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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 11:30
Interview : Dr Ndemmanu Antoine De Padoue, Président National du RDPF-KUMZSE, candidat à la présidentielle de 2018

« Une des actions à mener au lendemain de mon élection à la présidence de la République du Cameroun serait de transformer le pays en 16 régions économiques »

Le Dr Ndemmanu Antoine De Padoue est un économiste originaire de la région de l‘Ouest, administrateur des sociétés et est né le 23 mars 1960 à Douala. Ce globe trotter qui chaque mois parcours les artères des villes et campagnes du Cameroun pour expliquer son projet de société est le président national du parti politique RDPF-KUMZSE crée en 1995. Il est le petit fils de feu Djoumessi Mathias, ancien ministre d’Etat chargé des Etudes et des Affaires réservées sous le président Ahidjo. Après ses études primaires à l’école Saint Kisito de Douala et secondaires au Lycée Polyvalent de Bonaberi, il se rend en France puis en Allemagne pour des études supérieures soldées par un Ph. D en Economie. Après son échange avec les médias à Nkongsamba le 18 mai 2016, il nous a accordé cette interview. Lisez-plutôt.

Pourquoi avez-vous choisi d’être en avance sur le terrain pour votre propagande à la prochaine élection présidentielle au Cameroun ?

Je ne suis pas en campagne électorale, mais plutôt dans le cadre du fonctionnement normal d’un parti politique qui se doit de rencontrer régulièrement ses militants, ses sympathisants, mieux, se structurer et expliquer ses fondamentaux. Lors de mes déplacements dans le Cameroun, je ne peux refuser de me soumettre aux sollicitations des journalistes, des membres de la société civile qui ont besoin d’un éclairage sur les sujets d’actualité.

Dans votre fameuse tournée nationale, vous arborez une robe aux couleurs du pays, mais comportant six étoiles. Qu’est-ce qui explique cet accoutrement peu ordinaire ?

Je suis le premier à démontrer que pour renforcer le patriotisme de nos concitoyens, il faudrait mettre sur pied un ensemble de geste, de fait, de démonstration avec notre drapeau, nos couleurs et l’étoile jaune. Cette étoile qui doit être avec six têtes au lieu de cinq. Avec six étoiles, il y a une expression de l’énergie, de l’ouverture. Mon habillement appelle à l’amour entre les Camerounais, à l’amour de notre cher et beau pays.

Vous serez candidat à la présidentielle prochaine, pensez-vous pouvoir remplir toutes les conditions et surtout pouvoir payer la caution aujourd’hui réévaluée à 30 millions ? Avez-vous suffisamment de militants dans votre parti pour faire face au RDPC et d’autres partis représentés à l’Assemblée nationale.

Le RDPF-KUMZSE a fait son chemin et compte aujourd’hui s’il faut analyser les résultats de la présidentielle de 1997 où nous obtenions plus de 15 000 voix, plus de 6 millions de sympathisants à notre programme. Ceux-ci sont disposés à mettre chacun au moins 5000 FCFA de contribution à notre campagne, et cela dépassera largement les 30 millions de caution pour notre candidature. Le réel problème est la capacité des Camerounais à participer à la campagne électorale le moment venu pour une alternance démocratique, suivi de l’objectivité des médias de service public, complété de l’impartialité de l’organisme en charge de l’élection et enfin de la non ingérence des certaines autorités administratives. Je voudrais également vous dire que beaucoup de militants du RDPC et d’autres partis politiques le moment venu voterons pour notre projet de société. C’est la raison pou laquelle nous le déployons chaque fois que nous en avons l’occasion, deux semaines de campagne se révélant insuffisant pour dire à l’électorat ce qui est bon pour l’ensemble du peuple camerounais.

Qu’avez-vous de spécial à proposer aux populations camerounaise ? Quelle réponse apportez-vous à la problématique de nombreux jeunes camerounais sous employés, au chômage ?

Une des actions à mener au lendemain de mon élection à la présidence de la République du Cameroun serait de transformer le pays en 16 régions économiques. De travailler pour la mise sur pied d’une monnaie forte, de renforcer le système de l’assurance qui passe par l’augmentation des salaires. La prise en compte de tous les entrepreneurs ruraux et commerçants par la création d’un fichier de suivi de leur activité jusqu’à la fin de celle-ci qui mérite un accompagnement jusqu’à leur dernière demeure par l’Etat, etc. Je suis pour un Cameroun meilleur et qui gagne grâce à l’impôt parental, la formation de tous les jeunes de 15 ans à 30 ans et des jeunes techniciens en renforcement des capacités, le tout auto finançable, le crédit bail…

Parlant de la monnaie, pensez-vous que l’heure est venue pour le Cameroun de disposer sa propre monnaie ?

Avoir sa propre monnaie est l’idéale, mais il faudrait d’abord remplir les prérequis pour disposer d’une monnaie, et surtout une monnaie forte. Au Cameroun nous disposons actuellement de moins de 3 millions et demi de comptes bancaires, alors qu’il nous faudrait au moins 10 millions de compte pour être capable d’autofinancer les projets de taille. Imaginez que l’on prélève 100 FCFA par compte, cela donnera 1 milliard qui est une somme importante pour autofinancer un projet important. Donc la marche vers notre monnaie implique au préalable l’éducation à la monnaie, une mobilisation suffisante de l’épargne nationale, le renforcement de l’assurance sociale et d’autres facteurs économiques que nous ne disposons pas encore.

Propos recueillis par Sylvain Timamo et Elong Ngotty - Contact Rédaction : +237 663 956 404

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 11:03
Les élus de Manjo
Les élus de Manjo

En présence de M. OUMAROU ZOULDEY, Sous-préfet de l’arrondissement de Manjo et de MELONG KUETE Rolande qui est cadre d’appui au développement local à la préfecture du Moungo, les comptes de gestion du Maire, du Receveur Municipal et du Comptable matières ont été adoptés par les 23 conseillers municipaux ayant pris part aux travaux le 14 mai 2016.

Ouverts à 12 heures et 22 minutes, l’organe délibérant conduit par Sa Majesté EBAKO Charles a pris moins de deux heures d’horloge pour passer en revue les travaux de cette session. Le budget de la Commune de Manjo présenté par son Secrétaire Général M. KAN JOUS voté en équilibre des recettes et des dépenses à la somme de 404 280 875 FCFA, a subi une augmentation de 89 017 003 FCFA en valeur absolue ; soir 22,01% en valeur relative à cause de la prise en compte des crédits transférés et du BIP. Des ressources propres aux crédits transférés en plus du BIP, il ressort que les recettes de l’exercice 2015 s’élèvent à 265 735 714 en valeur absolue et 65,73% en valeur relative. Les dépenses réalisées jusqu’au 31 janvier 2016 se chiffrent à 179 110 130 FCFA. Selon l’exécutif municipal, « malgré la légère augmentation des recettes propres, la mise en œuvre des projets issus du plan d’investissement annuel, connait un taux global d’exécution de 49 000 000 FCFA en valeur absolue, soit 43,81% en valeur relative. Ce taux est certes insuffisant, mais ce justifie par la forte demande sociale en appui matériel et financier, et beaucoup plus par la mise en œuvre des projets ponctuels nécessaires au bien être des populations ».

Les conseillers municipaux après la lecture des rapports des commissions se sont longuement exprimés sur la baisse des recettes de la Commune, le suivi de l’exécution de certaines infrastructures de base comme les routes et la réhabilitation de l’ancienne «maison du parti» rebaptisée « salle des fêtes de Manjo ». Les recettes selon la Commission des Grands Travaux sont passées de 272 millions à 265 millions alors que l’on peut observer une augmentation des activités commerciales dans l’arrondissement. La commission Jeunesse et Education pour sa part a fait des critiques récurrentes sur les dépenses de fonctionnement représentants 75% des recettes recouvrées alors que seulement 25 % sont allouées aux investissements. Elle s’est interrogée sur le respect de la mercuriale, l’utilisation des carburants et des lubrifiants et la concordance entre les comptes du Maire de du Receveur Municipal… Le Receveur Municipal M. MVOGO NDI Simon Pierre, Cadre contractuel Communal pris en colère a tenté d’y apporter des explications, souvent interrompu par les présidents des commissions. Il a tout de même justifié des difficultés que sont l’éloignement et l’enclavement de certains villages pour le recouvrement, préconisé des solutions pour l’augmentation des recettes comme la création des services à la recette municipale, le remplacement des percepteurs des villages.

Prenant la parole, le Sous-préfet OUMAROU ZOULDEY, très éloquent, a apaisé les intervenants, est revenu sur le rôle du Conseil Municipal, des trois types de contrôle : technique, politique et juridictionnel dans une municipalité. A salué la mobilisation des élites et des populations lors de la tournée du gouverneur. Il a terminé en encourageant les élus sur leurs questionnements et la vivacité des débats, car lorsque Manjo se développe, c’est le Cameroun tout entier qui profite. Les comptes ont été votés par acclamation sous la présidence de M. Alex Stéphane EWANE. Le Maire S.M EBAKO a clôturé la séance et a invité le Conseil à un repas copieux.

Sylvain Timamo à Manjo - Contact Rédaction : +237 663 956 404

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:53
Le Préfet HONA Thomas, le maire et ses deux adjoints
Le Préfet HONA Thomas, le maire et ses deux adjoints

Réunis dans la salle des actes de la municipalité le 13 mai 2016, les conseillers municipaux de la commune de Mbanga ont adopté le compte administratif de l’exercice 2015. Une séance présidée par le Maire LEMBE MBAPPE en présence de la tutelle administrative représentée par le Sous-préfet BASSILEKIN Georges Magloire, du cadre d'appui au développement local à la préfecture de Nkongsamba Mme MELONG KUETE Rolande. Ce compte présente en recettes 311 016 758 FCFA dont 236 603 981 francs de dépenses de fonctionnement et 74 412 783 francs de dépenses d’investissement.

C’est autour de 13 heures et 45 minutes que la séance est ouverte, suite à l’arrivée du Sous-préfet BASSILEKIN Georges Magloire et du cadre d’appui au développement local à la préfecture du Moungo. Dans son propos introductif, le Maire a souligné la pertinence de la gestion de la Commune au cours de l’exercice passé, 12 poches de recettes en hausse, 06 objectifs non atteints faute de moyens financiers. Le budget primitif de l’exercice précédent est de 469 809 380 FCFA et a connu un budget additionnel de 148 082 463 FCFA, soit un total de 617 891 463 FCFA et les recettes de l’exercice sont de l’ordre de 428 213 280 FCFA, soit un taux de réalisation de 69,30 %.

Dans le cadre des dépenses effectuées, le Maire LEMBE MBAPPE a présenté la déclinaison suivante : 311 016 758 FCFA de recettes dont 236 603 981 francs de dépenses de fonctionnent et 74 412 783 francs de dépenses d’investissement. Les recettes propres de la Commune ont servi à l’entretien de l’Hôtel de ville et des espaces pour les usagers, au ramassage des ordures ménagères, à l’achat du matériel comme un groupe électrogène et un kit informatique pour le service de comptabilité, le traitement de plusieurs bourbiers au marché KOMBE et dans les artères de la ville, le reboisement de 4 ha dans la Réserve Forestière de Muyika-Kompina. Sur le plan social, le maire a souligné le paiement et la résorption des dettes CNPS, la participation au cérémonie officielle, l’appui aux activités des jeunes et des personnes âgées, l’effort de guerre contre BOKO-Haram, etc.

Avec les partenaires FEICOM et BAD, la Commune de Mbanga renforce sa capacité en fourniture d’eau dans la zone semi-urbaine et compte construire six complexes « espaces marchand-toilettes publiques », acheter des incinérateurs pour l’hôpital de District et l’Hôpital de l’EEC, construire une décharge municipale, acheter deux camions bennes et une pelle chargeuse.

Lors des débats après la lecture des rapports des commissions, les conseillers municipaux NGUIMGOU Paul Sylvain, TAFADJI Jean Pierre, MINFOUMOU ONGUENE Fidèle et MOUDJAN ALI TCHONG ont longuement questionné le Maire sur les négociations en vue d’acquérir des terrains, le projet de la carrière de sable et certaines recettes importantes non réalisées contenues dans le budget comme les amendes pénales du parquet de Mbanga. Après les explications du Chef Service Technique de la municipalité M. EKWE NKAKE Charlemagne, le Maire a regretté et condamné l’absence de certains parmi délibérants lors des travaux en commission, présenté l’urgence des délibérations visant à négocier les espaces sollicités pour ne pas perdre des financements estimés à plusieurs centaines de millions pour la municipalité avant de conclure qu’il ferait des efforts avec l’appui des autorités pour ses objectifs globaux soient atteints.

M. BASSILEKIN Georges Magloire, Sous-préfet de Mbanga qui représentait le Préfet HONA Thomas empêché a fait de nombreuses précisions et rappels sur les textes en vigueur sur la procédure d’obtention des espaces du domaine national. A recommandé aux conseillers contestataires, particulièrement au super absent MINFOUMOU ONGUENE Fidèle d’entreprendre une démarche auprès des administrés concernés, tous membres de leur parti politique pour trouver des conciliabules en faveur de l’exécution du projet de la décharge municipale.

Avant de lever la séance à 14 heures de l’après midi, le Maître des lieux, le Maire LEMBE MBAPPE a demander aux conseillers municipaux de s’approprier son obsession, celui de mettre Mbanga dans les villes modernes du pays, souci qui passe par la réalisation urgente d’une carrière de sable de haute technologie, la mise en service de la décharge contrôlée de Mbanga, la réhabilitation du stade multisports de Mbanga, la construction des espaces commerciaux, l’achat des engins pour les services techniques, la création des étangs piscicoles, la construction de la fourrière municipale pas pour pénaliser les usagers, mais les dissuader contre le désordre urbain. Il s’est fermement engagé de se rapprocher du parquet de Mbanga pour recouvrer les amendes pénales jamais versé par les autorités judiciaires.

Sylvain Timamo à Mbanga - Contact Rédaction : +237 663 956 404

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 09:22
Culture: L’artiste Ndedi Eyango s’oppose à la fusion entre la CMC et la SOCAM

Un groupe d’artistes réunis autour du Prince des montagnes a donné une conférence de presse hier lundi 9 mai 2016 pour dire non à ce projet.

Après plusieurs décennies de batailles autour de la question du droit d’auteur, les multiples protagonistes ne sont pas prêts à déposer les armes. Ceci malgré quelques tentatives de rapprochement des parties concernées pour sortir de cette crise. En outre, le torchon brule toujours entre Sam Mbendè, PCA de la Cameroon Music Corporation (CMC) et Ndedi Eyango, PCA de la Société Camerounaise de l’Art Musical (SOCAM). Et cette fois-ci au cœur de la bataille, l’éventuelle fusion entre les deux sociétés des droits d’auteur camerounais.

Le quotidien Le Messager, dans sa livraison du mardi 10 mai 2016, en kiosque, indique qu’une quarantaine d’artistes musiciens, au premier rang desquels Ben Decca, Nkotti François, Annie Anzouer, Isnébo, Marthe Zambo, Daniel Ndo, se sont réunis autour de Ndedi Eyango au cours d’une conférence de presse organisée lundi 9 mai 2016. Une conférence dont l’objectif majeur était de dire non à cette prétendue fusion.

Pour l’artiste Boni, représentant des artistes musiciens du Centre, il n’est pas question de se ranger du côté de ceux qui empêchent aux artistes de vivre de leur art. «Les artistes musiciens ne vivent pas de leur métier, nous avons été longtemps roulés dans la farine, il est temps de dire non. Nous ne pouvons pas nous allier à des personnes qui se sont enrichies sur le dos des artistes», tempête-t-il.

En effet, pour le camp Eyango, la CMC a failli aux missions dévolues aux droits d’auteur. En plus, dit-il, la CMC n’a pas d’agrément et ne jouit pas d’une existence légale. Cette rencontre a par ailleurs servi à présenter la nouvelle association des artistes musicien en gestation, le Rassemblement des Artistes Musicien du Cameroun (RAMCAM), compterait à ce jour près de huit cents membres, révèle le journal.

Lore E. Souhe

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 10:41
Visite de travail de Samuel D. IVAHA DIBOUA dans le Moungo : Discours de Sa Majesté Charles EBAKO, Maire de la Commune de Manjo à l’occasion cette tournée de prise de contact et d’animation socioéconomique

Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral ;
Monsieur le Préfet du Département du Moungo ;
Monsieur le Sous-préfet de l’Arrondissement de Manjo ;
Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Nkongsamba ;
Honorables Députés de l’Assemblée Nationale ;
Autorités religieuses et politiques ;
Leurs Majestés les Chefs Traditionnels ;
Elites intérieures et extérieures de l’Arrondissement de Manjo ;
Forces vives de l’Arrondissement de Manjo ;
Distingués invités ;
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs.
Ce n’est plus un secret pour personne, nous nous retrouvons ici et maintenant ce jour sur cette place de fête à l’occasion de la tournée de prise de contact et d’animation socioéconomique du Gouverneur de la Région du Littoral dans le Moungo, une visite entreprise depuis quelques jours dans le Département du Moungo et dont notre arrondissement en est une étape.
En cette circonstance particulièrement solennelle, qu’il me soit permis au nom des populations et des forces vives de notre Arrondissement, de souhaiter une chaleureuse bienvenue à Monsieur le Gouverneur ainsi qu’à la forte délégation qui l’accompagne. Je voudrais également saluer et remercier les populations des villes et villages venues accueillir Monsieur le Gouverneur.
Qu’il me soit aussi permis de saluer les autorités politiques venues magnifier et rehausser l’éclat de l’événement. Enfin, je m’en voudrais de ne pas saluer les autorités traditionnelles et religieuses ici rassemblées pour marquer cette cérémonie du sceau de sacralité et d’historicité.
En effet, Mesdames et Messieurs, distingués invités, l’événement qui nous réunit ce jour, se déroule en ce sacré mois d’Avril au moment où la galaxie de l’an 2016 commence à se consteller. C’est donc une visite importante, une visite qui a un sens, qui vaut son pesant d’or. Elle s’inscrit dans la dynamique d’une administration citoyenne qui voudrait que l’autorité administrative se rapproche des administrés à l’effet de faire l’état des lieux de son territoire de commandement. Voila pourquoi les populations depuis ce matin se sont mobilisées pour accueillir leur illustre hôte.
Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral, votre brillante nomination à la tête de la Région du Littoral aura suscité beaucoup d’intérêt. De l’avis de tous, il s’agit de l’aboutissement d’un travail bien mérité et bien accompli. Des informations de l’opinion des populations de Manjo, il ressort de votre passage à Nkongsamba où elles vous ont vues à pied d’œuvre arpentant avec autorité, efficacité, vigueur et simplicité la cour, les couloirs et les bureaux de la sous-préfecture de Nkongsamba. Le souvenir de votre passage semble exacte, juste, fondé de vrai. Aujourd’hui, on s’accorde à dire non sans conviction que vous avez été effectivement Sous-préfet de Nkongsamba. Le ciel de l’arrondissement de Manjo que vous visitez aujourd’hui n’échappe certainement pas à votre connaissance.
Par ailleurs, il y a lieu de vous rappeler qu’une forte délégation de l’arrondissement de Manjo était présente à Douala lors de votre installation. Une cérémonie grandiose, truculente, agrémentée des chants, des youyous et de la vocalise, baignant dans un décor onirique. Pour tout dire, un événement riche en sons et couleurs réglé à la dimension de votre personnalité.
En se retrouvant massivement cet après-midi sous des lueurs vespérales, il y a donc lieu de comprendre le sentiment des populations de Manjo au respect dû à l’autorité de l’Etat et leur attachement aux valeurs républicaines.
Mesdames et Messieurs, permettez-moi de dresser le portrait de cet arrondissement.
Crée en effet par Décrêt N° 59/23 du 1er Mars 1959, l’arrondissement de Manjo porte encore les stigmates des arrondissements créés avant l’indépendance. Il s’étend sur 305 km2 avec une population estimée à 34 250 habitants. Caractérisé par un cosmopolitisme ambiant qui en fait un ferment d’enrichissement et de brassage socioculturel, l’Arrondissement de Manjo a connu des multiples péripéties. Les populations ici vivent en paix. Le tissu social s’harmonise progressivement, les replis identitaires se désagrègent et sont en recul. La dénomination Manjo faut-il le révéler procède de l’appellation en langue locale Man-Njoh qui signifie le « petit éléphant ».
Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral, l’arrondissement de Manjo compte deux grands cantons : le canton Manehas et le Canton Mouamenam. A la tête de ces cantons trônent deux chefferies supérieures qui ne doivent leur création ni à l’administration coloniale ni aux mutations postcoloniales. C’est dire que ces chefferies ont leur histoire commune propre. Quoiqu’il en soit, ces chefferies appellent à être érigées en chefferie de 1er dégré.
Monsieur le Gouverneur de la région du Littoral, comme vous pouvez le constater, l’Arrondissement de Manjo au relief accidenté, repose sur des terres volcaniques des monts Manengouba et Koupé. L’activité principale de l’Arrondissement de Manjo est essentiellement basée sur l’Agriculture très variée. Ici se produisent le café, le cacao, le palmier à huile, le macabo, le manioc,… etc. Pour tout dire, l’Arrondissement de Manjo constitue un véritable grenier agricole. La population ici est profondément attachée à la terre. Mais leur dynamisme et leurs efforts se heurtent à l’état de délabrement et de dégradation des routes et pistes rurales notamment dans le canton Mouamenam; et la problématique de l’entretien des pistes rurales dans l’arrondissement de Manjo s’apparente à une véritable quadrature du cercle.
Par ailleurs, dans nos nombreux villages, il n’y a pas d’électricité. Ce qui entraîne l’absence des activités économiques. Il en résulte un accroissement de l’exode rural, les villages sont abandonnés, tombent en déshérence et généralement dont figure de villages fantômes.
Sur le plan scolaire, l’arrondissement de Manjo compte de nombreux établissements répartis et disséminés dans les différentes localités. Mais ces écoles font face à des difficultés notamment l’insuffisance infrastructurelle, le manque de personnels, la démotivation des enseignants vacataires pris en charge par les associations des parents d’élèves. Ce qui inéluctablement conduit à des résultats médiocres.
Pour ce qui est des services de santé, il s’observe un manque d’équipements, une insuffisance de personnels, le non fonctionnement de la morgue de l’hôpital de district de Manjo mis en place depuis plus de cinq ans et qui à nos jours tombe en ruine.
Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral, en parcourant les services publics, les problèmes soulevés sont similaires. Il en va aussi de la délégation d’arrondissement de la Jeunesse et de l’Education Civique, de la délégation d’Arrondissement des Sports et de l’Education Physique, de la délégation des Affaires Sociales, des services de la police et de la gendarmerie.
Monsieur le Gouverneur, les besoins certes sont énormes ; mais il y a lieu de reconnaître les efforts du gouvernement à travers des programmes et le processus de décentralisation qui se met progressivement en place.
Sur le plan politique, les partis mènent librement leurs activités dans le respect des lois. Malgré l’implantation de plusieurs partis, le RDPC a littéralement gagné le terrain politique. En effet, l’Arrondissement s’est toujours illustré par son attachement et sa fidélité à la politique du RENOUVEAU. Depuis l’avènement du multipartisme, les ambitions légitimes que nourrissent les militants connaissent des frustrations. Manjo en effet n’a ni Député ni Sénateur.
Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral, votre visite vient à point nommé dans ce contexte où nos confrères de l’extrême-Nord sont victimes des actes d’agression, et l’intégrité de notre territoire mis à mal. En effet, il nous souvient il y a quelques mois, un digne fils de l’arrondissement de Manjo, un vaillant soldat est tombé à la fleur de son âge sous le coup des actes de barbarie, de terrorisme, de sauvageries perpétrées par la secte BOKO HARAM. Comme l’ensemble des camerounais, les populations de l’arrondissement de Manjo réitèrent leur soutien aux forces armées camerounaises et à Son Excellence Paul BIYA, Président de la République, Chef Suprême des Armées et cela dans l’espoir que cette guerre asymétrique prenne fin.
Pour que vive l’arrondissement de Manjo ;
Pour que vive le Département du Moungo ;
Pour que vive la Région du Littoral ;
Pour que vive le Cameroun et son illustre Chef, le Président Paul BIYA.
Manjo, le 06 avril 2016 - Contact Rédaction : +237 663956404/678894092 email:sylvaintimamo@gmail.com

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 09:53

Suite à la Visite d'Amitié et de Travail effectuée par Son Excellence, Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria en République du Cameroun du 29 au 30 Juillet 2015 et à l'acceptation de l'invitation de son homologue nigérian, Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, a effectué, du 3 au 4 mai 2016, une visite d'Etat en République Fédérale du .Nigeria, en compagnie de son épouse, Madame Chantal Biya et d'une délégation de hauts responsables du gouvernement.

2. Cette visite s'inscrit dans le cadre du renforcement des excellentes relations historiques d'amitié, de fraternité et de bon voisinage qui existent déjà entre le Cameroun et le Nigeria.

3. A son arrivée à l'Aéroport international Dr Nnamdi Azikiwe, Abuja, Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun a été accueilli par Son Excellence, M. le Vice-président du Nigeria, le Professeur Yemi Osinbajo.

4. Le Ministre en charge du Territoire de la capitale fédérale a remis à Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, les clés de la ville d'Abuja en guise de geste de chaleureuse bienvenue dans la ville.

5. En son nom personnel et celui du gouvernement et des populations du Nigeria, Son Excellence Muhammadu Buhari, Président de la République Fédérale du Nigeria, a accueilli son homologue sur le parvis du Palais présidentiel, au cours d'une cérémonie marquée par l'inspection de la Garde d'Honneur et le tir de 21 coups de canon.

6. Les deux Présidents ont eu un tête-à-tête dans une atmosphère empreinte d'amitié et de fraternité et ont fait un large tour d'horizon sur des questions bilatérales, régionales et internationales. Ils ont suivi le compte-rendu de la réunion bilatérale entre les hauts responsables des deux pays.

7. S'agissant des questions de sécurité, les deux Présidents ont noté avec satisfaction les succès obtenus jusqu'à présent dans la lutte contre l'insurrection de Boko Haram et ont condamné les activités meurtrières perpétrées par ce groupe dans les deux pays et les autres pays du Bassin du lac Tchad.

8. Les deux Présidents ont salué les efforts déployés par les armées camerounaise et nigériane dans le cadre de la Force Multinationale Mixte, en particulier les deux opérations conjointes, couronnées de succès, menées récemment à Ngoshe et Kumshe, à l'intérieur du territoire nigérian et les opérations de déminage en cours menées par les militaires des deux pays, afin de mettre un terme aux activités des terroristes.

www.score2000.info - Contact Rédaction :+237 663 956 404

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 16:59
Fuite d’un agent du Centre Divisionnaire des impôts de Nkongsamba-Littoral : Tchouametieu Fredy Alain accusé de détournement de deniers publics

Comment un jeune homme à la carrière administrative prometteuse a succombé aux charmes et plaisirs de l’Argent-Roi au point de devenir un fugitif pisté par la force publique camerounaise ?

Selon des sources bien introduites, ce serait en fin de semaine du 11 au 17 avril 2016 que le Chef de Centre divisionnaire des Impôts de Nkongsamba aurait constaté l’absence inhabituelle de M. Tchouamatieu Fredy Alain, contractuel d’administration à son poste de caissier. Joint au téléphone par son chef, l’intéressé aurait dit être malade. C’est alors qu’il l’aurait souhaité « prompt rétablissement » exprimant au même moment, le vœu de le revoir dans les plus brefs délais. Surtout que sa fonction est sensible. En effet, il représentait le trésor public dans ce démembrement des impôts où il encaissait l’argent des contribuables qu’il reversait à la trésorerie générale de Nkongsamba. Le Chef de centre ignorait encore que «Fredy» comme l’appelle affectueusement ses collègues et amis, était déjà entrain de mettre en œuvre son plan de fuite à « l’anglaise » non sans, le soupçonne-t-on « avoir fait main basse sur les deniers publics » dont il était au quotidien, le gardien de transit. C’est seulement lundi 18 avril 2016, que le pot aux roses sera découvert ; partant de la suspicion entretenue par la vue de son bureau fermé à clé et son téléphone qui tombait au répondeur.

Approché par la rédaction pour savoir davantage sur cette affaire et surtout le préjudice financier réel qu’il aurait causé, le chef de centre a précisé « qu’il n’avait rien à ajouter sur ce qui est déjà connu » ; au même moment, les enquêtes seraient ouvertes et la force publique a été lancée à ses trousses. Toutefois, cette nouvelle comme une trainée de poudre, s’est répandue dans les chaumières. Chacun y allant de sa petite histoire, surtout que M. Tchouamatieu Fredy Alain n’était pas quelqu’un qui passait inaperçu. Car il menait au vue et au su de tous, un train de vie princier amplement au dessus des revenus d’un agent de l’Etat de sa fonction. Ce style de vie aurait pu normalement attirer l’attention de sa hiérarchie ou de l’autorité judiciaire qui aurait pris des mesures appropriées pour arrêter la saignée. Malheureusement, au Cameroun, le détournement des deniers publics et l’enrichissement illicite sont presque toujours réprimés en aval, c’est-à-dire après que le forfait ait eu lieu. Or, la répression systématique et préventive en amont aurait réglé ou tout au moins dissuadé quelques uns de se donner certaines libertés avec la fortune publique. Elle devrait commencer avec l’application de l’article 66 de la constitution sur la déclaration des biens et l’on devrait aussi exiger des citoyens la déclaration annuelle de leurs revenus.

Parce que ce type d’agent n’est pas un cas isolé dans la fonction publique camerounaise ; et l’on peut comprendre que beaucoup par peur de scier la branche sur laquelle eux-mêmes sont assis, pratiquent l’omerta pendant que l’argent du contribuable continue d’être détourné silencieusement à des fins personnels. Pendant ce temps, les enfants s’asseyent à même le sol dans les salles de classe, les hôpitaux n’ont pas de plateaux techniques pour prendre en charge les malades, l’eau qui coule dans les robinets est imbuvable et nos routes sont parsemées de nids de poule qui tuent des milliers d’usagers…

Motesquieu/Conscience N°015

Contact Rédaction : +237 663956404 / 699451920

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 16:56
Un présumé escroc aux arrêts à Nkongsamba 2ème : Olinga Jean Bertrand se faisait passer pour démarcheur du Port en eau profonde de Kribi

En moins de trois mois, une opération menée par les éléments du commissariat du 2ème arrondissement à Nkongsamba a une fois de plus porté des fruits avec l’interpellation d’un présumé escroc qui a fait de nombreuses victimes.

Olinga Jean Bertrand puisqu’il s’agit de lui se faisait passer pour un «octroyeurs d’emploi » aux jeunes gens à la quête de cette précieuse arme qui nous éloigne du vice, de l’ennui et du besoin. Dans ses allégations les plus convaincantes devant ses nombreuses proies, il rassurait d’un poste certain à la réouverture du Port en eau profonde de Kribi, un rêve pour les nombreuses victimes qui après plusieurs mois n’ont jamais aperçu ce dernier et encore moins une suite aux différents dossiers constitués.

Après plusieurs plaintes déposées à la sous-préfecture de Nkongsamba 2ème où le garant des lieux, M. ETTA BOKAYA ASHU a rapidement confié l’affaire aux éléments du commissariat de Nkongsamba 2ème. Une enquête a aussitôt été ouverte ; ce qui a permis de mettre la main sur M. Olinga Jean Bertrand alors que ce dernier s’apprêtait à prendre part à un examen de permis de conduire à l’espace réservé par le bureau des transports du Moungo… Après son interpellation, il aurait été soupçonné de se mouler parmi les candidats au permis de conduire pour faire d’autres victimes…

Interrogé par l’équipe conduite par le Commissaire de police du 2ème arrondissement M. ASSIE MBIDA Urbain, « le pourvoyeur d’emploi » n’a pas manqué d’avouer les faits qui lui sont reprochés, tout en demandant les excuses.

Pour mettre un terme à ce phénomène et de faire comprendre la leçon de vigilance à chacun, ce présumé escroc a été conduit devant le Procureur de République le 27 avril 2016 où il répondra aux conséquences de ses actes.

Apollinaire Kameni/CP - Contact Rédaction : +237 663956404 / 699451920

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:09
Activités du Régiment d’Artillerie Sol Sol :Remise des épaulettes et prise de fonction officielle du Colonel Mebebe Jean Michel

Comme de tradition, nos forces de défenses étaient à l’honneur le 1er avril 2016, à la faveur de la traditionnelle cérémonie de remise des épaulettes aux personnels non officiers au titre des avancements trimestriels dans la “Grande muette”.

Du côté de Nkongsamba, la cérémonie était couplée à la prise de commandement officielle du Colonel Jean Michel MEBEBE, comme COMRASS (Commandant du Régiment d’Artillerie Sol-Sol) de Nkongsamba. Cérémonie placée sous la présidence du Général de division SALI MOHAMADOU, Commandant de la Région Militaire Inter-Armée n°2, en présence du Préfet du Département du Moungo Thomas HONA et des autorités judiciaires, politiques, religieuses et traditionnelles.

La cérémonie empreinte de solennité dans la tradition militaire, démarre aux environs de 10h10mn avec l’arrivée sur la place de fêtes de Nkongsamba du Général de Division SALI MOHAMADOU COMREMIA2, qu’accompagnait le Préfet du Moungo. Après la levée des couleurs, la revue des troupes et la présentation des corps constitués, les deux personnalités regagnent la tribune officielle. Après le rituel traditionnel d’installation du Commandant d’Armes de la place tel que la rappelé le COMREMIA, il précisera aux troupes l’obéissance, le respect, l’observance des lois de la République dans la discipline militaire. La prise de commandement signée le 23 mars 2016 par le MINDEF M. JOSEPH BETI ASSOMO.

Ils étaient au total 04 les promus. A savoir 01 Adjudant-Chef, 01 Adjudant et 02 Sergent-Chefs faisant partie des avancements en grade signés du MINDEF 23 Février 2016. Passé le rituel de remise des épaulettes par les parrains et la remise des bouquets de fleurs par les proches, les photos de famille ont ponctué la cérémonie riche en sons et couleurs, après le défilé des troupes composé de 01 carré de la Gendarmerie Nationale, 04 carrés de l’Armée de terre, 01 carré des sapeurs pompiers et 01 carré de la police.

Ngotcho Ngambo Louis Marie/Cp - Contact Rédaction : +237 663956404

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:06
Visite du Gouverneur Ivaha Diboua à Nkongsamba : Mise en garde des fonctionnaires contre l'abandon de poste et vagabondage

LE GOUVERNEUR DE LA RÉGION DU LITTORAL, M. SAMUEL DIEUDONNÉ IVAHA DIBOUA, LORS DE SON DERNIER SÉJOUR DE TRAVAIL DANS LE MOUNGO A MIS EN GARDE LES FONCTIONNAIRES CONTRE LE PHÉNOMÈNE D’ABANDON DE POSTE ET DE RANÇONNEMENT DES USAGERS DANS LE SERVICE PUBLIC

Le service public au Cameroun demeure affecté par des pratiques qui laissent l’usager final, le citoyen lambda, sous sa faim. Le gouverneur de la région du littoral, M. Samuel Dieudonné Ivaha Diboua lors de sa dernière tournée dans le Moungo, du 04 au 08 avril 2016 en a fait de nombreuses remarques dans le volet administratif de son allocution dont deux ont semblé sortir du lot.

La première remarque, c’est l’abandon du poste ou la désertion par certains fonctionnaires lorsqu’ils ne sont pas affectés dans les grandes villes comme Douala, Yaoundé, Bafoussam, etc. il ressort des propos du Gouverneur que certains fonctionnaires qui émargent pourtant sur le budget de l’Etat, font feu de tout bois pour éviter leur poste d’affectation. Pourtant, comme il le dit si bien à propos « un fonctionnaire doit aller partout… ». Et précise « je vais y veiller ». Les secteurs de l’éducation et de la santé sont les plus touchés par ce fléau, véritable paradoxe visible entre le nombre d’affectations effectives et les présences effectives sur le lieu d’affectation de ces techniciens de santé ou seigneurs de la craie qui sortent de nos institutions publiques de formation.

La deuxième remarque est le rançonnement des usagers lorsque ceux-ci demandent le service des fonctionnaires : qui pour la signature d’un acte de naissance, qui pour une déclaration de manifestation publique,… Alors que les pièces requises sont fournis et parfois les timbres fiscaux ou communaux y sont collés, ces fonctionnaires font expressément trainés ou les rejettent pour des raisons infondées.

Tout cela pour contraindre l’usager à verser une somme dite « en vigueur » et cela sans reçu au vue et au su de la hiérarchie qui ne dit rien. A ceux-là, le gouverneur dit « si tu es payé par mois pour signer les actes de naissance, tu dois les signer. Gratuitement ! Gratuitement ! Gratuitement ! »

Interrogés sur ces deux remarques, certains fonctionnaires concernés avancent pour se justifier l’éloignement de leur famille, l’enclavement de certaines zones, les conditions de vie et de travail difficile, etc. Des éventualités pourtant parfois connues à l’avance par les concernés qui n’avaient au moment de leur intégration à la fonction publique, fait aucunes réserves. C’est d’ailleurs pour cette raison que chacun rédige la fameuse formule « j’ai l’honneur… » et que dès l’entrée dans la fonction publique, le fonctionnaire prend l’engagement de servir les usagers gratuitement et partout ou besoin s’impose dans le pays.

Mais leurs agissements après l’obtention du matricule (sésame) les éloignent de leurs missions régaliennes. Nombreux préfèrent rester en ville et d’y mener d’autres activités parallèles, ou transformer leurs bureaux en comptoirs commerciaux pour à la fin du mois s’aligner devant le guichet des banques pour toucher un salaire dont la contrepartie en travail n’a guère été effectuée. A ce sujet, le gouverneur du Littoral a été sans concession « l’administration, c’est servir et non se servir ».

Hemingway/Conscience

Entretien avec Sa Majesté Ebako Charles, Maire de la Commune de Manjo

Le passage du gouverneur de la région du Littoral a été l’occasion pour de nombreuses élites de s’exprimer sur des sujets importants, nous avons rencontré S.M. Ebako Charles, Maire de la Commune de Manjo et chef supérieur du canton Mouamenam..

Pourriez-vous nous dire si vos attentes lors du passage du Gouverneur dans votre arrondissement ont été comblées ?

S.M. Ebako Charles : La tournée économique d’une haute autorité de l’état à la base permet de prendre connaissance des réalités locales et de donner des réponses aux questionnements des administrés. Le passage du Gouverneur Samuel Dieudonné IVAHA DIBOUA à Manjo nous a comblé et nous pensons que les préoccupations qui n’ont pas reçues des réponses immédiates trouveront des réponses plus tard.

Pensez-vous que l’administration œuvre véritablement à résoudre les problèmes de l’arrondissement de Manjo, depuis que vous occupez la fonction de premier magistrat municipal ?

Oui, je le pense véritablement. Manjo, arrondissement créé par Décret no 59/23 du 1er mars 1959 et qui comte plus de 35 000 habitants aujourd’hui vivant sur 305 km2, dans le cadre de ses besoins prioritaires a vu les forces de police et de gendarmerie installées dans son quotidien. Reste que le nombre d’hommes affectés aux tâches est insuffisamment et je l’ai bien mentionné dans mon discours, nous voulons une augmentation des effectifs des hommes en tenue pour faire face l’insécurité grandissante. Le gouverneur accompagné de tous les sectoriels régionaux a bien pris note.

De toutes vos demandes formulées à l’endroit du Gouverneur, quelles sont celles qui vous paraissent les plus urgentes ?

Pour accompagner les pouvoirs publics dans l’atteinte des objectifs de l’émergence du Cameroun, il serait utile que nos populations qui vivent sur les terres volcaniques des monts Manengouba et Koupé bénéficient de l’entretien du réseau routier pour faciliter le transport des produits agricoles vers les grandes zones de consommation, l’obtention en quantité suffisante des engrais et enfin l’électrification de nos villages qui connaissent l’exode rural, villages qui tombent en déshérence et généralement font figure de villages fantômes.

Propos recueillis par sylvain Timamo

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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