publics

A sa prise de fonction en tant que Sgpr, Atangana Mebara avait trouvé sur sa table un dossier relatif à l'acquisition d'un BBJ destiné aux déplacements du président de la République, dossier dont le point focal était le contrat signé entre la Camair-Gia. En choisissant d'ignorer totalement les termes dudit contrat et de dénoncer celui-ci, Atangana Mebara a entraîné l'Etat du Cameroun dans la perte de la somme de 31 millions Usd représentant l'ensemble des virements effectués par la Snh pour la finalisation du projet. Bien plus dans sa démarche aux contours imprécis de faire récupérer lesdites sommes par un mandataire informel, à savoir Apm, dont la mission auprès des pouvoirs publics était pourtant connue, il a adressé au responsable de cette société une lettre dans laquelle il accédait à la demande de celui-ci de conserver par devers lui les avances faites à Gia, une fois celle-ci récupérées.

Il s'agit de l'avis de l'enquête une tentative de détournement de deniers publics. Atangana Mebara devrait être tenu personnellement responsable de la perte de ces sommes d'argent, sa décision ayant été nourrie, non seulement par la prise d'intérêt de ses proches collaborateurs dans Apm, mais aussi par ses relations privilégiées avec cette société qui n'avait pas caché sa volonté de se substituer à Gia pour la livraison du BBj II à la présidence de la République.

Inoni Ephraim et Atangana Mebara

Cas de la somme de 4 milliards versés directement par la Snh au bénéfice de Ansett.

Après avoir invité en vain l'Adg de la Snh à virer à la standard chartered Bank Cameroun au bénéfice d'Ansett 4 milliards FCFA, prétendument sur «hautes instructions du chef de l'Etat», Jean Marie Atangana Mebara s'est rétracté pour demander que cette même somme soit virée directement à la société Ansett pour des raisons inconnues. Du reste, la Standard chartered Bank régulièrement requise a formellement indiqué n'avoir trouvé aucune trace de cette transaction dans ses écritures. Du point de vue de l'enquête, il s'agit ni plus ni moins d'une tentative de détournement de deniers publics qui a échoué grâce à la vigilance de l'Adg de la Snh. Toutefois, bien que la somme sus évoquée ait été finalement transférée à Ansett en règlement partiel des sommes dues par la Camair à cette société au titre de location des aéronefs, l'état de concordance des paiements effectués au bénéfice de Ansett ne fait pas apparaître le 1er juillet 2003, la prise en compte de celle-ci dans la comptabilité de la Camair.

Néanmoins, il est signalé dans la rubrique des paiements effectués à travers le ministère des Finances, sur virement en provenance de la Snh pris en compte le 2 juillet 2003 d'un montant de 3 342 488 530 FCFA, L'enquête juge fondée de retenir, non seulement le crime de tentative de détournement de deniers publics, mais aussi de détournement de deniers publics en coaction d'une somme d'au moins égale à 657 511 470 FCFA à l'encontre des nommés Atangana Mebara et Inoni Ephraïm.

© BORIS BERTOLT | Mutations

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commentaires

M
Grâce à l’opération épervier mise sur pied par le président Biya et très suivie de près par la justice camerounaise, l’on peut se réjouir de ce que les indélicatesses et corruptions des uns et des<br /> autres ont été démasquées et le Cameroun vit actuellement un air de sainteté.
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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique &quot;Le Chasseur&quot;.
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique &quot;Le Chasseur&quot;.

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