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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 18:40

Le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC) et l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI) vous invitent à participer au 5e concours « WASH Media Awards ».

Peuvent participer à ce concours les journalistes qui publient ou diffusent des reportages et des rapports d’enquête consacrés à des questions relatives à l’approvisionnement en eau, à l’assainissement et à l’hygiène (secteur WASH) et à leurs incidences sur le développement personnel et sur le développement des pays. Ce concours vise à promouvoir la couverture des questions relatives au secteur WASH par les médias locaux, nationaux et internationaux afin d’influencer favorablement les décideurs politiques, le secteur privé, la société civile, ainsi que les individus et les ménages. Les lauréats se verront remettre un prix en espèces et auront la possibilité de participer à la Semaine mondiale de l’eau à Stockholm – le principal événement mondial en rapport avec l’eau (www.worldwaterweek.org) qui se tiendra du 31 août au 5 septembre 2014 – en tant qu’invités d’honneur du WSSCC et du SIWI.

Thèmes

Nous sommes heureux de vous annoncer que 6 prix seront remis, un pour chacun des thèmes suivants :

  • L’eau et l’énergie
  • L’équité et l’inclusion dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène
  • L’élimination de la défécation à l’air libre
  • Le droit humain à l’eau et à l’assainissement
  • WASH dans le futur : le programme de développement pour l’après-2015
  • Le suivi des engagements dans le secteur WASH

Un jury international composé d’éminents professionnels des médias évaluera toutes les productions des participants. Pour être admises, les œuvres doivent avoir été publiées ou diffusées entre le 15 juin 2013 et le 15 juin 2014. Pour de plus amples informations et pour télécharger le formulaire de participation, veuillez consulter le site www.wsscc.org/media/wash-media-awards ou le site http://www.siwi.org/media/wash-media-awards/.

participer au 5ème concours «WASH Media Awards»
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 08:10

En dépit du silence assourdissant que beaucoup voudraient créer autour d’elle, la question du tribalisme est l’un des principaux problèmes de notre pays.

Persuadées d’être plus patriotes que tout le monde, des ineptes tirent à boulets rouges sur quiconque évoque ce sujet. Le foisonnement d’ethnies qui constituent notre pays est devenu une menace réelle pour ce dernier. Les symptômes du tribalisme sont visibles partout mais pas par tous malheureusement. S’il est vrai qu’au Cameroun, il existe des clichés collés à chaque groupe ethnique, force est de constater que les Bamiléké détiennent le record absolu du nombre de stéréotypes, négatifs pour la plupart. Inutile de chercher à savoir si ces clichés sont fondés ou pas, je vous laisse le soin de juger vous-mêmes de leur ridiculité. Les Bamilékés seraient sales, méchants, égoïstes, solidaires uniquement entre eux, hypocrites, tribalistes, malhonnêtes, voleurs, népotistes, fraudeurs, âpres au gain, sorciers… Certains vont jusqu’à nier le dynamisme des « Bamis ». Leur « pseudo-puissance » économique n’est, selon eux, que le fruit de leurs pratiques mystiques tel le «mukuagne » dont ils sont les maitres incontestés. Ils seraient nuls en musique, nuls en politique, mais excellents en corruption ; ils se marieraient exclusivement entre eux. Aussi, les « Bamis » ne sauraient-ils « pak-ler » français. Ne vous étonnez donc pas de ce que les journalistes ressortissants de l’Ouest soient moins présents sur les plateaux de la CRTV que sur celles des « chaines d’opposition ». La « treizième tribu d’Israël » (Exode 1 : 9-10) est indéniablement victime de haine et de jalousie. Tous les prétextes sont bons pour justifier le fiel contre les « Bams », « car dans le cœur des envieux et dans les yeux des incapables, la réussite te rend coupable » ! Je ne vais pas m’enfermer dans l’opposition Bami/Béti qui est, parait-il, très à la mode, vu que la bamiphobie dépasse bel et bien les frontières du « pays organisateur ». Ainsi, toute la littérature de haine contre les Bamiléké se résume en ceci : le bien, les Bamiléké le font mal, mais le mal ils le font bien.

Pour ce qui est de la gestion du pays en général, je pense que les Bamiléké ne sont pas les seuls frustrés. Les ressortissants du Grand Sud ont confisqué la gestion du pays et bénéficient d’une interminable série de privilèges ; lesquels sont paradoxalement révélés dans Les paradoxes du pays organisateur. Les Bamiléké constituent de par leur nombre, le plus grand groupe ethnique du Cameroun, et leur hégémonie économique et intellectuelle est incontestable et reconnue au-delà de notre pays. Cette triple puissance aurait-elle entrainé une phobie chez les autres Camerounais ? Cette question mérite bien d’être posée, car aucun autre groupe ethnique ne subit autant de haine. Ce serait archi faux de dire que les Bamiléké sont les seules victimes du tribalisme ou de laisser croire qu’aucun Bamiléké n’est tribaliste. De même, je ne saurais nier l’amour que nous porte bon nombre de compatriotes, bien qu’originaires d’autres ethnies, ceux-là qui te saluent en abhorrant un sourire sincère, car contents de rencontrer un autre compatriote, un frère, et non un « envahisseur » menaçant leur « espace vital ». Ils constituent la preuve que nous pouvons vivre dans une paix et une harmonie véritables. Tous les groupes ethniques du Cameroun sont victimes, dans une certaine mesure, du tribalisme. Cependant, en regardant avec un iota d’objectivité, il est évident que le cas des « ngrafi » est spécial ; d’où la pertinence, à mon sens, du concept « problème bamiléké ».

Le régime « Mbiya » est foncièrement bamiphobe et cette bamiphobie se manifeste tant dans l’infinitésimale représentativité des « westerns » au gouvernement, que par des politiques de plus en plus discriminatoires que le régime met sur pied. En réalité, on ne saurait parler de bamiphobie sans mentionner la fameuse politique de l’équilibre régional que « Mbiya » a bien fait d’appliquer partout, excepté dans son propre gouvernement. Cette politique est tellement juste et efficace qu’on devrait peut-être l’appliquer dans le sport, notamment lors des sélections de nos Lions indomptables. Imaginez que, pour chaque match à livrer, on ait dix représentants des dix régions parmi les onze entrants, le onzième joueur et le coach pourraient être des expatriés pour qu’il n’y ait pas la moindre injustice. Ce serait formidable, n’est-ce pas ? Personne n’oserait se plaindre, et le Cameroun remporterait certainement la coupe du monde ! Pour ce qui est des concours d’entrée dans les grandes écoles, la politique de l’équilibre régional viserait, dit-on, une discrimination positive en faveur des ressortissants du Grand Nord, sans doute plus « idiots » que ceux des autres régions. Cependant, on a de bonnes raisons de penser que cette politique vise surtout à « remédier » au succès spectaculaire des « westerns » dont la flagrante domination, aussi bien lors des examens nationaux que lors des concours, inquiète plus d’un. L’équilibre régional est certainement l’un des plus grands dangers pour notre pays, car une telle politique renforce l’identité ethnique ou régionale, aux dépens de l’identité nationale. Cette politique nous rappelle sans cesse que nous sommes d’abord Bassa ou Bulu avant d’être Camerounais et, par conséquent, elle promeut le tribalisme qu’elle est censée contrer. Aujourd’hui, on est reçu à un concours d’entrée dans une grande école, pas parce que on le mérite, mais parce qu’on est Bassa ou Eton.

La bamiphobie transparait dans les thèses du Professeur Hubert MONO NDJANA sur l’ethnofacisme. Celles-ci brillent tant par leur manque de cohérence et de pertinence que par la haine à peine voilée qu’elles véhiculent contre une communauté dont le seul crime est de disposer d’une supériorité; notamment numérique, intellectuelle et économique. En outre, les propos de M. Amadou Ali, alors Vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, révélés par Wikileaks auraient dû lui coûter au moins son poste dans le gouvernement, mais au Cameroun, punition rime avec promotion. Aujourd’hui, cet individu est, en toute quiétude, Vice Premier ministre, ministre chargé des Relations avec les Assemblées. Par ailleurs, lorsqu’on a appris que Mgr TONYE BAKOT, Grand Chancelier de l’UCAC (l’Université Catholique d’Afrique Centrale), avait, dans une lettre adressée au Doyen de la faculté des sciences sociales et de gestion de cette institution, exprimé son inquiétude quant au nombre « trop élevé » d’étudiants et d’enseignants Bamiléké, on s’attendait à ce que la condamnation de cet acte soit unanime. Hélas! la vive polémique suscitée s’est très vite recentrée autour de la question de savoir si le Doyen aurait dû rendre publique une correspondance interne. Personne n’a oublié les circonstances troubles du décès de Mgr André WOUKING dont la nomination à la tête de l’Archidiocèse de Yaoundé avait suscité des actions et des réactions extrêmement et manifestement bamiphobes. Comment oublier un message comme « Pas d'archevêque Bamiléké à Yaoundé », lu sur les plaques des haineux qui avaient très mal accueilli le fait que la gestion de « leur archidiocèse » soit confiée à un « ngrafi ». On n’oublie non plus le fameux « les Bamiléké ont tout et volent tout » du Général Asso’o. Qui nierait le caractère interethnique des émeutes qui ont suivi le meurtre d’Éric MONEY à Deïdo en décembre 2012. Certains Sawa de ce quartier avaient cru trouver une brèche pour assouvir leur haine en perpétrant un lynchage de Bamiléké. Partager des origines avec un meurtrier fait-il de toi son complice ? Des boutiques appartenant aux « ngrafi » ont été pillées. De tels évènements auraient dû tirer la sonnette d’alarme.

Personne n’est dupe. Le sentiment de rejet est réel. Je n’ai pas besoin de lire Sindjoun POKAM pour savoir que le nom que je porte me portera peut-être préjudice demain. Je n’ai non plus besoin de lire M. NGANANG pour me rendre compte de ce que très peu de « westerns » occupent les postes stratégiques tant dans le gouvernement que dans entreprises publiques et les unités administratives. Ce n’est pas en lisant Les bamiléké au Cameroun: Ostracisme et sous-développement de Thomas TCHATCHOUA que l’on découvre que la région de l’Ouest est ignorée dans les principaux projets infrastructurels, ou que Bafoussam a beaucoup à envier aux autres capitales régionales. En général, au Cameroun, tes origines déterminent ton destin. Elles expliquent certaines promotions sociales. Sinon, comment expliquer qu’un « Tchoffo » décide de devenir « Owona » ou « Awono » ? Combien sont partis du pays parce que le nom qu’ils portaient avait bloqué l’ascenseur social ? Combien changent de nom pour débloquer cet ascenseur ?

Le choix des Bamiléké à propulser au-devant de la scène politique camerounaise est curieux. Le Rdpc refuse de servir de tremplin aux « ngrafi » : rdpcistes le jour, opposants la nuit. De toute évidence, ceux des « bams » qui sont mis en avant servent à entretenir l’idée reçue selon laquelle les Bamiléké sont nuls en politique et par conséquent, ils ne sauraient accéder à la magistrature suprême. Les politiciens « westerns » du Rdpc, les plus en vue sont des gens sur qui ont aurait du mal à parier pour une brillante carrière politique. Je ne mentionnerai pas maman Fogning, papa Kuete ou paa Niat, que beaucoup attendaient plus à Nkondengui qu’à la tête du Sénat. De même, beaucoup n’ont pas digéré que l’UdM (Université des Montagnes) de Bangangté ravisse la vedette aux autres institutions de formation médicale au Cameroun, et acquière, en si peu de temps, une si grande renommée nationale et internationale. En effet, depuis quelques années, l’État camerounais dresse des montagnes pour freiner l’épanouissement de l’Université des Montagnes qui a commis le même crime que l’UCAC : disposer de plus de Bamiléké au sein de ses effectifs. L’institut a beau dire que ses critères de recrutement sont objectifs et fondés sur le mérite, rien n’y est fait, les autorités sont décidées à pousser l’UdM à mettre la clé sous le paillasson. S’il est vrai que les coûts de formation sont au-dessus des moyens d’une famille camerounaise moyenne, force est de reconnaitre que le rapport qualité /prix est très bien équilibré en ce qui concerne la formation. Le Cameroun est sans doute le seul pays « démocratique » au monde où l’État fixe les frais de scolarité des institutions privées et leur impose des quotas ethniques. Allez savoir combien coûte une année à Harvard ou Oxford, même pour la moins prisée des filières. L’État américain impose-t-il des quotas raciaux pour créer un équilibre racial dans les universités comme Harvard où les Blancs dominent largement ? Logiquement une institution de formation privée dont les frais de scolarité sont exorbitants devrait tout simplement avoir de salles de classe vides. Pourquoi l’État s’acharne contre l’UdM ?

Mes origines vont peut-être trahir ma bonne foi, mais la bamiphobie est en plein essor au Cameroun. Il est fort regrettable de constater que certains « westerns » capitulent et cachent ou renient leur « bamilékétude ». L’objectif de ce billet n’est pas d’encourager les ressortissants de l’Ouest à combattre la haine par la haine, mais de faire comprendre qu’une guerre tribale menace notre pays et assombrit un peu plus notre avenir chaque jour qui passe. Il est inconcevable de penser que le Cameroun va émerger en excluant certaines de ses ethnies, à fortiori les Bamiléké. Il est irréaliste de croire que les Bamiléké seront éternellement mis de côté, car ceux qui ont une petite idée de la véritable puissance de ce groupe ethnique vous diront que le pouvoir politique finira par lui revenir. Qui peut combattre le naturel ? Rebuter les Bamiléké, ou tout autre groupe ethnique n’aidera personne. Au Cameroun, on confond très facilement pyromane et pompier. Aussi surprenant que cela soit, dénoncer le tribalisme dans notre pays fait de toi le pire des tribalistes. Quand on reviendra sur terre, peut-être il sera tard. Il est essentiel de repenser notre vivre ensemble, car si rien n’est fait, nous filons tout droit vers un conflit interethnique. La dénonciation de la bamiphobie ne saurait plus être casus belli que sa promotion. Notre pays n’est pas vacciné contre la guerre civile, et du jour au lendemain une MisCam (Mission des Nations unies au Cameroun) pourrait être déployée sur notre territoire pour mettre fin à un génocide longtemps programmé, tant les « Radio des Mille Collines » sont nombreuses dans notre pays. N’oublions pas, virtus Unita Fortior !

Correspondance: Innocent MEKUKO

Cameroun - Opinion: Le Cameroun est-il bamiphobe ?
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:38
Cameroun-Enseignement: Palmarès des lycées et collèges 2013: Le Collège Jean-Tabi de Yaoundé en tête du classement de l’OBC

Les collèges confessionnels occupent les dix premières places du classement 2013 de l’Office du Baccalauréat du Cameroun.

L’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC), a rendu public le 25 avril dernier, le palmarès 2013 des lycées et collèges au Cameroun. Le collège Jean-Tabi est passé de la 2e place en 2012 à la première place au palmarès 2013. Sur les 251 candidats présentés aux examens de l’OBC en 2013, le Collège Jean-Tabi a eu 278 admis soit un score extraordinairement de 98,93%.

Le Collège Jean-Tabi est directement suivi par le Collège Libermann de Douala qui avait le maillot jaune à l’édition 2012. Il a eu un taux de pourcentage de 98,85% pour 385 admis sur 350 inscrits. Les Collèges Saint Benoît de Yaoundé, François Xavier Vogt de Yaoundé et le Séminaire Ste Thérèse de Mvolye de Yaoundé occupent la troisième, quatrième et cinquième place respectivement.

Le meilleur établissement public est le Lycée Bilingue de Mbouda. Il occupe le 18 ème rang du classement avec un taux de réussite de 73,56% pour 601 admis sur les 819 candidats présentés. Le Lycée Bilingue est suivi par le Lycée de Bepanda à Douala qui occupe la 20ème place et le Lycée Bilingue de Bafoussam au 25ème rang.

Les meilleurs lycées et collèges viennent des régions du Littoral, Centre, Sud-ouest et Nord-Ouest. Les établissements du septentrion comme d’habitude, sont des mauvais ambassadeurs dans ce classement de l’OBC. Des efforts s’imposent notamment au Lycée de Betare Oya, dans la région de l’Est, qui ferme la queue du tableau (889ème sur 889 établissements classés par l’OBC), avec un taux de réussite de 22,12% pour 23 admis sur 111 candidats.

Les 10 meilleurs établissements du palmarès 2013 de l’Office du Bac du Cameroun

1) Collège Jean-Tabi, Yaoundé. Taux de réussite: 98,93% ; 278 admis sur 281 inscrits

2) Collège Libermann, Douala. Taux de réussite: 98,85% ; 345 admis sur 350 inscrits

3) Collège Saint Benoît, Yaoundé. Taux de réussite: 97,10% ; 67 admis sur 69 inscrits

4) Collège François Xavier Vogt, Yaoundé. Taux de réussite: 95,69% ; 689 admis sur 723 inscrits

5) Séminaire Ste Thérèse de Mvolye, Yaoundé. Taux

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:14

Les deux organes de presse sont interdits de couvrir des cérémonies présidées par le préfet, durant son séjour dans le département de Mémé dans la région de Sud-ouest.

La presse camerounaise continue à être muselée par certains administrateur civils, qui sont déterminés à ne pas être partisans de la démocratie qui est si chère à notre nation. Le préfet du département du Mémé, David Koulbout Aman, a interdit la couverture des cérémonies officielles de son département à The Post et The Sun. Cette interdiction, selon les confrères de la région, court jusqu’au départ de David Koulbout de la tête de ce département.

Peter Kum

Cameroun - Liberté de la presse - Mémé: Le Préfet met un veto sur les journaux The Post et The Sun
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:12

Après avoir pourchassé l'arnaque Culturelle-Intellectuelle- Spirituelle qu'est l'islam, l'Angola créée sa banque centrale et sa propre monnaie, puis elle exige aux opérateurs économiques de payer leurs factures en Kwanza, la monnaie angolaise.

Pendant que la Côte d’Ivoire et les Pays qui utilisent le Francs CFA ont toutes les peines à s’émanciper de ce carcan que leur impose la France, qui en tire des bénéfices substantiels, l’Angola, non seulement a déjà sa monnaie nationale, le Kwanza, mais en plus, ce Pays qui a une histoire chargée et douloureuse, ne rate aucune occasion de se libérer inexorablement de l’emprise de l’Occident et renforcer son poids économique dans les échanges avec celui-ci.
« Compagnies Pétrolières, pour celles qui veulent continuer à pomper notre pétrole, PAYEZ DÉSORMAIS VOS DÉPENSES EN KWANZA ET NON PLUS EN DOLLAR, ET ON VEUT QUE VOUS RÉGLIEZ CES DÉPENSES DANS NOS BANQUES ANGOLAISES QUI SONT CHEZ NOUS !»
Voici, en substance, ce que l’Angola vient d’ordonner aux grandes firmes internationales de son secteur pétrolier.
Imagine-t-on, un temps soit peu, la manne financière que va récupérer ce Pays, rien

 

que par cette toute petite décision ? Le secteur pétrolier angolais représente 75% des recettes de ce pays et autour de 45% de son PIB. Le volume des opérations des banques locales va être dopé par ce changement.
Avec ce regain important de liquidités, les banques du pays vont pouvoir encourager les entrepreneurs privés angolais, en leur octroyant des crédits plus attractifs pour le développement de leurs projets. C’est tout le tissu économique qui va reprendre "du poil de la bête", ce qui ne manquera pas de rejaillir positivement sur le citoyen lambda Angolais.
Bien sûr, ces impérialistes avec leurs instruments de domination (FMI, Banque Mondiale, …) vont trouver à redire. Mais sérieusement, n’est-ce pas parce que l’Angola et d’autres pays (qu’on qualifie aujourd’hui d’émergents) ont décidé depuis quelques années déjà, de prendre le contre-pied de leurs théories fumeuses et biaisées (Plan d’Ajustement Structurel, entre autres) que ces pays, disais-je, connaissent le succès que l’on voit ?
L’Angola n’a donc que faire des critiques de ces prédateurs, critiques qui ne manqueront pas, à coup sûr. Les cadres africains ont fait les mêmes écoles qu’eux, ils sauront agir selon les mécanismes et la prudence qui conviennent à la situation. Nul besoin de conseils de pseudos experts en matière économique, logés à des milliers de kilomètres dans les buildings des institutions internationales, pour savoir quoi faire !
Alors qu’ils vivent dans des Pays où l’argent travaille, mais ne circule pas (notamment en Côte d'Ivoire), les Peuples de la zone CFA auraient bien aimé avoir des dirigeants de la trempe du Président Angolais José Eduardo Dos Santos, pour leur bonheur. Avec lui, sûrement que ces Peuples se seraient libérés depuis belle lurette de cette monnaie coloniale française, appelée Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique, appellation originelle).
SEULE LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE PEUT PERMETTRE DE ÉMANCIPER COMME LE FAIT L’ANGOLA !
On le sait tous, c’est la voie qu’avait décidé d’emprunter le Président Laurent Gbagbo : se libérer du carcan du Franc CFA par la création d’une monnaie nationale ivoirienne et c’est ce qui lui vaut d’être pris en otage, aujourd’hui, à la Haye !

Source : Ihkpatchin Djinhin Ihkpatchin

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 08:59

Voici la présentation de ce nouveau train, les tarifs et les modalités de voyage. Une véritable révolution dans le domaine des transports au Cameroun. A lire à tout.

C’est le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Philémon Yang, qui a personnellement présidé la cérémonie d’inauguration du nouveau train INTERCITY de la société Camrail hier vendredi 2 mai 2014 à la gare terminale de Yaoundé.

En présence de Dominique LAFONT, Président de Bolloré Africa Logistics. Plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et municipales de la ville de Yaoundé ainsi que le public et les voyageurs sont venus apprécier le nouveau train INTERCITY qui sera mis en circulation dès lundi 5 mai 2014.

Intercity met à la disposition des voyageurs des « voitures de l’émergence », et une qualité de service conforme aux standards internationaux de transport de voyageurs. Ce train est composé de 2 voitures « Première classe » entièrement climatisées avec 64 places chacune. Et 4 voitures « Premium » encore appelées deuxième classe, ventilées avec 88 places chacune. Dans ce nouveau train, la qualité du confort ne souffre d’aucune contestation : Avec des voitures neuves de dernière génération, des Sièges auto réglables et équipés de tablettes, service de rafraichissants et de snack, sécurité à bord, des toilettes modernes, des petites chambres avec des lits pour les voyageurs qui veulent soit dormir soit se reposer. Camrail a aussi aménagé une salle d’attente 1ère classe climatisée dans les gares terminales de Douala et de Yaoundé.

Tarifs et Horaires de voyages.

Outre la sécurité qu’offre ce train, le nouveau train INTERCITY de camrail est conforme aux exigences de ponctualité et de rapidité. En effet il y aura deux départs de Douala à 6h et à 14h45.Et deux autres départ à partir de Yaoundé à 10h25 et à 19h20.Durée du voyage, 3h40 minutes seulement. Bon à savoir, l’offre tarifaire est attractive avec des billets vendus à 9000 FCFA pour la 1ere classe et 6000 FCFA pour la Classe Premium. Avec ce train Intercity, Camrail s’impose davantage comme une société véritablement engagée dans le processus d’émergence du Cameroun. Il faut noter que la Société CAMRAIL, filiale de Bolloré Africa Logistics, est concessionnaire des Chemins de fer du Cameroun depuis le 1er avril 1999 dans le cadre d’une Convention de concession qui arrive à échéance le 31 décembre 2034. Camrail transporte 1 500.000 passagers par an, et 1 650.000 tonnes de fret par an. Acteur majeur du développement économique et social du Cameroun, Camrail investit 12 milliards de francs CFA par an dans la maintenance des infrastructures ferroviaires. Cette entreprise reverse 11 milliards de FCFA par an à l’Etat du Cameroun au titre de la redevance de concession, taxe et impôts. Avec le train Intercity, le voyage entre Yaoundé et Douala sera désormais une belle ballade de détente et de plaisir.

Ericien Pascal Nguiamba/CP

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 08:57

Tu me laisses sans voix ! Je suis sans voix depuis ton départ … incapable de réagir ! Il y a exactement dix mois, tu m’annonçais le pire à venir !Mais parce que chrétien convaincu, mon espoir de voir les choses arriver autrement que par la force de Notre Créateur, était resté vif. Pourtant, le pire tant redouté est arrivé, loin, mais si loin de moi, ne me laissant aucune possibilité de te dire vivement adieu.Enchaînés et traînés dans les rues de Nkongsamba comme de vulgaires braqueurs, nous avons bravé sous les regards ahuris des populations de cette ville, l’humiliation, l’opprobre, parce que convaincus au fond de nous-mêmes, de notre innocence. Nous restons innocents, malgré les décisions d’une justice humaine visiblement assassine qui a réussi à te précipiter à la mort.

LAPIRO !

Tu me laisses sans voix ! Je suis sans voix depuis ton départ … incapable de réagir !

Il y a exactement dix mois, tu m’annonçais le pire à venir !

Mais parce que chrétien convaincu, mon espoir de voir les choses arriver autrement que par la force de Notre Créateur, était resté vif. Pourtant, le pire tant redouté est arrivé, loin, mais si loin de moi, ne me laissant aucune possibilité de te dire vivement adieu.

Gars ! Comme tu aimais si bien m’appeler, tu étais un aîné, mais par la force des choses, tu es devenu un frère, un confident, un conseiller, et pour les trois (03) années que nous avons passées ensemble en prison, un ami de galère. Nous avons été si proches que nos journées en prison paraissaient si courtes, parce que précisément, nos échanges étaient si intenses.

Gars ! Lorsqu’il y a un mois tu m’annonçais ta fin proche, j’ai eu pour la première fois, peur ! Peur de te perdre, peur de rester seul dans le combat que nous projetions, peur surtout de voir le Cameroun perdre une valeur combattante sûre, telle qu’on en voit rarement aujourd’hui dans notre pays.

Lapiro ! Ton combat pour la prise en compte des plus faibles et pour le renforcement d’une véritable justice sociale restera ce que les camerounais dans leur grande majorité, retiendront de toi.

Quant à moi, pour avoir vécu avec toi quotidiennement pendant plus de mille (1.000) jours, ta simplicité, ta sincérité, ton sens de l’humour, ton amour pour tes semblables et pour ton pays, ta générosité, faisaient de toi un être exceptionnel que Dieu Tout Puissant m’a permis de côtoyer ces dix (10) dernières années.

Nous avons été injustement accusés d’avoir détruit nos localités respectives, sans qu’il y ait un seul instant, un intérêt à le faire.

Enchaînés et traînés dans les rues de Nkongsamba comme de vulgaires braqueurs, nous avons bravé sous les regards ahuris des populations de cette ville, l’humiliation, l’opprobre, parce que convaincus au fond de nous-mêmes, de notre innocence.

Nous restons innocents, malgré les décisions d’une justice humaine visiblement assassine qui a réussi à te précipiter à la mort.

Il y a une vingtaine de jours, tu m’annonçais cette fois-ci ton coma proche, mais malgré ton courage, je n’avais pu être ébranlé parce que convaincu que tu allais t’en tirer.

La mort a finalement eu raison de toi, mais sois rassuré, je continuerai nos deux combats, sans faiblesse ni relâchement, malgré ma situation d’incarcération actuelle.

Gars ! Sans remords et sans haine, Go bifo… Go bifo…

Ton héritage est lourd mais pas impossible à assumer. Je l’assumerai ! Tels sont mon engagement et ma promesse.

Tu nous laisses une progéniture que nous n’abandonnerons jamais jusqu’à ce que soit arrivé notre tour de quitter cette terre.

Adieu, Go bifo… et repose en paix, vaillant frère !


Copyright © Paul Eric KINGUE, Douala - Cameroun

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:09

Programme des manifestations que nous organisons à Nkongsamba dans le cadre de la journée internationale de la liberté de la presse le 03 mai 2014.

 

Le programme de cette journée est le suivant :

 

9 H 00 : monitoring des différentes publications  et commentaires sur les articles au siège de l’ASSEPM, à la descente UCB – Nkongsamba ;

10 H 00 : Visite symbolique du monument de la paix (tombeau des 12 chiens mystiques)  jouxtant la maison de la paix de Nkongsamba ;

11 H 00 : visite du mythique stade de football de Mbaressoumtou

12 h 00 : visite d’une bibliothèque municipale à Nkongsamba

 

14 H 00 : table ronde sur le thème «La liberté des medias pour un avenir meilleur : contribuer à l'agenda de développement post-2015» 

17 H00 : Cocktail à l’Hôtel LE ZENITH PALACE

Cameroun : Paul Biya promulgue sept lois adoptées par le Parlement

Alors que les commentaires vont bon train dans les médias sur l’absence du Chef de l’Etat au Cameroun depuis le récent Sommet Union européenne-Afrique organisé du 02 au 03 avril 2014 en Belgique, celui-ci vient de promulguer, dans le Journal officiel, une dizaine de lois. Preuve s’il en est encore, de l’activité débordante du Président Biya dans ce énième séjour privé en Europe. 

Il s’agit à proprement parler de sept projets de lois qui avaient été examinés et adoptés par l’Assemblée nationale et le Sénat camerounais au cours de la session ordinaire du mois de mars (tenue du 11 mars au 09 avril 2014). Paul Biya a ainsi promulgué la loi autor isant le Président de la République à ratifier la Charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’administration ; deux lois approuvant des avenants N°2 et N°3 sur la convention d’établissement du 20 mars 1998 entre la République du Cameroun et la société Cameroon Oil Transportation Company S.A (Cotco). 

Ces deux lois portent respectivement sur la hausse du taux de droit de transit et la structure tarifaire applicable au transport des bruts. Ont également été promulguées le 23 avril 2014, une loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention entre la République du Cameroun et le Royaume d’Espagne sur la coopération en matière de lutte contre la criminalité ; une loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord entre le gouvernement de la République du Cameroun et le gouvernement de la République populaire de Chine pour la promotion et la protection réciproques des investissements, signé à Yaoundé le 10 mai 1997 ; la loi régissant l’activité d’affacturage au Cameroun (en rapport avec le transfert des créances des entreprises aux établissements de crédit et les voies pour le remboursement) ; et enfin, une loi portant sur les modalités de dématérialisation des valeurs mobilières au Cameroun (substitution des certificats physiques des titres, par l’inscription en compte de ces derniers sous forme électronique). 

Il est précisé que les propriétaires de valeurs mobilières émises antérieurement à la date de promulgation de cette loi (23 avril 2014), disposent d’un délai de quatre ans pour s’y conformer. 

Intense activité du Chef de l’Etat

Ces importants actes du Chef de l’Etat sont rendus publics au moment où les commentaires de toutes sortes fusent dans les médias sur l’absence du Président Biya au Cameroun depuis le récent Sommet Union européenne-Afrique organisé du 02 au 03 avril 2014 à Bruxelles. Au point où d’aucuns sont même allés jusqu’à dire du Chef de l’Etat qu’il était sans nouvelle, voire porté disparu. Une certaine presse a laissé croire que Paul Biya, comme à son accoutumée, s’était accordé des vacances somptuaires et se la coulait en douce en Europe, croquant à belles dents des dizaines de milliards du contribuable camerounais. 

D’autres ont avancé que Paul Biya avait profité de son séjour privé en Europe, le énième du genre, pour se faire une cure de jouvence. Formulant des inquiétudes sur la vacance du pouvoir, d’autres encore ont affirmé l’avoir aperçu dimanche, à la Place Saint Pierre, à Rome, à la messe de canonisation des bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II, à la tête d’une suite officielle composée de neuf personnes dont Amadou Ali, Pierre Moukoko Mbonjo, Martin Belinga Eboutou, Antoine Zanga, Dominique Essama et Simon Pierre Bikele. Et que le Chef de l’Etat aurait pris à nouveau le maquis à l’issue de la cérémonie. 

Autant de spéculations confortées par le fait que ni le Cabinet Civil de la Prés idence, ni le mini s t re de la Communication, porte-parole du gouvernement, personne n’a jugé opportun de communiquer sur le séjour privé du Chef de l’Etat en Europe. Un séjour privé qui n’a pas été de tout repos pour Paul Biya. A l’hôtel Continental de Genève où le Président Paul a pris ses quartiers au terme du Sommet de Bruxelles, celui-ci a notamment mené une intense activité diplomatique en rapport avec la crise actuelle en Centrafrique, tout en épluchant les dossiers qui lui parvenaient au quotidien, dont les sept lois qu’il a promulguées en milieu de semaine écoulée. Il est de retour à Yaoundé depuis hier.

© Le Détective : Amadou Soulé
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 20:22
Cameroun: Jeux universitaires, ça repart !

L’université de Douala accueille du 03 au 10 mai 2014, la 17ème édition des jeux universitaires du Cameroun. Y sont attendus : 4075 participants dont 3143 athlètes, membres des Fans clubs, clubs olympiques, 668 encadreurs et officiels techniques, ainsi que des responsables de 20 délégations des institutions universitaires publiques et privées.

C’est ainsi au tour du Pr. Dieudonné Oyono, recteur de l’université de Douala, de se frotter à l’organisation de ces jeux dont l’hébergement des participants, la qualité des infrastructures (stades), et l’impartialité dans l’arbitrage, font régulièrement l’objet de critiques.
En cas de plaintes, la Fédération nationale du sport universitaire (Fenasu) sera également pointée du doigt, elle qui est la principale cheville ouvrière de cet événement sportif qui se tient chaque année. C’est la troisième fois que l’université de Douala accueille les jeux universitaires. En 2013, ils ont été abrités par l’université de Ngaoundéré, l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) ayant été à cette occasion le grand vainqueur de l’édition avec 38 médailles remportées devant l’université de Yaoundé I (34 médailles).

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 20:02

Chers amis Travailleurs, mes chers Compatriotes, Le 1er mai 2014, vous célébrez la 128ème Journée Internationale du Travail. Cette Journée, instituée, voici 118 ans, le 1erMai 1886, vous donne l’opportunité d’exalter les acquis de votre lutte permanente et légitime pour l’amélioration de vos conditions de travail et de vie.

maurice-kamto.jpgElle vous offre également une occasion particulière de scruter l’avenir avec lucidité, de méditer sur les problématiques fondamentales du monde du Travail et de faire des propositions aux décideurs, à défaut de revendications dans la stricte orthodoxie syndicale.
Le Thème soumis à votre méditation cette année est : «Travailleurs camerounais, ensemble contre le VIH/SIDA». L’importance de la problématique de la lutte contre le VIH/SIDA n’est plus à démontrer. Non seulement toute personne atteinte par cette maladie est une source de souffrance psychologique et financière pour sa famille et la société toute entière, mais plus particulièrement un Travailleur qui en est touché est une charge considérable pour son entreprise et une perte pour le potentiel du développement du pays. D’après le rapport mondial de l’ONUSIDA sur la situation épidémiologique du VIH/SIDA dans le monde en 2013, près de 35 millions de personnes sont décédées du fait de cette maladie.

Au niveau national, le Cameroun s’efforce tant bien que mal de s’intégrer dans la stratégie mondiale mise en place par les Nations Unies à travers l’ONUSIDA et l’OMS pour accompagner les pays dans la lutte contre cette terrible pandémie. En dépit des quelques résultats obtenus grâce à l’assistance généreuse de la communauté des donateurs internationaux depuis environ trois décennies, la victoire sur ce fléau n’est pas encore en vue dans notre pays. Le soutien massif des donateurs et les tentatives de mise en œuvre d’une politique nationale en la matière s’abîment dans un système miné par une corruption endémique qui n’épargne pas la gouvernance de la santé et ne se soucie guère du sort des malades ou des personnes vivant avec le VIH.
Mais, si importante que soit la problématique de la lutte contre le VIH/SIDA dans le milieu professionnel, elle ne saurait occulter les problèmes plus graves encore auxquels est confronté le monde du travail et qui minent les Travailleurs dans notre pays. On doit relever pour le déplorer - sans être exhaustif - le peu d’intérêt accordé par le Gouvernement à la condition du travailleur camerounais, dont le SMIG, sans aucun rapport avec le coût toujours plus élevé de la vie, se situe encore en-dessous de 29.000 FCFA; la non actualisation de textes anachroniques ou non adaptés aux transformations que connaît notre société dans un monde en mutation; le maintien des institutions budgétivores qui font doublon, à l’instar de la création d’un Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale qui coexiste avec la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale fonctionnant avec des textes du siècle dernier (1967) ; l’absence, pour la plupart des Travailleurs, d’une couverture médicale pour eux-mêmes et à plus forte raison pour leurs familles. Au lieu de se pencher dans une démarche de dialogue franc et constructif avec les Travailleurs sur ces problèmes qui, je le sais, vous préoccupent légitimement, le Gouvernement de la République multiplie les stratégies pour diviser et affaiblir les syndicats de Travailleurs. Il n’est pourtant de l’intérêt de personne de réduire le mouvement syndical dans notre pays, car ce serait oublier les origines de notre histoire politique moderne. En effet, c’est le mouvement syndical qui a accouché du mouvement politique au Cameroun.
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pense qu’aucune politique économique et sociale efficiente ne peut être menée dans notre pays sans une implication réfléchie et organisée des Travailleurs, en particulier de leurs organisations représentatives que sont les syndicats. C’est pourquoi, à côté des organisations patronales et de concert avec ces dernières, nous entendons faire des syndicats des partenaires sociaux incontournables dans la mise en œuvre du projet de Renaissance nationale à travers un développement inclusif, que notre parti propose au peuple camerounais. Il s’agit d’œuvrer avec les Travailleurs à l’avènement dans notre pays d’un syndicalisme de consensus fondé sur une concertation permanente et non pas d’un syndicalisme de confrontation basé sur la défiance et l’affrontement permanent avec l’Etat ou les chefs d’entreprises. Car, le MRC est convaincu de partager avec les Travailleurs camerounais la conviction que le seul combat qui vaut la peine d’être mené, au niveau et dans l’état où se trouve actuellement notre pays, c’est le combat pour un décollage économique rapide en vue d’un développement national inclusif, permettant de produire davantage de richesses afin de procéder à une redistribution équitable des fruits de l’effort collectif.
Mes chers amis,
Vous êtes la force de frappe du projet de modernisation économique du Cameroun que porte le MRC. Des Travailleurs en bonne santé, bien formés et disciplinés constitueront en effet, pour notre pays, le socle à partir duquel le MRC reconstruira notre système productif, afin de réduire la scandaleuse dépendance économique actuelle. Car, faut-il le rappeler, notre pays importe massivement la plus grande partie de ce qu’il consomme. L’on estime à près de 80% les importations des denrées alimentaires, de friperie, de brocante, de pacotilles venant notamment des certains pays asiatiques, de véhicules d’occasion, sans qu’il y ait, hormis quelques produits de rente, une contrepartie consistante en terme d’exportation. Les principales conséquences sont : la destruction de notre secteur industriel encore embryonnaire et particulièrement vulnérable, la transformation progressive de notre pays en un vaste marché de consommation et un dépotoir des déchets à peine recyclés des pays développés, un déficit chronique de la balance commerciale qui fait fondre nos réserves financières et plombe notre capacité de financement interne des investissements et partant du développement national.
Des Travailleurs bien organisés, pétris de patriotisme économique sont la cheville ouvrière d’une force irrésistible de combat dans une économie mondialisée dont le credo est la compétitivité. Comment dès lors faire face aux nombreux maux qui minent le monde du Travail, entravent votre épanouissement personnel et privent le pays du bénéfice légitime qu’il est en droit d’attendre de votre énergie, de votre génie, de votre savoir-faire et de votre compétence?
Le MRC entend y répondre à travers trois des cinq piliers de son projet de société dont l’objectif majeur est d’endiguer le chômage endémique et destructeur qui sévit dans notre pays, à savoir: le Pacte éducatif dans lequel s’intègre la formation spécialisée et permanente des Travailleurs qui permettra à tout Camerounais d’avoir la possibilité de bénéficier au moins d’une formation professionnelle de recyclage au cours de sa vie, et à celui qui ne trouve pas de débouché dans sa filière de formation initiale, de changer de couloir professionnelle à la faveur d’une formation adaptée à ses aptitudes et à la demande du marché du travail; le Pacte productif qui repose, d’une part, sur un Etat à la fois stratège et inventif qui libère les énergies créatrices de nos populations et, d’autre part, sur notre détermination à remettre le Cameroun au travail en agissant notamment sur les leviers de création et de compétitivité des entreprises pour y réussir; il faudra à cet égard, d’une part, faire confiance aux nationaux dans le cadre d'une véritable alliance stratégique entre l'Etat et le secteur privé, d’autre part, articuler filières de production et filières de recherche et d’innovation; enfin le Pacte social et de solidarité qui met l’accent sur un droit d’accès aisé de chaque Camerounais aux soins de santé de base et prône la solidarité avec les catégories de nos populations les plus vulnérables: les personnes âgées, les personnes vivant avec un handicap, les enfants abandonnés, les femmes seules ou abandonnées, élevant seules leurs enfants ; solidarité avec les plus pauvres ne pouvant subvenir à leur besoin et encore moins à ceux de leur famille, ni accéder aux soins élémentaires de santé; il faudra, à cet égard, travailler à la mise sur pied dans notre pays d'une couverture universelle pour les soins de santé de base, réfléchir à la prise en charge publique de certains gestes médicaux vitaux tels que la césarienne afin que nombre de nos mamans, épouses, sœurs ne meurent plus en donnant la vie.
C’est ensemble, avec vous, Travailleurs du Cameroun, pierre angulaire du décollage économique à venir de notre pays, que nous voulons tenir ce pari de la modernité, dans la fraternité républicaine, pour l’amour de ce pays qui nous est cher et dont nous avons ensemble la responsabilité.
Afin d’assumer, dès à présent, votre responsabilité face au fléau du VIH/SIDA, le MRC, tout en vous souhaitant une joyeuse fête du Travail, vous exhorte à faire vôtre ce triptyque de base : ABSTINENCE-PROTECTION-FIDELITE, car le pays compte sur vous pour demain.
Vive les Travailleurs camerounais !
Vive le Cameroun !
Maurice KAMTO,
Président National du MRC.

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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