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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:31

Dans une interview exclusive accordée à Cameroon-Info.Net, cet ancien chef de la cellule de communication de la Fécafoot et Directeur du Cabinet du président d’Iya Mohamed condamne la gestion actuelle du comité de normalisation du Pr Joseph Owona.

abdouraman.jpgApres Iya Mohamed, c’est au tour de Joseph Owona de faire face a la liberte de ton de l’un de ces membres du comité de normalisation de la Fécafoot, Abdouraman Hamadou. Le président de l’Etoile Filante FC de Garoua juge irraisonnable toute prolongation du mandat du comité de normalisation. Pour Abdouraman, il n’y a rien de professionnalisme dans la ligue professionnelle sinon le nom. Le championnat qui vient d’etre lancé devrait à son avis etre à reduit à 10 clubs.

Quel bilan faites-vous de votre passage au sein du comité de normalisation surtout que la durée de vie de la structure tire vers sa fin ?
Au mois d'août dernier, j'avais été invité à une séance de travail très constructive par la commission chargée des élections qui m'avait semblé faire un travail sérieux. Deux semaines auparavant, j'avais soumis par écrit au Président du Comité de Normalisation, qui avait accusé réception dans des termes fort aimables, un ensemble de 31 propositions allant dans le sens de l'amélioration des statuts de la FECAFOOT. Hélas! depuis lors, nous n'avons plus aucune visibilité sur l'état d'avancement de la mission du Comité qui est la révision des Statuts de la FECAFOOT et l'organisation des élections tout en gérant les affaires courantes. Pire, l'on se rend compte que ce comité déploie des trésors d'imagination pour prolonger son mandat.

Y a-t-il une nécessité de prolonger le mandat du comité de normalisation ?
Il n'y a aucune raison objective pour cela. Comment expliquer que le Comité composé de juristes n'ait pas pu réviser en six mois les statuts de la FECAFOOT sur la base d'un modèle fourni par la FIFA? Comment ont fait les marocains pour réviser en trois semaines les statuts de leur fédération et les faire valider par la FIFA? Il est clair qu'il y a de la part du président du comité de normalisation et de ses collègues une très forte volonté de durer le plus longtemps possible à la FECAFOOT.

Quels sont les textes que le comité de normalisation a déjà révisé ?
Si je le réfère à la décision de la FIFA, il s'agit uniquement des Statuts de la FECAFOOT et rien d'autre. Mais j'ai été très surpris d'entendre le président du comité évoquer 28 textes, alors que la FECAFOOT compte en tout et pour tout cinq textes. Je suis très curieux de savoir d'où sortent tous ces textes et à quoi ils correspondent.

Peut-on déjà espérer avoir des élections saines et transparentes à la Fécafoot ?
Cela me semble très compliqué dans la mesure où le comité a volontairement laissé pourrir la situation au sein des ligues départementales et régionales qui sont toujours dirigées par les fidèles de l'ancien exécutif. De nouveaux clubs sont créés en masse dans le seul but de participer aux élections et les président des clubs dit d'opposition sont éliminés à travers des décisions arbitraires sous le regard complice du Président du comité qui s'est objectivement allié au clan qu'il a trouvé sur place.

Quelle différence faites-vous entre la « Fécafoot Iya Mohamed » et « le comité de normalisation de la Fécafoot Joseph Owona » ?
À voir ce qui se passe actuellement à la FECAFOOT, on aurait mieux fait de laisser l'ancien exécutif continuer. À ce rythme, ce qui reste de notre football va complètement disparaître d'ici quelques petits mois.

La ligue professionnelle vient de donner le coup d’envoi du championnat sans sponsor. Quel avenir ?
À mon avis, c'est une aventure sans issue. Par leur niveau d'organisation, nos clubs d'élite n'ont rien de professionnel. Il en est de même de la ligue qui n'a de professionnel que le nom. Dans ces conditions, je ne vois pas une entreprise sérieuse s'engager.

Y avait-il une nécessité de passer de 14 a 19 clubs?
Tout au contraire, compte tenu des problèmes spécifiques à notre football l'idéal aurait été de réduire le nombre des clubs d'élite à dix. Je voudrais rappeler que j'ai été le principal interlocuteur de la FIFA dans le cadre de l'initiative "Gagner en Afrique avec l'Afrique" dont le but principal était de professionnaliser les championnats africains. La FIFA, après plusieurs missions au Cameroun, nous avait soumis un cahier des charges avec des prescriptions claires. La réduction du nombre de clubs de première division à 14 et la création d'un championnat national de deuxième division. Cette réduction était motivée par le nombre relativement limité des joueurs de bon niveau dû à l'exode massif et prématuré des joueurs locaux et les difficultés financières de nos clubs. À ce jour, ces facteurs n'ont pas évolué. Tout au contraire, le retrait de MTN CAMEROON a compliqué la donne avec un manque à gagner annuel de l'ordre de 700 millions de francs CFA.
Plus grave, cette modification du nombre de clubs à la fin du championnat est une violation flagrante des textes de la Ligue de Football Professionnel, de la FECAFOOT et de la FIFA. Pour procéder à une telle modification, au moins une année transitoire est nécessaire dans le cadre du football association.

Seriez-vous toujours candidat à tête de la ligue régionale de football pour le nord ?
Je n'ai jamais été intéressé par ce poste, car j'ai toujours pensé que pour bien diriger une ligue, il faut résider sur place. Le football moderne ne se gère plus comme il y'a trente ans. Pour bien se développer, notre football à besoin d'une bonne organisation et des dirigeants disponibles. Si j'ai été amené à présenter ma candidature l'année dernière, c'est tout simplement pour pouvoir dénoncer le caractère injuste de la réglementation en vigueur à ce moment-là. Je l'ai fait jusqu'au Tribunal Arbitral du Sport avant que la FIFA n'entre en jeu. Aujourd'hui, la ligue du nord est malheureusement gérée comme une chefferie traditionnelle. Maintenant que le pouvoir revient aux clubs, j'ai dit aux autres acteurs du football local de prendre leur responsabilité lors des prochaines élections. Ils ont le choix entre garder la monarchie régnante et continuer de sombrer dans le néant ou confier le pouvoir à une nouvelle classe plus ambitieuse et sincèrement soucieuse de l'avenir du football local.

Cameroun prendra la route pour le Brésil. Quelles sont nos chances pour se retrouver au moins au 2e tour ?
Si l'on considère qu'il reste une place à prendre, l'autre revenant au Brésil, nous avons une chance sur trois pour décrocher cette place. Pour passer le premier tour, il faudrait que nos joueurs se transcendent lors des deux premiers matches. Ce qui est possible si nos vieux démons ne resurgissent pas.

© Peter KUM | Cameroon-Info.Net

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  • Sylvain Timamo
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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