Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 16:32

Fru Ndi, le chef du principal parti d’opposition, estime que le chef de l’Etat a finalement reconnu l’échec de son régime en 30 ans de pouvoir.

Le message de fin d’année du Chef de l’Etat n’a pas fini de faire des émules. Dans son discours du 31 décembre 2012, Paul Biya a procédé au bilan de l’année qui vient de s’achever. Critiquant entre autres l’attitude de son administration qui « reste perméable à l’intérêt particulier », il a invité les Camerounais à « redoubler d’efforts ». Ce qui avait surpris les observateurs de la scène politique nationale. Ni John Fru Ndi, le chef du principal parti d’opposition vient à son tour de critiquer le message du nouvel an.

Ni John Fru Ndi estime que « Paul Biya a finalement admis l’échec de son régime en 30 ans de pouvoir. Il vient de reconnaître qu’il a échoué et ne peut véritablement plus rien apporter au Cameroun ». A propos de la corruption, il précise qu’« au début, le Sdf a admis que ce fléau pourrissait la  situation économique du Cameroun et retardait notre développement. Paul Biya ne l’a pas compris et aujourd’hui, il procède à des arrestations sans que l’argent ne soit remis ».

Au  sujet d’Elecam, Fru Ndi trouve qu’il y a encore beaucoup à faire, « pourquoi ne veut-il pas que notre pays parvienne à organiser des élections libres et transparentes ? Les dernières élections étaient une fois de plus entachées d’irrégularités. A Tiko comme dans plusieurs autres régions, il  n’y avait pas de listes disponibles à la fermeture. En outre, le jeu des membres d’Elecam constitué pour la plupart des membres du Rdpc reste préoccupant.

A propos des projets structurants John Fru Ndi estime que « M. Biya gagnerait à situer concrètement les Camerounais sur le niveau de réalisation des projets structurants engagés tels que ceux de Memve’ele, Lom Pangar, Kribi, etc. Pour lui, « un bilan de fin d’année est destiné à faire le point dans les différents secteurs. Est-on satisfait ou pas ? Le chef de l’Etat n’en parle pas et je suis très déçu ».

 Fru Ndi va plus loin. La commémoration de la réunification constitue une autre déception, « nous sommes très étonnés qu’il ait annoncé cela à grand renfort de publicité depuis quelques années sans que cela ne soit finalement réalisé ! Se rend-il compte de l’importance de cet événement dans l’histoire du Cameroun et des Camerounais ? Paul Biya a finalement échoué dans tous les domaines.

Il s’est refusé d’ailleurs de faire tout commentaire dans son discours. ». S’agissant des Lions indomptables, Fru Ndi pense que le chef de l’Etat parle de cette équipe alors que le gouvernement n’a pas jusqu’à présent mis à sa disposition un programme d’entraînement clair et définitif. Par rapport au domaine de l’économie, poursuit-il, « Paul Biya n’a jamais cherché à améliorer la situation économique de notre pays.

Le Cameroun est l’un  des meilleurs producteurs du café dans le monde et malheureusement, rien n’est fait dans ce sens pour assurer la promotion ou suggérer des pistes alternatives. Je pense qu’en 30 ans de pouvoir, il vient de se confesser devant les Camerounais ».

© Le Jour : Jean-Philippe Nguemeta
Partager cet article
Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 16:09

Le quotidien gouvernemental camerounais, Cameroon Tribune, vient de révéler que, sur instructions des autorités équato-guinéennes, la frontière entre le Cameroun et ce pays voisin, dans la localité de Kyé-Osi, dans la région du Sud du Cameroun, est fermée depuis le 31 décembre 2013 à minuit.

Selon le journal, qui cite une autorité administrative camerounaise exerçant à la frontière Cameroun-Gabon, ainsi que des sources sécuritaires, la même décision a été prise en ce qui concerne la frontière entre le Gabon et la Guinée Equatoriale.

Des sources contactées surplace à Kyé-Osi, où la population vit essentiellement des échanges commerciaux avec la Guinée Equatoriale et le Gabon, confirment l’information, précisant que la fermeture de la frontière a cependant fait naître un commerce transfrontalier nocturne piloté par des contrebandiers avec la complicité d’Equato-guinéens.

La décision de Malabo, peut-on remarquer, est intervenue à l’heure exacte de l’entrée en vigueur, le 1erjanvier 2014, du passeport biométrique dans la zone CEMAC, document qui consacre la libre circulation des hommes et des biens dans cet espace communautaire qui compte le Tchad, le Gabon, le Congo, La Guinée Equatoriale, la République centrafricaine et le Cameroun.

Cette décision d’ouvrir les frontières aux membres de la CEMAC avait été prise en juin 2013 au cours d’un sommet à Libreville, au Gabon. Mais, en novembre 2013, le pays d’Obiang Nguéma Mbasogo (photo) a fait volte-face, au prétexte que la population équato-guinéenne craindrait «une immigration massive» en provenance des pays de la CEMAC les moins nantis.

http://www.investiraucameroun.com

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:15

Portrait de ce serviteur fidèle de l'Etat qui s'est éteint le 4 janvier 2014 à Paris.

L'ancien Ministre Robert Mbella Mbappe, est décédé hier  4 janvier 2014 à l'hôpital américain de Paris, des suites d’une longue maladie. Né le 21 octobre 1937 à Ebone, dans le département du Mungo, Région du Littoral, Robert Mbella Mbappe a été Ministre des Postes et Télécommunications, Ministre de l’Education Nationale, Ministre de la Justice et Ministre des Affaires étrangères.

Mbella Mbappe R...

Robert Mbella Mbappe.De son vivant.

 

Chancelier de l'Université de Yaoundé dans les années 80, Robert Mbella Mbappe a également été Directeur du Cabinet Civil à la Présidence de la République et Directeur-général de la SOCAPALM.

PCA de l'Agence de Régulation des Télécommunications, membre titulaire du Comité Central du RDPC, il a aussi été en Octobre-Novembre 1991, aux côtés du Premier Ministre SADOU HAYATOU, l'un des principaux acteurs de la Rencontre Tripartite de Yaoundé.

 

                                                      Etudes primaires
 Mission protestante de Ndoungué et Ecole régionale d´Akwa-Douala.
Juin 1950 : C.E.P.E.

                                                      Etudes secondaires
-         Lycée Leclerc de Yaoundé de 1950 à 1957. Bourse d´études supérieures à l´Université de Bordeaux ;
-         1957-1958 : élève au Lycée Michel Montaigne pour la préparation au concours d´entrée à. l´Ecole nationale de la France d´Outre-Mer (ENFOM).
-         Après l´obtention des premier, deuxième et troisième certificats de licence en droit 1958, 1959 et 1960, licence en droit en juin 1961 avec mention assez bien.
-         26 juin 1969 : doctorat d´Etat en droit privé et lauréat de la Faculté de droit de Bordeaux pour toutes les thèses de droit soutenues en 1968-1969.
-         Février 1963 : Diplôme d´Etudes supérieures de droit privé avec mention assez bien.

                                            Etudes de caractère professionnel
1962-1964 : auditeur de justice au Centre national d´études judiciaires à Bordeaux et Paris dont il sort diplômé en juin 1964.

                                                  Activités professionnelles
-          1964-1966 : Vice-président de la Cour d´appel de Yaoundé, chargé de la Chambre sociale et l´Instruction au tribunal spécial de Yaoundé.
-          1966-1967 : procureur de la République près le Tribunal de première instance de Yaoundé.
-          1967-1970 : procureur général près la Cour d´appel de Garoua, cumulativement chargé des fonctions de procureur de la République près le tribunal de première instance de Garoua.
-          1970-1972 : directeur des affaires judiciaires et du sceau au ministère de la Justice à . Yaoundé.
-          1972-1973 : Secrétaire général du ministère de la Justice, cumulativement chargé des fonctions de procureur général près la Cour d´appel de Yaoundé.
-          1973-1980 : Chancelier de l´Université de Yaoundé.
-          1980-1983 : Procureur Général à la Cour suprême de Yaoundé ;
-          1983-1984 : ministre des Postes et Télécommunications.
-          Depuis le 7 juillet 1984 : ministre de l´Education nationale.
-          Membre du Comité central et secrétaire administratif adjoint.
-          Membre de l´Ordre des palmes académiques françaises.
-          Membre du Rotary club international à Yaoundé.
-          Auteur de nombreuses publications dans les revues juridiques locales et internationales.
                                           Distinctions honorifiques
-          Officier des Palmes académiques françaises ;
-          Chevalier et officier de l´ordre de la Valeur camerounaise.

www.scores2000.info - Contact Rédaction : +237 78 89 40 92 / +237 33 49 18 11

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:10

Voici le compte rendu de la rencontre entre Ndedi Eyango et Madame Ama Tutu Muna hier mardi 7 janvier 2013 à Yaoundé.

La Ministre des Arts et de la Culture(MINAC), Madame Ama Tutu Muna, a bouclé hier mardi 7 janvier 2014 à Yaoundé, sa série de consultations entamées le 31 décembre 2013 en vue de trouver une meilleure solution à la crise qui secoue la Société Civile Camerounaise de l’Art Musical(SOCAM).Elle a ainsi reçu hier pendant près de 4h d’horloge, l’ancien Conseil d’Administration élu le 2 novembre 2013 en violation des textes fondamentaux de la SOCAM et dirigé par Ndedi Eyango.

Ama Tutu Muna Minac...

Ama Tutu Muna,Ministre des Arts et de la Culture

Face à la presse hier 7 janvier 2014 à Yaoundé.

Et face à la presse au sortir de cette rencontre, la Ministre des Arts et de la Culture a fait des clarifications et mises au point : « Dans le cadre de toutes les concertations que je suis entrain de faire depuis le 31  décembre 2013, j’ai pensé que c’était important de rencontrer aussi l’équipe qui a été suspendue. Ça rentre dans le cadre de tout ce que je suis entrain de faire, on peut retenir que dans le groupe il ya ceux qui sont très très mécontents et puis ceux qui comprennent et qui ont fait des propositions pour qu’on évolue ».

Concernant le problème de la nationalité de Ndedi Eyango, Madame Ama Tutu Muna a donné des précisions : « j’ai dit en son temps et d’ailleurs à tous les moments où j’ai eu à rencontrer la presse que quelque jours avant les élections, j’ai été saisie par une requête avec une photocopie et j’ai transmis cela aux ambassades et je constate avec les réponses qui viennent de l’ambassade qu’il se pose un problème au niveau des statuts, je parle des statuts, qu’eux-mêmes(les artistes ndlr), ont dans leurs société et qui exigent qu’il faut entre autre être de nationalité camerounaise. Donc je fais un constat que j’ai en face de moi, deux  type de documents que l’ambassadeur d’ailleurs confirme ».

La Ministre des Arts et de la Culture, répondant à une question de journaliste sur le « vide » observé actuellement à la SOCAM, a indiqué que « l’Etat est aussi un ayant droit à la Socam », puisque son activité relève du patrimoine national. Elle ajoute même que c’est à tort que certains observateurs pensent que l’Etat veut s’ingérer dans le droit d’auteur.

Il est donc question de mettre un terme à la crise qui mine le secteur du droit d’auteurs et du droit voisin. Qui depuis 2000 fait face à d’énormes problèmes : « On est vite passé de la situation même de la nationalité pour se rendre compte qu’il existe un problème depuis très longtemps. D’où vient-il qu’à chaque fois qu’il ya une élection ou qu’il ya un passage, il ya toujours un problème de gestion, de management ? » S’interroge madame Ama Tutu Muna. Pour la Ministre des Arts et de la Culture « Il apparait qu’il faut consulter ».D’où l’importance et le sens donné à cette série de consultations et d’échanges avec tous les acteurs majeurs du secteur. Les propositions faites par les uns et les autres permettront sans doute à la Ministre des Arts et de la Culture, de trouver une solution consensuelle à la crise qui secoue le secteur de l’art musical au Cameroun.

 

EPN, yaoundeinfos.com

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:33

La société spécialiste du développement d’applications pharmaceutiques reçoit également le 3e prix du Palmarès Méditerranée, qui récompense une croissance de plus de 2 000 pour cent sur 5 ans

Marseille, France, le 2 décembre 2013 - Provepharm, société spécialisée dans le développement d’applications pharmaceutiques, annonce aujourd’hui avoir reçu le prix national Biotech et Santé du Deloitte Technology Fast 50. Ce prix, que la société reçoit pour la première fois, récompense les entreprises technologiques, PME et ETI, affichant la plus forte croissance au cours des cinq dernières années, dans différents secteurs d’activités.
 
Provepharm a également obtenu le 3e prix du Palmarès Méditerranée. L’entreprise se classe 16e au niveau national, et 72e au classement international Deloitte Fast 500 EMEA.
 
Fondée en 2007, Provepharm est spécialisée dans le développement et le co-développement de principes actifs brevetés, de la preuve de concept jusqu’à à la mise sur le marché de produits pharmaceutiques. La société a connu une croissance exponentielle de 2 144 pour cent sur les cinq dernières années, grâce à ses programmes innovants de R&D et à des partenariats stratégiques avec des entreprises internationales en Europe et au Japon.

Provepharm commercialise le seul bleu de méthylène pur au monde, pour lequel la société a obtenu une première Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour l’Europe en 2011. Le marché pour ce produit est estimé à 40 millions d’euros par an d’ici trois à cinq ans.  

« Ces trois prix sont une véritable reconnaissance de l’engagement et du travail remarquable de nos équipes qui ont réussi, en seulement cinq ans, à remettre sur le marché une molécule délaissée », se félicite Michel Féraud, Président de Provepharm. « Après l’Europe, nous poursuivons notre expansion internationale, avec notamment l’objectif de nous développer aux Etats-Unis. »
 
« Figurer parmi les premières entreprises technologiques à forte croissance est un exploit impressionnant. Nous félicitons Provepharm pour figurer au palmarès des Technology Fast 50 de Deloitte et pour son taux de croissance exceptionnel de plus de 2 000 pour cent sur cinq ans », déclare Arianne Bucaille, Associée Responsable du Technology Fast 50 chez Deloitte.

A propos de Provepharm
Provepharm est la filiale de Provence Technologies dédiée à la valorisation des principes actifs brevetés par la maison-mère par le biais de développement et co-développement pharmaceutique jusqu’à l’obtention de l’AMM. Anticipant la demande des industriels de la pharmacie, Provepharm a mis en place dès sa création une stratégie de repositionnement ou de réhabilitation de molécules connues dans de nouvelles indications. Cet axe de développement vient répondre à la demande croissante pour ces nouveaux APIs qui répondent aux exigences modernes en termes de qualité.
Provepharm est basée à Marseille et emploie une quinzaine de personnes. Provepharm est membre d'OSEO Excellence et fait partie des 2 000 entreprises d’exception OSEO.
Plus d’information sur : http://www.provepharm.com

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:39
Au moment ou les militants du parti au pouvoir se déchirent à Nkongsamba, du côté de l’opposition, l’on s’atèle plutôt au bilan et autre perspective d’avenir. C’est le cas du MPD de Alain Eboua, qui s’est réuni en son siège à Nkonsamba ce dimanche sous la présidence du président national. Objectif, faire le bilan du double scrutin du 30 septembre dernier, et envisager l’avenir.
Il était question pour le président national du MDP Alain Eboua, de faire chiffrer, circonscription par circonscription tant des municipales que des législatives. Entouré des cadres de son parti et des différents têtes de liste, ils ont pu faire une auto-critique sur la participation du MPD aux dernières élections à savoir, l’organisation  et le déroulement du scrutin ; bilan jugé prometteur pour le Président Alain Eboua, en dépit  de quelques manquements observés dans la gestion de l’organisation par ELECAM en matière de transparence. Il a néanmoins félicité ses camarades et les encouragé pour le score obtenu dans l’ensemble quelques deux ans après son accession à la tête de son parti. Pour lui, au regard de toutes ces observations, l’espoir est permis pour les prochaines échéances. Mais avant tout, des améliorations restent à apporter dans la gestion et l’organisation du travail d’ELECAM.
Ngambo Louis Marie
Contact Rédaction : +237 99451920/ +237 78894092
http://www.scores2000.info-email:scores2000@hotmail.com
Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:56

Recoupé par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/Stratège

pougalav1Jean-Paul Pougala (*)-« Les vrais enjeux pour l’UE au Cameroun sont bien tenus secrets et n’apparaissent nulle par dans le contrat. Pour les découvrir, il faut aller à Bruxelles. Là où tout est organisé et géré par un système de corruption bien enclin depuis des années appelée LOBBY, comme je décrivais dans la leçon intitulée : « L’UE EST LE TERREAU DE LA CORRUPTION. » Dans cette ville, 15.000 groupes de pression ont pris place pour piloter à distance toutes les décisions européennes. Et c’est en m’interrogeant sur l’identité des groupes qui ont mis le feu aux fesses des politiciens européens pour accélérer la signature de l’APE avec le Cameroun que j’ai pu trouver les vrais enjeux cachés de ce traité et que les négociateurs européens se gardent bien de révéler à leur contre partie camerounaise. »

En ce moment, se trouve à Yaoundé, une délégation de l’Union Européenne pour convaincre les autorités camerounaises à signer l’accord définitif de libre échange entre le Cameroun et les 28 pays de l’Union Européenne. Le journal en ligne Médiapart rapporte les propos d’un membre de cette délégation qui donne pour acquis cette signature.

C’est la troisième fois en moins d’un mois que je reviens sur le sujet pour demander aux autorités camerounaises de ne pas commettre l’erreur mortelle de signer un tel accord.

Plusieurs spécialistes camerounais ont déjà fait de très bonnes analyses pour aller dans le même sens de supplier, d’implorer les autorités camerounaises à avoir le courage de résister à la pression que l’Union Européenne, telle un mafieux qui rançonne sa proie, pousse le Cameroun à la faute historique de perdre complètement toute sa souveraineté en signant un document qui ne présente  aucun intérêt pour le peuple camerounais.

 Voici quelques raisons :

 1- POUR S’INDUSTRIALISER IL FAUT S’EN FERMER

Dans l’histoire, il n’existe pas de pays qui ait réussi le pari de l’industrialisation sans au préalable s’enfermer sur lui-même. Des USA, à la Chine en passant par la Suisse ou la Corée du Sud où le seul fait d’acheter une berline Allemande déclenche net un contrôle fiscal. Histoire de rappeler s’il en était encore besoin qu’il faut d’abord consommer coréen. Mais pour notre analyse, c’est peut-être pus utile, le cas qu’on attend le moins en matière d’autarcie : Les États-Unis d’Amérique.

La révolution industrielle nait en Europe au 18ème siècle. En ce moment, les USA qui viennent d’avoir leur indépendance, ne sont encore qu’un pays où l’économie est basé sur l’agriculture. C’est au 19ème siècle qu’il  y a la prise de conscience que, tant que le pays restera agricole, l’indépendance ne sera jamais effective. Il faut que l’industrie prenne les devants. Mais comment y parvenir ? Les Etats du Nord ont du mal à rester compétitifs face aux produits manufacturés qui arrivent surtout de Grande Bretagne. Les industriels américains, vont réussir l’exploit de convaincre le Congrès des Etats-Unis de tout simplement voter une loi portant le droit de douane sur les produits manufacturés importés d’Europe à 47%, un taux exorbitant pour l’époque lorsqu’on sait le cout très élevé que représentait le fret maritime sur les marchandises en provenance de l’Europe qui étaient environ la moitié du produit lui même. Et en y ajoutant un taux de douane de 47%, les industriels américains savaient qu’avec cette manœuvre, cela aurait doublé le prix des produits européens sur le marché américain. Et c’est ce qui va permettre à la naissance de l’industrie américaine de réussir son développement sans être perturbée par les concurrents européens. C’est ainsi qu’en 1873, pour la première fois, les USA deviennent plus riches que le Royaume Uni. Au lieu d’être un simple centre de consommation des produits manufacturés en Europe, les USA vont devenir cette ancienne colonie qui petit à petit se centre sur elle-même ayant toujours en tête de dépasser économiquement ceux qui les ont colonisés. Et ils vont y parvenir, parce que leurs industries ne souffrent d’aucune concurrence déloyale en provenance de leurs anciens prédateurs. Parce qu’ils ont fermé le marché en jouant sur le levier des taux de douane qu’un accord de libre échange aurait annulé et donc, favorisé les industriels européens aux dépends de ceux américains. Entre 1860 et 1900, on calcule qu’environ 20 millions d’Européens ont émigré vers les USA, devenus le foyer d’attraction des cerveaux pour faire fructifier leurs idées. Un brevet enregistré aux USA a alors plus de chance d’être mis en pratique. C’est dans ce contexte que l’inventeur du téléphone, l’Italien Meucci va se faire voler son brevet par Bell qui va ainsi produire et vendre pour la seule année 1900, un million de téléphone. De quoi constituer un vrai butin de guerre pour écraser tout concurrent venu d’Europe. Et c’est après la certitude de jouir d’une telle suprématie que les américains sont devenus subitement les champions du libre échangisme.

Pour revenir à aujourd’hui, il est important de signaler que c’est le plus ultralibéral qui a l’intérêt au libre échangisme. Mais contrairement à ce qu’on peut croire, le plus dangereux sur le texte que l’Union Européenne pousse le Cameroun à signer en lui intimant même une date buttoir : le 31 décembre 2013, n’est pas sur le manque de compétitivité des entreprises camerounaises, ou déferlante des produits européens sur le marché camerounais. Ce qui intéresse l’Union Européenne est ailleurs et pour l’heure reste un secret bien gardé. Nous allons voir dans les détails comment et pourquoi.

 2- L’ERREUR  MEXICAINE DE SIGNER L’ALENA

Lorsqu’on lit les atouts que les Accords de Partenariat Économiques (APE) représenteraient pour les pays africains, on retrouve les mêmes mots que les entreprises privées américaines avaient élaborés comme argumentaires présentés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique pour convaincre le Mexique à adhérer à l’accord de libre échange nord-américain dénommé : ALENA. Aujourd’hui en fin 2013, le Mexique a déchanté. Elle croyait exporter les fruits et légumes vers le vaste marché étasunien, elle a fini par comprendre que ces produits étant périssables, il n’y avait que les puissants groupes américains capables de mettre sur pied un vrai système de la production à grand e échelle à la logistique des avions pour alimenter en 24 heure toute ville du territoire américain.

 Conclusion, les petits producteurs qui représentaient 70% de la population du pays, n’ont même plus eu le moindre espace, ont abandonné les villages pour les villes et des villes sans emploi vers les USA où Bush et Obama ont contribué à ériger une barrière spéciale à la frontière pour les accueillir,  la  fameuse « Fence Project », la grande barrière de la frontière entre le Mexique avec ses mouchards high-tech, dont le maître d’œuvre est l’entreprise Boeing Global Security systems, qui n’est rien d’autre qu’une filiale de la division militaire de l’entreprise privée d’aéronautique : Boeing. La construction de cette barrière de 3,5 mètres de haut pour couvrir 3.500 km de frontière, a été validée par un vote du Congrès des Etats-Unis d’Amérique en 2006. Elle sera terminée en 2017, en y intégrant les systèmes de dernière génération de surveillance électronique, de vidéo terrestre et de senseurs, le tout complété par les satellites espions du Pentagone et de la Homeland Security.

Voici ce que déclarait à l’occasion de la commémoration des 10 ans de l’Alena (en 2004), le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Ernesto Dérbez. « Nous ne pouvons pas appliquer un traité de libre commerce si nous ne reconnaissons pas que les deux marchés du travail, au Mexique et aux États-Unis sont complémentaires ».

En d’autres termes, on ne peut pas signer un accord de libre échange des marchandises sans y ajouter aussi la mobilité des travailleurs, car le principe même du libre-échangisme étant la complémentarité des économies, il n’est que naturel que les travailleurs des secteurs qui seront sacrifiés dans cette complémentarité aient la possibilité de se déplacer partout dans l’espace concerné par le libre-échange afin de faire valoir leurs compétences.

C’est ce qui fait dire au ministre mexicain qu’ils ont oublié de mettre dans l’accord le transfert de la main d’œuvre vers les USA. Car c’est bien beau de dire qu’on va aider à la compétitivité. Mais les gens ne comprennent pas vite que cette phrase veut tout simplement dire qu’on va remplacer les hommes par les machines. Et si on doit remplacer les hommes par les machines, où iront ces hommes? D’où l’idée du ministre mexicain de dire que puisque cette compétitivité a d’abord profité aux étasuniens, il aurait été naturel qu’ils en assument pour le moins, une partie des conséquences.  Au lieu de cela, c’est le Congrès des États-Unis qui a voté en 2006

Pour retourner au Cameroun, si demain, nous devons remplacer tous nos villageois par des machines, quel est le plan « B » du gouvernement pour demain offrir à manger à tous ces habitants qui déjà aujourd’hui luttent très dur pour leur survie ?  La vérité est que l’Union Européenne a besoin de tout ce large espace dans nos villages pour installer ses grands groupes et pousser les habitants à fuir des endroits où  des avions pulvériseront des produits chimiques toute la journée pour alimenter l’Union Européenne en nourriture, mais par les grands groupes européens. En d’autres termes, relisez la leçon intitulée : « VOICI COMMENT L’AFRIQUE VA CONTRÔLER L’EUROPE » et vous comprendrez bien les enjeux de la nourriture pour contrôler celui qui attend de vous d’être nourri. Sauf qu’ici, avec l’accord de libre échange, ce ne seront plus les petits camerounais à s’organiser pour livrer l’Europe comme je le préconisais. Mais les Européens à venir eux-mêmes avec de très gros moyens déplacer n’importe quels citoyens de n’importe quel village. A moins que le gouvernement a prévu un Plan « C », dans l’accord, demandant aux Européens la libre circulation vers l’Union Européenne de tous ces paysans qui vont perdre leurs terres si l’accord est validé.

 3- PRESTIDIGITATION STRATÉGIQUE

Le chef de la délégation de l’Union Européenne a fait une annonce spectaculaire à son arrivée à Yaoundé : l’Union Européenne aidera pour rétablir la compétitivité des entreprises camerounaise avec une enveloppe record de 10 millions d’Euros, soit 6,5 milliards de FCFA. Voilà de la vraie prestidigitation stratégique. Le prestidigitateur est un acteur qui au cirque fait de la magie. Pour que son tour réussisse à vous convaincre, il doit attirer votre attention à regarder sa main droite, alors que la vraie chose que vous ne devez pas voir se passe sur la main gauche. Sur la main droite, on montre les 10 millions d’Europe pour enfumer les naïfs. Ce chiffre est 10 fois inférieure au montant que l’Union Européenne a dépensé pendant 30 ans, au titre de la Politique Agricole Commune (PAC) pour empêcher l’émergence d’une vraie filière d’élevage au Cameroun, en utilisant cet argent pour financer ses exportations de poulets congelés vendus à vil prix sur le marché camerounais, pour viser le seul but de tuer l’élevage avicole camerounais. Donc, ce montant est dérisoire. Et à combien d’industries devrait-on partager une telle enveloppe? Et pour faire quoi? Pour aider à résister à la concurrence des industries européennes demain après al signature de l’APE ? Il n’y a que les enfants de la maternelle pour croire qu’un prédateur donnera à sa proie les moyens pour lui résister. Donc, les 10 millions d’Europe c’est la diversion que l’Union Européenne a crée pour occuper les camerounais à débattre d’une inutilité sur le plan stratégique.  Pendant ce temps, on ne parle pas de ce qui se passe sur la main gauche.

Les vrais enjeux pour l’UE au Cameroun sont bien tenus secrets et n’apparaissent nulle par dans le contrat. Pour les découvrir, il faut aller à Bruxelles. Là où tout est organisé et géré par un système de corruption bien enclin depuis des années appelée LOBBY, comme je décrivais dans la leçon intitulée : « L’UE EST LE TERREAU DE LA CORRUPTION. » Dans cette ville, 15.000 groupes de pression ont pris place pour piloter à distance toutes les décisions européennes. Et c’est en m’interrogeant sur l’identité des groupes qui ont mis le feu aux fesses des politiciens européens pour accélérer la signature de l’APE avec le Cameroun que j’ai pu trouver les vrais enjeux cachés de ce traité et que les négociateurs européens se gardent bien de révéler à leur contre partie camerounaise. Sur les quelque 30 groupes intéressés, voici ceux qui m’ont le plus marqué :

 4- LA PRÉDATION DES FUTURS MARCHÉS PUBLIQUES

Depuis que le Cameroun a mis le cap sur la Chine, il y a 5 ans, les Européens ne l’ont pas encore digéré. Alors, comme on dit en Europe, tu chasse le diable par la porte et il passe par la fenêtre pour rentrer. L’Union Européenne est passée au plan « B », pour contrer l’influence de la Chine en terre africaine et dans ce cas, en terre camerounaise. Tous les contrats sans exceptions entre le Cameroun et la Chine se font sans appel d’offre, mais de gré à gré. C’est un rapport d’État à État avec une sorte de troc, infrastructures contre minerais. Les entreprises européennes qui avant, vantaient leur connaissance des politiciens locaux pour avoir des marchés publics à des prix gonflés, se retrouvent au chômage, puisque tous les marchés sont désormais entre les mains des chinois à des vils prix. Si le Cameroun signe les accords de partenariat avec l’UE, il faudra désormais comme le prévoit la réglementation européenne, passer par un appel d’offre où les entreprises européenne pourront participer et non plus la Chine seule. Tout le monde sait que même en présentant les enveloppes des entreprises européennes qui veulent participer à l’offre de construire une route, elles ne seraient jamais compétitives par rapport aux chinoises. Mais l’UE compte sur une faiblesse qui caractérise la coopération sino-africaine. C’est le fait qu’il n’y a pas d’argent, mais un troc et s’il n’y a pas d’argent, il n’y a rien à bouffer pour le ministre qui traite le dossier. Et souvent, ce sont les mêmes ministres qui font capoter certains projets avec la Chine, puisqu’ils n’y bouffent rien. L’UE sais que ces ministres sont très réceptifs au fait de contrer les chinois, par le fait que certaines pratiques comme la surfacturation permet de mettre de l’argent dans un compte en Suisse pour le ministre qui va très vite donner son accord, même si l’offre est 10 fois supérieure à celle chinoise.

 5- LES BREVETS PLUS DIFFICILE A COPIER

Dans la balance commerciale du Cameroun, les médicaments représente une part très importante qui alimente le déficit du pays. Mêmes les médicaments génériques sont importés. Ce qui est une aberration. Aujourd’hui, la Chine contrôle 80% de ce qui compte dans un médicament, c’est à dire le principe actif. Et comme expliqué dans la dernière partie de la leçon 59, sur l’Occident qui devient une colonie chinoise, quelque soit le brevet qu’un grand groupe occidental dépose pour un nouveau médicament, il est obligé de se tourner vers un des trois grands groupes publiques chinois pour lui produire le médicament, puisque, les seuls à même de lui offrir le principe actif pour réaliser le médicament de son nouveau brevet. N’importe qui peut dès lors savoir combien coûte la fabrication de n’importe quel médicament et comment le composer, puisque ces entreprises chinoises ont toutes les compositions de pratiquement tout médicament qui se prend dans le monde. On peut ainsi constater qu’un médicament vendu sur le marché à 50€ a affectivement couté en Chine 3 € à la fabrication. Et donc, si un pays africain s’équipe pour le produire, comme nous sommes en train de faire avec certaines mairies camerounaises, Ce même médicament pourrait être vendu au Cameroun à 4€ et non 60 € comme cela coûte aujourd’hui. Le problème reste au niveau du brevet. Et comme il n’existe aucun accord mondial pour une date butoir à partir de quand vous avez la liberté de copier le brevet de quelqu’un en matière de santé publique, comme le médicament, les pays africains auraient dans ce cas, intérêt à fixer cette date la plus basse possible. Afin de sauver les vies à moindre frais, 4 ans de protection des brevets sur les médicaments européens au Cameroun me semble raisonnable. Mais en signant l’accord de libre échange, toutes ces stratégies de contournement de l’obstacle des brevets pour offrir à nos populations les médicaments à très bas prix n’ont plus aucune valeur, puisque c’est la législation européenne qui sera appliquée dans le pays africain. Et dans ce cas, au Cameroun. L’UE demandera au pays africain d’attendre 15 à 20 ans avant de copier un brevet sur ses médicaments. C’est à dire que si un médicament vient d’arriver sur le marché et peut faire des miracles en cardiologie et coûte 150.000F CFA le paquet, plutôt que de le copier et l’offrir aux patients camerounais à 20.000F après 4 ans, il faudra attendre 15-20 ans pour le faire. Et dans 20 ans, de nouveaux médicaments seront arrivés et les démunis camerounais, morts depuis longtemps, par manque d’argent pour les soins.

Dans les négociations pour ce même  Libre-échange entre le Canada et l’UE, la question des médicaments s’est invitée. Au Canada un médicament n’est protégé que pendant 6 ans, mais l’UE lui proposait 10 ans. Et comme le Canada ne voulait rien entendre, l’UE a baissé sa prétention à 8 ans. Pour comprendre en quoi cette différence de 2 ans est même de trop, Stuart Trew, a calculé que si le Canada cède, de passer de 6 à 8 ans, cet allongement de 2 ans coûterait aux Canadiens la bagatelle somme de trois milliards de dollars canadiens par an (2,2 milliards d’euros). En d’autres termes, si les canadiens doivent attendre 2 ans supplémentaires pour copier les brevets des médicaments européens cela couterait dans les caisses des canadiens la somme de 1.443 milliards de Francs CFA par an.

Dans les accords entre le Cameroun et l’UE, il n’existe aucun chapitre sur les médicaments, et donc, le parlement Camerounais ne peut pas aujourd’hui valider un accord et demain se réunir pour voter une loi autorisant les camerounais à copier les brevets européens après 4 ans de la sortie d’un médicament. Ce serait immédiatement attaqué par l’UE pour non respect d’un accord voté et donc, approuvé par ce même parlement. Si le Cameroun ne signe pas l’APE, alors, son parlement sera libre de prendre n’importe quelle décision à l’avenir, en mettant au centre le respect de la légalité internationale, mais en tirant toujours la couverture de son côté, pour permettre aux citoyens camerounais d’aller arracher avec les dents tous les brevets mondiaux qui leur paraissent utiles à développer ce pays. Car, comme je l’ai déjà dit dans la leçon intitulée « LE TRANSFERT DE TECHNOLOGIE N’EXISTE NULLE PART AU MONDE », c’est à chaque pays de le comprendre et d’aller l’arracher là où elle se trouve parce que nous sommes en guerre, une guerre d’intelligence économique où toutes les armes sont utilisées. Et ne pas le comprendre est une faute politique avant d’être une faute historique.

 6- PRIVATISATION FORCÉE DES SERVICES PUBLIQUES

Le cœur de la politique économique de l’Union Européenne est l’américanisation de la société : l’Etat ne doit être propriétaire de rien, l’État ne doit contrôler aucune entreprise. L’État doit céder ses parts partout. Dans le pays comme le Cameroun, il est évident qu’une telle signature ouvre un lendemain de la non souveraineté du Cameroun où l’Union Européenne accusera le Cameroun de concurrence déloyale parce que l’État reprend en main la gestion des fournitures électriques de la production à la distribution, devant la défaillance constaté des entreprises américaine d’abord (AES) et Britannique. La Chine et le Cameroun, par exemple on mis 2,5 milliards de dollars sur la table en 2012 pour la construction d’une ligne de chemin de fer devant transporter les marchandises du port camerounais de Kribi pour la ville commerciale de Nyala au Soudan en traversant plusieurs pays. La gestion de ce projet une fois terminé, sera conjointement gérée par la Chine et le Cameroun. En signant l’accord de libre échange, et ce projet contrevenant à la politique de l’Union Européenne, le Cameroun doit s’attendre d’être attaqué en justice par n’importe quelle entreprise européenne qui s’estimera lésée dans la signature de ce contrat entre deux Etats, le Cameroun et la Chine. Pour savoir qu’il ne s’agit pas de la science fiction mais du réel, il faut retourner au Canada, ce pays qui met les services publiques en premier plan, pour voir ce qui lui est arrivé après la signature de l’accord de libre échange ALENA avec les USA et le Mexique. D’après le décompte macabre que le journaliste Benjamin Bultel a publié dans le quotidien français l’Humanité du 27 Aout 2013, de 1994 date d’entrée en vigueur de l’ALENA et 2011, le Canada a été attaqué en justice 28 fois par les entreprises privées américaines qui lui contestent par exemple le fait que la société de production électrique qui fournit une partie de USA, Hydro-Québec est de propriété de la province du Québec, sans aucune possibilité de la privatiser. Et tous ces procès ont couté au Canada selon Benjamin Bultel, la bagatelle somme de 5 milliards de dollars canadiens, environ 3,7 milliards d’Euros, c’est à dire l’État du Canada a dû aller payer la somme de 2.427 milliards de Francs CFA pour aller au tribunal se justifier de maintenir ses services de base comme l’eau, l’électricité, publiques. Lorsque par exemple le Gouvernement de la province du Québec a voté une loi pour interdire la technique de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste, le lendemain, il s’est vu présenter par un huissier, une facture de 250 millions de dollars canadiens (environ 180 millions d’euros) pour « PROFITS NON RÉALISÉS » de la succursale canadienne d’une entreprise américaine dénommée Lone Pine Resources. En d’autres termes, parce que le Canada a signé en 1994 un accord de livre échange avec les USA, et comme là-bas, l’État fédéral ne peut pas se permettre d’empêcher un privé d’exploiter le pétrole qui y a sur son terrain, pour la Lone Pine Ressources, le seul fait que le Gouvernement du Canada lui interdise d’exploiter le gaz de schiste avec la technique qu’elle voudrait lui a fait perdre un profit de 118 milliards de Franc CFA et menace de le trainer au tribunal (américain bien sûr) s’il ne lui verse pas cette somme.

Si le Cameroun signe l’accord, il y a des vautours européens comme par exemple VEOLIA qui privatisent l’eau dans toutes les municipalités européennes en faisant multiplier le prix par 10. Voir sur www.pougala.org dans la rubrique des vidéo, le documentaire d’une heure qui explique comment les politiciens européens se font facilement corrompre par Veolia pour privatiser l’eau de leur commune, comme à Berlin où le peuple est passé par un référendum pour annuler les accords signés pour privatiser l’eau de la ville, mais un referendum uniquement pour savoir ce qui était écrit dans ces accords qui bien sûr restent secrets. Si les politiciens d’une ville riche comme Berlin n’ont pas su résister à la corruption d’un grand groupe privé, lorsqu’avec la signature de l’APE définitif, ils vont prendre pied au Cameroun, je ne donne pas cher la peau de plusieurs politiciens locaux qui déjà aujourd’hui pour une mission de volontariat et de patriotisme que mon équipe réalise sur le terrain à leur contact posent tout le temps la question QU’EST-CE QUE JE GAGNE DEDANS ? Et mes volontaires de leur répondre comme un refrain, « nous mêmes ne gagnons rien, c’est pour la population qu’on le fait ». S’en suit inévitablement des blocages à ne pas finir. Avec le libre échange, les vais spécialistes de la corruption qui ont élu domicile dans l’Union Européenne vont tout simplement trouver leur paradis en terre camerounaise et adieu tout service publique.

 7- QUELLES LEÇONS POUR TOUTE L’AFRIQUE ?

Avant la signature de l’ALENA en 1994, le Canada était parti convaincu de réaliser de bonnes affaires en exportant ses bœufs aux USA, mais se retrouve ensuite pris au piège par ce qu’il n’avait pas prévu. Comme au Canada le débat à l’époque s’était naturellement concentré, sur le fait que les produits manufacturés américains allaient se déverser sur le Canada. Et les politiciens, faisant leurs calculs avaient conclu que le jeu en valait la chandelle. Mais ils n’avaient pas prévu qu’avec cet accord, ils devaient tout simplement être fagocités et avalés par les techniques prédatrices de leur voisin Etasunien. Ils n’avaient pas prévu la perversité de tout accord de libre échange selon lequel c’est le plus ultralibéral qui gagne à la fin. Dans un pays où la population est faible, il n’y a que la construction d’un État fort pour préserver un lendemain meilleur, une vie prospère des citoyens. Mais lorsqu’on s’engage dans un accord qui dès le début annonce les couleurs et tend naturellement vers l’affaiblissement des compétences de cet état dès lors qu’on touche au pouvoir d’achat des citoyens, alors on est parti pour s’installer encore pour longtemps dans une nouvelle forme plus insidieuse de colonisation qui ne dit pas son nom.

Parler tout court d’un accord de libre-échange entre l’Union Européenne et un pays africain comme le Cameroun est inexact. Parler d’une concurrence entre l’Agriculteur Français et Camerounais est inexact. Il s’agit en réalité d’un libre-échangisme entre un petit pays africain, le Cameroun et les mastodontes de l’économie, de l’industrie et de la finance qui ont réduit les agriculteurs européens en petits esclaves, transformé les politiciens européens en une espèce de mendiants bon parleurs. Voir la leçon intitulée « L’UNION EUROPÉENNE, COMME LE TERREAU DE LA CORRUPTION ».

Toute la politique européenne répond à des intérêts privés de quelques grands groupes financiers et industriels dans un mélange ultralibéral très dangereux de Thatchérisme et Reaganisme. Les politiciens européens ne sont que les Vendeurs-Représentant-Placiers (VRP) de ces oligarchies qui, le système politique du suffrage universel aidant,  financent la campagne électorale de ces politiciens, qui ensuite leur rendent l’ascenseur en votant des lois pour esclavager leurs propres citoyens, réduits en une simple machine pour payer même l’air qu’ils respirent, dans un mécanisme de pression continue pour empêcher de réfléchir et donc, de se révolter. La seule alternative laissée au citoyen est le suicide, comme le fléau qui frappe les agriculteurs dans toute l’Union Européenne.

Par exemple, en France, chaque deux jours, 1 agriculteur se suicide, poussé à bout par ces oligarques qui contrôlent tout, des engrais chimiques aux supermarchés en passant par le péage des autoroutes. C’est en tout cas ce qui ressort de la publication faite jeudi le 10 octobre 2013 par l’Institut de veille sanitaire (INVS) dans le cadre de ce que l’Institut appelle :   » le plan de prévention du suicide dans le monde agricole annoncé par le ministère de l’agriculture en mars 2011″. Et d’après ce rapport, la toute première étude officielle sur ce sujet très tabou en Europe sur le  suicide des agriculteurs,  un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Ce sont ainsi, près de cinq cents suicides d’agriculteurs qui ont été enregistrés de 2007 à 2009. Durant cette période ce sont 417 hommes et 68 femmes qui se sont suicidés, parce que le fruit de leur travail ne permettait même pas de rembourser les dettes que le système les a contraints à contracter, pour, soi-disant, améliorer leur compétitivité, par l’achat de machines très couteuses. Alors  qu’en même temps ces mêmes oligarques (supermarché) payent à un prix très bas, fixés et imposés par l’acheteur, leur lait ou de leur viande.

 8- CONCLUSION

Si le Cameroun signe un pacte de libre échange avec un système si perverti par l’argent et le virus de la domination permanente, ce sera une manière de se mettre lui-même la corde au cou.

Tous les contrats signés avec la Chine de la construction automobile à la fabrication des bateaux porte-conteneurs sont mis en veille. L’issue désastreuse du compromis sur le deuxième pont sur le Wouri dont le démarrage a été lancé la semaine dernière par le Président Biya, montre bien à quel sauce le Cameroun sera bientôt mangé, si par malchance, le gouvernement camerounais et le parlement à peine voté, devaient céder aux sirènes des VRP européens.

Il me plait de conclure avec ce proverbe de l’ethnie MBO du Mungo au Cameroun, « Chaque marigot a son crocodile ». Devant le marigot de l’APE final que l’Union Européen nous invite à signer, il m’a semblé important de montrer à ma manière, tous les crocodiles qui se sont cachés sous l’eau expressément trouble de cet accord, pour que personne ne se justifie jamais d’avoir hypothéqué l’avenir des enfants du Cameroun par ignorance ou par naïveté. Maintenant, vous le savez tous. Que décidez-vous de faire ?

Leçon de Géostratégie Africaine n° 67

Yaoundé le 20/11/2013

Jean-Paul Pougala

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:49

Voici en intégralité la lettre ouverte très musclée de Fabien Assigana au Président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC). Des révélations et déclarations fracassantes.Lire

LETTRE OUVERTE DU CAMARADE FABIEN ASSIGANA AU CAMARADE PRÉSIDENT NATIONAL MAURICE KAMTO

Fabien Assigana

Fabien Assigana "Membre fondateur du MRC"

 OBJET: REQUÊTE POUR AVOIR VOTRE PROPRE RÉACTION PAR RAPPORT À NOTRE DEMANDE DE LA TENUE D’UNE CONVENTION EXTRAORDINAIRE, EN PRÉCISANT SI NOTRE DÉMARCHE EST DÉMOCRATIQUE OU ANTI-MRC

Monsieur le Président National :

 Une fois de plus je viens auprès de vous, au nom de plusieurs camarades du parti et en mon nom personnel, soumettre la requête pour la tenue d’une convention extraordinaire de notre parti.

Vous êtes une figure politique camerounaise à la fois fascinante et ambiguë. Votre capital moral et spirituel vous imprime une approche conséquente et impartiale des questions et défis de notre temps.Nous vous avons reconnu et célébré comme un vrai héros national. Vous avez mis la jeunesse et tout le reste du pays sur le chemin de l’espoir et des victoires. Nous vous avons placé parmi ces héros camerounais contemporains qui, dans un pays de Droit bien ordonné et bien dirigé, devraient être respecté, vénéré et cité en exemple de façon récurrente tant par les officiels que par les éducateurs de tous bords. Vos services rendus à notre pays dans le dossier de Bakassi restent à jamais gravés dans des mémoires,

Nous sommes dans un monde où le combat pour les libertés et la justice en vue de la floraison de l’humain s’avère nécessaire et où ce combat doit aussi être ardument et constamment mené pour la conservation des acquis, la force du vrai combattant réside dans l’amour inconditionnel de l’impartialité et de la vérité. Au Cameroun et un peu partout en Afrique où ce champ de combat reste une vaste terre à défricher, le manque d’impartialité dû à la pauvreté matérielle, à l’identité politique, religieuse, régionale ou ethnico-tribale, constitue un handicap majeur à l’avancée de cette lutte pour notre sortie des ornières.Il s’agit ici de répandre des grains à la fois sucrés et trop amers, mais qui finalement peuvent bien nous soutenir, nous faire méditer, nous armer et nous amener à porter le Cameroun vers un demain enchanteur.

C’est dans cette logique philosophique que nous avons créé le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Malheureusement plusieurs camarades et moi-même commençons à avoir l’impression en analogie avec les écrits de Léon Tuam, que l’histoire du MRC  ressemble à celle d’un cours d’eau qui est en train de dévier de son lit initial. Nous nous posons la question de savoir si nous avons tous encore la même compréhension du terrain politique et des enjeux qui sont devant nous.Pour en arriver à ces conclusions, plusieurs camarades et moi ainsi que beaucoup de sympathisants et une bonne frange de la société civile avons pensé que l’élan de sympathie qu’a créé notre parti au sein de la population ne doit pas être déçu, et qu’il était temps de s’arrêter et de faire le bilan par le biais d’une Convention  extraordinaire portant sur les questions simples et importantes avec entre autres:

 1-revoir la structuration du parti au Cameroun et à l’étranger ;

 2-apprécier le niveau d’implantation du parti ;

 3-élaborer et mettre en œuvre la modernisation de la structuration du parti ;

 4- élaborer et mettre en œuvre une stratégie d’implantation du parti ;

 5-faire le bilan de la gestion administrative, matérielle, logistique, humaine et financière du parti ;

6-faire le bilan de la participation du parti MRC aux dernières élections municipales et législatives ;

7-faire une relecture et la révision des statuts et règlement intérieur du parti MRC pour les adapter à la nécessité de clarification et de modernisation

8-mettre sur pied de manière effective des organes et instances statutaires du parti MRC et la désignation formelle de leurs responsables.

Monsieur le Président National, cette démarche démontre notre volonté de faire du MRC un parti politique démocrate et de par là promouvoir une organisation où émergent la liberté de parole et la mise en place d'une tribune de propositions où l'avis des uns et des autres est accepté et tenu en considération.Si nous demandons avec insistance cette Convention extraordinaire, c’est parce que le temps presse, 2018 n’est pas loin et nous avons beaucoup de choses à revoir et à corriger afin que nous puissions présenter au peuple camerounais « A NATION BUILDING PROJECT » de haute qualité pour l’avenir de nous tous.Depuis notre création il y a un an, nous pouvons constater en toute honnêteté qu’il ya encore beaucoup à faire, à refaire, et à corriger. Voici d’ailleurs quelques exemples de tares que nous avons notés :

1- l’absence de réelles structures fonctionnelles à la  base du parti notamment les unités, les regroupements, les fédérations communales, départementales et régionales  mais aussi les nombreux organes spécialisés du Secrétariat  National;

2-le très faible niveau de recrutement, de mobilisation et d’encadrement des militants et sympathisants du parti à la base, donc certains ont été abandonnés à leur propre sort et qui  sont en divagation ici et là ;

3-les tentatives d’implantation et de structuration sélective du parti uniquement dans certaines régions tandis que d’autres sont complètement abandonnées. Tout le Grand Nord (Adamaoua, Nord, Extrême-Nord),  le Sud, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, l’Est sont des déserts pour le MRC tandis que l’Ouest, le Littoral et le Centre sont couverts de façon très sélective et éparse ;

4-l’abandon, l’ostracisme et l’exclusion de fait de nombreux responsables du Directoire et de nombreux autres organes et instances et des Fédérations Régionales issues de la Convention du 30 Septembre 2012 … ;

5-les graves difficultés à constituer des listes de candidatures en vue des élections municipales et législatives faute des candidats lors des dernières élections couplées municipales et législatives de septembre 2013 ;

6-la recherche et le recrutement difficile, précipité et très souvent hasardeux et fantaisiste des nombreux candidats aux dernières élections municipales et législatives ;

7- Les tacles par derrière manœuvres de tous ordres contre certains cadres pourtant en bonne position pour gagner l’élection dans leurs localités, même avec des listes crédibles constituées bien plutôt, au nom des egos et complexes d’infériorités;…

8-la méconnaissance, l’ignorance ou le refus de prendre en compte les textes de base du parti par les cadres et responsables du parti à des niveaux insoupçonnés;

9-une très faible assise idéologique des cadres et militants du parti, dont les comportements et attitudes ne reflètent aucune de ses valeurs fondamentales et principes ressortissant de sa devise ;

10-une faible capacité de perception et de compréhension des véritables enjeux politiques et électoraux  par de nombreux cadres et responsables du parti ;

11-une faible capacité de mobilisation et d’encadrement des militants, sympathisants et masses populaires pour les conduire vers des objectifs communs ;

12-une faible capacité de communication politique adaptée et offensive pour garder la cohésion et la confiance entre cadres et militants ;

13-une faible coordination globale de l’initiative et de l’action politique dans les structures de base du parti du niveau local au niveau national ;

14-l’absence de statut officiel qui fixe les conditions d’organisation et de fonctionnement de l’organe annexe qu’est l’OJMRC ;

15-l’incapacité des cadres du parti à mobiliser et à encadrer les jeunes de façon spécifique pour leur permettre d’être de vrais acteurs du changement sociopolitique avec toute capacité de mobilisation, d’innovation et de prescription;

16-le dénuement extrême de l’organe des jeunes du parti au niveau financier, matériel et logistique ;

17-les conflits de personnalité et de leadership entre les premiers responsables de la jeunesse désignés lors de la première convention du parti dont certains ont été écartés de fait ;

18-la manipulation des jeunes par certains cadres du parti aux fins d’intérêts personnels mesquins ;

19-le manque d’une véritable cellule et d’un organe de communication politique doublé d’une absence de plan stratégique ;

20-une stratégie de communication essentiellement réactionnaire, défensive, vague et teintée de peur de s’attaquer aux questions qui fâchent ;

21-une mauvaise exploitation prospective de la sympathie et des espaces que la plupart des médias nationaux accordaient au parti et à certains de ses dirigeants ;

22-une communication interne archaïque, opaque, secrète, « informalisée » dont le trait le plus marquant est  l’absence d’un secrétariat et d’un service de courrier arrivée/départ le plus élémentaire et surtout le refus systématique de répondre aux correspondances formelles y compris celles des membres du Directoire ;23-une communication interne privilégiant la rumeur, la médisance, la calomnie et l’espionite avec en prime des tentatives de musèlement de certains militants que certains trouvaient trop « critiques »;

24-une confusion grave de rôle et des interférences constantes entre les responsables de la communication notamment médiatique dans laquelle certains responsables, au delà de leurs fonctions statutaires se « sur médiatisent » ;

25-l’incapacité à approcher et associer les organisations de la société civile et la diaspora camerounaise ;

26-le refus de solliciter et d’associer les vrais leaders d’opinion  ou sociocommunautaires;

27-le refus ou l’incapacité de solliciter et mettre en valeur l’expertise politique nationale et internationale ;

28-la tendance à caporaliser les leaders d’opinion, les esprits libres et les dépositaires d’expertise dans le parti ;

29-la gestion opaque et secrète de la participation multiforme de la diaspora camerounaise ;

30-l’absence de stratégie concertée, réaliste et pragmatique de mobilisation et de levée de fonds pour la survie du parti ;

31-la faible capacité opérationnelle à mobiliser et à lever les fonds pour conduire les activités du parti ;

32-l’action de mobilisation et de levée de fonds unipersonnelle, secrète et opaque de certains membres du Directoire ;

33-la gestion opaque sur fond de favoritisme et de clientélisme des ressources du parti par une poignée de responsables ;

34-l’absence de contrôle ou d’audit régulier de la gestion financière et matérielle et de reddition de comptes d’autant plus que curieusement les Commissaires aux Comptes n’ont pas été désigné par l  parti ;

35-le dénuement prononcé de certains responsables et cadres du parti qui n’entrent pas dans les faveurs de certains clans et lobbies relationnels.

36-difficultés graves à s’entourer d’un personnel réellement fidèle mais surtout compétent ;

37-difficultés à solliciter une expertise sociale et politique pragmatique, dynamique et prospective ;

38-improvisation permanente sur la gestion quotidienne du parti et de ses principales activités ;

39-difficulté à animer et coordonner de façon ouverte, dynamique et démocratique son personnel-cadre politique en respectant les textes de base et la hiérarchisation administrative en fonction ;

40-faible capacité d’anticipation et navigation à vue sur les grands enjeux et perspectives politiques avec des effets de surprise permanente ;

41-communication occasionnelle, réactionnaire et défensive sur fonds de fébrilité à prendre ses responsabilités dans des situations critiques ;

42-une excessive tendance à la recherche du consensus là où la fermeté est de mise ou recommandée ;

43-difficultés à mobiliser et lever des fonds conséquents pour soutenir le projet politique proposé.

44-l’absence d’une stratégie nationale de campagne connue et partagée au moins par les grands cadres du parti ;

45-l’impréparation généralisée des cadres, militants et populations à la compétition électorale annoncée ;

46-la naïveté et l’inexpérience managériale et stratégique des candidats en matière électorale dans le contexte camerounais ;

47-le désordre et le manque de cohésion dans les différentes équipes de campagne dans les circonscriptions électorales en compétition ;

48-la méconnaissance généralisée des textes régissant l’élection (code électoral) par la plupart des candidats ;

49-l’incapacité des uns et des autres à protéger, à travers une véritable stratégie antifraude, le vote et les voix que les milliers d’électeurs ont accordés aux listes du MRC ;

50-l’insuffisance des moyens financiers, matériels et logistiques nécessaires pour une campagne efficace ;Tant de problèmes nécessitent des vraies assises du parti que nous ne pouvons appeler que par leur vrai nom : UNE CONVENTION EXTRAORDINAIRE DU PARTI.Monsieur le Président National DITES-NOUS, si cette revendication est anti MRC. Nous sommes tout de même surpris que vous ne répondez jamais. Il serait peut-être parfois utile d’exprimer votre opinion par rapport à une requête faite, fut-il même par un seul membre. Le silence a toujours une signification négative, à savoir le mépris des autres.

Monsieur le Président National DITES-NOUS si nous allons enfin avoir votre opinion sur cette requête, fut-il de la déclarer « SANS OBJET ».Toutefois, mes camarades et moi sommes convaincu du bien fondé de notre démarche, sommes déterminés à continuer notre combat jusqu’à avoir gain de cause, fut-il en faisant marcher les militants et sympathisants vers le siège national du parti pour vous déposer officiellement notre pétition/plaidoyer accompagné des signatures collectées soutenant notre action.

Dans l’espoir que vous allez enfin NOUS DIRE votre avis, nous vous prions, Monsieur le Président National, d’accepter nos sincères salutations.

Que vive le MRC

Fait à Yaoundé le : 12 novembre 2013

Pour les camarades

P.O. Fabien Assigana

Membre Fondateur du MRC

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:18

« Je félicite tous mes collaborateurs qui ont effectivement œuvré à l’élaboration de ce guide, notamment l’Inspection Générale, la Direction des Forêts, la Direction de la Promotion de la transformation des produits forestiers, la Brigade Nationale de Contrôle et l’équipe du Projet Observateur Indépendant au Contrôle Forestier et au suivi des Infractions forestières, ainsi que tous les partenaires du secteur qui ont collaboré à la réalisation de cet important outil de travail....

GUIDE 1

Le GUIDE.

...document de référence de tout contrôleur, que j’ai rendu exécutoire par décision n°0680/D/MINFOF/CAB du 28 décembre 2012 » écrit le Ministre  des  Forêts et de la Faune(Minfof) Ngole Philip Ngwese dans la préface du  GUIDE du Contrôleur Forestier adapté à la Stratégie Nationale des Contrôles forestier et Faunique et aux exigences des grilles de légalité de l’APV-FLEGT.

Ce GUIDE est un véritable « Checklist à l’usage du contrôleur forestier ».Il est selon le Minfof un « instrument incontournable de la gestion responsable  et bénéfique des forêts au Cameroun ».Ce GUIDE donne une meilleure définition du Contrôle Forestier, précise  les étapes du contrôle forestier et montre comment se fait la préparation d’une mission de contrôle programme-revue documentaire avant le départ en mission. Il permet d’avoir une bonne compréhension de la Réalisation de la mission de contrôle avec en prime le Canevas du Rapport des missions de contrôle, le suivi de l’exploitation des Rapports de mission-canevas de présentation du sommier des infractions. Le Guide du Contrôleur Forestier a également des parties consacrées aux sigles et abréviations, au glossaire et des Documents de base. Un véritable outil de travail qui a été présenté officiellement au cours d’un atelier le 15 novembre 2013 au jardin Zoologique et Botanique de Mvog-Betsi à Yaoundé.

Selon le Dr. Marie Mbolo, le Chef de Mission du Projet Observateur Indépendant au Contrôle Forestier et au Suivi des Infractions Forestières au Cameroun(Projet mis en œuvre au Cameroun par le consortium AGRECO-CEW), ce Document bilingue(Français et Anglais) est destiné à « tous les usagers », à « ceux qui interviennent dans le domaine forestier dans le domaine de l’exploitation des produits forestiers , que se soit les produis de bois ou les produits autres que le bois qu’on appelle les produits  spéciaux ».

Grace à ce GUIDE les exploitants forestiers vont mieux se préparer  mieux à recevoir les missions de contrôle et à savoir ce sur quoi portera le contrôle ainsi que les éventuelles sanctions. Ce GUIDE concerne également les Organisations de la Société Civile(OSC) qui appuient par exemple les forêts communautaires. La réalisation de ce GUIDE est donc salutaire car il permettra selon le Dr. Marie Mbolo, que « le contrôle forestier se fasse selon les règles de l’art, pour qu’il puisse donner sa contribution exacte aussi bien à la viabilité économique de l’exploitation forestière,  à l’acceptabilité écologique c'est-à-dire  que la forêt reste intacte pour les générations futures et aussi à l’équité sociale pour que le contrôle forestier puisse aider les populations locales à se développer enfin ».

Ce Document est donc  « Une innovation particulière, une grande satisfaction » affirme le Président du Syndicat Forestier, André Jules Ndouga. L’Inspecteur Général du Minfof, Joseph Claude Abena, lui, estime que ce GUIDE est « un instrument important à la profession en général. Car chacun saura sur quoi il est contrôlé, pourquoi il est sanctionné et comment il doit travailler lorsqu’il a la lourde responsabilité de collaborer avec le ministère dans le cadre de l’exploitation forestière ».Joseph Claude Abena ajoute que  ce GUIDE contient « l’ensemble des dispositions qui permettent à chacun de travailler conformément à son cahier de charge lorsqu’il obtient un permis du Ministre des forêts et de la Faune, comment il doit faire pour, à la fois, gagner de l’argent et surtout travailler en toute légalité » car précise t-il « Nous devons travailler dans ces forêts pour les générations actuelles et les Générations à venir ».Il reste maintenant que ce précieux outil de travail soit effectivement mis à la disposition de tous les  acteurs du secteur.

Ericien Pascal Nguiamba

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:04

Le voyage illico du président Ivoirien la semaine dernière n’a pas fini de livrer ses secrets car à côté du motif de ce 89e voyage sur lequel s’intéressait la presse du pays, Oeil d’Afrique a pu être dans le secret du palais pour apprendre une information de taille sur la succession du président. En effet selon notre source à la résidence du chef de l’Etat, ce lundi 11 novembre, juste après le petit déjeuner qu’a partagé le président et quelques-uns des siens don son petit frère Ibrahim Ouattara, le ministre Amadou Gon Coulibaly et le sécurocrate Hamed Bakayoko, s’en est suivi un conciliabule à huit-clos.

L’entretien qui a duré plus d’une vingtaine de minutes a été selon notre source comme une mise au point « arrangée » entre le père et le fils Hambak. Pour donner une forme officielle à sa décision, le président en présence donc de la grande chancelière Henriette Diabaté arrivée un peu plus tard et de la première dame, marraine de toujours du Ministre Bakayoko, a  » gentiment prié » son filleul de laisser Guillaume Soro prendre la tête du parti. Le ministre Bakayoko n’a pas montré de signe de choc après l’annonce de la nouvelle. Cela serait dû peut-être au fait du coaching de sa marraine ces derniers temps, a signifié notre source. Le concerné aurait peut-être été depuis un moment au parfum de cette décision du chef de l’Etat car les deux restaient enfermés ces temps-ci à parlé en aparté, souvent avec « madame » apprend-on. Les raisons officielles de ce choix du président Ouattara porté sur la personne du président de l’assemblée nationale seraient profondes et pleines de sens. En dehors des réseaux de Paris il est soutenu dans l’ombre par deux voix écoutées du président en l’occurrence la grande chancelière et Ibrahim Ouattara, le jeune frère du président. Ils exercent un lobby dans les règles de l’art pour faire admettre à l’entourage présidentiel que le « PAN » reste le pillon idéal pour remplacer le chef. Il a assumé et tenu la face caché de la lutte et ce au risque de sa vie. A cela il faut reconnaitre que la base du RDR reste encore en phase avec l’ancien Fesciste. Le choix de raison est qu’il faut canaliser et caser les anciens Com-zones et combattants qui avec le temps passé restent très proche de Guillaume Soro. Le propulser à la tête du parti après le charismatique mentor reste une reconnaissance de cette famille politique qui lui doit sa prise de pouvoir. Et enfin pour prévenir d’éventuelles poursuites judiciaires de la part des tribunaux internationaux qui comme on le sait varient selon les signes zodiaques des puissances de ce monde. La machine à officialiser Bogotta (nom de lutte de Guillaume soro ) dans le rôle de dauphin est déjà en marche car les jours avenirs il sera à de nouvelles fonctions au sein du parti à la case et désigné comme directeur de campagne pour la réélection du président Ouattara en 2015. Après sa brillante négociation pour être aujourd’hui président de l’hémicycle il est entrain de réussir un autre pari, celui de se rapprocher « un peu plus encore » du fauteuil présidentiel.

http://www.connectionivoirienne.net

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Scores2000
  • : Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique
  • Contact

Profil

  • Sylvain Timamo
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

Recherche

Pages

Liens