Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 12:33

  AFFAIRE ‘‘BIBI  NGOTTA’’

 Le journaliste Camerounais Germain Cyrille Ngotta a trouvé la mort dans la cellule n° 8 du ‘‘Kosovo’’, un des quartiers de la prison centrale de Nkodengui. Le regretté dormais à même le sol avec 27 autres détenus.

 Ancien Directeur de publication du journal Cameroun Express, puisse qu’il faille parler de lui au passé, ‘‘Bibi’’ avait été interpellé en février dernier à la suite d’une plainte du Secrétaire Général à la Présidence de la République (SGPR),  Monsieur Laurent Esso.

  issa tchiromaHospitalisé auparavant à l’hôpital de Biyem-Assi, après que lui et ses compères soient revenus de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGRE) où, ils y auraient séjournés, allez y voir comment et de quelle manière. Tout de même, rappelons que ces derniers étaient dans l’incapacité de communiquer avec les journalistes qui avaient été se renchérir de la situation. Des bleus grandeur nature, étaient visibles sur leurs visages, poignets, chevilles, dos et aux fesses bien entendus ; devinez l’amertume qui se lisait sur leurs visages.

C’est sur ce lit d’hôpital donc, disais-je tantôt, que Bibi avait été interpellé.

 Le Ministre Issa Chiroma Bakary de la Communication et porte parole de la présidence de la république, a tenu à ce sujet  une conférence de presse pour expliquer (…) les faits.

Les Causes

Monsieur MINTSA, Directeur de publication du journal ‘‘Le Devoir’’, aurait reçu un document estampillé du sceau du secrétariat général à la présidence de la République. Dans ledit document, Monsieur Laurent Esso intimerait l’ordre au directeur Général de  la société Nationale des Hydrocarbures (SNH), de reverser une somme d’un montant global d’un Milliard Trois cent Quarante et deux Millions(1.342.000.000) de Francs CFA à 3 personnes, somme qui représentaient les frais de courses de ces derniers. Entré en procession dudit document, M. MINSTA avec le conseil et l’appui de M. NKO’O , un autre journaliste, tenteront en vain de prendre attache avec le SGPR. Face à ce «refus de communiquer» , les journalistes déposeront un protocole d’interview du secrétariat du SGPR.

Dans le protocole d’interview, M. MINTSA, avec un ton assez accordé aurait demandé au SGPR le pourquoi et la cause d’un tel financement. Bref le SGPR enverra une lettre au Ministre de la défense, à son tour qui saisi la délégation générale de la Sureté Nationale le 5/02/2010.

 Selon les services de la sécurité nationale, "tout était contrefait : le logo, le document, la signature etc.»; rapportait le Mincom.

Inculpé le 10/03/2010 par le juge d’instruction pour « contre façon et de faux usage de faux » avec mandat de dépôt provisoire, Monsieur MINTSA, selon la lecture du Mincom déclara « je n’ai rien à avoir avec les authenticités des documents ». Notons que, Bibi Ngotta avait été arrêté entre Sieur NKO’O et Sieur Mintsa, transaction qui aurait coûté la somme de trente mille francs (30 000F).

Dans la prison de Nkondengui, le Mincom explique

« A l’arrivée à la prison Centrale de Nkondengui, Bibi Ngotta aurait été examiné deux jours plus tard, le 13 Mars 2010, dans l’enceinte du dispensaire de la prison centrale, qui contient un laboratoire d’analyses médicales et une unité d’hospitalisation. Laquelle évacue les malades estimées « cas graves » dans les hôpitaux extérieurs. Une hypertension artérielle de 19/12 avait donc été prélevé sur Germain Cyrille Ngotta. Le 05 Avril, il est interné pendant 3 jours au dispensaire pour un motif d’éruption cutanée accompagnée d’une fièvre. Une semaine après, le 15 Avril 2010 il se présente à nouveau avec une « fièvre aigue. L’hypertension est maîtrisée… » Explique le Mincom.

 Mesures subséquentes prises par le régime public.

 «A la mort de Germain Cyrille Ngotta, le régisseur de la prison informe le parquet, fait le certificat de genre et de mort puis, fait appel à la famille du défunt. » les voix s’élèvent à nouveaux dans l’assistance et le ministre de rétorquer « il n’y’a jamais eu d’acharnement sur qui que ce soit » en faisant une fois de plus appel au calme cette fois-ci dans le gestuel.

 Le Dossier Rio Del Rey

 Une enquête a été ouverte par la plus haute institution de la République. Concernant la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), le Secrétariat Général à la Présidence (SGPR), Hans Robert Minka incriminé parmi les bénéficiaires dudit document, et Mintsa Directeur de publication du journal « Le Devoir »

Selon Monsieur Ndjiki, Directeur de publication du journal "Le Phare", les journalistes auraient bien fait leur travail du moment où, ils allaient à la source, rechercher la véracité de l’information que contenait tout simplement un « papier ». Pour lui, Laurent ESSO  aurait simplement refusé de communiquer en faisant office de rétention de l’information, et plutôt à la face, le SGPR aurait fait appel à la DGRE et aux forces de l’ordre pour incriminer des faits.

Faute de procédure ? Délit de presse ? Délit de droit commun ? Les questions suscitent des émotions fortes.

 Analyse et réflexion

 Que vient faire la DGRE dans une histoire à caractère pénale ? Elle qui, comme le FBI Américain est une police d’Etat de contre espionnage ? Questions bien sûr qui restent sans réponses. Selon le nouveau Code de Procédure Pénale, il y est indiqué tout clairement en Noir et en blanc « … lorsque la fonction et le domicile d’un coupable présumé sont connus, celui-ci ne fais pas office a une arrestation éventuelle … » qu’en fait-on donc de la présomption d’innocence ?

 Bibi Ngotta en rappel avait été arrêté à l’hôpital de Biyem-Assi d’où il se faisait soigner des blessures que lui avaient au paravent administré des connaisseurs de la loi après l’avoir kidnappé. C’est donc un Bibi Ngotta affaibli par la hernie, l’hypertension artérielle et d’autres blessures qui arrive dans la cellule N°8 du quartier qui a pour réputation de garder  à l’exclusive des bandits nébuleux des grands chemins. Connaissant les chefs d’accusation dont régissent l’affaire, cela ne saurait en aucun cas, justifier de toute manœuvre que ce soit.

 La disparition soudaine de Sieur NKO’O dans le milieu de la presse et dans cette affaire suscite la perplexité de quelques questions. Du moment, cette situation continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive sur la plan national et international. Qu’il est dur d’être journaliste…

Lionnel Bayong

www.scores2000.info

Contact : +237 70104248 

L'info selon la SOURCE extérieure : Reporters sans frontières (RSF/IFEX) 

Le 22 avril 2010 - Reporters sans frontières exprime sa tristesse et sa colère suite au décès dans la nuit du 21 au 22 avril de Ngota Ngota Germain, directeur de publication de l'hebdomadaire "Cameroun Express", détenu depuis le 10 mars 2010 à la prison de Kondengui, à Yaoundé. "Les autorités pénitentiaires savaient que mon mari souffrait d'asthme et d'hypertension. Elles ne lui ont jamais fourni les médicaments nécessaires pour qu'il se soigne. C'est ma famille, déjà en grande difficulté financière, qui devait assumer les dépenses pour la nourriture et les médicaments", a confié Ngo'o Georgette, sa femme, à Reporters sans frontières. "Nous avions déjà fait part de notre inquiétude aux autorités camerounaises concernant l'état de santé de Ngota Ngota Germain et de ses deux confrères, Serge Sabouang et Robert Mintya. Nous leur demandons aujourd'hui de faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès et de faire en sorte que les collègues du défunt, extrêmement fragiles physiquement et psychologiquement, ne soient pas victimes à leur tour des mauvaises conditions de détention", a déclaré l'organisation. Les trois directeurs de publication ont été placés, dès leur arrivée, dans des cellules collectives de trente personnes, dépourvues de lits et de sanitaires. "Lors de mes visites, j'ai pu constater que les conditions de détention de mon mari et de ses collègues étaient déplorables", a commenté Ngo'o Georgette. Reporters sans frontières demande la libération de Serge Sabouang et Robert Mintya, injustement placés en détention provisoire. "Ils doivent pouvoir être libres dans l'attente de leur procès", a affirmé l'organisation. Dans cette affaire, le présumé coupable, Simon Hervé Ngo'o, est actuellement en fuite. Ngota Ngota Germain, directeur de publication de l'hebdomadaire "Cameroun Express", Serge Sabouang, directeur de publication du bimensuel "La Nation" et Robert Mintya directeur de publication de l'hebdomadaire "Le Devoir" ont quant à eux été placés en détention provisoire le 10 mars 2010.

Pour tout renseignement complémentaire: Reporters sans frontières 47, rue Vivienne 75002 Paris France rsf (@) rsf.org tél: +33 1 44 83 84 84 téléc: +33 1 45 23 11 51 Reporters sans frontières http://www.rsf.org

Partager cet article
Repost0

commentaires

W
<br /> Il faut aller en profondeur pour cet article<br /> <br /> <br />
Répondre

Présentation

  • : Scores2000
  • : Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique
  • Contact

Profil

  • Sylvain Timamo
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique &quot;Le Chasseur&quot;.
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique &quot;Le Chasseur&quot;.

Recherche

Pages

Liens