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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 14:50

"En guise de rappel, soulignons que les états généraux annoncés sont en réalité les premiers à considérer la communication sociale dans le sens de la loi de 1990. En 1994 en effet, seules les questions intéressant la presse écrite et la publicité avaient été abordées.  Or en 18 ans, le paysage médiatique national s’est diversifié. Dès le 05 décembre, il va falloir discuter outre de la presse écrite et de la publicité, de la télédistribution, des médias cybernétiques et des médias audiovisuels dont le décret de libéralisation n’a été signé qu’en l’an 2000."

altL’événement aura précisément lieu les 05, 06 et 07 décembre prochain au Palais des congrès de Yaoundé.

Les Etats généraux de la communication qui se tiennent dans 44 jours visent à «jeter un regard rétrospectif sur les vingt dernières années» qui marquent l’ère du retour à la libéralisation du secteur, a indiqué Tchiroma lors d’une conférence de presse hier soir. En attendant le jour-j, le ministre de la communication a décrit le «Capharnaüm» qui explique en partie la rencontre de décembre prochain. Les métiers de la communication et de la publicité restent encore caractérisés par la faible qualification de la majorité des praticiens. Toujours dans le chapitre de ce qui va mal, les acteurs médiatiques au Cameroun sont extrêmes pauvres car « le secteur a du mal à fournir à ses acteurs une rémunération décente. » Les conséquences  sont innombrables, si on s’en tient aux certitudes du patron du département de la Communication. La première est que «les lignes éditoriales [des médias camerounais] sont extrêmement politisées.» Explications du ministre : dans le contexte actuel, les journalistes ont plus tendance à se livrer à des interprétations tout en abandonnant les faits. En anglais comme en français Issa Tchiroma s’est agacé devant la dizaine de camera de télévision qui lui faisait face ; «c’est intolérable».

Les Etats généraux 2012 qu’organise le ministère de la Communication sont un moment d’introspection souhaité par le gouvernement et les professionnels pour évaluer les retombés de la liberté dans une perspective plus globale. Les discussions du Palais des congrès vont porter sur le rôle politique, économique et socioculturel des médias dans le contexte camerounais, a solennellement annoncé Issa Tchiroma.  En d’autres termes, il va falloir poser un diagnostique participatif du secteur de la communication depuis 1994 (date de tenue de la première édition de ces états généraux). Les principaux concernés sont les professionnels, les promoteurs d’entreprises impliquées dans la communication sociale, les experts nationaux et internationaux, la diaspora, les institutions de régulation et bien entendu les pouvoirs publics.

Sept thèmes vont retenir l’attention des participants aux états généraux de la communication 2012. Parmi ceux-ci la relation entre média, citoyenneté et responsabilité, le cadre juridique et institutionnel des médias et de la publicité, le statut des professionnels des acteurs des médias, les questions d’autorégulation dans les métiers de la communication, la migration vers le numérique, etc.

En guise de rappel, soulignons que les états généraux annoncés sont en réalité les premiers à considérer la communication sociale dans le sens de la loi de 1990. En 1994 en effet, seules les questions intéressant la presse écrite et la publicité avaient été abordées.  Or en 18 ans, le paysage médiatique national s’est diversifié. Dès le 05 décembre, il va falloir discuter outre de la presse écrite et de la publicité, de la télédistribution, des médias cybernétiques et des médias audiovisuels dont le décret de libéralisation n’a été signé qu’en l’an 2000.

Pendant cette conférence de presse, Issa Tchiroma a tenu à rappeler que lors de sa nomination à la tête du ministère en juin 2009 il a proposé la tenue des ces assises «formelles». Les travaux de 1994 ont conduit à la suppression de la censure administrative le 04 janvier 1996. Difficile de prévoir ce qui sera le point saillant des états généraux de la communication au soir du 07 décembre 2012.

http://www.scores2000.info - email:scores2000@hotmail.com

Contact Rédaction : +237 99451920/78894092/33017532

CAMEROUN : APPEL des Journalistes au boycottage des États généraux de la communication.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) a participé, ce 15 novembre 2012 en mi-journée, à la rencontre sectorielle organisée par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, en rapport avec les Etats généraux de la Communication prévus début décembre prochain à Yaoundé. Dans son intervention, le président du SNJC, Félix Cyriaque Ebolé Bola, a justifié le mot d’ordre de «boycott actif» lancé par son organisation. A la suite de cette prise de parole, Issa Tchiroma Bakary déclarera : «Avec ou sans vous, nous organiserons les Etats généraux et leurs résolutions s’appliqueront à tous !»

Face à tout ce qui précède, le SNJC : - réitère son mot d’ordre de «boycott actif» ;
- appelle le corps des journalistes et professionnels des métiers connexes à la plus grande vigilance ;
- demande à tous les confrères, soucieux de la liberté de la presse dans un paysage assaini à faire front pour barrer la route à cette escroquerie politique et financière, orchestrée au détriment des droits de l’Homme et du contribuable ;
- invite la corporation à se rendre massivement à l’esplanade du Palais des congrès de Yaoundé le 5 décembre 2012 au matin, pour, à travers des manifestations diverses, démontrer et démonter l’acte de banditisme politique que se prépare à ourdir le MINCOM contre la communication en général, et le corps des journalistes et professionnels des métiers de la communication en particulier.

À la sortie de la rencontre, le président du SNJC a été violemment pris à partie, dans le hall du MINCOM, par un individu qui, manifestement, est un zélé au service de M. Tchiroma. Estimant que le ton de M. Ebolé Bola avait été irrévérencieux envers son mentor, il a menacé de lui «montrer» au prochain «écart de comportement».

Cet homme, aux dernières nouvelles, se nommerait Ambadiang et ne serait même pas un personnel du MINCOM, juste «gratteur» prêt à tout pour démontrer sa fidélité au maître des lieux. Une bonne partie de la scène s’est déroulée devant témoins.

© Correspondance de : Jean-Marc Soboth

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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