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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 10:29

Ils avaient promis de rafler les quatre sièges mis en compétition dans cette localité. Mais la moisson semble bien maigre au sortir du double scrutin du 30 septembre dernier.

Que pouvait-on attendre des candidats du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans cette localité? La question alimente les conversations dans les chaumières de ce côté, parce que le parti de Paul Biya court le risque d'avoir entre un ou deux députés au trop sur les quatre mis en compétition à Wouri-Est à la 9è législative, alors que tout avait été mis en œuvre pour rafler la mise au Social democratic front (Sdf). Ce qui apparente aux yeux des militants du Rdpc comme une déculottée. On se souvient que lors de la réunion de remobilisation tenue à la Maison du parti de Bonanjo par le Pr Jacques Fame Ndongo, l'un de leurs cadres parlant au nom des autres, en l'instar de Vincent Ngambou, avait souligné avec beaucoup d'emphase que les candidats investis pour défendre les couleurs du Rdpc aux dernières consultations électorales, allaient faire mieux qu'en 2007, synonyme du 100%. Mais à quelques heures de la publication des résultats par la Cour suprême qui siège en lieu et place du Conseil constitutionnel, des voix s'élèvent au sein du Rdpc pour décrier la mascarade et la forfaiture de certains de leurs candidats qui étaient incapables de donner à leur parti politique les résultats escomptés.

Les raisons

Le passé de la tête de liste Rdpc aux législatives à Wouri-Est est-il l'une des principale cause de la déculottée enregistrée le 30 septembre dernier? Beaucoup de personnes semblent le croire avec force. Ont-ils raison? Assurément oui. Comme nous l'avions précisé dans nos précédentes éditions, le présumé passé de Ngahane Isaac à lui seul suffisait pour porter atteinte à la crédibilité du parti de Paul Biya.

Ce n'est plus un secret pour personne. La tête de liste du Rdpc aux élections du 30 septembre dernier était un mauvais élément qui a usé de son pouvoir financier pour se faire investir au détriment des candidats qui inspiraient la confiance auprès des électeurs. Il se susurre que ce dernier est trempé dans des affaires qui ne font guère honneur aux idéaux du président national du Rdpc. Il est actuellement poursuivi dans plusieurs affaires: filouterie, spoliation de biens, pratiques de l'usure, faux et usage de faux. La dernière affaire en date l'oppose à Jephté Ngassa Ndosseu. Cet opérateur économique lui reproche d'avoir pris et revendu sa villa à Bonapriso après l'avoir floué dans une affaire d'usure. Nous avons d'ailleurs parlé de cette affaire qui remonte en 1998 dans ces mêmes colonnes. Pour porter l'affaire une fois de plus au-devant de la scène, il avait effectué une descente musclée de ce côté. Pancartes en main et appuyé par quelques-uns de ses affidés, il a fortement dénoncé le comportement très un recommandable de cet homme, tout en promettant de faire sa contre campagne.

Parlant toujours de lui, on se souvient qu'au cours des élections de 2007, c'est encore lui qui a fait en sorte que le Rdpc perde des places pendant cette période, au moment où les vrais militants, amis et sympathisants de cette formation politique se battaient pour mobiliser les populations, il passait le clair de son temps à les démobiliser en donnant à certains de fortes sommes d'argent. La preuve, en 2007 le Rdpc a perdu deux sièges à l'Assemblée nationale après la reprise des élections alors qu'il avait précédemment remporté les quatre. Pour avoir perdu les élections au primaire, il tenait également à faire perdre la face à ses challengers au profit du Sdf. Ses états de services peu reluisants alimentent très souvent les causeries à la Communauté urbaine de Douala. Il se dit qu'en sa qualité de concessionnaire de certains marchés, notamment Dakar à Douala 3ème à l'époque du colonel Edouard Etondé Ekoto, il a brillé par le non-respect de ses engagements.

Au sein de la communauté Bamileké de Wouri-Est, il n'est pas regardé d'un bon œil. L'histoire absurde qu'on rapporte de ce côté a trait à un don de chaises en plastique qu'il avait offert aux membres de sa communauté lors des opérations électorales de 2007. Mais après avoir échoué, il les a fait retirer. Comment un homme qui draine autant de casseroles a-t-il pu conduire une liste du Rdpc? Même au sein du Rdpc, on ne lui connaît pas des faits d'armes qui peuvent faire de lui un militant exemplaire. Qu'a-t-il fait justement de concret pour mériter la confiance des populations lors la législature 2002-2007 quand il était encore député? Rien d'intéressant. Les populations s'en sont souvenus et l'ont cruellement sanctionné, mais elles n'imaginaient pas qu'en le faisant, elles clouaient crucifiait ainsi simplement toute la liste du Rdpc. Et nous l'avions d'ailleurs prédit dans nos précédentes éditions. La hiérarchie du Rdpc avait beau évoquer la discipline du parti, on savait que partout où des voix se sont levées pour dénoncer l'investiture de Ngahane et certains de ses affidés, véritables absents du terrain, le parti de Paul Biya courait malheureusement le risque de mordre de la poussière.

Deuxième raison

L'autre erreur stratégique qui aura plombé les chances du Rdpc aux élections est sans nul doute l'humiliation qu'on a voulu infligé à Manga Zang le président de la section Rdpc, en le mettant à l'écart du jeu politique en tant qu'acteur de premier ordre, quand on sait que la fonction de suppléant n'est rien d'autre qu'honorifique.

En rappel, des marches avaient été organisées à Douala 3ème pour s'insurger contre le fait que la présidente de la section Ofrdpc avait été écartée des opérations d'investitures aux municipales, alors que le président de la section Ojrdpc copté à la dernière minute pour les législatives voyait sa candidature sacrifiée au détriment de celle de Mme Pokossy Ndoumbè Dipita imposée de justesse au téléphone par son parent le Ministre Grégoire Owona (son fils aurait épousé sa fille) dans la liste conduite par Manga Zang. Que pouvait-on donc attendre de ces gens? Rien d'important. Tout ce qui avait été fait aux yeux des caméras n'engagent que ses initiateurs. Parce que les plaies ne c'étaient pas cicatrisées. La preuve est là aujourd'hui. A chacun de tirer les conclusions qui s'imposent.

© GEORGES SEMEY | Ouest Littoral

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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