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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:19

 

Félix Zogo : Le Snjc fait « un procès en sorcellerie »

Pour le coordonnateur des états généraux de la communication, il n’est nullement question, comme le prétend le Syndicat national des journalistes du Cameroun, de vouloir museler la presse.

Dans une interview accordée au journal Le Jour édition de ce jeudi 6 décembre 2012, le coordonnateur des états généraux de la communication, Félix Zogo, par ailleurs conseiller technique No1 au ministère de la Communication (Mincom) a précisé que les états généraux n’ont pas été organisés pour museler la presse comme le pense leSyndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc).

 

« Dès que vous avez permis aux gens de s’exprimer (à travers ces états généraux, ndlr), vous ne pouvez pas faire le contraire de ce que vous dites. », explique Félix Zogo avant de trancher : « C’est un procès en sorcellerie.»

 

« Prophètes de malheur »

 

Pour le coordonnateur des états généraux, les membres du Snjc qualifiés de « prophètes de malheur », ont « peur de la clarification des rôles (…), de la transparence, (…) de l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes, (…) de la viabilité des entreprises de presse», objet de ces états généraux de la communication soutient le militant du Rdpc, le parti au pouvoir.

 

Le conseiller technique No1 du Mincom tient cependant à garder la main tendue : « la porte est ouverte à tout le monde, surtout aux organisations professionnelles et aux syndicats.»

Source : cameroun.Actu

 

La grand'messe de la communication s’achève ce jour, après trois jours d’échanges et de débats intenses.

Lancées mercredi dernier par le Vice- Premier ministre Amadou Ali, représentant le Premier ministre, ces assises sont chargées de trouver les moyens de sortir le secteur du marasme. Et de livrer des recommandations pour ce faire. Aujourd’hui donc, les regards de tous les professionnels du secteur sont tournés vers les hauteurs du palais des Congrès de Yaoundé, d’où sortira le rapport de la Commission scientifique, après l’enregistrement des propositions issues des neuf ateliers spécifiques. Avant même que les lampions se soient éteints sur cette rencontre, les participants se réjouissent déjà de la mise en place d’un Comité de suivi de la mise en œuvre de leurs recommandations. « C’est une prescription du gouvernement, un acquis qui nous fait comprendre que les choses ne se passeront certainement pas comme en 1994 où nombre de résolutions ont été enterrées. Là, il y aura un organe de veille qui fera régulièrement le point. C’est déjà ça de gagné », commente un journaliste.

Pour le reste, à savoir les réformes devant être menées pour viabiliser l’activité économique dans le secteur, conférer une meilleure qualité au pluralisme médiatique, mettre en place un véritable système d’autorégulation capable de juguler les dérives, resituer la branche publicitaire… il faut attendre encore jusqu’à ce soir. Hier, les travaux en ateliers se sont poursuivis très tard. Décidés à faire entendre leurs voix ou enregistrer leurs points de vue, bien des participants ont continué à discuter même dans les couloirs dans une ambiance à la fois studieuse et bon enfant. « Une mission délicate et sensible nous a été confiée. Nous devons la prendre très au sérieux. Ces deux jours ont été fort enrichissants. Nous espérons seulement qu’à la fin, les avis synthétisés permettront à notre secteur de prendre un nouvel envol avec humilité et rigueur », confie un membre de la commission scientifique.

Les associations et les syndicats aussi restent en éveil. Ainsi d’un syndicat de journalistes et d’enseignants décidés à bouter la corruption hors des médias. Dans cette perspective, Emmanuel Gustave Samnick, directeur de publication du quotidien L’Actu, propose entre autres la codification de l’accès et du maintien dans la profession. L’instauration des programmes de formation continue aussi. C’est que le journaliste dominé par le gombo en oublie les règles de déontologie. Certains patrons de presse, eux, réclament l’application par l’Etat des Accords de Florence permettant la baisse des coûts de production. D’autres encore évoquent l’application de la convention collective. Tout ce beau monde sera fixé sur le sort qui leur est réservé ce soir.

Yvette MBASSI-BIKELE

Source : Ct

 

Mgr Joseph Befe Ateba: «que l’autorisation de création revienne au CNC »

Le président du Conseil national de la communication (Cnc).

Après les assises du CNC, avec beaucoup de récriminations, il n’y a visiblement pas eu d’actions…

Entre-temps, le travail s’est fait dans les coulisses. Et tout ce qui a été fait n’est pas spectaculaire. Nous avons reçu beaucoup de plaintes, nous avons vaqué à la réconciliation à l’amiable entres des parties, nous avons émis des interpellations dans certains médias pour qu’ils soient sensibles aux aspects déontologiques. Je prends l’exemple des clips qui passent à la télé, à des heures de grandes écoutes et qui ont visiblement des aspects érotiques. Nous avons aussi écrits aux télévisions pour qu’elles aient le souci d’avertir le téléspectateur quand il y a des images choquantes. Tout ça, ce sont des choses que le CNC fait dans les coulisses. La grande activité ne commencera que lorsqu’on aura des membres.

En attendant donc, qu’est-ce que le CNC espère des Etats généraux de la Communication ?

Une reconnaissance de son rôle. Le décret du président de la République du 23 janvier 2012 a clairement confié la régulation au Conseil. Je veux bien croire que ceux qui en tiennent encore quelques pans, le font indument, en dépit du décret. Parce que si je comprends bien le décret, je crois que la volonté du président de la République est de délocaliser la régulation et la confier à un organe neutre et indépendant. Et que tous ceux qui y jouaient encore un rôle se dessaisissent de la régulation au profit du Conseil. Voilà ce que j’ai compris, déjà à travers les réunions de préparation de ce décret auxquelles j’ai eu la chance d’assister.

C’est tout ce que vous attendez des Etats généraux ?

D’une manière générale, avec ces Etats généraux, je crois qu’on s’avance déjà vers un déblayage et un balayage hélicoïdal et en profondeur du domaine de la communication. C’est d’ailleurs le plus important. Ces Etats généraux devraient fixer les rôles, fixer la définition même du communicateur et celui du journaliste en particulier. Les secteurs d’activités et champs d’actions devraient également être définis ici. C’est l’occasion de faire une introspection pour expurger ce qu’on a en nous, à fin que seul le bon reste.

Face à l’anarchie que connaît le secteur, peut-on en sortir sans une volonté politique ?

Il y a déjà en ce moment une volonté politique personnelle du chef de l’Etat, qui a autorisé ce rassemblement et qui l’a placé sous son très haut patronage. C’est déjà là un acte politique très fort, qui va aussi à l’endroit des hommes politiques qui créent des journaux pour vilipender les autres. Il faut qu’on cesse de donner des autorisations à ce type de publication.

Comment savoir les ambitions des gens quand ils demandent l’autorisation de création ?

Nous avons abordé cet aspect et beaucoup de gens ont souhaité que l’autorisation de création revienne au Conseil. Je répercute l’opinion qui circule. C’est-à-dire que pour créer un journal, qu’on montre patte blanche. Pour que n’importe qui ne se retrouve plus à la tête d’un journal. Le directeur de publication n’a pas à être journaliste mais le rédacteur-en-chef et l’équipe rédactionnelle doivent l’être. 

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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