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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:16

Monsieur le Préfet du Département du MOUNGO

Monsieur le Délégué du Gouvernement de la Communauté Urbaine de NKONGSAMBA

Mesdames, Messieurs les Responsables politiques

Autorités judiciaires

edimo nana ferdinandLeurs Majestés les Chefs Traditionnels

Messieurs les Responsables éducatifs

Distingués Invités 

Chers Elèves,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je ne saurai commencer mon propos sans adresser mes remerciements appuyés à tous ceux et celles, qui, partis de loin, et même de très loin, ont tout laissé pour, aujourd’hui, être ici avec nous, populations de Nkongsamba, afin de partager ensemble, ce moment de fête, ce moment de joie.

 

Je voudrais tout particulièrement, et que l’on m’en excuse adresser ma profonde gratitude à nos frères de la région du Sud Ouest qui ont fait le déplacement pour donner à cette fête initiée à l’occasion du Cinquantenaire de la Réunification, tout son sens.

 

Ainsi, before, proceed, permit me to solennely acknowledge the remarkable presence in our midst today, of very special guest from the neighbouring South West Region, namely :

 

M. MOTANGA ANDREW MOJIMBA, HEREBY GOVERNMENT DELEGATE LIMBE CITY COUNCIL

M. PROFESSOR JULIUS NGOH, DEPUTY VICE-CHANCELOR UNIVERSITY OF BUEA

HIS ROYAL HIGHNESS THE PARAMONT CHIEF OF BANGEM- IN KUPE MANENGUBA DIVISION

AND HIS ROYAL HIGHTNESS THE PARAMONT CHIEF OF MAMFE DIVISION

 

Dear Brothers, we are highly honoured.

 

Feel at home, here in Nkongsamba.

 

Enfin, un grand Merci à tous ces rois, qui, comme l’année dernière déjà, sont venus de l’Ouest, du Littoral, pour nous accompagner.

 

Soyez les bienvenus et merci d’être, une fois encore chez vous chez nous.     

 

Monsieur le Préfet

Monsieur le Délégué du Gouvernement

Honorables et illustres invités

Chers élèves

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

1960 – 2010 : 50 ans d’indépendance, 50 ans de liberté

1961 – 2011 : 50 ans de réunification, 50 ans de vie familiale reconstituée

 

50 ans au cours desquelles, nous avons connu, tous ici présents, autant que les absents, des moments de crise, d’interrogation, de souffrance, voire de peine.

 

50 ans au cours desquelles, nous avons connu aussi, fort heureusement, d’intenses moments de satisfaction, de joie.

 

Comme vous le savez, une naissance, un anniversaire, un deuil, sont autant de moment qui  nous invitent à nous arrêter, ne serait-ce que l’espace d’un instant.

 

Nous en profitons souvent pour faire le point, tracer des perspectives, et prendre de nouvelles résolutions.

 

Depuis l’année dernière, nous vivons et fêtons ces deux anniversaires qui  rappellent des moments historiques et combien importants de notre vie nationale.

 

C’était peut-être une occasion de nous arrêter un instant, et c’est ce que j’ai choisi de faire.

 

Je vous rassure tout de suite. Il ne s’agit pas ici pour moi de faire ici le bilan des 50 années passées, ni de tracer les perspectives d’un Avenir.

 

Je ne voudrais point m’ériger ni en Juge, ni en prophète.

 

J’ai simplement voulu, à l’occasion des anniversaires de ces moments historiques, m’adresser à la jeunesse de Nkongsamba, la jeunesse du MOUNGO, à la jeunesse tout court, qui, placée au cœur de l’action du Chef de l’Etat, constitue l’Avenir de notre pays.

 

Oui, cette jeunesse qui, si les lois de la nature sont respectées, fêtera dans 50 ans le Centenaire de notre Indépendance, le Centenaire de notre Réunification et aura en charge la destinée de notre Pays.

 

Il m’a effet semblé important au vu de « l’évolution de nos sociétés, de les y sensibiliser, et tout naturellement, j’ai axé mon propos sur la Valorisation de l’Excellence, la Magnificence de la Fraternité.

 

En effet, et s’agissant de l’importance qu’il y a à magnifier la fraternité, il convient de se rappeler que de tout temps, et cela n’aura échappé à personne, la tentation de l’exploitation de la différence a existé chez les hommes.

 

J’entendais mon fils récemment, récitant sa leçon d’histoire, parler de la guerre ayant opposé protestants et catholiques dans les années 1572.

 

Plus récemment, nous nous souvenons des étincelles qui ont entraîné la fameuse guerre du Rwanda opposant les tutsis aux hutus.

 

Plus récemment encore, nous avons vu l’instrumentalisation de la différence dans les discours politiques de ci, de là…

 

Nous ne sommes pas à l’abri de ces dérives.

 

Sans vouloir ici discuter du bienfondé ou du caractère inacceptable de tels discours, je voudrais simplement observer avec la Jeunesse, qu’ils ont toujours conduit à des conséquences désastreuses : pertes de vies humaines, destruction de biens, retard économique, peur d’investir, exacerbation de la haine, et j’en passe.

 

C’est la raison pour laquelle, j’ai tenu à saisir ces moments historiques que nous vivons, pour dire à nos jeunes frères, à nos enfants, que nous

devons refuser l’instrumentalisation de la différence.

 

Ce que je vous dis n’est pas un rêve. C’est une réalité connue et vécue ailleurs.

 

Unissons nos forces pour gagner le pari de notre développement économique et social.

 

Nous gagnerons ensemble ou nous échouerons peut-être pas ensemble mais tous.      

 

Nous devons vanter l’unité, non pas qu’elle fasse disparaître la différence, mais en ce qu’elle fait découvrir que la différence est une richesse à exploiter.

 

Nous devons nous dire, pour ce qui nous concerne que nous sommes tous, quelque soit nos différences, et elles existent, avant toute autre chose, des enfants de Nkongsamba, des Fils du CAMEROUN.

 

Nous devons penser CAMEROUN, et qui dit CAMEROUN, dit forcément Union de toutes ses forces vives, Union de tous ses enfants du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest.

 

Et il est important, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers élèves, que vous le compreniez et l’intégriez définitivement, si vous voulez que nous jouions le rôle historique qui doit être le nôtre dans la construction de notre pays, la construction de la nation camerounaise.

 

En effet, chaque génération a sa mission à accomplir dans le fil de l’histoire, et il ne faudrait pas que pour des considérations mesquines ou des intérêts réducteurs, nous n’accomplissions pas la notre.

 

Nous héritons aujourd’hui d’un Etat pour lequel nos parents et aînés se sont battus, doté d’institutions capables de nous sortir de nos difficultés quotidiennes. Un Etat crédible, qui se trouve à l’aube de son réveil économique. Nous n’avons pas le droit d’échouer.

 

Nous devons, pour ce qui concerne notre génération, poursuivre ce travail, en renforçant l’Etat, et en crédibilisant davantage nos institutions, en les respectant, ainsi que notre organisation sociétale.

 

Ce travail, pour l’essentiel, passera par notre capacité à agir collectivement, en équipe, avec rigueur et passion, en dépassant nos égos et notre tentation à l’individualisme, voire à l’égoïsme.

 

Nous devons privilégier le service, servir plutôt que se servir, l’intérêt général à l’intérêt particulier. Nous devons réunir plutôt que diviser, stigmatiser.

 

En bref, nous devons faire de l’engagement sincère au service de la Nation, de la probité et du désintéressement, notre devise.

 

Il me semble, que si nous nous engageons dans cette voie, alors nous mettrons en place à coup sûr, les outils d’un véritable développement économique, et le CAMEROUN émergeant en 2035 sera bel et bien une réalité.

 

L’exemple des grandes nations qui ont réussi leur développement économique, nous enseigne que de telles batailles ne peuvent être gagnées que collectivement.

 

Il n’y a pas de pays qui réussisse si une partie de la population est laissée en marge. 

 

J’ai tenu, Chers Amis, Chers Elèves à vous le dire, parce que je pense important que vous l’intégriez vraiment.

 

Vous savez, il  y a des sociétés qui sont durablement ancrées dans le désenchantement et il y en a, qui en raison de leur potentiel, peuvent encore être enchantées. C’est notre cas.

 

Alors, donnons-nous les moyens de l’enchantement. 

 

Pour cela, il faut des cris, une révolte positive qui passera par un approfondissement de notre verticalité.

 

N’attendons pas ces secousses éluriques qui emportent tout sur leur passage. Prenons le risque et faisons le pari de nous engager sur le chemin du développement économique par la mise en commun de toutes les énergies, toutes les forces, toutes les synergies. Quel  beau challenge !

 

Simplement, et tel est le 2ème axe de mon propos, il faut se dire que pour assumer cette mission historique dans ce monde aujourd’hui globalisé, tout en restant nous même, il n’y aura pas de place pour l’à peu près, pour les apprentis sorciers.

 

Chers Elèves, Chère jeunesse, il vous faudra être les meilleurs dans vos disciplines et métiers respectifs.

 

Qu’on ne vous trompe pas en vous disant que cela ne sert à rien, et en vous présentant en exemple ceux-là même qui, bardés de diplômes, ne connaissent pas encore une existence des plus aisées, ou encore ceux qui, en raison des hasards de la vie, présentent les signes apparents d’une réussite sociale.

 

Ils ne doivent pas vous servir d’exemples.

 

Seul le travail paye et vous devez croire au miracle du travail.

 

Vous devez croire en l’Avenir, et je peux vous dire que l’Avenir du Cameroun, où il y a tant à construire, est porteur d’espoir.

 

Il ne faut cependant pas croire que l’on inventera un de ces « trucs » une de ces solutions miracles qui viendra résoudre tous nos problèmes. Non !

 

Simplement, ne loupons pas le train qui est en marche, et pour cela, unissons nos forces.

 

Il  nous faudra ensemble, imaginer des solutions-pilotes, au niveau du   quartier, de la ville, du département, de la région…, avancer par paliers successifs.

 

Il faudra par notre génie, imaginer ensemble des solutions créatrices d’emplois pour tous, et cela, compte tenu de l’immensité de la tâche qu’il y a à accomplir, nous pourrons le faire efficacement, dans l’Union, le regroupement de toutes les forces et non pas l’exclusion ou l’individualisme.

 

En tout état de cause, pour vous les jeunes, vous n’obtiendrez des emplois et vous ne vous imposerez sur le long terme que par votre travail, et au-delà de l’ambition collective qui doit vous animer, n’oubliez pas que vos destins seront individuels.

 

Aussi, je vous invite, ne serait-ce que pour cette seule raison, à avoir la conviction, qu’individuellement, vous réussirez par l’EXELLENCE.

 

Mettez-vous donc et demeurez au travail.

 

L’année dernière, 66 bourses pour l’Excellence à Nkongsamba, quelques prix spéciaux.

 

Cette année, 146 bourses pour l’Excellence de Melong à Loum, en passant par Nkongsamba ; 19 Prix pour la valorisation du « Vivre ensemble », outre quelques prix spéciaux et notamment pour les handicapés.

 

Pourquoi cette extension ?

 

Parce qu’il faut diffuser, propager ce qui pour moi est positif pour notre société. A cet égard, j’ai été content de noter que le concept de l’Excellence, lancé ici même, il y a un an, a été largement repris.

 

Il convient simplement d’en faire une ligne de conduite.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, et que l’on ne voit pas dans ce geste que la continuation d’un engagement qui ne date pas d’hier,  et si nous avions à le refaire demain, il est certain que nous essaierons d’englober tout le Moungo. 

 

Vous l’aurez compris, et je tenais à le dire, je ne suis pas aujourd’hui en campagne pour quoi que ce soit,  et quand il faudra que je le sois, et si je devais l’être, je vous le dirai.

 

J’ai simplement souhaité, à l’occasion de ces deux moments historiques de la vie de notre nation (l’Indépendance et la Réunification), que j’ai voulu festifs comme à l’époque de nos parents, interpeller la jeunesse, l’amener à pendre la juste mesure de ce qu’ont été et représentent pour notre Pays, l’Indépendance et la Réunification.

 

Mon expérience personnelle, si petite soit-elle, ma vision du Monde, aussi écornée qu’elle peut être, m’amènent à vous dire que nous avons la chance d’être indépendants, d’être réunis.

 

Il conviendra de ne jamais renoncer à ces acquis historiques, de ne jamais transiger sur ces questions.

 

Il conviendra de penser avant toute autre considération, CAMEROUN.

 

Pour la plupart d’entre nous ici présents, comme j’ai eu à le dire, nous ne vivrons pas le Centenaire de notre Indépendance, de notre Réunification.

 

Seule cette belle jeunesse, nos enfants ici présents, vivront ces instants.

 

Il fallait leur passer le flambeau, leur faire comprendre qu’il s’agit d’acquis historiques, qu’il leur appartiendra de défendre, de protéger, et le moment venu, de magnifier. J’ai envie de penser que c’est chose faite, en tous le cas, au moins en partie.

 

Alors, je ne vous dis pas à l’année prochaine.

 

Je n’aurai pas à vous mobiliser à nouveau, et je vous remercie très sincèrement, pour avoir, ces deux années, répondu massivement à mon appel.

 

Un merci aussi tout particulier à tous ces illustres invités venus de loin, à toutes ces notabilités. Trouvez en ces quelques mots, l’expression de mes profonds remerciements et de mes respects. Merci à mon grand frère le Gouverneur EYEYA ZANGA.

 

Enfin, un merci singulier à Monsieur le Ministre ETAME MASSOMA,  qui a accepté spontanément d’être le Parrain de cette Manifestation ; un Merci spécial à Monsieur Justin MVONDO, Préfet du Département du Moungo, qui au cours de ces deux années, a accompagné sans condition le projet, et m’a entouré de toute sa sympathie, me prodiguant de nombreux conseils. Merci Monsieur le Préfet.

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je voudrais, pour finir, vous rassurer, si tant est qu’il soit nécessaire de le faire.

 

Ce n’est pas un Adieu, ce n’est qu’un Au revoir

 

Camerounais dans l’âme, je le suis, je le demeure, et ne ménagerai aucun effort pour être au service de mon pays.

 

Fils de Nkongsamba, que dis-je du Moungo, je le suis,  je le demeure, et serai présent chaque fois qu’il le faudra ; à tous les rendez-vous que vous me fixerez, ainsi qu’à ceux où je me sentirai le devoir d’être présent.

 

A cette ville de Nkongsamba dans laquelle mes parents se sont installés, il y a bientôt 50 ans, et qui nous a tant donné, je dis donc simplement, merci et à bientôt.     

 

Vive notre jeunesse laborieuse et ingénieuse.

 

Vive notre corps enseignant dont le magnifique travail préparera la jeunesse à affronter les défis de demain.

 

Vive tous ceux et celles qui s’attèlent à trouver des solutions pourvoyeuses d’emplois pour notre jeunesse.  

       

Vive et que vive la ville de N’kongsamba, Ville modèle, Ville symbole de la Fraternité et de l’Excellence.

 

Vive le Département du Moungo

 

Vive le Cameroun et il convient simplement de se dire : together we can and we will doit.

 

Que Dieu vous bénisse.

 

 

  Je vous remercie. 

 

   Ferdinand EDIMO NANA

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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