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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 09:20

L’assemblée générale élective des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) s’est tenue à la salle des fêtes d’Akwa à Douala le 02 septembre 2014. Une rencontre ouverte par le Gouverneur de la région du Littoral représenté par son Secrétaire Général.

D’entrée de jeu, le président sortant pour le Littoral et maire de Douala 1er M. LENGUE MALAPA a fait le discours de bienvenue, suivi d’un exposé d’un spécialiste en médecine sur le virus Ebola. Cet orateur invitera les maires du Littoral a ne pas laisser les populations paniquer face à ce virus qui fait son apparition en 1976 et se soigne presque comme la fièvre et la typhoïde. La particularité du virus Ebola est la fièvre hémorragique avec des températures supérieures à 35%, le malade a des yeux rouges pigmentés, une fatigue anormale. Les modes de transmission répandus sont les contacts intimes, la transpiration, les urines, les selles. Ce virus est plus virulent dans les cadavres et l’exposant a conseillé d’éviter les autopsies traditionnelles.

Avant de se retirer, le Secrétaire Général de la Région du Littoral a recommandé aux participants de travailler en adultes et de respecter les statuts de leur association. C’est après de nombreuses consultations que les organisateurs se sont retrouvés enfin à huis-clos. Tous les départements ont procédé par le consensus, sauf dans le Moungo où deux candidats étaient en compétition, le Maire de Nkongsamba 2ème, M. WANDJI Alain Thomas et le maire de Mombo, M. DJOUOKOU Jean Blaise. A l’issu d’une élection âprement disputée, le maire de Mombo a remporté face à celui de Nkongsamba 2 avec 7 voix sur 13. Le bureau départemental du Moungo enfin constitué est composé de M. KAHACK Jean Pierre de Penja comme trésorier, SIDIKI Félicité epse MANON du Nlonako comme secrétaire général et de DJOUOKOU Jean Blaise de Mombo comme président.

Pour le bureau du Littoral, il a y a eu des tractations qui n’ont pas abouti à un résultat tel que conseiller par le secrétaire général de la région. La liste de Chief NGUIME EKOLLO Frédéric de la Commune de Dibombari faisait front à celle du président sortant LENGUE MALAPA de Douala 1er. Le président du Comité électoral ayant constaté que figuraient sur les deux listes certains noms, a exigé une pose pour essayer d’obtenir une liste consensuelle. Mais après trois heures de négociation, seul le maire de Dibombari a présenté une liste complète, celui de Douala premier ayant une liste amputée de deux candidats sur les huit exigés.

Malgré l’exigence du statut et des règles démocratiques, le liste présentée par Chief NGUIME EKOLLO Frédéric n’a pas été déclaré vainqueur, ce qui a provoqué le courroux du maire de Yabassi qui a crié au scandale et pris les médias à témoin. « Si le vote et la démocratie ne peuvent être respectés par les maires du Littoral, c’est une honte pour notre pays » a-t-il déclaré. A une certaine heure de la soirée, une panne inexplicable du courant électrique survient, la salle insuffisamment éclairée par des lampadaires de marque chinoise donne une atmosphère insécurisée et le candidat sortant qui évoque l’absence du consensus et le non respect du genre dans l’autre liste propose la suspension des travaux. Les organisateurs après avoir tergiversé ont du reporter cette élection du bureau régional du Littoral à une date ultérieure.

Dans tous les cas de figure et quelques soient les scenarii possibles, les nouveaux responsables élus devront organiser des réunions régulières pour trouver des solutions aux problèmes des communes, des communes rurales en particulier, faire supprimer l’unicité des caisses, faire supprimer les dettes des communes, plaider pour l’effectivité du salaire des maires, renforcer le principe de l’intercommunalité, faire en sorte que le CVUC Littoral soit représenté au conseil d’administration du FEICOM, Amener les décideurs et notamment le ministère des travaux publics à construire une route reliant le département du Nkam au Wouri

Sylvain Timamo à Douala

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 09:15

C’est à 13 heures le vendredi 08 août 2014 que le maire Djouokou Jean Blaise de la Commune de Mombo a présidé la séance du conseil municipal extraordinaire spéciale en présence du Sous-préfet BIHIYA Magloire.

Session urgente provoquée par le message porté du Premier adjoint préfectoral M. BALA SOUAIBOU agissant pour le compte du préfet empêché sur les conséquences de la hausse des prix des produits pétroliers. Les conseillers municipaux avaient à statuer sur certains impôts, le salaire du personnel communal et les urgences dans la commune. C’est pour cette raison que dans le programme du jour, il a été introduit des délibérations adoptables en session ordinaire. Après vérification de la conformité avec les textes, le Sous-préfet BIHIYA Magloire n’a pas fait d’objection sur le nouvel intitulé de la session baptisée désormais « session extraordinaire et ordinaire du conseil municipal de la Commune de Mombo du 08 août 2014 ».

Avec 24 conseillers municipaux présents, le quorum est justifié. Huit délibérations sont à l’ordre du jour d’après la synthèse des rapports lu par conseiller municipal TAKOUTSI de la commission des finances. Synthèse qui laisse apparaître les inquiétudes des uns et des autres lors des travaux en commission et une recommandation forte est formulée pour une rencontre urgente avec le syndicat des transporteurs de Mombo pour qu’il n’ y ait pas augmentation vertigineuse des prix suite à une interprétation des délibérations.

Suite aux objections des conseillers municipaux EKANE EYAMBE Adolphe et ESSEME Martin, le maire DJOUOKOU Jean Blaise lors des débats a été forcé de donner des explications sur les délibérations querellées :

  • La délibération portant distribution d’eau dans les ménages à Mombo dans lequel l’exécutif a proposé la création d’une régie financière ;
  • La délibération sur le taux de location des boutiques situés à TANGUI parallèles à la nationale N° 05 ;
  • La délibération sur la sécurisation des produits de carrière qui expose les fraudeurs à payer 100 tickets de droit de chargement ou une exposition du contrevenant aux poursuites judiciaires.
  • La délibération sur les animaux en divagation qui crée de nouvelles pénalités.

Dans son exposé pour le retrait de la délibération sur la création d’une régie d’eau à Mombo, le conseiller municipal EKANE EYAMBE Adolphe a motivé son argumentaire de la concurrence avec les organismes accrédités par l’Etat dans la gestion de la fourniture d’eau au Cameroun. Que ce ne sera pas une bonne image pour la commune de se mettre en marge du fonctionnement établit. En plus, son inquiétude se porte sur la gestion de cette régie interne ou externe à la commune, les charges salariales supplémentaires des cadres à payer et les risques de disparition des recettes. Le conseiller municipal ESSEME Martin pour sa part a axé sa plaidoirie sur la suppression de la délibération concernant les animaux en divagation en démontrant la pertinence des textes républicains qui pénalisent déjà les contrevenants. En plus, il pose le problème de l’existence de la fourrière municipale, de l’activation de la campagne d’hygiène et salubrité à Mombo, de la responsabilité ou du moins de l’aptitude de l’exécutif municipal à remplir ses missions quotidiennes.

Le maire DJOUOKOU Jean Blaise avant de répondre à ses camarades conseillers a regretté leur absence non justifié lors des travaux en commission à la veille. Sur la distribution de l’eau dans les ménages à Mombo, il a laissé entendre que la société en charge de la distribution de l’eau au Cameroun avait été contacté, mais ne trouve pas le « porte feuille Mombo » rentable avec sa faible population sans pouvoir d’achat. La régie d’eau pour lui doit être un service social interne dans la mairie et les frais à imposer aux ménages devraient juste servir de fonds de garantie pour la réalisation des travaux d’extension du réseau et d’entretien. Il est allé plus loin en montrant comment certaines collectivités décentralisées du Cameroun et même en Afrique ont leur système de gestion d’eau et d’électricité. La commune dans ses missions régaliennes devrait penser à pallier à ses absences dans le bien des populations. Sur l’impôt à payer pour les animaux en divagation et les produits de carrière, il a expliqué que ce sont des délibérations à valeur dissuasive. Pour compléter son propos, il a sollicité l’expertise du Sous-préfet BIHIYA Magloire.

Le Sous-préfet de Mombo prenant la parole a vilipendé les agents en charge de la gestion de la carrière de sable et de pierres de Mombo, ils sont tous des prisonniers en sursis parce que leur manière de travailler comporte beaucoup de malversations. Il a dans ses investigations constaté que certains camions qui desservent le littoral font plusieurs tours avec le même ticket. Il a invité le service de l’assiette fiscale à la transparence et au souci de traçabilité des recettes. Pour lui, il faut faire entrer toutes les recettes dans les caisses de la commune et réclamer par la suite des primes de rendement. Il a félicité les conseillers municipaux EKANE EYAMBE Adolphe et ESSEME Martin pour leur lucidité et l’éclairage apporté lors des débats, c’est pour lui la preuve que la démocratie existe au sein du conseil municipal de Mombo. Le débat a été houleux, enrichissant et constructif. Il a achevé son propos en concluant que Dieu garde la Commune de Mombo. Sept délibérations ont été adoptées par 24 voix sur 24, soit 100% avec une portant l’observation selon laquelle la tutelle administrative avisera avec l’expertise du département ministériel concerné.

Sylvain Timamo à Mombo

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 10:03

C’est quoi le sens et le rôle de la démocratie

La démocratie n’est pas seulement un système de direction communautaire par des décisions prises à la majorité. Elle est aussi un système qui permet de contredire le pouvoir ; de contester des décisions ; de protester contre ses actions. Le dialogue fondamental de la démocratie, c’est celui du pouvoir et de l’opposition.

Les définitions étant libres, l’on peut certes entendre comme on veut le mot «opposition». Pour préciser le sens dans lequel nous allons le prendre et qui est à peu près conforme au sens courant, nous allons tout de même lui apporter certaines précisions.

Ce que l’opposition n’est pas.

L’opposition se distingue du simple désaccord individuel. L’opposition, a un caractère collectif. Pour qu’il existe une opposition, il ne suffit pas qu’un certain nombre de citoyens se sentent isolement en désaccord avec le pouvoir. L’opposition n’existe pas si désaccord avec minimum de traits collectifs. Sans ses traits collectifs, il peut bien y avoir des opposants, mais non pas une opposition. Ce caractère collectif de l’opposition doit s’entendre à deux points de vue.

D’abord, il faut que les oppositions eux-mêmes agissent selon un certain concert. Cela ne dit pas que toute l’opposition se structure et s’organise dans un parti ou une ligne, mais il faut qu’il existe quelques contacts entre eux.

D’autre part, le caractère collectif de l’opposition s’entend quant aux destinataires de celle-ci. Il ne suffit pas que le l’opposant proteste pour lui-même ou pour une cercle confidentiel ; il faut encore qu’il porte son opposition sur la place publique ; qu’il mène une action sur le public. Suivant les cas, c’est au parlement, c’est par la presse, c’est par existence et le fonctionnement d’un parti politique que l’opposition agira. Et si elle est interdite, elle est amenée à se transformer par la pratique de l’illégalité et de la clandestinité. L’opposition se distingue du désaccord non politique.

L’opposition est essentiellement politique. Il parait utile de distinguer les phénomènes de désapprobation et de lutte contre le pouvoir qui sont menées sur le terrain politique. Par exemple, la résistance des chauffeurs à la politique gouvernementale de taxation des prix de carburant ne constitue pas à proprement parler une opposition. Elle se limite, en effet, au terrain technique et professionnel et ne met pas en cause un minimum de vision globale des problèmes qui seraient précisément politique.

En d’autre terme, l’opposition, si l’on veut donner à ce mot un sens spécifique, suppose que les opposants ont globalisé les problèmes qui se posent, les ont portés à un certain degré de généralité et les jugent d’après des critères qui ne sont plus seulement techniques, professionnels, spécialisés, mais politiques. Le «le refus» n’est pas nécessairement une opposition ; c’est la politisation du refus qui engendre le phénomène d’opposition. Sans doute la frontière entre le désaccord non politique et l’opposition est difficile à tracer.

Le refus sur le terrain professionnel ou technique, d’un ensemble de décisions gouvernementales peut bien être un germe d’opposition, peut bien nourrir l’opposition, mais tant qu’il ne s’est pas épanoui dans une synthèse plus générale dans une conclusion touchant la conduite globale de la société, il n’est pas encore opposition.

L’opposition se distingue de la résistance dans un pays où les libertés publiques existent, l’opposition se déploie normalement dans un cadre de la légalité. Mais elle peut être amenée à sortir de ce cadre pour des raisons diverses. La première de ces raisons peut être que l’opposition désespère de triompher par des voies légales et qu’elle préfère tout simplement utiliser le chemin des minorités agissantes et de la violence.

La seconde hypothèse est celle où le cadre légal offert aux opposants est trop restreint, ou encore tout simplement où il n’existe pas de possibilité de faire de l’opposition légale. En ce cas, les opposants recouvrent à des moyens de résistance. En somme, l’opposition sort de la légalité soit parce que la légalité est tellement restreinte qu’elle ne peut s’y loger, soit parce que, bien que la légalité soit assez vaste, elle ne pense pas y trouver un champ de bataille assez favorable. Ainsi l’opposition devient une résistance et cette résistance elle-même est susceptible de revêtir deux modalités. Il y a d’abord la résistance non violente, la résistance passive, ouverte ou larvée allant tout au plus jusqu’à la désobéissance. Ainsi, lorsqu’un peuple brimé n’oppose pas une résistance violente, mais procède à l’abandon des divers instruments de travail, adopte une sorte de grève généralement et, en plus, une passivité totale de la population, on est bien en résistance larvée. On peut évoquer aussi la tactique suivie par Gandhi, aux Indes, pour contrecarrer la domination britannique. L’autre forme, c’est naturellement la résistance active par des moyens de violence. Quant elle atteint une certaine généralité et une certaine efficacité, elle dégénère en émeute, phénomène passager ; en rébellion ou en révolte, phénomène plus permanant.

Définition : Ainsi nous entendons par opposition, au sens précis du mot une organisation collective dirigée contre les détenteurs du pouvoir et contre leur action, ayant pour base une motivation politique et utilisant en principe des moyens légaux.

L’opposition-fonction

A un certain stade de développement, l’opposition peut être considérée comme une fonction aussi indispensable à l’Etat et à la société que le pouvoir lui-même. Dans cette conception, le pouvoir et l’opposition sont deux activités également utiles et nécessaires à la vie de la nation.

Au fond, la conception de l’opposition comme un simple droit est, en fait, un pis-aller. L’on est obligé de tolérer l’opposition et on sous-entend que l’unanimité serait meilleure. Paradoxalement, la reconnaissance de l’opposition comme une fonction repose sur l’idée qu’une unanimité constante et totale serait en elle-même une mauvaise chose et qu’une vie sociale saine est faite d’un certain désaccord, d’un certain déséquilibre, tout comme le progrès économique est bâti sur certains déséquilibres dynamiques. Donc, dans cette conception, le statut de l’opposition ne doit pas seulement assurer la liberté de celle-ci mais également son efficacité.

Les fonctions de l’opposition

Après cette brève description de l’opposition, précisons maintenant les fonctions de l’opposition.

L’opposition est garante de l’authenticité de la majorité.

La volonté de la majorité est valable et respectable que dans la mesure où elle s’exerce avec un minimum de lumière et de liberté. Le consentement doit être donné sans «contrainte ni séduction». Si l’on préfère une formule plus simple, on dirait : ce qui est exagéré ne compte pas. De trop belles majorités font finalement supposer un assentiment moins clair, moins libre et moins valable que des majorités plus faibles. Que la droite l’emporte sur la gauche ou inversement à quelques milliers de voix après que la lutte entre deux candidats ait été disputée jusqu’au dernier dépouillement, sont des phénomènes rassurants. L’annonce d’une majorité de 99,99% à un candidat ou à un parti ferait crier au truquage.

En général, il n’est pas rassurant pour une nation qu’elle soit constamment en accord sur la direction à suivre. Les grandes sottises se font volontiers à l’unanimité.

L’opposition garantit la publicité des processus des décisions.

Le rôle de l’opposition n’est pas de paralyser la majorité. La plus efficace opposition du monde, l’opposition Britannique, n’a jamais empêché la majorité de faire passer une loi à laquelle elle tenait.

Mais la publicité évite souvent des décisions passionnelles ou déloyales. Tel acte politique qui pourrait être décidé dans le décret ne pourra pas être publiquement décidé.

L’opposition oblige la majorité à une discussion publique. Un gouvernement d’opinion suppose nécessairement une opposition, non parce qu’elle peut par sa force numérique, empêcher la majorité de faire ce qu’elle veut, mais parce qu’elle oblige, par ses objections, à énoncer ce qui va être fait, et bien souvent tel dessein qui aurait dû être conduit à son terme dans l’obscurité, échoue au grand jour.

L’opposition éclaire le gouvernement.

Le pouvoir est toujours plus ou moins une solitude. L’information d’un gouvernement est toujours unilatérale : la pratique de mise à mort des messagers porteurs de mauvaises nouvelles des tyrannies antiques se fait tous les jours. Un Préfet, quand il prévoit les résultats électoraux pour les élections prochaines, sait très bien qu’on lui saura gré d’avoir prévu des résultats faux mais favorables au gouvernement que des résultats exact mais défavorables à celui-ci.

Au surplus, le pouvoir le plus loyal est assez vite conduit par des partis-pris inconscients. Il forge ses propres mythes, sa propre vision de la nation et des événements. Dans sa sagesse, l’Eglise catholique veut que dans tout procès de canonisation, il y ait un «avocat du diable» qui fasse valoir des arguments contre la canonisation. Il faut de même un avocat du diable auprès du gouvernement. Tel dirigeant, après avoir entendu les critiques énoncées sur sa politique, après les avoir réfutés brillamment et déclarés qu’il n’en tiendra aucun compte, modèle son action sur ce qu’il a appris de ses propres adversaires, dans le silence de son cabinet.

L’opposition fournit des solutions de rechange.

Plus une opposition est structurée, plus elle est installée dans les institutions, et plus elle est obligée de se constituer en gouvernement possible, en gouvernement qui peut être mis au pied du mur du jour au lendemain. On sait qu’il existe dans le système politique britannique ce qu’on appelle le ‘‘SHADOW CABINET’’, le cabinet des ombres, face au gouvernement en place. L’opposition a, en veilleuse, son propre gouvernement qui fait face aux hommes du gouvernement et qui demain leur succédera si l’électeur donne tort au parti majoritaire. Aussi, quand le pouvoir est à sa fin par la mort ou par l’échec, la solution de rechange existe.

Jouer un coup sur une seule carte ou, comme l’on dit dans la pensée africaine, mettre tous ses œufs dans le même panier, n’est pas meilleur pour une nation que pour un individu. Dans un pays monolithique, où il n’existerait pas d’opposition fuse toujours une allusion à la panique. Cette crainte est provoquée par le sentiment que, derrière le dictateur, il risque n’y avoir plus rien. Qui n’a pas suivi la question suivante : « que deviendra la Chine après Mao » ? il pensait ainsi au désordre qui pouvait suivre la mort du dictateur.

L’opposition, c’est à la fois un élément de confiance dans les institutions et l’économie des révolutions inutiles.

L’opposition, garantie de l’unanimité

Cette formule est exacte et n’a rien de paradoxale. Il en est ainsi quand la nation doit s’engager toute entière définitivement et sans réticence. L’opposition, si elle est structurée peut, en rejoignant la majorité, donner les garanties les plus solides. C’est par exemple dans les relations bilatérales où les pays étrangers qui sont amenés à traiter à long terme avec une nation, veulent savoir que sur ce point-là, l’opinion est unanime et que les vicissitudes gouvernementales ou électorales ne changeraient pas l’orientation fondamentales : unanimité médiate. Mais même si l’unanimité n’est pas réalisée sur les solutions, la reconnaissance de l’opposition comme institution signifie l’unanimité nationale.

Qu’une opposition structurée et institutionnalisée existe, ceci signifie que les citoyens peuvent être en désaccord sur tout, mais qu’ils sont d’accord sur ce point… c’est que ce désaccord ne les amènera pas à se séparer, que les minoritaires préfèrent toujours suivre les solutions de la majorité qui ne sont point les leurs que faire sécession ou imposer leurs propres solutions par la violence. Les majoritaires, de leur côté, sont d’accord pour s’incliner si l’opinion, dans l’arbitrage qui sera rendu aux élections suivantes, leur est défavorable. Tout souffrir l’un de l’autre plutôt que de se séparer, c’est le secret de l’unanimité nationale. C’est l’unanimité médiate, comme disait lièyès, lorsqu’il faisait remarquer que le Vaté à la majorité peut très bien ne pas traduire une unanimité ‘‘immédiate’’, mais qu’au fond puisqu’on est d’accord pour s’en remettre à la règle de la majorité, c’est que l’on est profondément UNANIME.

NYASSI David

Observateur des élections.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 09:11
Dr KOLLO Basile: " Ma part de vérité" sur les activités de la Communauté Urbaine de Nkongsamba

Il n’a pas fallu attendre l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire le 24 juillet 2014 pour harmoniser les salaires, les prix et autres actes concernant les transporteurs pour que le Dr KOLLO Basile, Délégué du Gouvernement partage avec les journalistes membres de l’ASSEPM (Association des Editeurs et Correspondants de presse du Moungo) le projet de la gare routière de Nkongsamba.

Elle sera construite pas loin de la nationale N°05, dans la Commune de Nkongsamba 3ème en face de ce qui aujourd’hui fait office de cimetière municipal et la seconde à Nkongsamba 2ème pour les voyageurs qui vont vers l'Ouest et le Nord-Ouest.

La gare routière moderne de Ngwa permettra à la Communauté Urbaine (CUN) d’avoir des recettes supplémentaires. Elle va déclencher l’implémentation de la vision sur la « nouvelle ville de Nkongsamba » car pendant la réalisation de ce chantier, une nouvelle route partant de la Nlonako Valley Autorithy, traversant le poste de contrôle de la police et serpentant pas loin du Collège Fultang jusqu’au Lycée Bilingue de Nkongsamba (LYBINKONG) sera ouverte. Elle va rejoindre la Forêt communautaire et les lotissements de Nkongsamba 3. Les habitants de Nkongsamba et les entreprises qui souhaitent investir ici aguerriront autour de cette plate forme des vastes espaces de terrain pour construire des logements commerciaux. Tel est l’essentiel du 2ème point de Presse que le Dr KOLLO Basile a donné dans son bureau en ce mois de juillet 2014.

Ces informations ont été vérifiées à la Délégation de l’Habitat et de l’Urbanisme ou le Maître des lieux, M. FOMEN Guy a présenté les éléments importants de ce projet sur le document stratégique de développement de Nkongsamba (PDU). Le Dr KOLLO Basile a aussi présenté le projet de construction d’un nouvel HÔTEL DE VILLE de 5 ou 6 niveaux avec incorporés des bureaux qui seront louables aux assurances, aux microfinances, aux organismes spécialisés et avec dans sous-sol une salle de fêtes moderne insonorisée. L’ancien immeuble pourrait servir plus tard à abriter le Ministère de la ville, les artisans, le musée, l’annexe de la bibliothèque.

Sur l'actualité concernant le cimetière municipal de Nkongsamba, le Dr KOLLO Basile a reconnu qu’il y a eu manipulation de l’opinion, particulièrement la communauté musulmane et certains services de la Communauté. Personne sur ce sujet de voulait donner la bonne information dit-il. « Il n’a jamais été question de vendre le cimetière municipal de Nkongsamba » renchérissait-il pour répondre à la question sur la colère des musulmans. « Etant informé de leur descente au cimetière, je me suis rendu à la mosquée après la prière et personne ne sait exprimé sur le sujet », rendu plus tard au cimetière avec des personnes ciblées parmi les FMO, la cohorte des personnes venues créer des incidents ayant vu son véhicule est repartie… Il était question, de renforcer en réalité la clôture du cimetière municipal et nettoyer la partie avant dans l’optique d’y établir un mouvement provisoire de la gare routière qui permettrait de délocaliser l’activité dangereuse des véhicules et motos actuellement au carrefour CICAB.

Sur le concessionnaire pour cette activité, le délégué reconnait également que des comportements sont encore à élucider car, il y a eu des opérations à l’intérieur du cimetière alors que cela n’était pas dans le cahier de charge... une enquête est ouverte par les autorités… Sur le rôle de la presse… certains médias ont voulu pousser à la violence les habitants en publiant même des images des ossements qui n’étaient celles du cimetière de Nkongsamba. Nous savons qu’ils sont pour certains à la solde des individus qui participent au conseil municipal, votent des délibérations et disent le contraire dans la rue…. la rumeur n’étant pas l’information. Ce sont ceux-là qui procèdent aux inhumations par la fraude, sans autorisation d’inhumer, sans payer aucun frais à la municipalité. Ces mêmes personnes qui gèrent de manière frauduleuse les espaces commerciaux à Nkongsamba, entretiennent des gangs et sont auteurs de la fraude fiscale.

A la question de savoir si le projet de la gare routière est abandonné, où sont passés les 150 millions de dotation pour ses activités générateurs de revenus, n’observant plus des lampadaires qui éclairent l’entrée de la ville ? Le Dr KOLLO Basile a répondu que le projet de construction d’une gare routière moderne à Nkongsamba sera bien actualisé sur le terrain communal d’une contenance superficielle de plusieurs hectares et objet du titre foncier N° 474.

Le projet est bien sur la table de la tutelle administrative qui a demandé de respecter certaines règles. Et si jamais il fallait délocaliser le cimetière de Nkongsamba, cela pourrait arriver avec une cité en pleine mutation, prenant progressivement des allures de grande agglomération objet de saturation, il faudrait que les familles qui ont des corps au cimetière prouvent par des documents qu’elles ont des parents en ces lieux. A cette condition, une procédure sera instruite parce qu’en Afrique, « nous respectons les âmes des disparus ». Pour les dotations visant les AGR, les aménagements ont été faits à l’actuel gare routière, au marché B et biens d’autres projets sont en attente de rentabilisation.

C’est pour éviter des incompréhensions que le Dr KOLLO Basile a projeté dans la période du 13 au 22 novembre 2014 un Forum Economique à Nkongsamba. Forum organisé en partenariat avec le CABINET CIBLE, JEUNESSE ALTERNATIVES, l'ASSEPM et l'ASPROLATHLIM et qui permettra aux citoyens de Nkongsamba un regard futuriste de leur développement. C’est la raison pour laquelle il souhaite qu’à cette période, tous les enfants de Nkongsamba, de Baré-Bakem, de Melong, du Nlonako et de Manjo de l’intérieur comme de l’extérieur, bref de la diaspora Asiatique, Européenne et américaine soient à Nkongsamba.

Le FEN va ouvrir le voile sur une autre phase du projet « investir à Nkongsamba ». Ce n’est qu’en ce moment que le Dr KOLLO Basile pensera avoir fait son travail, celui de mettre véritablement Nkongsamba sur les pistes de développement, loin des intrigues politiciennes et du culte de la pensée unique, une cité où tous ceux qui ont la volonté de se battre et aspirent au développement se reconnaitront et vivront dans la paix et la prospérité. Le Dr KOLLO Basile s’est aussi exprimé sur l’assemblée des évêques de janvier 2015 à Nkongsamba pendant laquelle la Communauté Urbaine se mettra dans ses plus beaux vêtements pour accueillir l’événement… Nkongsamba sera une ville lumière comme lors de l’installation de Monseigneur Espoir ATANGANA.

Sur la session budgétaire extraordinaire du 24 juillet 2014, le Dr KOLLO Basile a parlé des deux délibérations importantes adoptées par les conseillers municipaux : la délibération N°001/D/CUN/SG/07-2014 fixe les tarifs trimestriels de la taxe de stationnement dans la ville de Nkongsamba de l’ordre de 1500 FCFA pour les mototaxis, 5000 FCFA pour les taxis et 7 500 FCA pour les autobus ; la délibération N°002/D/CUN/SG/07-2014 porte sur la revalorisation de 5 % de la rémunération mensuelle de base des personnels de la Communauté Urbaine de Nkongsamba sur la ligne 620 100 « Salaire de base et traitement brut ».

Sylvain Timamo et Joachim Ngomse

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 09:09
Séminaire-atelier organisé par l’ASSEPM les 23 et 24 juillet 2014

Les journalistes, chargés de communication et du partenariat du Moungo renforcent leurs capacités

C’est dans une atmosphère sereine que près de 30 participants venus des plusieurs arrondissements du Moungo ont suivi avec intérêt les enseignements lors du dernier séminaire sur la communication, l’archivage et le partenariat à l’Hôtel ZENITH PALACE de Nkongsamba. Evénement placé sous le haut patronage du Préfet du Moungo.

La première journée du mercredi 23 juillet ouverte par M. BALA SOUAIBOU, premier adjoint préfectoral a connu la communication de M. WAMBA Pierre, délégué du MINMAP sur le sous thème « Le Ministère es Marchés Publics et sa contribution à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035 », exercice suivi du Dr MELI Basile de l’Université de Yaoundé II sur le sous thème « l’incidence des articles économiques sur le développement rural et urbain » et d’un atelier dans l’après midi animé par M. LEKAMA Georges Auréolé, socio-économiste de l’Institut Supérieur du management du Manengouba (ISMAM) sur le sous thème « les relations économiques et contexte de décentralisation ». Les sujets exposés ont suscité les nombreuses questions des journalistes. Autour de 16 heures, les journalistes membres de l’ASSEPM ont échangé sur l’Observatoire de la presse du Moungo (OPREM) et répondant à une préoccupation du Premier adjoint préfectoral M. Bala Souaïbou soulevé par le délégué à la communication M. Minyem Simon Emmanuel, il a été mis sur pied un comité ad-hoc chargé de réfléchir une fois de plus sur cet observatoire des organes de presse membres de l’ASSEPM et ayant pour président M. LEKAMA Georges, pour Rapporteur TIMAMO Sylvain et pour membre M. DOPNA Diderot de l’ONG MOSOOH CAMEROUN.

La deuxième journée du jeudi 24 juillet a connu l’exposée du Dr KEMAYOU Louis Roger de l’Université de Douala, sur le sous thème « compétence documentaire et culture de l’information ». Suivi de l’échange avec le Dr MELI Basile sur le thème « l’écriture journalistique et les risques liés à la profession » que devait présenter le substitut du procureur M. Moussa KOUMANDA. Au début d’après midi, il y a eu des travaux pratiques et une table ronde animés par les différents panélistes à laquelle a bien voulu prendre par le Présidente de la Nlonako Valley Autority, M. DJANKOU KUISSI Gabriel.

A 15 heures et 30 minutes lors de la cérémonie de clôture, après le mot du Président NGUECHUE NGAHOU Salomon de l’ASSEPM, le A1 BALA SOUAIBOU a reconnu l’importance d’un tel séminaire et invité les participants à faire bon usage des enseignements reçus qui contribueront à coup sûr d’éviter à l’avenir des mal entendus dans la collecte et le traitement de l’information économique. A l’attention des points focaux des communes, il a prescrit que la synergie qui se met progressivement en place avec l’appui des autorités administratives soit déclencheur de nouvelle habitudes, de nouvelle manière de faire et soit d’utilité pour l’économie, l’archivage et le développement du vaste département du Moungo. Au bureau exécutif de l’ASSEPM, M. Bala Souaïbou a préconisé de ne pas dormir sur ce succès apparent, de continuer à travailler dur dans l’optique de contribuer à la formation de la meilleur crème au Cameroun en matière de communication et de partenariat. Bref les organisateurs ont été très attentifs à ce message et reconnaissent que ce séminaire a été inspiré d’une allocution de M. HONA Thomas, Préfet du Moungo.

Chamford Siéwé de Bana

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 18:38
Marchés Publics : Comité Départemental du suivi Participatif du BIP au compte du 2ème trimestre 2014

Des problèmes récurrents plombent le développement infrastructurel du Moungo

Le 07 juillet 2014, la salle des actes de la Mairie de Nkongsamba 1er a servi de cadre aux travaux du Comité départemental du suivi participatif du budget d’investissement public pour le compte du 2e trimestre. Le Dr TSIMI NJOLE Christine, vice-présidente de ce comité, le 1er adjoint Préfectoral BALA SOUAÏBOU, Les Chefs traditionnels de Dibombari et de Mbanga, les sectoriels et les membres de la société civile on parcouru avec stupéfaction les documents mis à leur disposition par le MINEPAT représenté par son Délégué BANOUN Samuel Paul.

Le compte est de 166 projets pour une dotation de 2 713 285 000 f CFA, 15 projets PIP (projets d’investissements prioritaires) s’y sont greffés au profit de 07 arrondissements, portant cette dotation globale pour l’année 2014 à 3 174 785 000 f CFA. On a observé à la suite des interventions diverses que les actions piétinent, malgré les passations de marchés effectivement attribués (soit 49 marchés attribués et 23 exécutés sur un total de59 DAO examinés…). Selon ESSI MBANG sylvestre, Ingénieur de génie Civil et Chef de Brigade de Contrôle à la délégation départementale du MINMAP, de nombreux chantiers sont abandonnés à nos jours, plusieurs n’ont même pas démarré et pire encore, certains seraient payés ou réceptionnés avec des malfaçons, faisant ainsi perdre à notre département plus de 307 000 000 f CFA. Toute chose qui vient rendre caduque l’espoir entretenu lors de la tenue de la réunion du Comité du 1er trimestre où la Présidente plaçait la barre du taux de réalisation cette année à 90 %. Au regard des disfonctionnements observés ça et là, une réunion extraordinaire du comité restreint aux membres statutaires est convoquée pour le 23 juillet prochain dans le but d’établir les responsabilités et engager des actions coercitives afin de sauver ce département, proie des fonctionnaires et hommes d’affaires véreux qui viennent faire fortune sur le dos vouté des honnêtes citoyens qui ont tout donné pour la Nation.

Tchuente Nono Patrice/Cp - Contact rédaction : +237 78894092/+23799451920

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 18:37
Projet de gouvernance en faveur des jeunes à Nkongsamba Ier : un monde avenir et la CPAM à l’ouvrage

La salle des actes de la Mairie de Nkongsamba 1er a fait le plein d’œuf ce 4 juin 2014 à l’initiative de l’ONG un Monde Avenir pour la tenue de la 2e réunion grand public du projet CPDJL.

Cette 2e rencontre qui fait suite à la tenue de la première en mars dernier ; était placée sous le thème : « Enjeux de la participation des jeunes dans leur commune ». En présence des représentants des autorités administratives, municipales et les SDE, les jeunes présents aux côtés d’une forte présence des autorités traditionnelles ont présenté les résultats de la collecte des données opérée sur le terrain, relatifs à la participation effective des jeunes de la commune. Même s’il ressort que ces résultats ne reflètent pas avec exactitude les réalités, les uns et les autres ont été unanimes que la participation des jeunes dans les affaires locales est mitigée, les obstacles étant nombreux. Toute fois, NDOUNLA jaques de l’Institut de Management du Manengouba, dans un exposé sur «la piste de réflexion sur la participation des jeunes dans leur localité» présentera les avantages liés à cette implication et c’est par le partage d’expérience de quelques jeunes sur la participation citoyenne, que cette réunion grand public a connu son terme.

Signalons que ce forum qui semble mettre un terme à ce projet, aura donnée de voir une forte implication des acteurs, scellant ainsi les observations positives relevées lors de la 1ère réunion grand public où la mobilisation était celle des grands jours. Toute fois, les membres de l’observatoire du cadre de concertation mis en place s’interrogent sur la suite à donner au projet, quand on sait que son implémentation n’aura pas été aisée jusque-là ; même si ceux-ci y croient et sont déterminés à permettre que tous les jeunes soient à même de s’impliquer et participer activement aux programmes menés dans la localité en vu de la formulation des initiatives réalistes intégrant la jeunesse.

Le projet CPDJL, (cadre citoyen de concertation et de participation à la démocratie locale) déroulé dans les communes de Douala 1er et Nkongsamba 1er aura donnée l’occasion aux jeunes et autres acteurs d’échanger sur leur implication dans les politiques publiques locales ; l’objectif spécifique de ce projet étant de stimuler une culture de la participation démocratique des capacités des leaders associatifs, des autorités traditionnelles, des SDE sur la gouvernance locale et autre…. En espérant qu’au crépuscule de ce projet où des points positifs ont été marqués malgré des couacs observés dans la gestion du projet au niveau local, puissent les différents acteurs mettre à profit les enseignements reçus au service de leur collectivité.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 18:36
Assemblée générale extraordinaire du Binam : La lutte contre le fanatisme et l’extrémisme religieux engagée par les ressortissants de l’ouest dans le Moungo

L’honorable Sime Pierre, député à l’Assemblée nationale du Cameroun et Président du Syndicat des transporteurs routiers a réuni les membres de son association à Nkongsamba il y a quelques jours dans l’optique de comprendre et de prendre position par rapport aux multiples crises sur les frontières du Cameroun, la montée en puissance de l’organisation BOKO HARAM et les autres tensions sociales.

L’ordre du jour proposé par le Secrétaire Général WANDJI Alain Thomas a été adopté majoritairement par les nombreuses délégations des arrondissements du Moungo, ainsi que de divers invités, c’est après la lecture du récépissé de déclaration de manifestation publique et l’exécution de l’hymne national que les points de vue sont connus.

Le secrétaire général WANDJI Thomas a commencé par une présentation de l’association BINAM, association qui existe depuis 1996 et regroupe tous les ressortissants de la région de l’Ouest du Cameroun. Association apolitique, son leitmotiv reste le choix de la paix et de l’unité : d’où le slogan « Un pour tous, tous pour un ».

Prenant la parole, le président National SIME Pierre, en évoquant la situation d’insécurité orchestrée par la secte Boko Haram, a relevé que cette rencontre était le ralliement du peuple BINAM pour apporter son soutien au président de la république Paul BIYA pour la lutte acharnée qu’il mène contre ces ‘’maquisards de la paix’’. Il ne manquera pas de fustiger les comportements qui compromettent la paix sociale, avant d’inviter les membres du BINAM à collaborer avec les forces de sécurité et les autorités administratives afin de dénoncer tout comportement anormal et attitude suspecte proches des familles dans le Moungo. Une lecture d’une motion de soutien et d’encouragement au Président Paul BIYA est dite avant de laisser cours à la prière œcuménique.

Pasteurs et prêtre présents ont prié pour la paix au Cameroun ; demandant au seigneur d’inonder le chef de Etat de beaucoup de grâce afin qu’il ait le courage, les moyens et la sagesse dans ses actions contre les ennemis de la paix.

Pour ces membres venus en masse la question d’insécurité nécessite une mobilisation tous azimuts des citoyens, et leur présence massive est une illustration non seulement de leur collaboration franche aux côtés du Président national du BINAM, mais aussi et surtout leur soutien indéfectible aux idéaux du chef de l’Etat Paul BIYA, saluant par là même, son initiative de Paris d’avoir déclaré la guerre à Boko Haram pour davantage préserver la paix dans notre pays et dans la sous-région.

Ghislaine Djomo/Cp

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 18:35
Moungo Horizon : Journée Nationale de l’Education Physique, «Un Esprit Sain dans Un Corps sain»

En dehors des ratés du délégué NDENGUE ETOUBE Napoléon, la journée est une expérience gravée dans les annales

Lancée à Douala le 30 mai 2014 par le Ministre des sports et de l’éducation physique Adoum Garoua, c’est la place des fêtes de Nkongsamba qui a servi de cadre le 2 juin 2014 pour l’avant dernière station de la célébration de la première édition de la journée nationale de l’éducation physique dans le Moungo. Placée sous le haut patronage du premier ministre et présidée à Nkongsamba par le préfet du Moungo Hona Thomas, c’est sous le thème «L’éducation physique, un monde de vie à s’approprier pour la marche vers l’émergence du Cameroun » que les festivités se sont déroulées.

Ouvert à 6 heures par une marche sportive, dans les principales artères des trois arrondissements de la ville de Nkongsamba, c’est par un service cultuel œcuménique que les activités se sont poursuivis. Avant l’instant de prière, le Préfet Hona Thomas, dans son mot de circonstance, a invité et encouragé les uns et les autres à faire de la pratique de l’éducation physique une activité régulière, avant de remercier les populations venues nombreuses pour avoir répondu à l’appel. Aussi, il profitera de ce moment pour attirer leur attention sur la situation d’insécurité provoquée par la secte Boko Haram et au comportement à afficher pour aider les pouvoirs publics à venir à bout de ce groupe. C’est sous le même ton que les hommes de dieu venus de toutes les obédiences, ont prié Dieu à travers les textes bibliques et coraniques, à accorder des grâces à notre pays et la force au président de la république et à l’ensemble des responsables pour juguler le phénomène et faire perdurer la paix au Cameroun. C’est dans une union de prières que les participants à ce premier rendez-vous se sont séparés pour se retrouver dans l’après-midi dans la salle des actes de la Communauté urbaine pour une table ronde sur le thème de la journée, moment pendant lequel les panélistes tels M Fofié parlera de la différence entre éducation physique et le sport, pendant que Mme Tchoupo insistera sur la pratique de l’éducation physique chez la fille et les garçons… Mpele Mitterand s’appesantira sur la relation entre éducation physique et émergence, avant que le Dr Kollo Basile n’intervienne sur les avantages et inconvénients de la pratique de l’éducation physique ; tout ceci sous la coordination de Minyem Simon Emmanuel.

Si au cours de cet échange riche en enseignements, on peut retenir que le sport recherche la performance alors que l’éducation physique n’est qu’une activité motrice qu’exerce un individu pour s’épanouir, sa pratique doit être régulée et régulière, car pour la femme enceinte par exemple, sa pratique permet de diminuer le risque de cancer et favorise la venue d’un bébé en bonne santé, toutefois, il faut respecter le seuil de récupération. Et c’est ce qui a motivé le discours du Ministre Adoum Garoua lors du lancement. Il estimé que : « l’éducation physique permet d’avoir une population en bonne santé » et sa pratique permettra que les Camerounais ne soient pas comptés parmi les 64 millions de personnes qui doivent mourir d’ici 2015 selon l’organisation mondial de la santé (OMS) du fait de leur immobilisme et de l’inaction. Sur cette tranche de la population (potentielle victime). 41 millions mourront par suite d’une maladie provenant des facteurs de risque liés aux maladies cardio vasculaires, le tabagisme ou le stress. Il faut noter que l’obésité reste la plus citée, et quand on sait que le Cameroun occupe le 3e rang en Afrique des pays où l’obésité sévit, on est tenté de penser qu’une hécatombe est inévitable si des actions de cette nature ne sont pas récurrentes. Vivement que les décideurs pensent à introduire la pratique de l’éducation physique comme un acte citoyen afin d’éviter que ce fléau n’emporte tous les Camerounais d’ici peu. Parmi les couacs observés lors de cette journée, la distribution sélective des maillots et diplômes de participation par le délégué Napoléon NDENGUE ETOUBE du Ministère des sports et de l'éducation physique et la conférence avec une salle presque vide à la communauté urbaine de Nkongsamba.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 18:33
Communauté Urbaine de Nkongsamba : Envisager des solutions pour l’atteinte de meilleures performances

La salle des actes de la communauté urbaine de Nkongsamba a été le théâtre il ya quelques semaines à la session ordinaire du conseil municipal consacré à l’examen et au vote du compte administratif de la communauté pour l’exercice antérieur. En présence du Préfet HONAZ Thomas, le Dr KOLLO Basile, le Receveur Municipal OLINGA OLINGA Elysée, le Secrétaire Général WANGUE Liberté et le comptable matières Essouma Rigobert ont fait montre du souci de changer les données.

Adopté à la somme de 274 508 742 F CFA en recettes et 282 417 763 f CFA en dépenses, soit une baisse de 26 000 000 F CFA par rapport à l’année 2012 pour un taux de réalisation de 41.6%.

Dans son mot ,tout en souhaitant une véritable prise de conscience du personnel et des conseillers municipaux, le Délégué du gouvernement KOLLO Basile, s’est dit confiant pour le futur de la ville .Toute fois, le déficit budgétaire a été justifié par l’augmentation des charges de la Communauté, la morosité des affaires, la traçabilité difficile des impôts recouvrés par les services des impôts , la non rentabilité des activités génératrices de revenus (marchés, taxe d’hygiène et salubrité, gare routière, parking,…), l’évasion des recettes orchestrées par certains agents véreux et l’absence de subventions. Celui-ci n’a pas manqué de fustiger une fois de plus le comportement de certains conseillers municipaux qu’il qualifie de ‘’kamikazes’’ et des syndicats ‘’chefs de gang ’’ à la gare routière.

Prenant la parole, le préfet Thomas Hona en regrettant que des initiatives palpables ne soient pas visibles, a souhaité voir une véritable cohésion entre les élus. En formulant quelques conseils pour l’amélioration du rapport de performance, le préfet n’a pas manqué de donner des directives pour améliorer la sécurité des personnes et des biens. Il a donc invité les uns et les autres à redoubler de vigilance pour barrer le chemin au fanatisme religieux, particulièrement à la secte Boko Haram en montrant du doigt tout suspect dans les regroupements.

M. OLINGA OLINGA Elysée, receveur Municipal a proposé une adoption d’une politique d’austérité dans les dépenses de consommation qui constitueraient l’essentiel des dépenses. Puisse le Plan directeur d’Urbanisme devrait être mis en œuvre afin d’éviter la descente aux enfers qui guette la ville de Nkongsamba, dont les statiques sont faussées depuis plusieurs années.

Sylvain Timamo - Contact +237 99451920/ +237 78894092

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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