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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 09:09

Plusieurs artistes ont annoncé, hier à Yaoundé qu’ils font bloc derrière le président élu de la Société camerounaise de l’art musical (Socam), aujourd’hui désavoué par la ministre de la culture (Minac).

ndedi eyangoUn symbole ? Un air d’une des dernières galettes musicales du Prince des montagnes qui exalte la diversité culturelle camerounaise a été distillée en boucle au Restaurant Le Bonapriso, cadre choisi par l’artiste et ses camarades pour donner leur position dans l’affaire de sa double nationalité qui agitent les milieux culturels depuis son élection le 2 novembre 2013 comme Pca de la Socam. Au-delà de cette chanson, qu’il a reprise en play-back dans plusieurs langues du terroir, le fils de Ngalmoua l’a dit et redit : « je suis camerounais. Il ne revient pas à un ministre de me déchoir de ma nationalité ».

Pour plaider cette cause, nombre de ses confrères sont montés au créneau pour le dire chacun avec son style, son éducation ou son background, son désarroi contre la contestation de la nationalité camerounaise du disque d’or camerounais de 1987. Le « patriarche » Nkodo Sitoni ouvre le bal pour indiquer que le ministre de la culture massacre le droit d’auteur en ce moment et invite Ndedi Eyango à ne pas se décourager. « Nous sommes derrière toi », clame-t-il. C’est avec la même verve qu’Isnebo aborde la question. Il regrette que des élections qui n’ont jamais été aussi claires soient bizarrement contestées aujourd’hui. Et saisit la tribune qui lui est offerte pour décliner publiquement l’offre du Minac qui l’a en effet nommé la veille dans un Comité ad hoc dite de redressement de la Socam. « Je n’ai jamais été consulté pour cette affaire-là. Je suis flatté par cette promotion. Mais je n’en veux pas », affirme-t-il dans une salle surchauffée par la clameur et les applaudissements d’artistes musiciens qui ont tout le mal et à voir la ligne de démarcation entre le point de presse annoncé au départ et le meeting qu’est devenu l’évènement.
Péché
Dans la foulée du lead vocal du Fada Kawtal, Aïjo Mamadou surfe sur la corde sensible en s’apitoyant sur le sort des artistes, laissés pour compte par un ministre chargé pourtant de conduire la politique culturelle du gouvernement. Il est retrouvé dans cette tonalité par Atango de Manajama qui entonne l’hymne au départ d’Ama Tutu Muna, du ministère des arts et de la culture. Le couplet qu’il exécute rapidement, dans le style saccadé qui a fait sa légende, est visiblement très connu de ses compères massés derrière la dizaine de journalistes invités.

En chant, le « shaba » demande, en chœur, l’intervention de Paul Biya en personne, pour libérer le droit d’auteur de la ministre. Le visage de Ndédi Eyango qui observe la scène de son siège est envahi d’émotion. Surtout que quelques instants avant, le président élu de la Socam a pris un bol d’air en écoutant Ottou Marcellin affirmer que le seul péché qu’il a commis est celui d’avoir voulu commander un audit financier de la Socam. Ottou Marcellin comme plusieurs autres artistes à l’instar de Tanus Foe sont convaincus ainsi d’avoir trouvéles causes profondes de la lévée de bouclier contre le père de « You must calculer ».

Thèse enrichie par la diffusion en ouverture du point de presse, d’un élément sonore d’Ama Tutu Muna accompagnée de Madame Ngouenang, chef de la division juridique du Minac qui, à l’occasion du mouvement d’humeur de certains artistes au siège de la Socam, le 22 novembre 2013 pour dénoncer la nationalité américaine de Ndedi Eyango, indiquait que toutes enquêtes faites, la nationalité camerounaise de l’artiste était établie. Une grave émotion traverse alors la salle.

Quoiqu’il en soit, Maitre Sihm et Maître Ntetmen, les avocats de Ndedi Eyango confirment que la bataille juridique se poursuit. Après le recours gracieux introduit auprès du ministre, le juge administratif a été saisi d’une requête pour un sursis à exécution et dans les jours à venir les décisions créant entre autres, un Comité ad hoc de redressement de la Socam seront également attaquées devant les instances judiciaires. Le clan Eyango n’entend pas baisser les bras. Il promet de se battre jusqu’au bout et entend opposer aux armes non conventionnelles du camp d’en face, des armes conventionnelles… celles du droit et de la justice, seule institution capable de déchoir un Camerounais de sa nationalité.

© Rodrigue N. TONGUE | Le Messager

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Cameroun - Socam : Owona Nguini administre un revers à Tutu Muna

Yaoundé, le 22 Janvier 2014
Monsieur Mathias Eric Owona Nguini
Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
de l’Université de Yaoundé II  SOA
 
Objet : Lettre de désistement en vue de décliner ma nomination au sein du Comité de Normalisation
Destinataire : Excellence, Madame Ama TUTU MUNA, Ministre des Arts et de la Culture,

Je viens auprès de vous solliciter votre compréhension au sujet de ma nomination au sein du Comité de Normalisation dont vous avez désigné les membres en date du 21 Janvier 2014. Je vous écris pour décliner ma nomination. Je n’ai pas été expressément consulté au sujet d’une éventuelle nomination dans ce comité, de manière à marquer mon accord ou à exprimer mon refus.

Si je vous remercie pour l’honneur par vous fait à ma modeste personne, je suis au regret de vous signifier que je décline pour des raisons personnelles la nomination au sein de ce comité. Je compte sur votre sens de l’écoute et de la tolérance pour accepter  le fait que je refuse de siéger au sein de ce comité.

Madame la Ministre, j’espère que vous ne percevrez pas ma décision comme une offense à votre personne ou à votre rang.
Veuillez agréer, Excellence, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
Mathias Eric OWONA NGUINI

© Source : La Nouvelle Expression
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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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