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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 15:50

En aménageant des routes au cœur des forêts indonésiennes, des entreprises du groupe Sinar Mas contrôlent des zones qui vont bien au-delà de leurs concessions. C’est le constat fait par les militants de Greenpeace Indonésie, dans le cadre de leur expédition “Tiger Eye”. Ils sont partis à la rencontre des Orang Rimba, un peuple indigène vivant près de Jambi, une zone convoitée par les usines de pâte et papier.

 

Pour ce peuple, Dieu est présent dans chaque animal vivant dans la forêt. C’est pour cela qu’il vénère le dieu tigre. Les Orang Rimba se déplacent dans la forêt à chaque fois qu’ils pensent manquer de chance ou après un décès par exemple. Ils vivent généralement en groupe d’une trentaine de personnes.

Peuple de la forêt

Parce que les Orang Rimba pensent qu’ils font partie de la nature, qu’ils sont partie intégrante de la forêt, il leur arrive de camper à la belle étoile, sans aucune protection particulière. Bien qu’ils soient totalement dépendants de la forêt dans laquelle ils vivent, ils ne ressentent absolument pas la nécessité de chasser des animaux comme le tigre de Sumatra pour leur fourrure.

Dans le cadre de l’expédition “Tiger Eye”, les militants de Greenpeace ont souhaité les rencontrer pour leur témoigner tout notre respect. L’expédition s’est donc dirigée vers le village de Pemayungan, au milieu de la forêt. En chemin, les militants ont pu constater que le groupe Sinar Mas a bloqué certaines voies d’accès au village. Il s’agit d’un consortium industriel impliqué dans la déforestation dont fait partie APP (Asia Pulp & Paper). Ce groupe s’est visiblement procuré des droits pour la zone autour du village que nous tentons d’approcher.

On nous avait prévenus qu’il ne serait pas facile d’approcher le village et les Orang Rimba. Ces derniers se sont en effet enfoncés plus loin dans la forêt pour éviter le conflit qui avait commencé en 2009 entre des villageois et l’entreprise PT Lestari Asri Jaya (LAJ) qui appartient… au groupe Sinar Mas dont l’objectif est de déforester pour créer une plantation.

Directement repérés

C’est ainsi que l’expédition a été bloquée alors qu’elle remontait la route d’argile appelée “la rue Corridor”. Après à peine dix minutes sur cette route, une patrouille a surgi. Deux hommes en noir se sont précipités sur les véhicules, s’meparant des clés. Il s’agissait d’employés chargés de la sécurité pour une autre entreprise appartenant aussi au groupe Sinar Mas, le PT Wira Karya Sakti.

Retour sous escorte

Si la zone dans laquelle les militants circulaient n’appartient pas au groupe, la société ayant bâti la route, elle a apparemment un droit de contrôle dessus.”Sans ce groupe, il n’y aurait pas de route !”, déclare un des responsables de la sécurité précisant encore que sans autorisation écrite, pas question de l’emprunter. Une restriction qui valait aussi pour ceux qui voulaient se rendre du côté de ‘Taman Nasional Bukit Tigapuluh’, une zone de conservation pour les tigres et pour les villageois qui avaient besoin de se rendre dans leur ferme, située sur des terres convoitées par Sinar Mas. Et puis, bien sûr, pour des gens qui souhaitent entrer en contact avec les Orang Rimba.

Les discussions avec cette patrouille de sécurité de Sinar Mas sont restées stériles, et la police a fini par intervenir… Malgré les déclarations des membres de l’expédition et leurs intentions pacifiques, il a été impossible de passer … Et c’est seulement en acceptant d’être escorté hors de la zone par le policier que les militants de Greenpeace ont pu récupérer les clés de leurs véhicules ! Comprenant alors tout l’isolement dans lequel se trouvent les habitants de la région se trouvent… Un isolement dû à leur conflit avec l’industrie forestière…

Source : greenpeace.fr

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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