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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:32

C’est finalement le 09 avril dernier, devant la tutelle administrative et les membres du parti RDPC que s’est tenue la n-ième session de plein droit après l’élection municipale de septembre dernier.

Lors de cette élection qui connu la participation effective de 24 conseillers sur les 25 attendus, on est passé au vote après la mise au point de M. MOHAMADOU BACHIROU, le Sous-préfet de Nkongsmba 3ème et Mme MBOULA Elise-Henriette a obtenu 14 voix contre 10 pour son challenger  Mme EBODIAM TCHOUMI Yvonne epse EYIDI.

Lors de ce conseil, Madame Mboula epse Essame s’est présentée conformément à la loi alors que Mme EYIDI avait été présenté par El HADJ OUMAROU comme candidate du parti. Les deux candidates se sont exprimées et choisis leur bulletin. A la fin de du vote, Mme MBOULA EpseESSAME, candidate du peuple selon la foule a remporté. La liste des grands conseillers municipaux a été approuvée par l’ensemble du conseil municipal et se présente comme suit : Dr BEKOULE Patrick, ENGOLA MBONGO Huberte, MITAMBO EPOH Albert, NDJEME Léopold, NGOH NGOH Claude Abel

Le nouvel exécutif municipal de Nkongsamba 3ème pour les cinq prochaines années est constitué come ci-dessous:

Maire : Mme MBOULA Elise-Henriette epse ESSAME

1er Adjoint au Maire : SINGTAT BILONG André Salomon

2ème adjoint au Maire : Mme KINGUE SOPPI Hélène Epse NGOLLO NGAMA

M. Thomas HONA, le Préfet du Moungo a félicité les deux parties et souhaité qu’elles se mettent désormais au travail pour le bien des populations, il a dit que toute autorité vient de Dieu et que les conseillers municipaux devraient retenir que la commune est le lieu de l’apprentissage de la démocratie. Fin d’un feuilleton qui aurait durée plus de six mois.

Martial TCHUENTE NONO/CP - email:scores2000@hotmail.com- Contact : +23778894092/+23733491821

 

UNITED FRESH FARM

Organisation pour le Développement de l’Agriculture et de l’élevage dans le Moungo

Production du café, du cacao, de la banane plantain, du piment, de la tomate rouge et verte, des arachides non modifiés.

Délégué Général : Mr YOMBA Daniel

Contact : 77 48 54 22 / 96 41 39 00

 

La résurrection Chantée (1/4 page message)

La Nlonako Valley Authority avec le soutien du Sénateur TCHOUMNOU Raoul organise « La résurrection chantée »

Venez vivre en live une compétition de chant entre cinq grandes chorales de la ville de Nkongsamba

-          - Saint Augustin de Poola,

-         -  Emmanuel de Fraoutown

-          - EEC de Mouambo,

-          - Saint Denis D’ekangté

-          - Sainte Madeleine d’Ehalmoa

Quand ? Le samedi 26 avril 2014 à partir de 14 heures

Où ? A l’amphi 3000 de l’Institut Supérieur de Management du Manengouba (ISMAM).

Alors venez célébrer la résurrection de JESUS

En Chanson – Prix d’entrée : 100 FCFA

Contact   : 33 14 66 45 ou

 

Commune de Nkongsamba 3ème : Mme Mboula Elise-Henriette Epouse Essame vainqueur de la confrontation avec Mme Eyidi
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:01

C’est depuis plus de six mois que les professionnels des arts martiaux du département du Moungo se sont regroupés pour programmer la grande messe de cette discipline fortement courue dans la région du Littoral. Sous la conduite du plus ancien des pratiquants Me Nguechue Ngahou salomon, ceinture noire 5ème DAN en judo et aussi ceinture noire nguechue-judo.jpg4ème DAN de Karaté. Dans l’organisation technique, on distingue également la présence de Me Kaze Pierre, ceinture noire 7ème DAN de Karaté et Me DAPEU Robert, ceinture noire 4ème DAN de Judo. C’est le gymnase du lycée du Manengouba qui abrite cette rencontre sportive le 19 avril 2014 de 9 à 19 heures. Les équipes et autres compétiteurs viennent du littoral, de l’Ouest et du Sud-ouest.

La longue marche des arts martiaux à Nkongsamba a connu des acteurs désintéressés comme M. POUTH POUTH Joseph, DJOBET Georges et dans une moindre mesure KANWA Daniel entre 1953 et 1962. A partir de 1962 à 1970, Me NGUECHUE NGAHOU Salomon s’est battu pour maintenir le judo et le Karaté en vie, suivie dans cette lourde mission à partir de 1976 par Me KAZE Pierre en judo et karaté. Entre 1990 et 2000, il est mis sur pied une organisation dénommée Académie des Arts martiaux dans le Moungo. De cette nouvelle, il ya eu par la suite une effervescence et on assisté à de nouveaux club avec entre autre le BUDOJO CLUB, SHALIN CLUB de Me PETGA Armand, Le CLUB de Me NKAN BON Mazarin, le KODOKAN CLUB de Me DAPEU Robert, les clubs BUDJIN et SAMOURAI de Me KUETE Achille. Il faut ajouter que la formation des jeunes en arts martiaux est une activité continue dans le Moungo comme nous l’a dit Me KEMENI Henri, ceinture noire 1er DAN, vice-président de la Ligue départemental du Moungo. Le Moungo sur le plan national et international a dans son palmarès des médailles et pas des moindres.

Ghislaine Djomo/CP

Contact Rédaction : +237 78894092/ +237 99451920/ +237 33491821

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 20:46

Invité à la chaine de télévision privée STV, l’ancien international camerounais a donné son avis sur la configuration de l’équipe nationale de football du Cameroun à la prochaine Coupe du monde de football Brésil 2014.

L’équipe nationale de football du Cameroun, les Lions Indomptables, fait partie des sélections nationales africaines qui feront vibrer les stades lors de la Coupe du Monde de football prévue du 13 juin au 12 juillet 2014 au Brésil.

mboma-patrick.jpgLe Cameroun affrontera le Brésil, pays hôte, la Croatie et le Mexique dans le groupe A. Des adversaires coriaces qu’il faudra affronter avec une équipe techniquement et tactiquement à la hauteur des attentes du public en général et des supporters camerounais en particulier.

Invité jeudi 10 avril 2014, à l’émission « Entretien avec… » Sur la chaine de télévision privée STV à Douala, l’ancien international camerounais Patrick Mboma, interrogé par Thierry Ngogang, s’est prononcé sur les chances des Lions Indomptables du Cameroun à ce mondial brésilien. Pour lui, au regard du niveau de cette compétition, il est question pour le Cameroun d’aligner des joueurs d’expérience, habitués à des compétitions de haut niveau. C’est à ce niveau que l’ancien Lion indomptable, Patrick Mboma, a estimé que l’international camerounais de Cruz Azul au Mexique, Achille Emana, est celui qui peut mieux diriger le milieu de terrain des Lions Indomptables, comme « animateur », comme « meneur ».Achille Emana évolue à Cruz Azul, un club actuellement en tête de la Liga Mexicana ,le championnat mexicain de football première division. Il faut dire que l’avantage avec Achille Emana est qu’il évolue dans un club qui compte en son sein des joueurs titulaires de l’équipe nationale de football du Mexique. En outre la plupart des titulaires de la sélection nationale Mexicaine évolue dans le championnat local. Le Milieu de terrain des Lions indomptables du Cameroun, a donc déjà sans doute la maîtrise du style de football mexicain. Le Cameroun qui va affronter le Mexique le 13 juin, n’aura donc pas de souci à se faire au cours de ce match grace à Achille Emana, qui, classé, sera tout simplement face à ses « camarades » mexicains qui, comme les supporters de Cruz Azul, l’ont baptisé, la « Pantera ». Les « Observateurs des matchs » des futurs adversaires du Cameroun nommés par le Président du Comité de Normalisation de la Fédération Camerounaise de football(FECAFOOT), l’ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports, Joseph Owona, pourront aussi bénéficier de l’expérience mexicaine d’Achille Emana qui a déjà la bonne maîtrise du jeu mexicain.

Ericien Pascal Nguiamba/Cp

Contact Rédaction : +237 33491821 / +237 78894092 / +237 99451920 - email:scores2000@hotmail.com

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 08:03

Cameroun (Xinhua) – En vue de rééditer l’exploit de 1990 en Italie où il avait pu atteindre les quarts de finale, le Cameroun a mis en place un collectif de quatre entraîneurs locaux pour appuyer le technicien allemand Volker Finke lors de la prochaine Coupe du monde de football prévu du 12 juin au 13 juillet au Brésil. Une formule critiquée par de nombreux experts qui s’inquiètent des dissensions au sein de la sélection dont ils estiment par conséquences « minces » les chances d’aller loin dans cette compétition, dans le même groupe que le Brésil, considéré comme un prétendant sérieux au titre de champion.

Jules-Nyongha.jpgTout d’abord, l’ancien entraîneur du Cameroun Jules Frédéric Nyongha déplore le manque de vision par lequel l’organisation du football brille dans ce pays qui a pourtant produit des légendes internationales, à l’instar du « vieux Lion » Roger Milla.

« Le football camerounais, a-t-il souligné dans un entretien à Xinhua, est dans la navigation à vue. Nous sommes en train de faire un éternel recommencement sans véritable politique publique de développement du football ».

L’ancien coach démissionnaire après l’élimination des Lions indomptables de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de 1994 en Tunisie et la prestation peu honorable du Cameroun lors de la CAN 1996 jouée en Afrique du Sud est formel : les chances de réussite des quatre nouveaux entraîneurs nommés dimanche en renfort au sein des Lions indomptables pour le Mondial brésilien sont minces.

Le directeur technique national Jean Manga Onguené et son adjoint Etienne Sockeng, l’ancien attaquant Bonaventure Djonkep, double champion d’Afrique avec le Cameroun en 1984 en Côte d’Ivoire et 1988 au Maroc, et le coach adjoint de l’équipe nationale junior Alexandre Belinga ont été désignés dimanche avec pour mission d’observer et d’analyser le comportement technique et tactique jusqu’à leur environnement, des futurs adversaires du Cameroun et de leurs individualités pendant leurs matches amicaux et officiels.

Selon les termes de la décision de leur nomination par le président du comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Joseph Owona, le quatuor est tenu « de produire et de remettre à l’entraîneur sélectionneur un rapport d’analyse technique et les supports vidéos dès la fin de chaque mission d’observation ». « Nous ne sommes plus dans la même configuration qu’en 1990 quand un collectif d’entraineurs composé de Manga, Kaham, Nyongha et Nepomniachi avait conduit le Cameroun en quart de finale de la Coupe du monde en Italie », juge Jules Nyongha pour qui en 1990, la sélection camerounaise était gérée de manière « collégiale » lors du Mondiale italien, une formule différente, selon lui, à la situation actuelle.

« En 1990, le Russe Valery Nepomniachi avait compris qu’il ne pouvait pas gérer seul l’équipe nationale. C’est ce qui avait fait la force du collectif. Je ne sais pas s’il règne cette osmose aujourd’hui. Le coach principal a viré deux membres de l’encadrement technique, à savoir les préparateurs physiques et psychologique », a par ailleurs regretté l’entraîneur Jules Nyongha.

Débarqué de la sélection nationale en 2007, après avoir qualifié le Cameroun pour la CAN Ghana 2008, il n’est toutefois pas le seul à émettre des réserves sur les chances de succès des nouveaux coaches nommés en renfort dans les Lions indomptables. « L’on peut se demander s’ils pourront disposer de tous les instruments modernes pour mener à bien leur travail. Observer un match de football de nos jours ne se résume plus à s’asseoir dans les gradins et prendre des notes. C’est désormais plus complexe et cela demande des moyens techniques assez pointus », note pour sa part Abdouraman Hamadou, président du club de deuxième division Etoile filante de Garoua et ex-chef de cabinet de l’ancien président de la FECAFOOT, Mohammed Iya.

De même, il pense que les coaches devraient éviter de confondre leurs rôles respectifs. « En principe, tel que cela est présenté, il n’y a aucune raison qu’ils fassent ombrage au sélectionneur Volker Finke », précise-t-il.

Pour Pierre Nouma, expert en management du sport, « la décision de nommer ces quatre techniciens camerounais en renfort sera contre-productive, nuisible, inappropriée en l’état actuel de l’organigramme des Lions indomptables et ce, jusqu’à ce que la FECAFOOT et le ministère des Sports se décident enfin de mettre en place un véritable organigramme dans l’encadrement technique ».

Il soutient également que « les quatre techniciens ne sont pas outillés, pas formés, pas aguerris, pas compétents à ce jour à l’analyse vidéo et de la performance car l’époque de la supervision, de l’analyse, de l’observation des adversaires avec un stylo et un bloc-notes à la main assis dans une tribune dans un stade, ou une tablette à la main, est révolue ». Dans ce contexte tendu, le Cameroun qui va prendre part à sa 7e Coupe du monde après Espagne-1982, Italie-1990, USA-1994, France- 1998, Corée-Japon-2002 et Afrique du Sud-2010, n’aura pas la tâche facile face à des adversaires redoutables du groupe A.

Le 13 juin, le Cameroun jouera son premier match contre le Mexique, quart de finaliste en 1970 et 1998. Surnommé « El Tricolor ou La Verde », le Mexique, 19e équipe au classement de la Fédération internationale de football association (FIFA), va participer à sa 15e phase finale de Coupe du monde.

Le 18 juin, le Cameroun (50e nation au classement FIFA) va ensuite affronter la Croatie, 20e équipe mondiale. Les Croates avaient été classés 3e (médaille de bronze) au Mondial français de 1998. Le 23 juin à Brasilia, les Lions indomptables, quadruples champions d’Afrique (1984, 1988, 2000 et 2002), rencontreront le Brésil, 6emondial, compte cinq titres de champion du monde remportés en 1958,1962, 1970, 1994 et 2002.

A l’analyse du palmarès de ces équipes, tous les experts du football ont qualifié de « minces » les chances des Lions indomptables au Mondial brésilien.

Emmenée par son attaquant vedette Samuel Eto’o, détenteur de quatre Ballons d’or africains (2003, 2004, 2005 et 2010), une médaille d’or olympique en 2000, deux Coupes d’Afrique des nations remportées en 2000 et 2002, et trois Ligues des champions d’Europe (2006, 2009 et 2010), la sélection camerounaise est aussi fragilisée par des clans formés depuis le Mondial sud-africain de 2010. Affaiblis par une défense poreuse et l’absence d’un véritable meneur de jeu, les Camerounais en reconstruction depuis quatre ans, ont manqué successivement les Coupes d’Afrique des nations Gabon- Guinée équatoriale-2012 et Afrique du Sud-2013.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 21:26

Ce magistrat s'est retrouvé à l'avant-scène, après avoir emprisonné Louis Bapès Bapès, un ministre en fonction. Après 24 ans de magistrature plutôt tranquille, Annie Noelle Bahounoui Batende aurait certainement aimé terminer sa "brillante carrière" sans que son nom ne soit aussi bruyamment traîné dans les medias comme c'est le cas depuis plusieurs jours.

Annie-Noelle-Bahounoui.jpg

 

II y a deux jours, a un confrère qui l'a rencontrée accidentellement dans les allées du Tribunal Criminel Spécial, quoique souriante, elle n'a pas caché sa gène face à cette situation. Ce matin encore, en ouvrant cette édition du "Jour" elle se demandera bien : "Qu'est-ce qu'ils me veulent même ceux-là ?". Assurément rien.
Un peu malgré elle, le 31 mars 2014, Annie Noëlle Bahounoui Batende réservée de nature, est portée sous les feux des projecteurs. Ce lundi-là, le juge d'instruction Bahounoui reçoit dans son cabinet d'information judiciaire (porte 2), Louis Bapes Bapès le ministre des Enseignements secondaires, en poste. Elle l'entend quelques minutes, puis le place sous mandat de détention provisoire.

Aussi froidement que cela puisse l'être. Le ministre est conduit à la prison centrale de Yaoundé à Kondengui. Il y passe une nuit. Le lendemain vers 17h Bapès Bapès est libéré. Le

même juge d'instruction qui la veille le "jetait" en prison, le sort de là, en donnant cette fois ci "main levée du mandat de détention provisoire de Louis Bapès Bapès". Un acte prévu par l'article 222 du code de procédure pénale et auquel le juge d'instruction peut faire recours pendant l'instruction d'une affaire.

Issa Tchiroma Bakary se presse de justifier la sortie de prison du ministre Bapès Bapès par cette disposition de la loi. Les observateurs de la scène judiciaire camerounaise pensent pour leur part qu'autant un juge d'instruction ne peut pas prendre sur lui de mettre un ministre en prison, autant il ne peut pas décider de le faire sortir du jour au lendemain. D'où des informations persistantes qui font état de l'intervention de la présidence de la République.

Juge indépendant
En effet, tel que la pratique l'exige, pour aboutir à l'inculpation de Louis Bapès Bapès, le parquet (le procureur général ou un de ses substituts) qui mène l'accusation a élaboré un réquisitoire introductif d'instance qui présente les griefs qui sont reprochés à l'accusé. Ce document est transmis au président du Tribunal Criminel Spécial Yap Abdou, qui à son tour, désigne un juge d'instruction pour l'ouverture d'une information judiciaire. En l'occurrence, Annie Noelle Bahounoui. Des sources internes au Tribunal Criminel Spécial tendent à dire qu'elle a agi "conformément aux instructions" de sa hiérarchie (le président du Tribunal Criminel Spécial et le procureur général de ladite juridiction, Emile Zéphyrin Nsoga, qui, lui, dépend directement de la chancellerie, donc du Garde des sceaux). Comme le juge de jugement, le juge d'instruction est un juge indépendant qui juge avec sa loi et sa conscience, contrairement aux magistrats du parquet qui, eux, reçoivent leurs instructions du ministère de la Justice.

Si Mme Bahounoui a la réputation d'être un juge intègre auprès de certains avocats, ceux-ci regrettent toutefois le fait que "tous les magistrats du Tribunal Criminel Spécial sont aux ordres".

Yves Michel Fotso
Personnage très effacé, qu'on présente comme a une "force tranquille", Mme Bahounoui n'est pas à son premier fait d'armes dans le cadre de l'opération Epervier. En charge de l'instruction du "dossier Camair" ouvert au Tribunal criminel spécial, le 21 octobre 2013, Annie Noëlle Bahounoui prend une ordonnance dans laquelle elle demande aux institutions bancaires de "recenser tous les comptes bancaires ouverts au nom de Fotso Yves Michell (principal accusé dans l'affaire Camair) et ceux ouverts même sous d'autres noms, raisons ou dénominations sociales et pour lesquels il détient le pouvoir de signature seul ou conjointement avec d'autres personnes".

Aux destinataires de sa réquisition, la magistrate commande de "nous indiquer le solde actuel desdits comptes et faire procéder sans désemparer à leur blocage". Cette ordonnance judiciaire a entrainé la fermeture de la société Clean Oil, la dernière née des entreprises d'Yves Michel Fotso, qui était spécialisée dans le raffinage des huiles usées de Kribi. L'homme d'affaires a par ailleurs décidé de procéder au licenciement des employés d'autres structures. Si l'acte du juge d'instruction n'est pas passé inaperçu pour autant, il n'y a pas eu de tapage autour de son nom comme ça été le cas pour Louis Bapès Bapès.

Et pourtant, Dieu seul sait le nombre de dossiers dans lesquels sont impliquées les personnalités de ce pays, et que Mme Bahounoui a déjà vu passer sous son nez depuis qu'elle est au Tribunal Criminel Spécial. Mme Bahounoui aurait tant préféré qu'on s'en tienne à ses dossiers. Hélas ! Le 18 avril 2012, à la suite d’un Conseil national de la magistrature présidé par le président de la République, Paul Biya, Annie Noëlle Bahounoui, magistrate quatrième grade, est nommée juge d'instruction près le Tribunal Criminel Spécial (TCS).

Avec Jérôme Kouabou, Bouba Khadidja et Ekanga Evouh, elle forme le premier quatuor des juges d'instruction du Tribunal Criminel Spécial.

Self made woman
Très tôt, Annie Noëlle Bahounoui se dresse un itinéraire. "Sûr d'elle, témoigne un de ses proches elle ne fait jamais aucun excès". Son baccalauréat acquis au lycée Leclerc de Yaoundé, Annie Noëlle Bahounoui quitte le Cameroun et s'inscrit à la Faculté de droit de l'université de Paris Malakoff, située dans une banlieue au sud de Paris. De là se dessine le parcours classique des étudiants brillants, rigoureux et rangés, qui agacent parfois avec leurs résultats auxquels l'on ne peut adresser le moindre reproche.
Ses études académiques sont alors sanctionnées par un diplôme d'études supérieures spécialisées (Dess) en droit. Vient le moment où Annie Noëlle Bahounoui se retrouve dans l'opiniâtre construction d'une trajectoire de self made woman, pas du tout dépendante ni de sa patronymie (son père, Léon Bahounoui Batende, a été directeur général des Douanes puis directeur général de la Banque camerounaise de développement et députe Rdpc à l'Assemblée nationale) ni des privilèges qui auraient pu en découler.

A l'ambassade du Cameroun a Paris où était ouvert un centre d'examen Annie Noëlle présente le concours de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (Enam). Elle est reçue à l'écrit. Elle fait le voyage pour le Cameroun pour présenter l'oral. Lorsque les résultats sont publiés, son nom n'apparaît pas sur les listes définitives. Annie Noëlle qui n'avait jamais connu d'échec dans ses études, le vit comme un choc, mais elle ne plie pas. Elle décide de revenir s'installer définitivement au Cameroun. La jeune Annie entreprend un moment une carrière de notaire, mais se retrouve plutôt à la Société Immobilière du Cameroun (Sic) où elle exerce pendant un an comme conseillère juridique.

Annie Noëlle présente à nouveau le concours de l'Enam. Cette fois-ci c'est la bonne. Elle intègre l'école en 1988. Mlle Bahounoui a pour camarade de promotion, un certain Camille Akoa (aujourd'hui, directeur général du Feicom). Après un stage dans le ressort judiciaire de la Cour d'appel du Littoral, Annie Noëlle présente un mémoire intitulé "contentieux foncier en matière pénale". Un travail effectué pour sa sortie de l'Enam intervenue en 1990. Son chef d'œuvre est repris dans plusieurs ouvrages portant sur la thématique qu'elle a abordée.

Fonction publique
Intégrée à la Fonction publique sous le matricule 529658 P, Annie Noëlle commence sa carrière comme magistrat du parquet. Elle est affectée comme substitut du procureur à Nkongsamba. Commence ensuite son parcours au siège. Elle est propulsée présidente du Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, où de l'avis de certains avocats, elle se fait un prénom. Apres Douala, elle se retrouve à Mbalmayo où elle exerce comme présidente des Tribunaux de première et grande instance. Le 8 juillet 2010, Mme Bahounoui est nommée vice-présidente de la Cour d'appel du Sud. Le denier poste qu'elle occupe avant le Tribunal criminel spécial.

A 52 ans, l'on se doute bien que Mme Bahounoui aspire à passer magistrat hors-hiérarchie dans les toutes prochaines années. A en croire son entourage professionnel Annie Noëlle a d'abord exercé ce métier par pure vocation. C'est a croire qu'elle ne ferait donc pas du passage de grade une fin en soi.

Source : Le Jour

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 20:34

Le gouvernement camerounais vient de valider son Plan national d’investissement agricole (PNIA), qui vise à investir 3350 milliards de francs Cfa dans le développement de l’agriculture sur une période de sept ans (2014-2020). Sur ce pactole, apprend-on, plus de 1500 milliards de francs Cfa (42% de l’enveloppe) sont à mobiliser auprès de bailleurs de fonds.

Le PNIA propose, concrètement, les modalités de développement des filières de production (végétales, animales, halieutiques et forestières) ; de modernisation des infrastructures de production et d’élaboration des mécanismes d’accès aux financements ; de gestion et de valorisation durable des ressources naturelles ; de renforcement des capacités des acteurs et de promotion de la concertation entre ces derniers.

Ce plan d’investissement agricole est en droite ligne de la signature par le Cameroun, le 17 juillet 2013, du pacte du «Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA)», mis en place dans le cadre du Nepad. En adhérant à ce pacte, apprend-on, le Cameroun s’engage à consacrer 10% de son enveloppe budgétaire nationale au secteur agricole, contre 3% actuellement.

Doté d’un impressionnant potentiel agricole, le Cameroun, pays dont plus de 25% du territoire est cultivable, croule malheureusement sous le poids de déficits de production dans pratiquement toutes les filières (riz, manioc, banane plantain, maïs, pomme de terre, sucre...). Véritable gisement d’emplois, l’agriculture, qui est encore pratiquée de façon artisanale dans le pays, occupe pourtant 70% de la population active, selon les statistiques officielles.

http://www.investiraucameroun.com

Le Cameroun lance sa campagne agricole 2014 placée sous le signe de l’augmentation de la production

C’est par le biais d’un tour en tracteur dans une plantation de Lélem, localité située près de Mélong, sur les terres volcaniques très fertiles du département du Moungo dans la région du Littoral, que le ministre camerounais de l’Agriculture, Essimi Menyé (photo), vient de procéder au lancement de la campagne agricole 2014. Une campagne, a-t-il insisté, placée sous le signe de l’augmentation de la production nationale.

 

Pour ce faire, le Ministre Essimi a plaidé pour une meilleure structuration des producteurs qui devrait passer, selon lui, par la création de coopératives. Et comme pour montrer l’intérêt que les agriculteurs camerounais ont à intégrer les coopératives, ce membre du gouvernement a remis aux responsables d’une coopérative locale, un lot constitué de deux tracteurs, de motos et véhicules 4x4 ainsi que de tonnes d’intrants agricoles.

 

En outre, le lancement de la campagne agricole 2014 au Cameroun a été l’occasion pour le gouvernement d’annoncer la création prochaine de centres d’excellence du café, du cacao et de palmier à huile dans certains bassins de production du pays.

 

Essimi Menyé a surtout invité les agriculteurs du Moungo et du Cameroun en général, à s’intéresser à certaines cultures vivrières devenues stratégiques au regard de leur potentiel en matière de transformation. De ce point de vue, le ministre de l’Agriculture a clairement cité le manioc qui, selon lui, «est le cacao de demain».

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 21:01

Elles ont adopté d’importantes résolutions au cours d’un atelier organisé le 8 avril 2014 à Yaoundé en présence des représentants de la FAO.

Les Organisations de la Société Civile (OSC) nationales intervenant dans les domaines de l’agriculture au sens large, de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de développement local se sont retrouvées le mardi 8 avril 2014 à Yaoundé pour une Session d’échanges sur la nutrition au Cameroun .

societe-civile2.JPGC’était au siège du COSADER, le Collectif des ONG pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural que dirige Madame Christine Andela. En présence de Madame DUFOUR Charlotte, Chargée de la sécurité alimentaire, nutrition et moyens d’existence à la Division de la nutrition et de la protection des consommateurs à la FAO à Rome, et M. Paulin Zongo,point focal nutrition FAO Cameroun. Tout est parti d’un constat : Le Cameroun est très souvent présenté comme un pays autosuffisant sur le plan alimentaire et dont le bilan céréalier semble équilibré mais en réalité, c’est un pays dont la situation s’est dégradée progressivement depuis les années 80.En outre les données issues des successives Enquêtes Démographiques et de Santé(EDS 1,2,3,4,) révèlent une dégradation de l’état nutritionnel des groupes à risque que sont les enfants de moins de 5 ans et les femmes en âge de procréer surtout en ce qui concerne le retard de croissance.

L’objectif général de cette Session d’échanges était de favoriser la mise en place d’une Alliance Société Civile dans le cadre du Mouvement « Scaling Up Nutrition » (SUN) lancé en 2010 et auquel le Cameroun a adhéré en 2013 et qui promeut l’élaboration et la mise en œuvre de plans multisectoriels de nutrition dans les secteurs agricole.

Il était aussi question d’informer les Organisations de la Société Civile sur le SUN , et sur le Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique(PDDAA) du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique(NEPAD) qui est considéré comme une vision des chefs d’Etats et de gouvernement approuvés lors du sommet de l’Union Africaine de Maputo au Mozambique en 2003 et qui dans le troisième de ses piliers, vise « une augmentation des ressources alimentaires, réduction de la faim et amélioration des réponses aux urgences alimentaires ».Enfin la session d’échanges a aussi permis de collecter les informations sur les capacités nécessaires pour pousser à la prise en compte de la nutrition dans les projets agricoles.

Résolutions de l’Atelier

Au terme de cet atelier, les Organisations de la Société Civile se sont engagées, selon Madame Andela Christine, à approfondir ensemble leur travail sur la nutrition au Cameroun et à maintenir cette synergie qui doit conduire à la mise en place d’une Alliance Société Civile dans le cadre du Mouvement Scaling Up Nutrition(SUN) au Cameroun. Elles réaffirment aussi leur volonté à collaborer avec les Ministères en charge du sous-secteur Développement rural ;les Ministères intervenant dans la nutrition notamment le Ministère de la Santé Publique, les ministères en charge de l’éducation nationale et le Ministère en charge de la recherche scientifique, les parlementaires, les systèmes des Nations Unies, les Organisations Internationales non Gouvernementales, le secteur privé, dans le cadre privilégié du PDDAA/PNIA, de la politique nationale d’alimentation et de nutrition et de la feuille de route pour la réduction de la malnutrition chronique. Les Organisations de la Société Civile ont ainsi identifié à cette étape trois axes stratégiques à savoir l’information, la participation dans le dialogue institutionnel, les actions de terrain telles que l’éducation nutritionnelle, l’accompagnement, l’appui conseil et le renforcement des capacités.

Ericien Pascal Nguiamba/CP

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 20:01

Rien que 2 pauvres petits milliards récupérés depuis le début de cette affaire que les camerounais regardent avec un oeil sourcilleux ! Alors qu’on engage des sommes astronomiques pour traquer ces fonds, comme ces 800 millions confiés à un expert financier qui est rentré bredouille.

Sans parler de tout l’argent qu’on a donné à Me Jacques Vergès qui non seulement n’a rien ramené, mais s’est également offert le luxe de l’emporter dans sa tombe.
Autant donc dire que cette affaire est une opération foireuse pour l’Etat qui doit même encore dépenser beaucoup d’argent pour construire de luxueuses cellules et assurer la sécurité de ces prisonniers spéciaux, à défaut de les nourrir.

Ce qui fait dire aux gens qu’on n’a pas besoin d’organiser des procès coûteux et ruineux pour l’Etat si on ne peut pas récupérer l’argent détourné et si on va relaxer plus tard les accusés, sous la pression de leurs mentors. Alors il vaut mieux saisir leurs biens et les vendre, afin de récupérer cet argent, même si on les laisse en liberté. Et ce sera justice pour le peuple.

The Spark

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 19:54

Issa Tchiroma Bakary qui a convié le 9 avril 2014, les patrons de presse et autres leaders syndicaux à une réunion préparatoire de la célébration de la 21e journée internationale de la liberté de la presse a indiqué que c’est la dernière fois que le gouvernement régente les activités de cette commémoration.

Le ministre de la Communication ne s’est pas lassé de le répéter : « il ne s’agit pas d’ingérence ou d’immixtion dans les activités professionnelles des hommes et femmes de médias, mais juste d’accompagnement ». Si Issa Tchiroma sert invariablement cette rengaine à la centaine de ses convives ayant rallié la salle de conférence du bâtiment B du ministère de la Communication, c’est qu’il se trouve qu’il y en a parmi les professionnels de la plume et du micro qui ne cachent pas ou qui cachent très mal du moins, le fait qu’à l’occasion de cette rencontre, le ministre signale d’un ton quasi impérial que la journée internationale de la liberté de la presse se célèbrera au Cameroun sous le thème : « vers de nouveaux objectifs : soutien de l’agenda post 2015 pour le développement », or l’Unesco qui a institué de cette commémoration a choisi le thème, « vers de nouveaux objectifs : des médias libres, facteurs de bonne gouvernance, d’autonomisation et d’éradication de la pauvreté ». Quel est le problème ? Le gouvernement voudrait s’accaparer la « fête » ? Arguent les journalistes. « Non, il s’agit de la dernière édition où le gouvernement prend une part active dans l’organisation. Dès 2015, ce sont les organisations socioprofessionnelles qui régenteront les activités de la journée internationale de la liberté de la presse », apprend Tchriroma en guise de riposte.

Cette annonce rassure quelque peu mais ne dissipe pas toute appréhension. La preuve ? Grommelant, un éditeur indique que depuis 2012, le gouvernement le suggère sans jamais passer à l’acte. Un peu dans le même sillage, Haman Mana, sous sa casquette de président de la fédération des éditeurs de presse du Cameroun, un des derniers nés des regroupements corporatifs sous le landerneau médiatique, déroule au ministre Tchiroma le planning de la commémoration du 3 mai 2014 préparé par ses pairs et lui. Un peu comme pour souligner par les actes que l’organisation de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse par le gouvernement n’est pas tout à fait bienvenue. Cependant le Dp du Jour estime qu’on peut imbriquer les activités prévues par les éditeurs dans celles envisagées par le gouvernement, lesquelles s’étendent sur près d’une semaine et sont agrémentées par de concours du meilleur papier, les expositions, une table ronde et un gala.

Frustrations
L’idée est vendue… du reste si l’on s’en tient quelques acquiescements des collaborateurs du ministre Tchiroma. Enfin… jusqu’à ce que Nta à Bitang, le Vice président de l’Union des journalistes camerounais (Ujc) et enseignant de journalisme bien connu, sonne à nouveau la révolte. Plus abrupte, que les autres « indignés » M. Nta dit vouloir partager avec l’assistance sa frustration causée par le fait qu’une énième fois, c’est le gouvernement qui doit organiser les activités du 3 mai. Sa frustration est partagée par certains visages emblématiques de la presse camerounaise invitée à la réunion préparatoire comme Félix Ebolé Bola.

Mais c’était sans compter avec le bagou du ministre de la Communication qui propose que le gouvernement arrête séance tenante sa participation à la préparation des activités du 3 mai 2014. « Si vous voulez, je suspends toute participation maintenant et je préviens ma hiérarchie de la situation. Ainsi vous organiserez vous-même, les activités et le gouvernement vous apportera le soutien qu’il pourra », fulmine Tchiroma qui a subitement abandonné sa pince d’humour. Pris de court, les journalistes restent prudents. Ce, avant qu’Haman Mana reprenne la parole pour indiquer -tenant l’instrument de travail qu’a distribuer aux journalistes, les collaborateurs du Mincom- que puisqu’on y est… qu’on reste jusqu’au 3 mai 2014. Et qu’en 2015…. le gouvernement libère le planché.

Le modus vivendi est visiblement trouvé. Puisqu’en se séparant quelques dizaines de minutes après, Dp, leaders syndicaux, représentant de groupe de presse et cadre du Mincom ont promis de travailler sur « l’instrumentum laboris » proposé par le ministère afin de faire des propositions concrètes. Mille castors ! Ce sera la dernière fois que la presse deal avec les pouvoirs publics pour exalter la liberté de la presse au Cameroun. Vivement donc 2015.

Source : Le Messager

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 16:57

Les whisky en sachets Suite à une concertation entre officiels de l’ANOR et acteurs de la filière, de nouvelles règles de fabrication ont été établies.

Ce n’est pas une rumeur. Les whiskies en sachet ne seront bientôt plus autorisés sur le marché camerounais. C’est une déclaration du directeur général de l’Agence des normes et de la qualité (ANOR), Charles Booto a Ngon , faisant suite à Sachet de Whiskyune réunion de concertation jeudi dernier, qui a regroupé autour des experts et officiels de l’ANOR, les associations de producteurs et importateurs de boissons spiritueuses, diverses administrations chargées du contrôle du marché, des associations de consommateurs, etc. A l’issue des assises, il s’est dégagé une norme camerounaise des boissons spiritueuses ; une catégorie qui concerne toutes les boissons faites à base d’alcool.

La norme révisée, selon les officiels de l’ANOR, touche essentiellement trois aspects de la fabrication et de la commercialisation de ces produits. Il s’agit premièrement du champ d’application de la norme, qui s’élargit désormais à tout ce qui est boisson spiritueuse, y compris les liqueurs distillées de façon artisanale, les whiskies en sachet et tout ce qui entre dans la catégorie. Cette mesure devrait, lorsque la norme sera d’application obligatoire – il faudra pour cela attendre un arrêté du ministère en charge de l’Industrie – permettre de fermer les portes du marché camerounais à un certain nombre de produits frelatés, qui prospéraient grâce aux lacunes de l’ancienne règle.

En second lieu, il est question, selon Charles Booto a Ngon, d’une meilleure maîtrise de la qualité de la matière première. Il est alors rappelé que l’alcool autorisé dans la fabrication des vins spiritueux est l’éthanol, et non le méthanol, responsable de nombreux ravages sur la santé et parfois la vie de nombreux Camerounais. Ceci, surtout lorsqu’on sait que les taux de ces alcools dans les boissons incriminées ne sont pas toujours respectés, certaines allant jusqu’à plus de 40°… C’est pourquoi, la norme révisée établit aussi, selon les officiels, les quantités d’alcool homologuées. Reste alors l’épineux problème de conditionnement, notamment avec la prolifération des whiskies en sachet sur le marché.

A ce sujet, les nouvelles règles sont claires : dès lors que la norme révisée sera devenue d’application obligatoire, les fameux whiskies en sachet ne seront plus autorisés. De nombreuses questions sur l’avenir des entreprises qui en ont fait leur affaire, ou l’applicabilité sur le terrain de cette interdiction presque certaine, trouvent des réponses, non seulement dans la présence au cours de la concertation des représentants des producteurs et importateurs de ces produits, mais aussi des associations des consommateurs. Surtout, il faut croire que l’implication du ministère du Commerce permettra de garder les verrous du marché clos, une fois que le processus aura abouti.

Serges Olivier OKOLE/CT
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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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