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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 12:49

Prise en charge de l’avortement au Cameroun

Les résultats d’une étude sur la santé reproductive ont été mis à la connaissance du grand public le mercredi 25 novembre 2009, à l’occasion d’un atelier interactif à l’hôtel Hilton à Yaoundé.

camnafaw-sida.jpgLes travaux ont effectivement démarré autour de 10 heures, avec l’arrivée du représentant du Ministre de la santé publique, le Dr EKEKE MONONO, directeur de la santé de la famille. Dans son mot de bienvenue, Mme Rose ZANG NGUELLE, a tenu à exprimer sa satisfaction de retrouver très nombreux, les responsables de la santé venus des quatre coins du Cameroun, dans l’optique de participer à cet atelier de «dissémination des résultats de l’évaluation et du coût de la prise en charge de l’avortement au Cameroun ».

Plus de 60 participants des formations sanitaires publiques et privées, les organisations non gouvernementales et autres associations, ont suivi avec intérêt le résultat de cette étude effectuée depuis 2005 par Cameroon National Association for Family Welfare (CAMNAFAW), l’International Planned Parenthood Federation (IPPF), le Ministère de la santé. Il apparaît que dans la moyenne, 23,1% des avortements sur le plan national sont provoqués et la prise en charge post-abortive dans les hôpitaux publics et privés varie entre 31 000 Fcfa et 70 000 Fcfa. Dans son exposé, le Dr Nana Philip NJOTANG va plus loin : «suite à des grossesses indésirées, nos sœurs et épouses dépensent entre 700 Fcfa de consultation à 70 000 Fcfa pour les soins… et en cas d’avortement avec des complications, les dépenses peuvent atteindre plus de 450 000 Fcfa ». Le Dr Robert LEKE, chercheur, laisse entendre que dans certains pays développés et notamment l’Afrique du Sud, la légalisation de l’avortement aurait réduit de 50% le taux de morbidité et de mortalité maternelle. Notons en passant que l’avortement est interdit au Cameroun et ne se pratique que dans des cas exceptionnels selon le code pénal, pour sauver la vie de la mère ou de l’enfant. Le taux de d’avortement des femmes de 15-35 ans au Cameron se situe entre 30 à 40 %, et la mortalité maternelle générale est de 669/100 000 femmes.

Face à la presse, la présidente de l’Association Camerounaise pour le bien Etre Familial, Mme Rose ZAng Nguelle, qui a des antennes dans presque tous les chefs lieux de région laisse entendre que le but de cet atelier qui met en paysage les résultats de l’étude n’est pas de «pousser le gouvernement à faire légalisé l’avortement au Cameroun», mais d’amener à une prise de conscience collective dans la société, l’impact dans l’anéantissement des stratégies de croissance. Dans les recommandations, on note l’urgence de la formation du personnel, l’acquisition des matériels et infrastructures, la pratique de l’éducation sexuelle en famille et à l’école, dans les médias, le planning familial, etc.

Dans cette perspective, la poursuite des objectifs du Millénaire pour le développement, la mise en œuvre du Plan d’action de Maputo demeure une priorité. Le vœu de Mme Rose ZANG NGUELLE, pilote du projet, est que CAMNAFAW reste un partenaire privilégié des pouvoirs publics pour la recherche des solutions et la prise des décisions.

Contact Rédaction : +237 99 45 19 20 / +237 33 14 59 54

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B.p.: 375 Nkongsamba-Cameroun

e-mail: scores2000@hotmail.com

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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