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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 11:05

Acteur de la scène sportive et plus particulièrement du football, chef traditionnel de Mouandè, militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), l'ancien Lion indomptable a malgré ses multiples casquettes et sa notoriété, échoué dans sa tentative de conquérir la commune de Ngambè dans le département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral.

Les élections municipales tenues sur l'ensemble du territoire national le 30 septembre 2013 ont rendu leur verdict. Sans surprise, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti présidentiel, a fait un malheur. Sur les 360 communes du pays, le Rdpc, en a raflé 305. C'était bien prévisible face à d'autres partis qui ne sont visibles que le temps d'une campagne électorale.

Les résultats des urnes ne surprennent pas du tout les observateurs de la scène politique. La seule surprise majeure vient d'une figure emblématique du mouvement sportif national en général et du football camerounais en particulier. M. Joseph Antoine Bell, qui s'est fait humilié par d'illustres inconnus en course également pour la mairie.

«Jojo» comme l'appellent affectueusement ses fans, était candidat à la mairie de Ngambè, dans le département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, pour le compte du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Personne n'aurait pu penser un seul instant que l'ancien gardien de but, champion d'Afrique avec le Cameroun en 1984 en Côte d'Ivoire et en 1988 ,au Maroc, sans oublier ses nombreux titres avec Olympique de Marseille et les Girondins de Bordeaux, deux clubs français pour ne citer que ceux-là, allait mordre la poussière devant la liste présentée dans la même circonscription par l'Union des populations du Cameroun (Upc), parti politique presque moribond depuis plus d'une décennie et miné par des dissensions internes...

Une défaite de trop pour M. Joseph Antoine Bell? Peut-être. En 1996, il avait été stoppé net dans sa course vers la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), désillusionné par son rival, M. Vincent Onana qui ira d'ailleurs passé quelques années en prison pour un trafic présumé de billets du Mondial 1998 en France.

Les échecs successifs de M. Joseph Antoine Bell démontrent clairement qu'un bon footballeur n'est forcément pas un bon manager. Même son passage à As Babimbi comme entraîneur reste pour lui un douloureux souvenir. Pour avoir brillé par son absence lors des deux premières journées du championnat de football de deuxième division dans la province du Littoral, l'Association sportive Babimbi a été déclarée forfait général et reléguée de deux divisions par la chambre d'homologation de la Ligue. La même instance a suspendu l'ancien double champion d'Afrique des activités organisées par la Ligue du Littoral pour une durée de cinq ans.

FECAFOOT
En tout cas, «Jojo» aura l'occasion de se rattraper à l'occasion des élections à la présidence de la Fécafoot prévues au plus tard le 31 mars 2014. Encore faudrait qu'il ait assez de courage pour oser poser sa candidature. La relecture et la réécriture des textes organiques de la Fécafoot par une équipe de juristes assermentés, sous la coordination du Pr Joseph Owona, réputé pour sa probité morale, donneront à coup sûr des chances égales à tous les postulants au prestigieux poste.

En attendant, la déception est palpable chez M. Joseph Antoine Bell, resté muet comme une carpe depuis l'annonce des résultats des municipales. C'est bien compréhensible, car très durs sont les lendemains des défaites.

Des moments difficiles que passe un autre ancien Lion indomptable, Geremi Njitap, champion d'Afrique 2000 et 2002 et médaillé d'or, olympique avec le Cameroun en 2000 en Australie, dont la liste à Bandjoun, pour les Législatives a été rejetée par le Comité central, lors des investitures dans le Rdpc. Une entrée plutôt manquée en politique pour nos chers ex footballeurs.

N'empêche, «jojo» a toujours été plus prophète à l'étranger que chez lui. Après la Fédération internationale de football association (Fifa) et la chaîne de télévision Canal+ où il fut Consultant, il travaille aussi comme chroniqueur à Radio France Internationale (Rfi) et la chaîne panafricaine Africa 24. Sans oublier qu'il a eu l'honneur de prononcer un discours à la tribune des Nations Unies à New York en 1994.

© Jean Robert Fouda | Repères

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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