Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 10:32

« L’homme de l’opération toile d’araignée à Melong »

Lorsque vous arrivez à Melong, vous avez l’agréable plaisir de rencontrer des jeunes à la tache, ils font un peu de tout, se mettent en condition pour vous rendre service. Mais un cas particulier se dégage. MBELLA ETAME Romain est un membre du Conseil National de la Jeunesse, mais aussi un serviteur de la Mairie de Melong, pour ne pas dire « un Homme de confiance du Maire KUETE Jean ». Il se retrouve à plusieurs taches… dans l’utile et l’agréable. Nous l’avons interrogé sur ce qui lui donne autant d’énergie. Lisez-plutôt!

Scores2000 : Vous êtes un jeune à tout faire à Melong, puisque l’on vous retrouve à toutes les tâches ? Expliquez-vous ?

MBELLA ETAME Romain : J’ai le plaisir de travailler auprès des acteurs principaux de la Mairie de Melong parce que j’ai l’espoir que les choses vont changer. Les routes et pistes villageoises sont transformées, les ordures enlevées régulièrement, le stade de football réhabilité, les jeunes au travail. Que demander de mieux. Ceci est avant tout l’œuvre d’un homme, le Maire KUETE Jean qui impulse une nouvelle dynamique. Pour le stage de vacance, il a fait recruter 81 jeunes en juillet et près de 75 en août. Ces jeunes nettoient les édifices administratifs, la place du marché, les conduits des rues principales, plantent du gazon au stade municipal, chassent les emballages plastiques. Melong est aujourd’hui la ville la plus propre du Littoral. Nous nous attaquons bientôt aux toiles d’araignées des bâtiments administratifs. Dans la propreté des bâtiments des communes et autres, on oublie souvent de soulever la tête. Je lance l’opération toile d’araignée à la Mairie, sous-préfecture et délégations d’arrondissements pour jours qui restent aux stagiaires.

Vous n’allez tout de même pas prendre des décisions àn la place du Maire ?

Notre Maire, M. Kuete Jean est un homme bon, il écoute ses collaborateurs et ses amis, il est au courant et impulse d’ailleurs les meilleures idées. Il pense que tout le monde doit bien faire ce qui est utile, prendre des responsabilités. Il est intervenu il y a quelques jours pour que les populations de Melong ne soufrent pas de la panne technique du château d’eau de Ngalle. Après diagnostic des techniciens qui demandaient un délais d’un mois pour faire venir des appareils de rechange, il a lui disposé son groupe électrogène et déplacé des techniciens pour venir remettre en activité le château d’eau. En trois jours, il a résolu un problème qui en demandait quarante cinq.

Informations traitées par Lijouom Chetou

Réaction des stagiaires de la commune de Melong

Tchamasse Kelline Sandra (PA4, collège Tchoumou de Melong)

C’est avec plaisir que je me suis engagée au stage de vacance de la Commune de Melong. Nous parlions déjà bien à l’école des actions du Maire, la ville change et j’ai voulu donner ma participation à la construction de l’édifice.

Ngoh Epoh Michelle Gaëlle (2nde C, Lycée Koabang Olafamba)

C’est pour acheter des livres que je me suis engagé pour le stage, informé par mon grand frère. Nous savons qu’à la fin, le Maire KUETE Jean qui est généreux nous apportera un appui pour la rentrée scolaire

Kamaleu Emakoua (2ndC, Lycée de Melong)

Le stage n’est pas une partie de repos, M. MBELLA Romain nous fait travailler tous les jours, vous n’avez même pas l’occasion de causer avec les copines. Je ne dis pas que c’est mauvais parce que je m’habitue au travail d’intérêt général. A la fin du stage, je vais aider mes parents en payant quelques fournitures avec la paie que la Commune va nous donner.

Informations traitées par Lijouom Chetou - Contact Rédaction : +237 663 956 404

Partager cet article
Repost0
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 09:38

Mbanga ville du département du Moungo qui bouge, avec une augmentation de sa population, fait face aux problèmes de la modernité. Bien que le Maire LEMBE MBAPPE et le député MBAPTE Jean-Baptiste fassent des efforts pour améliorer le train de vie des populations, il y a tout de même des urgences à souligner. C’est dans cette optique que nous avons rencontré un acteur de la scène. DONCHIi Dieudonné, Chef de 3ème degré, quartier 8 selon l’Arrêté Préfectoral n°15/AP/C16/BASC du 17012003 est membre de la société civile, mais reconnu comme un Home d’action qui travaille tant pour le changement des mentalités que des infrastructures à Mbanga.

Scores2000 : Vous avez été maître d’œuvre d’une action de reboisement dans votre ville. Quelles étaient vos motivations ?

DONCHI Dieudonné : Nous voulions juste faire de la propreté dans nos quartiers et sensibiliser les populations sur les dangers de la désertification. Cette action a été complétée par le planting de 150 arbres à ombre. Dans la suite du délégué départemental de l’environnement du Moungo, nous avons invité les jeunes à ne pas stocker les ordures partout, surtout les déchets plastiques. En saison sèche à Mbanga règne une chaleur torride, nous avons besoin de fraicheur et d’ombre.

Quelles sont les autres actions urgentes à mener à Mbanga ?

Notre maire pour qui nous avons beaucoup de respect est mieux placé pour répondre à cette question. Je voudrais tout de même, pour quelqu’un qui a vécu longtemps dans cette ville et qui est en contact permanent avec vieux et jeunes dire que nous avons dans l’urgence besoin de l’extension des réseaux d’eau et d’électricité. Les nouveaux quartiers sont créés, mais les populations elles-mêmes de battent pour l’extension de l’électricité, ce qui fait que la "tension" n’est plus bonne. ENEO devrait déjà penser à dinstaller de nouveaux transformateurs.

Et pour le désordre urbain questionné dans un de vos discours ?

Il faut lutter énergétiquement contre le désordre urbain. Les nouveaux arrivé ne doivent pas construire de manière anarchique, en ne prévoyant pas les passages pour ceux qui s’installerons après, il faut faire des grandes routes parallèles dans les quartiers. Heureusement, un plan d’urbanisation la ville est en cours et nous souhaitons juste que les opinions des chefs de quartier soient prises en compte.

Les médias on beaucoup parlé des problèmes d’eau potable à Mbanga. Après les actions du Maire et du député, voyez-vous le bout du tunnel ?

Leurs interventions ont été bonnes, mais, il faut faire plus, ce que l’église catholique à fait est un apport significatif, en faisant des puits et fontaines traditionnelles dans quelques quartiers. Le député également a fait fonctionner cinq forages, seulement, il y a une question de choix de site. Nous attendons que la société en charge de l’eau lance une campagne de branchement spécial à Mbanga, avec des prix acceptable, en favorisant l’extension aux ménages les plus démunis.

Propos recueillis par Sylvain Timamo à Mbanga - Contact Rédaction : +237 663 956 404

Partager cet article
Repost0
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 09:04

Une ère nouvelle commence à Maroua

C’est le 07 août dernier, devant un parterre des membres de la Cour d’Appel de l’Extrême- Nord que 11 nouveaux experts judiciaires dans des disciplines différentes ont prêté serment. Cérémonie présidée entre 11H15 et 14 heures par le Président des céans, le magistrat FONKWE FONGANG Joseph.

Cette cérémonie fait partie d’une suite logique enclenchée par le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, désignant des camerounais experts près des juridictions de la Cour d’Appel de l’Extrême-Nord à la suite du procès-verbal de délibération n°35/CAB/PCA/MRA du 07 janvier 2015.

Après les formalités ‘usage, le réquisitoire du Procureur Général M. BELPORO Joseph, les onze experts ont prêté serment. On note ainsi l’application de l’Arrêté n°229/MJ/SG/DAG/SDP/PNM du 07/07/15. Ces experts sont spécialisés pour certains dans plusieurs domaines, de l’immobilier, de la médecine, des cachets et sceaux officiels, etc. Les curieux à la Cours d’Appel de Maroua ont découvert un Pasteur, le Révérend Emmanuel NOUMSI de l’Eglise Evangélique du Cameroun, fondateur et Directeur des Ets Graveurs et Imprimeries Modernes le Millénium qui a impressionné par l’originalité de sa démarche. Ce dernier est également expert auprès des Cours d’Appel du Centre, de l’Ouest et du Sud.

Selon Me FOUDA Thomas Joël, Conseil en propriété intellectuelle, « Un expert judiciaire est un professionnel ayant des connaissances techniques avérées dans son domaine de compétence, et dont lavis technique est sollicité soit d’office par le juge, soit à la demande d’une partie au procès ». Ce qui augure une nouvelle ère dans la justice camerounaise avec des verdicts qui sont souvent contestés.

Au Cameroun, l’expertise judiciaire tire ses fondements juridiques de plusieurs textes dont les plus connus sont :

  • Le code de procédure civile et commercial ;
  • Le code de procédure pénale ;
  • La loi n°90/037 du 10 août 1990, relative à l’exercice et à l’organisation de la profession d’expert technique et son décret d’application n°92/238/PM du 24 juin 1992 ;
  • L’accord portant révision de l’accord de Bangui du 02 Mars 1977 portant création d’une Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) ;
  • Le décret n°60/251 du 31 Décembre 1960, fixant les modalités d’établissement des listes d’experts, syndics de faillite, liquidateurs judiciaires, administrateurs des biens et commissaires aux comptes.

La journée s'est terminée par un repas copieux offert par les organisateurs de la cérémonie devant un cordon de sécurité.

Israël Matakoutgnigi/CP - Contact Rédaction : +237 663 956 404

NOMS ET PRÉNOMS

TÉLÉPHONE

EMAIL

01

MTAKWE Thomas

696189716

674313906

697836689

k1hourza@gmail.com

mtakwe@s-intel.com

02

DANSO Daniel

699782272

674985402

dansodaniel@yahoo.fr

03

CHOUAFFI TIETCHAK Appolinaire

690154646

654299191

chouaffia@yahoo.fr

04

NGBWA NDONGO René

694506550

650994762

renengbwa@yahoo.fr

05

KADANDJI André

677958128

696475543

kadandji@gmail.com

assirbou@yahoo.fr

06

TCHOUPE Guy Marius

699562558

650763379

tchoupenmg@yahoo.fr

gtchoupe@ecobank.com

07

Rev. Emmanuel NOUMSI

677753229

derprea_ong@yahoo.fr

08

Daniel MOUKOURI

699830054

moukouri1@yahoo.fr

09

NYA FINKE Charles Victorien

699590423

675807122

charles_nya@yahoo.fr

10

BWELE Paul

697428450

677410118

tonton_chaps@yahoo.fr

11

EKANI EKANI Gérald

679152963

699810144

ekaniekani@yahoo.fr

Partager cet article
Repost0
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 11:03
Dr.Armand NGHEMKAP, la compétence au service de l'humanité
Dr.Armand NGHEMKAP, la compétence au service de l'humanité

Voici les causes, les facteurs de risque, les conséquences et les moyens de prévention des AVC que nous livre le Docteur Armand Nghemkap, médecin urgentiste établi et exerçant en France.

Docteur NGHEMKAP Armand bonjour, selon vous, pourquoi les AVC tuent tant de Camerounais ?

Les Camerounais meurent d’AVC surtout par ignorance. Le manque de moyens financiers et de structures techniques hospitalières dignes de ce nom sont des causes non négligeables mais je pense personnellement qu’il faut d’abord sensibiliser les masses populaires au dépistage précoce des facteurs de risque d’AVC et à la reconnaissance des signes annonciateurs ou signes d’alerte d’un Accident Vasculaire Cérébral encore appelé Attaque Cérébrale ou AVC.

Docteur, quels sont ces facteurs de risque d’AVC que les Camerounais doivent savoir dépister ?

Dr NGHEMKAP Armand : Il y en a plusieurs mais je pense que l’Hypertension artérielle (HTA) est le facteur de risque prédominant à connaître et à dépister précocement car c’est le facteur de risque qu’on retrouve chez plus de 80 % des personnes qui ont fait un AVC au Cameroun. Il y a d’autres facteurs de risque à dépister précocement tels que le diabète, la prédisposition à l’obésité, les désordres lipidiques tels que l’hypercholestérolémie, la tendance à la sédentarité, l’état de stress permanent, la tendance au tabagisme, l’alcoolisme et j’en passe.

Quels sont les signes annonciateurs d’un AVC qui devraient inquiéter et alerter tout Camerounais ?

Il en existe là aussi plusieurs, mais je souhaite que vos lecteurs retiennent les Cinq principaux qui sont :

La Paralysie d’une partie du corps qui peut être une paralysie du visage (Paralysie Faciale) ou d’un membre. Cette paralysie se manifeste très souvent par l’apparition d’une faiblesse au niveau de la région corporelle touchée.

Les Troubles du Langage avec une difficulté ou une impossibilité à articuler les mots. La personne sera par exemple incapable de vous répéter que « le ciel est bleu ».

Les Troubles de l’Equilibre avec une impossibilité de se tenir debout, ou une sensation de vertige ou encore une sensation d’être saoul alors qu’on n’a pas consommé une seule goutte d’alcool.

Les Troubles de la Vision avec l’apparition brutale d’une amputation du champ visuel ou d’une vision floue par baisse brutale de l’acuité visuelle.

Les Céphalées Brutales et Inhabituelles qui apparaissent comme « un coup de tonnerre dans un ciel serein ».

Il faut préciser à vos lecteurs que tout trouble de ce type de survenue brutale et inhabituelle doit immédiatement amener le concerné à consulter en toute Urgence un Médecin.

Que conseillez-vous donc pour une meilleure prise en charge au niveau du Cameroun?

Je pense que pour une meilleure prise en charge des AVC au Cameroun, au lieu de recourir à des évacuations sanitaires qui ne peuvent être organisées dans les 3 heures requises pour une meilleure prise en charge médicale, des solutions plus économiques existent. En dehors de la sensibilisation des masses populaires au dépistage précoce des facteurs de risque et la vulgarisation de la reconnaissance des signes d’alerte, les pouvoirs publics devraient adopter une politique de modernisation des infrastructures médicales et de développement des plateaux techniques de haut niveau en matière de diagnostic et de prise en charge thérapeutique des AVC au Cameroun.

Mais que conseillez-vous plus précisément aux Camerounais en guise de conclusion de cet entretien ?

Afin de réduire le risque de survenue d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC), je conseille très souvent à mes patients 10 actions :

Avoir une bonne hygiène alimentaire avec une alimentation saine et équilibrée en glucides, protéines et lipides. Cette alimentation doit être surtout pauvre en sel et riche en fruits et légumes. Ce qui permet de diminuer le risque de survenue d’une HTA, d’un Diabète, d’une Hypercholestérolémie, et d’une Obésité. Une tasse de café quotidienne est également conseillée car elle réduit de 20 % le risque de survenue d ‘un AVC.

Avoir une activité physique régulière et quotidienne afin de lutter contre la sédentarité et ses conséquences qui sont la surcharge pondérale et l’obésité.

Surveiller régulièrement sa Tension artérielle. Ce qui permet de dépister précocement une HTA silencieuse.

Contrôler régulièrement son taux de glycémie dans le but de dépister très rapidement un Diabète sous-jacent

Surveiller son taux de cholestérol afin de dépister précocement une Dyslipidémie sous-jacente.

Surveiller régulièrement son poids dans l’optique de détecter précocement une surcharge pondérale.

Ne pas fumer.

Eviter de consommer de l’alcool sans modération.

Eviter les situations de stress.

Consulter au moins une fois par an son Médecin, si on a plus de 45 ans, afin de dépister une arythmie cardiaque sous-jacente.

Interview réalisée par Ericien Pascal Nguiamba/Cp - Source : yaoundeinfos.com

Le Docteur Armand NGHEMKAP, fils de Pasteur est né le 12 mai 1965 à Yaoundé capitale du Cameroun de NGNIGUE François René et de YOUMBI Pauline. Ses parents s’installent dans la ville de BELABO, à l’Est du pays alors qu’il n’est qu’âgé de 5 ans. C’est ainsi que sa scolarité débute à l’Ecole Publique de BELABO pour se poursuivre au Lycée Classique de BERTOUA où il obtient son baccalauréat série D en 1984 avec mention.

Après une année d’études dans le département des Sciences de la Nature et de la Terre de la Faculté des Sciences de l’Université de YAOUNDE, le Docteur Armand NGHEMKAP s’envole le 21 septembre 1985 en France pour suivre des Etudes médicales à la Faculté de Médecine de NANCY où il réussira brillamment le concours de PCEM1 malgré un changement d’environnement, le dépaysement, l’hiver rude ambiante et … le blues du pays.

Il y soutiendra quelques années après, son Doctorat en Médecine, avec une mention Très Honorable, les Félicitations du jury et la publication de sa thèse sur le thème « LES SEPTICEMIES A GEOTRICHUM CAPITATUM APRES GREFFE DE MOELLE OSSEUSE ».

Partager cet article
Repost0
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 09:20
Abdoulaye Miskine, leader Centrafricain (FDPC)
Abdoulaye Miskine, leader Centrafricain (FDPC)

Depuis le Congo où il est en exile après sa sortie des cellules des services secrets camerounais, le leader du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), dans une interview exclusive, parle de la guerre contre Boko Haram, le rapt du Maire de Lagdo et la crise en RCA.

Nous constatons que des groupes armés centrafricains continuent de s’attaquer à l’Est du Cameroun. Peut-on conclure que le processus de désarmement en RCA a échoué ?

Abdoulaye Miskine : On ne peut parler de désarmement dans un pays ou les dirigeants possèdent des groupes armés et les alimentent à des fins politiques et politiciennes. Faute d’une véritable politique de cohésion et d’unité nationale ; un désarmement volontaire est quasi impossible dans l’état actuel des choses.

Quand j’étais en détention au Cameroun la localité de Biti(Cameroun) faisait l’objet d’une attaque armée. Les autorités camerounaises ont automatiquement accusé notre mouvement le FDPC. Pour eux, l’objectif de cette attaque sur leur territoire était de réclamer ma libération. J’ai réagis en disant que ce ne sont pas mes hommes. Mais ils ne m’ont pas cru. Ils finiront par mettre la main sur les vrais auteurs qui sont des peulhs camerounais et des tchadiens qui sont par la suite transféré à la DGRE. Connaissant déjà les vrais auteurs, les autorités camerounaises n’ont jamais pensé depuis lors faire un communiqué pour nous blanchir laissant alors la population dans le flou totale. Ce qui n’est pas normal du tout. C’est la même chose avec le Maire de Lagdo et les 15 autres. Malgré la revendication ouverte des assaillants et les cris de détresse du Maire du Lagdo, les autorités n’ont toujours rien fait pour réparer le préjudice qu’ils nous ont causé en nous accusant très tôt innocemment.

S’agissant des attaques de l’Est du Cameroun par des groupes armés centrafricains ; je ne peux ni confirmer ni infirmer car n’étant pas au Cameroun ni en Centrafrique. Ce qui est sûr, la région frontalière avec le Cameroun est infestée de groupes et bandes armés dont des peulhs camerounais avec lesquels nos hommes ne cessent d’avoir régulièrement d’affrontements sur le territoire centrafricain. Nous avons suffisamment de preuves de ce que nous disons et avons même informé les autorités camerounaises.

En Avril 2013 lors de votre accrochage avec la Séléka, vous avez reçu 09 balles et vous avez perdu plusieurs de vos hommes. Cette perte a-t-elle affaibli votre groupe ?

Abdoulaye Miskine : Effectivement du 1er au 04 Avril 2013, sept jours après avoir pris le pris le pouvoir à Bangui, Nouredine le numéro deux de cette Séléka a envoyé un de ses bras droits aller attaquer les positions avancées de notre base à Biti (RCA).Partant en renfort à mes hommes attaqués, je serai tombé dans une embuscade tendue par ceux qui était préparé spécialement pour me tuer. Pendant les accrochages, je suis atteint par neuf balles et ai perdu quelques hommes. Pourquoi alors la Séléka a décidé de m’éliminer en attaquant mes positions? Connaissant leur but et étant contre leur objectif qui est d’islamiser coute que coute le pays ; vivant, je serai un obstacle et donc une épine dans leurs chaussures. Il faut vite m’éliminer. C’est pourquoi une fois arrivée à Bangui, une colonne lourdement armées de nombreux mercenaires étrangers payée avec des financements obscurs obtenus pour des objectifs malsains, est allée nous attaquer. Il était donc question de me tuer.

Par ailleurs, nos hommes sont très bien formés, entrainés et éduqués. Et l’idéal que nous nous sommes fixé est la libération totale du peuple centrafricain. Cet objectif constitue l’essence même du FDPC. C’est ce qui caractérise notre mouvement. Rien ne peut donc nous arrêter ni nous désorienter. Lawrence Sterne avait dit : « Si la cause est bonne, c’est la persévérance. Si la cause est mauvaise, c’est de l’obstination ».

Que proposez-vous pour une sortie définitive de la crise en RCA ?

Abdoulaye Miskine : En Centrafrique, le pouvoir est clanique. Et même les alliances sont scellées à base de ce principe. Sortir la RCA définitivement de cette longue et meurtrière crise nécessite beaucoup de sacrifices. Les dirigeants actuels doivent se démarquer de ce fléau en abandonnant cette politique d’exclusion dont ils sont maitres. Ils doivent abandonner totalement l’hypocrisie et le cynisme qui font d’eux des demi-dieux.

La paix n’ayant pas de prix, il faut donc une réconciliation véritable et totale. Une réconciliation sans exclusion. Cependant, le départ des milliers de mercenaires étrangers qui, depuis 2003, envahissent le pays est plus qu’une nécessité. Les autorités actuelles ne peuvent rien concrètement. Il faut donc à mon avis une troisième transition avec des hommes crédibles dont la mission serait de désarmer tout le pays et d’organiser des élections crédibles et acceptés de tout le monde car ceux qui sont là ne voient que leurs propres intérêts.

Nous signalons en passant que la Séléka est sur le point de lancer des opérations de reconquête du pouvoir et cela avec des complicités internes au sein même de ce gouvernement et des appuis externes.

Certaines presses indiquent que vous êtes financés par la France. Est-il vrai? Sinon d’où proviennent vos ressources ?

Abdoulaye Miskine : Depuis sa création en 2004, le FDPC n’a pas eu de contact avec des autorités politiques ou militaires françaises. D’ailleurs nous n’en connaissons même pas un.

Notre mouvement est né pour dire non à la manière dont ceux qui dirigent le pays nous gouvernent. S’est donc cette énergie de vaincre qui nous fait résister aussi longtemps.

Les moyens ; nous les avons eu aux combats entre les mains de l’ennemi. Celui qui n’a pas d’objectifs, ne risque pas de les atteindre. Et l’objectif premier du FDPC est donc la libération du peuple centrafricain de tous les maux qui le tiennent captif.

Des élections libres et transparentes peuvent-elles avoir lieu en RCA dans le contexte actuel ?

Abdoulaye Miskine : Le souhait de notre mouvement est que notre pays soit doté rapidement de nouvelles institutions avec à la clé des dirigeants choisis librement par le peuple centrafricain lors d’élections transparentes, crédibles et sans exclusions. Mais dans le contexte actuel la situation est loin d’être favorable et propice. Car ceux qui sont là ne sont tout de même pas prêts. Ils veulent rester encore aux affaires rafler les miettes qui restent à prendre et le temps de préparer des pions.

Aussi, on ne peut parler d’élections crédibles sans désarmement car les armes sont partout. Ce samedi, un gendarme a été froidement abattu à Bria contrôlé par la Séléka. Le 31 juillet dernier, lors de sa visite à Bambari (Centre du pays) fief de la Séléka ; la Présidente de la Transition a été reçu par des tirs nourris d’armes lourds et automatiques. Et les éléments de la Séléka présent dans la ville se promènent fièrement les armes en bandoulières aux vus impuissants de Catherine Samba-Panza et sa suite. Véritable humiliation et démonstration de force. Même les éleveurs peulhs en brousse sont hyper armés. Au risque de se faire tuer, les populations ne peuvent se hasarder aux champs ni à la chasse.

Pour une élection transparente et crédible, il faut donc la sécurité des électeurs et des candidats. Il faut aussi que les résultats soient acceptés par tous. Or ceci est hypothétique. Donc il faut une force plus puissante pour désarmer d’abord tout le monde.

En fin, les nombreux mercenaires qui sont dans le pays doivent être désarmés et chassés de force car gentiment ou volontairement, ils ne partiront pas car ayant trouvé un terrain fertile ou coule le lait et le miel.

Quelle appréciation pouvez-vous faire sur le récent Forum National de la réconciliation de Bangui ?

Abdoulaye Miskine : Est-ce un Forum National de réconciliation ? De quelle réconciliation s’agit-il ? Une réconciliation sous-entend les présences de toutes les parties en conflit. C’est un Forum taillé sur mesure. Les participants y ont été sélectionnés selon des critères obscurs et occultes. Les intervenants également sont retenus d’avance. C’était de la saleté Monsieur le journaliste.

Durant les périodes difficiles, s’est toute la communauté internationale qui était au chevet de notre pays. Et même le Président français s’est déplacé personnellement pour constater les crimes et abominations commis par les parties en confits. Mai au moment mémorable à savoir l’ouverture de ce Forum, aucun Chef d’Etat de la sous-région ne s’est déplacé excepté le Président Denis Sassou Nguesso car étant le Médiateur International. A la clôture anticipée, aucun invité de marque. A cause de leur orgueil dans le néant, de leur hypocrisie, des détournements qui sont devenus leur véritable passion et de leur manque de maturité politique, les pays de la sous-région et la Communauté Internationale se lassèrent et finissent par comprendre que les soit disant leaders centrafricains ne sont pas encore mures. Ce sont des personnes qui sont très affamées. Ne voyant que leurs intérêts, ils abandonnent le peuple à son triste sort.

Que pensez-vous de la guerre que le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et le Niger mènent contre la secte Boko Haram et quelles solutions proposerez-vous pour mettre un terme à cette guerre?

Abdoulaye Miskine : La guerre que le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et le Niger mènent contre la secte Boko Haram est une guerre noble. C’est une guerre contre l’obscurantisme. C’est une guerre contre des barbares. Une guerre contre une secte criminelle. Mais cette guerre ne doit pas être seulement militaire. Il faut avant tout les neutraliser spirituellement si on veut vraiment les anéantir totalement. Qu’est-ce qu’une secte ?

C’est un groupe mystique dans lequel on pratique des manipulations mentales, des endoctrinements, descontrôles de la pensée ; pour la destruction de l’individu, de la famille, voire de la société.

Spirituellement, nous savons déjà comment les chefs de Boko Haram procèdent lors de leurs rites mystiques. Stratégiquement nous savons comment cette nébuleuse agit car Boko Haram mène une guerre asymétrique en utilisant tous les moyens criminels. Nous avons ainsi donc tout ce qu’il faut pour agir efficacement sur le terrain.

Nous pouvons donc gagner rapidement cette guerre si nous cherchons à vaincre Boko Haram avant de le combattre. « Connais donc ton adversaire, connais-toi et tu ne mettras pas ta victoire en danger » a dit le Général Sun Tzi.

Dans votre récent communiqué, vous avez signalé la présence de Boko haram et d’autres groupes armés en RCA. Selon vous, pourquoi se sont-ils repliés en RCA? Et que fait le Conseil National de la Transition pour éviter des éventuels troubles qui pourraient venir de ces groupes ?

Abdoulaye Miskine : Dans le domaine de la sécurité, le maillon le plus faible de la sous-région Afrique centrale il faut le dire s’est notre pays la Centrafrique du fait de la disparition de l’Etat central. L’armée National est disloquée. Et ceux qui font semblant de gouverner le pays sont là pour leurs intérêts mesquins.

Boko Haram est une organisation très structuré avec beaucoup d’idéologues et des ramifications dans nos pays respectifs. Etant sérieusement désorganisé car attaqué par les vaillants soldats camerounais et tchadiens ; ne pouvant pas résister, pour se refaire du sang neuf et se réorganiser le seul coin facile à y accéder et à s’y implanter durablement pour pouvoir attaquer de revers c’est la Centrafrique. Les ressources financières (produits de braconnage, diamants, or …) et humains(les combattants de la Séléka) sont déjà fin prêts à leurs disposition. Rappelons également qu’en 2014, au plus fort de la crise centrafricaine, le Chef de Boko Haram avait déclaré qu’il va régler le compte des chrétiens centrafricains. Notons aussi que le projet de cette organisation n’est pas seulement de désorganiser les pays que vous avez cités citez ci-haut dans cette lutte. La secte a pour objectif la conquête de toute l’Afrique centrale. Donc la lutte contre Boko Haram est l’affaire de tout le monde. Ce n’est donc pas par hasard que les spécialistes en géostratégie considèrent la Séléka d’une organisation terroriste et non d’un groupe politico-militaire ! Séléka est effectivement affilié à Boko Haram.

Vous avez décliné votre responsabilité sur l’attaque des citoyens camerounais sur l’axe Garoua-Boulai et Bouar et surtout le kidnapping du Maire de Lagdo et 15 autres personnes en Mars dernier. Selon vous qui pourrait être le commanditaire ?

Abdoulaye Miskine : Plusieurs fois nous avons réagi pour décliner notre responsabilité sur les violences se produisant sur l’axe Garoua-boulai et Bouar. Comme nous l’avons toujours dit, plusieurs groupes et bandes armés sévices dans cette zone.

S’agissant du kidnapping du Maire de Lagdo et des 15 autres personnes en Mars dernier ; le Ministre de la Défense de notre mouvement (le FDPC) le Colonel Pierre Yakoua dans un communiqué de presse daté du 31 Mars 2015, a fait état d’un accrochage entre le poste avancé de notre base et 05 individus armés de fusils de types kalachnikovs. Et que ces assaillants sont de nationalité camerounaise parce que détenant des cartes nationales d’identités de ce pays et s’exprimant en foulbé, haoussa et arabe chouar et non en sango notre langue nationale.

Un des assaillants blessé nommé Modibo dira : « nous sortons du Cameroun et sommes en train de rejoindre nos frères qui sont sur le sol centrafricain et que nous sommes en train de lutter pour la libération de notre Chef Aboubakar Sidiki détenu au Cameroun. Et c’est la raison pour laquelle nous avons pris ces otages ».Comme vous, tout récemment nous avons suivi sur alwihda l’appel allant dans ce sens de ce Maire de Lagdo en captivité.

Le Cameroun est un pays grand et souverain avec toutes les institutions étatiques et des lois en vigueurs. Je ne suis pas bien placé pour parler d’une possible libération. Et personnellement je ne connais pas cet Aboubakar Sidiki dont il est question. Je vous conseillerai de poser cette question aux autorités politiques et judiciaires du Cameroun car eux seules sont habilités à se prononcer sur une pareille situation.

Que faut-il faire pour libérer le Maire de Lagdo ?

Abdoulaye Miskine : Cette question mérite la réponse des autorités ou des spécialistes camerounais en matière de sécurité.

Quelle est votre relation avec le Cameroun ?

Abdoulaye Miskine : Une très bonne relation.

Parlez-nous un peu de votre séjour en détention au Cameroun et que faites-vous pour vous occuper depuis votre départ du Cameroun ?

Abdoulaye Miskine : Durant mon séjour en détention, j’ai été bien traité. Officiellement dans une correspondance remis à l’Ambassade de Cameroun au Congo, j’ai remercié le Président Paul Biya. Et depuis mon départ du Cameroun, j’occupe mon temps en lisant des grands penseurs comme Machiavel, Confucius, Jean Jacques Rousseau, Levy Strauss, Maitre Sun Tzi ainsi que des auteurs camerounais comme Ferdinand Léopold Oyono et Calixte Beyala.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez du Cameroun ?

Abdoulaye Miskine : Une hospitalité légendaire.

Je vous remercie mon Général.

Abdoulaye Miskine : C’est moi qui vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer.

Propos recueillis par Peter Kum/CP © Peter KUM | Cameroon-Info.Net

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 11:10
Dr Madeleine TCHUNTE, interviewée
Dr Madeleine TCHUNTE, interviewée

Une manifestation qui a permis de mesurer les compétences pratiques des élèves et l’importance des filières qui de plus en plus sont des destinations prisées pour des jeunes las de s’investir dans une agriculture familiale.

La recherche au service de l’agriculture..tel pourrait être le crédo qui anime la population paysanne de notre pays ; et ceci s’est justifié ce 6juillet 2015 à l’occasion de la cérémonie d’installation officielle du nouveau Directeur de Centre Africain de Recherche sur Bananiers et Plantains (CARBAP). L’esplanade de la cour à la direction du CARBAB s'est avérée étroite pour accueillir la foule des grands jours qui a fait le déplacement de Njombé au rang desquels le Gouverneur de la région du Littoral Joseph Beti Assomo, le Préfet du Département du Moungo Thomas Hona, les parlementaires, les Maires, les chefs traditionnels, les artistes et les groupes de danses…

Présidé par le Ministre de la recherche scientifiques et de l’innovation Madeleine Tchunté, par ailleurs présidente de conseil d’administration du CARBAP, c’est par les civilités d’usage que la cérémonie a commencé avec le mot de bienvenu du Maire de Njombé-Penja, suivi par le discoure d’installation du Ministre/PCA du CARBAP qui en remerciant pour leur attachements au centre, a installé le Dr Ndoumbé Nkeng au poste de Directeur de CARBAP. Elle lui a recommandé de veiller à la bonne exécution du programme et projet de recherche, en maintenant l’entretien et la promotion des relations de coopération avec les états membres signataires des statuts du CARBAP et les institutions partenaires entre autres…

Le Dr Ndoumbé Nkeng présenté comme un homme pétri d’expérience a été nommé Directeur par Intérim du CARBAP le 14 mars 2014, nomination confirmé par décision N°001/D/CARBAP/PCA du 30 mars 2015. Fils du département du Moungo, le DR Ndoumbé Nkeng est né le 23 septembre 1962à Nkongsamba. Après l’obtention de son Baccalauréat en 1982 au Lycée du Manengouba et sa formation à l’école nationale supérieure agronomique de Dschang, il y sort quelques années après nanti du diplôme d’ingénieur agronome. Au moment où ce fils du Moungo prend la tête de cette structure de recherche agricole, il est irréfutable de constater que le bananier est l’une des plus importantes cultures vivrières d’Afrique Centrale et occidentale. Compte tenu du rôle stratégique de la banane et du plantain dans le développement agricole et le renforcement de sécurité alimentaire, le CARBAP a depuis sa création, apporté une plus-value significative aux activités de développement du bananier et du plantain, ce qui pourrait justifier l’adhésion de la RCA, du Congo, du Gabon de la Guinée Equatoriale, de la RDC, du Tchad et du Cameroun pour cette contribution par la recherche développement à l’amélioration des systèmes de production des bananiers et plantains.

Recherche-implémentation des résultats de la recherche... un paradoxe !

Bien que le CARBAP ait été érigé en 2007 comme centre d’excellence de la CEMAC sur les bananiers et plantains, l’implémentation des résultats de la recherche dans les plantains reste toujours un mythe ; les paysans avec dabas et machettes scrutent l’horizon sans espoir au moment où l’on parle d’agriculture de seconde générations. Entre cet espoir et la pléthore des programmes axés sur l’agriculture et qui très souvent se chevauchent sur le terrain avec les moyens financiers colossaux déployés par le gouvernement de la république ; moyens colossaux moins profitables au véritables bénéficiaires que devraient être les agriculteurs mais davantage à des fonctionnaires véreux qui roulent carrosses, oubliant du coup le rôle d’encadrement et de vulgarisation qu’ils doivent jouer sur le terrain avec pour finalité une odeur de détournement au profit des groupes imaginaires. Ces programmes peuvent avoir pour nom ACEFA, Programme Maïs, Programme racines tubercules, Café-Cacao, palmier à huile, etc… Mais l’on peut être tenté à dessein de se demander si ce n’est pour les grandes exploitations agricoles appartenant des fois aux expatriés et donc la grande partie de leur production ne sert qu’à nourrir leur compatriote au-delà de nos frontières. Les différentes institutions devraient s’appliquer davantage pour mettre les outils de production à la portée de l’agriculteur lamda pour aspirer à l’émergence aspirée dans les prochaines années et possible avec une véritables politique agricole axée sur les résultats et la participation des collectivités territoriales décentralisées, au moment où celle-ci à travers la décentralisation sont désormais les piliers du développement

PF/LCA

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 11:08
Armée Camerounaise : De nouveaux galons pour nos forces armées à Nkongsamba

Ce 1er juillet 2015 était jour e fête chez nos forces de défense, et pour le régiment d’artillerie Sol-sol, (RASS), c’est la place des fêtes de Nkongsamba qui a servi de cadre à cette cérémonie de remise des distinctions notamment de médailles et d’épaulettes aux éléments méritants de ce régiment.

C’est l’arrivée du Préfet du département du Moungo Thomas Hona qui va marquer le début de cette cérémonie rehaussée par une présence massive des familles, des chefs traditionnels et administratives. Au total quatre éléments ont été promus à des grades supérieure dont trois personnels non officiers au rang de sergent-chef et un officier supérieur, le Capitaine de Gendarmerie Messina Landry par arrêté N°150/0012/MINDEF/0241 du 1er mars 2015, ensuite dix élément récipiendaires de médailles dont celle d’officier du m »rite Camerounais, de chevalier du mérite camerounais, de la force publique et de mérite, sportif entre autres… tout ceci au nom du Chef de l’Etat. Cette cérémonie brève mais riche en enseignements a donné l’occasion de remettre des trophées aux vainqueurs du championnat inter batteries, championnat qui permet selon le Commandant du RASS, de tenir en jambes les soldats et qui avait connu son apothéose quelques jours auparavant, avant de s’achever par la prise de commandement de la 1ère Batterie du RASS par le Capitaine Babou Zachariou désormais chef de cette Batterie. La cérémonie s’est terminée par un défié militaire sous les ovations du public très séduit par les pas alertes de ces spécialistes des armes et garant de l’intégrité territoriale du Cameroun avant les réjouissances populaires dans les quartiers.

En félicitant les heureux promus et récipiendaires, le Préfet Hona Thomas et le Commandant du RASS le Colonel Jean-Michel Mebebe ont exhorté les uns et les autres à travailler davantage pour que discipline et loyauté au travail restent un leitmotiv pour tous les soldats afin que l’émulation et l’engagement soient toujours présents dans les esprits.

Paul Fouté/LCA

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 11:01
Otélé, Cité touristique au Cameroun
Otélé, Cité touristique au Cameroun

La fondation que dirige la présidente, Mme Micheline ATANGANA a organisé à l’Hôtel Hilton, dans la capitale camerounaise une cérémonie de présentation du projet 100 Musées à Otélé à l’horizon 2050. Le projet est évalué à 15 milliards de FCFA et se veut créateur de 300 emplois directs et permanents à la fin de sa mise en œuvre.

Une cérémonie qui s’est déroulée un jour ou les membres du gouvernement, les organisations de la société civile et les médias étaient mobilisés. Dans son propos de circonstance, la présidente de la Fondation Régine NDOMO a laissé entendre que cette action entre dans le cadre de la revalorisation des acquis culturels et touristiques du Cameroun, l’apport des acteurs sociaux à l’atteinte des objectifs du développement du Cameroun tel que tracé dans le DSCE (Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi) impulsé par le Président de la République S.E Paul BIYA. Le Cameroun est rentré dans un cycle d’effervescence, rythmé par les grands chantiers et autres projets structurants, dans des secteurs stratégiques tels que :

  • L’alimentation en énergie (avec la construction de nouveaux barrages hydroélectriques et autres centrales thermiques à gaz, y compris le développement de nouvelles sources d’énergies (solaire et éolienne) ;
  • La réalisation des Infrastructures de Communication (routes et sports) et de télécommunications (fibre optique), pour booster les échanges et la fluidité des personnes, des biens et des services ;
  • Le renforcement et l’extension des Processus industriels en agriculture et autres transformation de produits locaux, afin de créer plus de valeur ajoutée ;
  • La promotion et la structuration du Tourisme, comme levier de développement.

C’est dans la perspective de contribuer à une plus grande visibilité de ce dernier secteur, le tourisme que s’inscrit le projet «100 Musées à Otélé/Horizon 2050 », porté par la Fondation Régine NDOMO, en partenariat avec l’Association pour la Solidarité en Europe-Cameroun (ASEC) qui vise à terme à faire d’Otélé la Cité des 1001 Musées. En effet, l’une des six missions que s’est fixé cet organisme consiste en la sauvegarde et la promotion du Patrimoine Culturel National et International.

En fait, l’émergence du Cameroun, envisagée à l’Horizon 2035, ne pourra devenir réalité que si chacun, à son niveau, y participe de façon concrète. Une dynamique qui relève de la responsabilité citoyenne de toutes les composantes sociales, qu’elles soient physiques ou morales. Cet engagement interpelle encore plus la Société civile, dont fait partie la Fondation Régine NDOMO.

Étaient présents à cette cérémonie du 16 juillet 2015, des partenaires privilégiés du Projet tels M. Jean Raymond KOMBOL, Fondateur de K-Sports basé en France, le responsable de l'ASEC, de la Communauté Urbaine de Yaoundé, du Groupe Feutheu, de Campost, d'Express Union, de l'Association Monde et Bonheur et bien d'autres. Le Ministre Conseiller à l’Ambassade du Cameroun en France, Dr Jean Joseph ATANGANA, Directeur Exécutif du Projet avait également fait le déplacement.

Les musées seront baptisés du nom des célébrités nationales et internationales et les premiers retenus dans la liste sont : le musicien MANU DIBANGO, le footballeur Roger MILER, le Manager sportif ISSA AYATOU, le philosophe et historien Marcien TOWA.

Selon des informations glanées autour du Directeur Exécutif, le Dr Jean Joseph ATANGANA, le projet qui favorisera la venue de plus d'un million de touristes par saison au Cameroun dans quelques années est évalué à environ 15 milliards de FCFA et produira 300 emplois directs et permanents à la fin de sa mise en œuvre.

Pour la Fondation Régine NDOMO, le Projet « 100 Musées à Otélé/Horizon 2050 », parce qu’il fait de la sauvegarde et de la promotion du Patrimoine Culturel un instrument de développement, constitue en conséquence un de ces « ponts » proposés pour « mener le Cameroun vers un meilleur avenir ».

Sylvain Timamo Tedjon

Contact Rédaction: +237 663 956 404/ 699 451 920

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 09:43
Championnat national 2015 de judo : les rideaux sont tombés

L'édition 2015 du Championnat National de Judo des 11 et 12 juillet s'est achevée au complexe "TURCAM HALL" de Mvan à Yaoundé vers 19 heures en présence de plusieurs sportifs de haut niveau. Supervisé par la Fédération camerounaise de judo présidée par Maître Christian Alain KINGUE DIHANG.

Les statistiques provisoires communiquées à la presse part le Secrétaire Général M. KAMSU KOM TEKAM présentent la participation de trois régions : le Centre, le Littoral et l'Est. Soit 169 athlètes issus de 14 clubs. Plusieurs combats de haut niveau se sont déroulés dans les catégories moins de 100, 90,81, 73, 66,70, 66, 63, 60, 57, 52, 48 kilogrammes.

Cela a été également l'occasion de remettre les cartes d'arbitres internationaux et distinctions spécifiques aux encadreurs et formateurs.

Au regard de l'organisation de ce championnat national de judo, on peut dire que la Fédération fait de gros efforts pour se moderniser et se professionnaliser. Cela soutendu par un secrétariat informatisé qui donnait des résultats instantanés, avec des projections sur écran géant pour prendre à témoin le public nombreux et rendre transparente la procédure. 1er club du tournoi, A.S Panthers avec médailles en or, suivi de Camrail Judo club avec3 médailles en or, deux en argent et en bronze.

La Fédération camerounaise de judo totalise aujourd'hui d'après des informations glanées auprès d'un des directeurs techniques nationaux , M. KOMBOL Jean Raymond et soutenu par M. EDZENGTE Antoine Léopold, près de 10 entraineurs de haut niveau, un directeur technique national et 3 adjoints, environ 50 arbitres et est fortement représentée dans six régions : le Centre, le Littoral, l'Est, l'Ouest, l'Adamaoua, le Nord.

Les champions par catégorie :

+ 100 kgs :François Tientcheu (Lion Academy Sport)

- 100 Kgs : Seidou Nji Molu (Bresil Judo Club)

- 90Kgs : Dieudonné Dolassem (A.S. Panthers)

- 81 Kgs : Fabrice Akono Akono (Bushido Judo)

+ 78Kgs : Nadine wetie (A.S Pantehrs)

- 78 Kgs:Honorine Mafeuguim (Fap Judo)

- 73Kgs : Bel Ngindjel (Camrail Judo Club)

- 70 kgs : Sophina Arrey Ayuk ( A.S. Panthers)

- 66kgs : Constant Ngapepoua (Camrail Judo Club)

- 63 kgs : Bibienne Foipa (Judo Jujitsu Club)

- 60 kgs Bernadin Tsala Tsala (A.S. Pantehrs)

-57 kgs: Paule Sitcheping (A.S. Panthers)

-52 kgs : Angéline Tidang (Camrail Judo Club)

- 48 kgs : Philomène Bata (A.S Panthers)

Contact rédaction : +237 663 956 4040 / +237 699 45 19 20

Direction Technique nationale

Directeur Technique National :

M. EDZENGTE Antoine Leopold

Directeur Technique National Adjoint N°1 :

M. ZOA Adolphe Roland

Directeur Technique National Adjoint N°2 :

M. MAKANDA YENGUE Marc Janvier

Directeur Technique National Adjoint N°3 :

M. KOMBOL Jean-Raymond

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 21:29
Religion : De nouveaux Diplômés de l’Institut Esdras sur le terrain

Les étudiants de l’Institut Esdras, promotion Samuel Obaker (2012-2013), Promotion Dalle Nyame (2013-2014) et la Promotion Simon Njombi Eyanwe (2014-2015) ont reçu leurs Diplômes de fin de formation le 4 juillet 2015 au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’Université Protestante d’Afrique Centrale à Yaoundé. Ils ont reçu une de formation biblique et théologique.

Selon le fondateur de ce Centre de formation biblique et théologique, le Révérend Dr.Alain Moïse Priso Eboumbou, l’Institut Esdras a pour mission première de « Former des hommes et des femmes qui seront utiles dans le champ de DIEU, multiplier les disciples de Christ, former les ouvriers qualifiés pour les mettre à la disposition du corps du Christ, et offrir un encadrement d’excellente qualité aux étudiants afin qu’ils aient la connaissance et la maitrise de la vraie parole de DIEU ».

Les lauréats ont ainsi appris la parole de DIEU, mais aussi comment vivre cette Parole. « Nous formons les étudiants pendant trois années, la 4è année est celle où nous les suivons sur le terrain. Tout le monde peut être étudiant dans cette école, il faut juste savoir lire et écrire » explique le fondateur de l’Institut Esdras. Pour le Révérend Dr.Alain Moïse Priso Eboumbou, cette école est importante et peut être une solution à la crise que connait le pays. « La crise que connait le Cameroun aujourd’hui est spirituelle car l’homme est spirituel » dit-il. Pour lui, il faudrait que les dirigeants du Cameroun aient des « Conseillers spirituels » afin de mieux assumer leurs responsabilités.

L’Institut Esdras est ouverte à toutes les couches sociales sans distinction de chapelle politique ou religieuse. « Nous formons des ouvriers, des gens qui veulent connaitre la parole de DIEU afin d’être efficaces et efficients dans leurs responsabilités » affirme le Révérend Dr. Alain Moïse Priso Eboumbou.

Berthe Alimam/CP

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Scores2000
  • : Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique
  • Contact

Profil

  • Sylvain Timamo
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

Recherche

Pages

Liens