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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:49

Voici en intégralité la lettre ouverte très musclée de Fabien Assigana au Président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC). Des révélations et déclarations fracassantes.Lire

LETTRE OUVERTE DU CAMARADE FABIEN ASSIGANA AU CAMARADE PRÉSIDENT NATIONAL MAURICE KAMTO

Fabien Assigana

Fabien Assigana "Membre fondateur du MRC"

 OBJET: REQUÊTE POUR AVOIR VOTRE PROPRE RÉACTION PAR RAPPORT À NOTRE DEMANDE DE LA TENUE D’UNE CONVENTION EXTRAORDINAIRE, EN PRÉCISANT SI NOTRE DÉMARCHE EST DÉMOCRATIQUE OU ANTI-MRC

Monsieur le Président National :

 Une fois de plus je viens auprès de vous, au nom de plusieurs camarades du parti et en mon nom personnel, soumettre la requête pour la tenue d’une convention extraordinaire de notre parti.

Vous êtes une figure politique camerounaise à la fois fascinante et ambiguë. Votre capital moral et spirituel vous imprime une approche conséquente et impartiale des questions et défis de notre temps.Nous vous avons reconnu et célébré comme un vrai héros national. Vous avez mis la jeunesse et tout le reste du pays sur le chemin de l’espoir et des victoires. Nous vous avons placé parmi ces héros camerounais contemporains qui, dans un pays de Droit bien ordonné et bien dirigé, devraient être respecté, vénéré et cité en exemple de façon récurrente tant par les officiels que par les éducateurs de tous bords. Vos services rendus à notre pays dans le dossier de Bakassi restent à jamais gravés dans des mémoires,

Nous sommes dans un monde où le combat pour les libertés et la justice en vue de la floraison de l’humain s’avère nécessaire et où ce combat doit aussi être ardument et constamment mené pour la conservation des acquis, la force du vrai combattant réside dans l’amour inconditionnel de l’impartialité et de la vérité. Au Cameroun et un peu partout en Afrique où ce champ de combat reste une vaste terre à défricher, le manque d’impartialité dû à la pauvreté matérielle, à l’identité politique, religieuse, régionale ou ethnico-tribale, constitue un handicap majeur à l’avancée de cette lutte pour notre sortie des ornières.Il s’agit ici de répandre des grains à la fois sucrés et trop amers, mais qui finalement peuvent bien nous soutenir, nous faire méditer, nous armer et nous amener à porter le Cameroun vers un demain enchanteur.

C’est dans cette logique philosophique que nous avons créé le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Malheureusement plusieurs camarades et moi-même commençons à avoir l’impression en analogie avec les écrits de Léon Tuam, que l’histoire du MRC  ressemble à celle d’un cours d’eau qui est en train de dévier de son lit initial. Nous nous posons la question de savoir si nous avons tous encore la même compréhension du terrain politique et des enjeux qui sont devant nous.Pour en arriver à ces conclusions, plusieurs camarades et moi ainsi que beaucoup de sympathisants et une bonne frange de la société civile avons pensé que l’élan de sympathie qu’a créé notre parti au sein de la population ne doit pas être déçu, et qu’il était temps de s’arrêter et de faire le bilan par le biais d’une Convention  extraordinaire portant sur les questions simples et importantes avec entre autres:

 1-revoir la structuration du parti au Cameroun et à l’étranger ;

 2-apprécier le niveau d’implantation du parti ;

 3-élaborer et mettre en œuvre la modernisation de la structuration du parti ;

 4- élaborer et mettre en œuvre une stratégie d’implantation du parti ;

 5-faire le bilan de la gestion administrative, matérielle, logistique, humaine et financière du parti ;

6-faire le bilan de la participation du parti MRC aux dernières élections municipales et législatives ;

7-faire une relecture et la révision des statuts et règlement intérieur du parti MRC pour les adapter à la nécessité de clarification et de modernisation

8-mettre sur pied de manière effective des organes et instances statutaires du parti MRC et la désignation formelle de leurs responsables.

Monsieur le Président National, cette démarche démontre notre volonté de faire du MRC un parti politique démocrate et de par là promouvoir une organisation où émergent la liberté de parole et la mise en place d'une tribune de propositions où l'avis des uns et des autres est accepté et tenu en considération.Si nous demandons avec insistance cette Convention extraordinaire, c’est parce que le temps presse, 2018 n’est pas loin et nous avons beaucoup de choses à revoir et à corriger afin que nous puissions présenter au peuple camerounais « A NATION BUILDING PROJECT » de haute qualité pour l’avenir de nous tous.Depuis notre création il y a un an, nous pouvons constater en toute honnêteté qu’il ya encore beaucoup à faire, à refaire, et à corriger. Voici d’ailleurs quelques exemples de tares que nous avons notés :

1- l’absence de réelles structures fonctionnelles à la  base du parti notamment les unités, les regroupements, les fédérations communales, départementales et régionales  mais aussi les nombreux organes spécialisés du Secrétariat  National;

2-le très faible niveau de recrutement, de mobilisation et d’encadrement des militants et sympathisants du parti à la base, donc certains ont été abandonnés à leur propre sort et qui  sont en divagation ici et là ;

3-les tentatives d’implantation et de structuration sélective du parti uniquement dans certaines régions tandis que d’autres sont complètement abandonnées. Tout le Grand Nord (Adamaoua, Nord, Extrême-Nord),  le Sud, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, l’Est sont des déserts pour le MRC tandis que l’Ouest, le Littoral et le Centre sont couverts de façon très sélective et éparse ;

4-l’abandon, l’ostracisme et l’exclusion de fait de nombreux responsables du Directoire et de nombreux autres organes et instances et des Fédérations Régionales issues de la Convention du 30 Septembre 2012 … ;

5-les graves difficultés à constituer des listes de candidatures en vue des élections municipales et législatives faute des candidats lors des dernières élections couplées municipales et législatives de septembre 2013 ;

6-la recherche et le recrutement difficile, précipité et très souvent hasardeux et fantaisiste des nombreux candidats aux dernières élections municipales et législatives ;

7- Les tacles par derrière manœuvres de tous ordres contre certains cadres pourtant en bonne position pour gagner l’élection dans leurs localités, même avec des listes crédibles constituées bien plutôt, au nom des egos et complexes d’infériorités;…

8-la méconnaissance, l’ignorance ou le refus de prendre en compte les textes de base du parti par les cadres et responsables du parti à des niveaux insoupçonnés;

9-une très faible assise idéologique des cadres et militants du parti, dont les comportements et attitudes ne reflètent aucune de ses valeurs fondamentales et principes ressortissant de sa devise ;

10-une faible capacité de perception et de compréhension des véritables enjeux politiques et électoraux  par de nombreux cadres et responsables du parti ;

11-une faible capacité de mobilisation et d’encadrement des militants, sympathisants et masses populaires pour les conduire vers des objectifs communs ;

12-une faible capacité de communication politique adaptée et offensive pour garder la cohésion et la confiance entre cadres et militants ;

13-une faible coordination globale de l’initiative et de l’action politique dans les structures de base du parti du niveau local au niveau national ;

14-l’absence de statut officiel qui fixe les conditions d’organisation et de fonctionnement de l’organe annexe qu’est l’OJMRC ;

15-l’incapacité des cadres du parti à mobiliser et à encadrer les jeunes de façon spécifique pour leur permettre d’être de vrais acteurs du changement sociopolitique avec toute capacité de mobilisation, d’innovation et de prescription;

16-le dénuement extrême de l’organe des jeunes du parti au niveau financier, matériel et logistique ;

17-les conflits de personnalité et de leadership entre les premiers responsables de la jeunesse désignés lors de la première convention du parti dont certains ont été écartés de fait ;

18-la manipulation des jeunes par certains cadres du parti aux fins d’intérêts personnels mesquins ;

19-le manque d’une véritable cellule et d’un organe de communication politique doublé d’une absence de plan stratégique ;

20-une stratégie de communication essentiellement réactionnaire, défensive, vague et teintée de peur de s’attaquer aux questions qui fâchent ;

21-une mauvaise exploitation prospective de la sympathie et des espaces que la plupart des médias nationaux accordaient au parti et à certains de ses dirigeants ;

22-une communication interne archaïque, opaque, secrète, « informalisée » dont le trait le plus marquant est  l’absence d’un secrétariat et d’un service de courrier arrivée/départ le plus élémentaire et surtout le refus systématique de répondre aux correspondances formelles y compris celles des membres du Directoire ;23-une communication interne privilégiant la rumeur, la médisance, la calomnie et l’espionite avec en prime des tentatives de musèlement de certains militants que certains trouvaient trop « critiques »;

24-une confusion grave de rôle et des interférences constantes entre les responsables de la communication notamment médiatique dans laquelle certains responsables, au delà de leurs fonctions statutaires se « sur médiatisent » ;

25-l’incapacité à approcher et associer les organisations de la société civile et la diaspora camerounaise ;

26-le refus de solliciter et d’associer les vrais leaders d’opinion  ou sociocommunautaires;

27-le refus ou l’incapacité de solliciter et mettre en valeur l’expertise politique nationale et internationale ;

28-la tendance à caporaliser les leaders d’opinion, les esprits libres et les dépositaires d’expertise dans le parti ;

29-la gestion opaque et secrète de la participation multiforme de la diaspora camerounaise ;

30-l’absence de stratégie concertée, réaliste et pragmatique de mobilisation et de levée de fonds pour la survie du parti ;

31-la faible capacité opérationnelle à mobiliser et à lever les fonds pour conduire les activités du parti ;

32-l’action de mobilisation et de levée de fonds unipersonnelle, secrète et opaque de certains membres du Directoire ;

33-la gestion opaque sur fond de favoritisme et de clientélisme des ressources du parti par une poignée de responsables ;

34-l’absence de contrôle ou d’audit régulier de la gestion financière et matérielle et de reddition de comptes d’autant plus que curieusement les Commissaires aux Comptes n’ont pas été désigné par l  parti ;

35-le dénuement prononcé de certains responsables et cadres du parti qui n’entrent pas dans les faveurs de certains clans et lobbies relationnels.

36-difficultés graves à s’entourer d’un personnel réellement fidèle mais surtout compétent ;

37-difficultés à solliciter une expertise sociale et politique pragmatique, dynamique et prospective ;

38-improvisation permanente sur la gestion quotidienne du parti et de ses principales activités ;

39-difficulté à animer et coordonner de façon ouverte, dynamique et démocratique son personnel-cadre politique en respectant les textes de base et la hiérarchisation administrative en fonction ;

40-faible capacité d’anticipation et navigation à vue sur les grands enjeux et perspectives politiques avec des effets de surprise permanente ;

41-communication occasionnelle, réactionnaire et défensive sur fonds de fébrilité à prendre ses responsabilités dans des situations critiques ;

42-une excessive tendance à la recherche du consensus là où la fermeté est de mise ou recommandée ;

43-difficultés à mobiliser et lever des fonds conséquents pour soutenir le projet politique proposé.

44-l’absence d’une stratégie nationale de campagne connue et partagée au moins par les grands cadres du parti ;

45-l’impréparation généralisée des cadres, militants et populations à la compétition électorale annoncée ;

46-la naïveté et l’inexpérience managériale et stratégique des candidats en matière électorale dans le contexte camerounais ;

47-le désordre et le manque de cohésion dans les différentes équipes de campagne dans les circonscriptions électorales en compétition ;

48-la méconnaissance généralisée des textes régissant l’élection (code électoral) par la plupart des candidats ;

49-l’incapacité des uns et des autres à protéger, à travers une véritable stratégie antifraude, le vote et les voix que les milliers d’électeurs ont accordés aux listes du MRC ;

50-l’insuffisance des moyens financiers, matériels et logistiques nécessaires pour une campagne efficace ;Tant de problèmes nécessitent des vraies assises du parti que nous ne pouvons appeler que par leur vrai nom : UNE CONVENTION EXTRAORDINAIRE DU PARTI.Monsieur le Président National DITES-NOUS, si cette revendication est anti MRC. Nous sommes tout de même surpris que vous ne répondez jamais. Il serait peut-être parfois utile d’exprimer votre opinion par rapport à une requête faite, fut-il même par un seul membre. Le silence a toujours une signification négative, à savoir le mépris des autres.

Monsieur le Président National DITES-NOUS si nous allons enfin avoir votre opinion sur cette requête, fut-il de la déclarer « SANS OBJET ».Toutefois, mes camarades et moi sommes convaincu du bien fondé de notre démarche, sommes déterminés à continuer notre combat jusqu’à avoir gain de cause, fut-il en faisant marcher les militants et sympathisants vers le siège national du parti pour vous déposer officiellement notre pétition/plaidoyer accompagné des signatures collectées soutenant notre action.

Dans l’espoir que vous allez enfin NOUS DIRE votre avis, nous vous prions, Monsieur le Président National, d’accepter nos sincères salutations.

Que vive le MRC

Fait à Yaoundé le : 12 novembre 2013

Pour les camarades

P.O. Fabien Assigana

Membre Fondateur du MRC

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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