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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 13:22

Dans la même procédure, les uns sont happés par l’épervier. Tandis que d’autres se pavanent en liberté


 Les informations que le conseil supérieur de l’Etat redonne aujourd’hui sur les affaires de détournement à l’Université de Douala donne une forte impression de tourner en rond. Après tous ces rapports sur des personnalités qui continuent de jouir de leur pleine liberté plusieurs années après leur condamnation par le conseil de discipline budgétaire et financière du ministère du contrôle supérieur de l’Etat (Consupe). C’est en 2012 que «le ministre  délégué à la présidence de la République chargé du contrôle supérieur de l’Etat annonce également que sur la base  de l’exploitation des rapports d’audits par les missions de vérification conduite en 2011 par les équipes d’inspecteurs d’Etat et avec le très haut accord du président de la république, il a été procédé en date du 1er juin 2012 à la signature de trois décisions portant traduction devant le conseil de discipline budgétaire et financière de trois hauts dirigeants d’entité publique ayant agi ex qualité ainsi que de  leurs collaborateurs impliqué à savoir : premièrement, monsieur le directeur général de la société de développement du coton (Sodécoton) concernant la gestion de cette société d’économie mixte au cours de la période allant de 2005 à 2010. Deuxièmement, monsieur le recteur de l’université de Douala concernant la gestion de cette institution publique d’enseignement supérieur de la période allant de 2008 à 2010 …». Dans la même mouvance, Jean Jacques Ndoudoumou, alors directeur général de l’Agence de régulation des marché publics (Armp) est condamné à payer la rondelette somme de 60 millions de F cfa  et une amende de deux millions F cfa. Dans la suite,  celui qui était encore le recteur de l’université de Yaoundé ll, le Pr Jean Tabi Manga, est passé aussi à la trappe. Il doit verser au trésor public la somme de 30 millions de F cfa et 2000 millions d’amende. Il est incriminé pour des fautes de gestion durant la période allant de 2006 à 2009. Les motifs sont quasiment  ceux reprochés à Iya Mohammed de la Sodécoton et Bruno Bekolo Ebe de l’université de Douala.
Entre temps, le 10 juin 2013, Iya Mohammed  est cueilli au petit matin dans le cadre de la même procédure et écroué à la prison  centrale de Nkodengui à Yaoundé, après avoir été inculpé pour détournement de 13 milliards de F cfa. Quant aux autres, silence radio du côté de la justice. Deux ans se sont écoulés. Toujours rien. On tend aussi généralement à oublier le cas du président  du conseil d’administration de l’Armp, Dr Hamadjoda Adjoudji qui avait été concomitamment condamné dans la même procédure que Jean Jacques Ndoudoumou. L’ancien ministre des pêches et des industries animales ne semble même pas été ému par ces décisions. Lui qui a continué à cumuler la présidence du conseil d’administration du Laboratoire nationale vétérinaire (Lanavet) et de l’université de Ngaoundéré. Sans oublier qu’il est toujours membre du conseil supérieur de la magistrature, membre de la commission nationale anti-corruption (Conac) et secrétaire général adjoint du rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) parti au pouvoir à Yaoundé.
Alors, comment expliquer que ce soit le cas du Pr Bruno Bekolo Ebe que le Consupe choisit de réveiller maintenant ? Il ne semble pas innocent que ce rappel  soit l’élément phare du lancement le 17 janvier 2014 (il y a plus de deux semaines) des activités du conseil de discipline budgétaire et financière, «instance interministérielle chargée de la détermination et de la sanction des responsabilités  des ordonnateurs et des gestionnaires des crédits publics, tant au niveau des administrations publiques, des organismes publics ou des entreprises publiques que des collectivités territoriales décentralisées, en ce qui concerne les irrégularités et les fautes de gestion commises par eux».
 De  toute la colonie qui est passée par les fourches caudines du Consupe en 2012, il faut relever que le montant mis à la charge de l’ancien recteur de l’université de Douala est le deuxième (2,7 milliards de Fcfa), après celui de Iya Mohammed. Le retour sur le cas de Bekolo Ebe qui aurait pu être géré avec célérité comme celui de Iya Mohammed, suscite bien des interrogations que les prochains jour permettront de comprendre.

Écrit par  Davis Nouwou-La Nouvelle Expression
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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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