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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 16:37

Voici pourquoi  les professionnels de la communication sont en majorité contre les résolutions adoptées dans la nuit du 07 décembre 2012 à Yaoundé. 

Plusieurs professionnels de la communication sont rentrés déçus du Palais des Congrès de Yaoundé. Le 07 décembre 2012, très tard dans la nuit. Les résolutions prises par les « experts » nationaux et internationaux, dont la plupart étaient coupés des véritables réalités locales, n’ont pas du tout fait l’unanimité. Pourtant tous les acteurs de la communication avaient cru en ces Etats Généraux. Du moins Lorsqu’ils avaient été annoncé par le Ministre de la Communication (Mincom) Issa Tchiroma Bakary (ITB).

Issa T Bakary

Le Ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary.

D’abord la définition du journaliste. Les « experts » des Etats Généraux estiment que ne devrait se considérer comme journaliste au Cameroun, toute personne issue d’une « école de journalisme ou titulaire d’au moins d’une Licence de l’enseignement supérieur. Ces experts parmi lesquels plusieurs journalistes et anciens journalistes de la Radio télévision nationale (CRTV) ont peut-être oublié eux-mêmes qu’ils sont auteurs des recrutements subjectifs des individus dont la plupart n’ont rien à voir avec le métier. Un journaliste d’une station de la CRTV révèle sous cape que certains de ses collègues recrutés viennent apprendre le métier étant déjà recruté comme « journaliste ». En outre tous ces « grands experts » d’aujourd’hui oublient que beaucoup parmi eux ne sont pas entrés dans cette profession après un passage dans une école de journalisme, ou avec un niveau de Licence. On comprends pourquoi certains observateurs estiment ce sont des résolutions prises et adoptées part des « individus frustrés » qui supportent mal la montée en puissance des médias privés qui avec le peu de moyens dament le pion aux médiats dits « grands ».

                      Les 14 milliards de Redevance audiovisuelle.

La redevance audiovisuelle revient entièrement à la seule Radiodiffusion et télévision nationale, CRTV. Pourtant cette redevance audiovisuelle devrait être partagée entre tous les médias audiovisuels afin de permettre aux radios et télévisions privées d’être encore plus fortes financièrement et donc qualitativement au niveau de leur contenu. En prenant la résolution de l’attribuer entièrement à la seule crtv, les « experts » sont donc venus défendre leur gâteau. Même le conseil national de la communication est également venu poser ses doléances. Qu’on lui donne ses pleins pouvoirs. On se souvient d’ailleurs qu’à l’ouverture de ces états Généraux boycottés par le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC), le président de ce regroupement des journalistes, Félix Cyriaque Ebole Bola avait indiqué que « Le Cameroun ne peut pas être émergent s’il n’a pas une presse forte, indépendante et performante et si les instruments de développement ne sont pas mis en place et si les autorités ne sont pas sincères ».

Par ailleurs à quoi va servir le code d’éthique et de déontologie qui sera applicable à des journalistes qui vivent dans la précarité, dans la misère et contraints d’être manipulés par les pontes bien nantis ?Comment peut-on contraindre les patrons de presse à respecter les salaires de la convention collective, quand la redevance audiovisuelle revient uniquement au média d’état ? Ou encore quand le marché de la publicité et les services de communication des entreprises publiques se tournent d’abord à la radio télévision nationale ? C’est d’ailleurs pour cette raison qu’au cours de sa conférence de presse (votre journal en ligne en avait fait large écho) le Président de l’association des  Radios et télévisions privées du Cameroun, Bosco  Tchoubet demandait une subvention annuelle de 5 milliards à la presse camerounaise.

Les Etats généraux ont donc permis à certains experts qui n’avaient plus mis les pieds au Cameroun depuis de longues années d’avoir les moyens de revenir au pays, pour entre autres, voir la famille. Au cours de l’émission « Actualités Hebdo » présentée à la télévision nationale par Ibrahim Chérif ce 09 décembre 2012,le Ministre de la Communication, a révélé que le transport de tous ces invités à coûté « plus de 50 millions » de FCFA. Extraits des 200 millions qu’a reçu le Comité d’organisation de ces Etats Généraux. L’argent du contribuable. 

                         L’argent des Perdiems et des accréditations

Mais à quoi ont servi en réalité les 200 millions de FCFA ? C’est la question que se posent plusieurs participants qui se plaignent de n’avoir pas reçu leur part de perdiems ? Pire encore plusieurs journalistes ayant sollicités les accréditations se sont entendus dire au deuxième jour de l’évènement que « les badges sont finis. Les premiers journalistes ont tout pris » a dit un responsable de l’organisation à notre reporter. C’était des badges anonymes. Pourtant c’est le Ministre de la communication qui avait lui-même pondu un communiqué demandant aux journalistes de déposer des  dossiers d’accréditation timbrée à ses services. Les journalistes ayant déposé ces demandes conformes devaient donc retirer des badges ayant leurs noms ainsi que celui de leurs médias respectifs. Les Etats généraux de la Communication se sont donc achevés à Yaoundé. Sur un air d’insatisfaction. Surtout lorsque les experts de Issa Tchiroma sont venus lui dire de mettre un terme à « la tolérance administrative ».Autrement dit fermer tous ces médias privés qui n’auront pas les moyens de verser dans les caisses de l’Etat les 50 millions et 100 millions qu’on leur demande pour leur conformité. Tous les regards sont donc tournés vers la primature et la Présidence de la République d’où partira la mouture finale de ces recommandations.

Ericien Pascal Nguiamba

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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