Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 20:53

 Je l'annonçais déjà hier dans ce papier Ras-le-bol : Une pétition est mise en ligne pour s’opposer à la hausse annoncée du tarif de l’électricité. Mes cousins du journal le Jour ont repris l'info ce matin.

En effet, ils étaient nombreux à pérorer, à médire, à développer la contre thèse de la posture citoyenne et patriotique du jeune leader de la Ligue camerounaise des consommateurs (Lcc), avec des arguties à l'appui.

Pour eux, ce n'était qu'une opération de marketing social pour Delor Kamgaing qui cherchait à se faire une place au soleil.

Bien que n'étant pas membre de la Lcc, j'ai éprouvé un réel plaisir à soutenir ce jeune frère et à adhérer sa courageuse prise de position nationaliste, d'ailleurs, je ne regrette pas ce choix, je l'assume. Tout comme je me réjoui de la campagne de lobbying que j'ai menée tout autour de cet acte de bravoure.

Aujourd'hui, ils se taisent comme des carpes. Pourtant, hier encore, ils nous fustigeaient et nous traitaient de tous les noms d'oiseaux. mais quel est donc ce pays, où ceux pour qui tu te bats sont tes premiers pourfendeurs? La position du gouvernement Yang Philémon II profite pourtant à tous.

Pitié pour mon pauvre pays le Cameroun. " être camerounais c'est vraiment un métier".

Armand Ougock

Une pétition a été mise en ligne par un internaute camerounais, pour s’opposer à la hausse annoncée du tarif de l’électricité dans son pays.

C’est depuis le 21 avril 2014 que l’écrivain André Ekama, auteur d’une douzaine de livres et de poèmes, a mis en ligne, une pétition pour s’opposer à la hausse annoncée du tarif de l’électricité au Cameroun. À ce jour, 28 avril 2014, ladite pétition a enregistré plus de 600 signatures.  

A la lecture de leurs commentaires, les pétitionnaires sont très en colère contre cette initiative de Aes-Sonel, qui envisage une tendance haussière du tarif de l’électricité sur le territoire camerounais. 

C’est qu’exprime Yannick Eto’o dans son commentaire « signer cette pétition est ma façon d'exprimer mon ras-le-bol face à la flambé des prix des matières premières nécessitées au Cameroun. » écrit l’internaute. A sa suite, un signataire qui a requis l’anonymat, pense plutôt qu’ « il serait préférable, au lieu de hausser le prix d'arranger d'abord ses installations vétustes d'électricité, qu'on a dans nos villes. Nos dirigeants ne cesseraient d'étonner le peuple avec de telles décisions » suggère-t-il à Aes-Sonel. Paul quant à lui écrira « non à la hausse du prix de l'électricité qui va aggraver le coût de la vie déjà trop cher au Cameroun ».
 
Escroquerie

Olive Tatio soh sans détour accuse les responsables de la compagnie d’électricité d’escroquer les camerounais «Arsel, Aes-Sonel, assez avec l'escroquerie de citoyens qui acceptent de consommer honnêtement » écrit l’internaute.  Et de poursuivre « combien de Camerounais arrivent avec leur revenu à régler honnêtement leurs factures parce qu'exorbitantes et préfèrent les raccourcis risqués? Hausser le prix de l'électricité, c'est mépriser les efforts d'honnêteté et de conciliation consentis par certains camerounais en relation avec leurs revenus ainsi que la qualité des services de plus en plus dérisoire. C'est pousser ces derniers à bout, à la fraude parce qu'asphyxiés ; c'est promouvoir le vol continuel de l'électricité et l'illégalité. C'est porter atteinte à l'intégrité de la nation Camerounaise ». 

Un autre internaute ayant requis l’anonymat, visiblement en colère, va même plus loin « comment peut-on payer quelques chose qu'on ne consomme même pas à prix d'or? Nous payons pour être dans le Noir au lieu de la lumière. La hausse du prix du kw au Cameroun est un pur acte de roberie envers un peuple qui déjà, vit presque dans l'obscurité totale au quotidien. C'est une idée émise par des dirigeants de l'Aes-Sonel, avides de gain dont l'objectif majeure est de se faire plus d'argent sans vraiment tenir compte de l'inefficacité de leur service ou essayer d'y remédier. Nous urgeons les personnes responsables dont l'autorité est au-dessus de celle des dirigeants de l'Aes-Sonel, de bien vouloir intervenir et mettre fin à cette idée grotesque et insensée qu'est la hausse du prix du kw ».Le premier ministre demande de surseoir à une éventuelle hausse du tarif de l’électricité

De manière générale, si de l’avis des camerounais, la hausse du tarif de l’électricité est mal vue, pour certains responsables de la société nationale d’électricité du Cameroun, les camerounais sont pauvres mais ils veulent un service de riches. Alex Siewe responsable de la communication à Aes-Sonel écrira sur son mur facebook « les camerounais sont pauvres, mais ils veulent un service de riches » écrit-il sentencieusement sans donner les explications logiques à ses lecteurs. 

Pour l’instant, le premier ministre camerounais a pris une note qui demande de surseoir à la hausse du prix de l’électricité. Cette note a été présentée aux participants à la réunion qui a eu lieu ce lundi 28 avril 2014 à Arsel. Car une éventuelle augmentation du coût de l’électricité au Cameroun pourra être la goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase de trop du régime de Yaoundé.  Cliquez ici pour voir la pétition 

© Camer.be : Armand Ougock
Partager cet article
Repost0
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 19:09

C’est à la faveur de l’assemblée générale d’apaisement qui s’est tenue ce jour à la salle de conférence de l’ENIEG de Nkongsamba sous l’égide du Dr Annette Angoua  Nguéa, Directeur de l’institut des Beaux Arts de L’Université de Douala à N’samba.

                        anette-angoua-nguea-iba.jpgLa salle retenue pour la circonstance s’est avérée étroite pour contenir le staff administratif, les enseignants et les  étudiants qui, ont accepté ce jour d’accorder leur violon.  Il était question pour l’essentiel de chercher et trouver les voies et moyens pour résoudre cette crise enclenchée depuis le 03 avril dernier et dissiper tous les malentendus. Prenant la parole, Madame le directeur, le Dr Angoua Nguéa et en véritable Maman a  dans un premier temps remercié  les uns et les autres pour cette volonté exprimée d’enterrer la hache de guerre, de réaffirmer tout son engagement à l’essor et au rayonnement de l’institut dont elle a la charge. Lui ont succédé dans  cet exercice, tous ses collaborateurs qui ont reconnu que «si le linge sale se lave avec le savon, une sale affaire se lave avec la salive».

            Il faut dire que cette rencontre fait suite aux 3 séances de travail avec le Pr Dieudonné OYONO, Recteur de L’Université de Douala au cours desquels ce dernier à instruit cette rencontre de sortie de crise. Ce jour donc, les différents protagonistes sont allés à cœur ouvert, reconnaissant mutuellement leurs égarements et leurs fautes et ont demandé pardon. Tout en clamant que «le désordre ne passera par eux » avec une allocution forte de M ETABA, Président de l’association des étudiants de l’IBA.

Il sied de dire ici que les problèmes soulevés, en majorités légitimes, débordent le cadre interne  de l’IBA, notamment ceux en rapport avec la tutelle technique du MINDUH, de l’ONAC, de l’ONUC et les partenariats avec les grandes entreprises. A toutes ces doléances, le Dr Angoua a promis de s’y pencher, tout en égrainant quelques solutions déjà opérationnelles à l’instar des relevés de note, la disponibilité des enseignants.

George Auréole Lekama/Cp - Contact Rédaction : +237 33491821/ +237 78894092 /+23799451920

Partager cet article
Repost0
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:52

La dernière étape de la tournée économique du Gouverneur de la région du Littoral dans le Moungo se déroulera du 21 au 22 avril 2014. Il aura à visiter un vaste ensemble à l’envergure départementale comportant quatre communes : Mombo, Mbanga, Bonalea et Dibombari. Ce sont des communes où le sol et le sous-sol sont riches en mines et fertiles pour des activités agro-pastorales, attirant des convoitises et crises, menacé belle-titti-maire.JPGpar endroit par la jacinthe d’eau. Les budgets de ses trois communes avoisinent trois milliards en y incluant les financements FEICOM, PND (Programme National de Développement Participatif) et BIP (Budget d’Investissement Public). La journée du Lundi 21 avril 2014 connaîtra l’étape de Mbanga et Mombo, suivie à 15Hheures par les audiences à sa résidence de Mbanga, sans oublier la réception à la résidence de l’Honorable MBAPTE Jean-Baptiste.

La journée du Mardi 22 avril 2014 connaîtra l’étape de FIKO BONALEA et DIBOMBARI. Dans cette partie, à 8 heures, la délégation prendra un petit déjeuner à la résidence de Mr Thomas EDJAKE MBONDA, membre du Conseil Electoral. Ensuite le gouverneur BETI ASSOMO Joseph se rendra dès 9 heures à FIKO BONALEA. Lors de cette étape, on s’attend à ce que le gouverneur ramène la paix au sein du conseil municipal dirigé par M. BELLE TITI élu à la session de plein droit prévue au deuxième mardi après la proclamation des résultats de l’élection municipale du 30 septembre 2013. On se souvient que sa candidature est concurrencée par celle de MPOCKO Ernest et de NKOTTI François lors des primaires dans leur parti. Seulement, lors de la session de plein droit en présence de la tutelle administrative, le doyen NKOTTI François a laissé le soin aux plus jeunes de déployer leur stratégie qui aurait conduit à l’élection de BELLE TITI, cette victoire est contestée à la Cour Suprême par  le perdant MPOCKO. En attendant la décision définitive de la Cour Suprême sur ce contentieux électoral, le maire et les adjoints dont l’élection est querellée sont en fonction. Nonobstant le respect des dispositions du code électoral et de la loi, certains conseillers refusent encore de participer au travail du groupe communal et mettent en danger l’exécution du budget de cette commune de plus de 30 mille habitants dont le budget est évalué à près de 500 millions. Le maire BELLE TITI, conseiller municipal lors du mandat passé affirme être porteur de grands projets pour cette municipalité.

Chamford Siewe Happy de Bana/Cp

www.scores2000.info - Contact rédaction : +237 33491821/ +237 78894092/ +237 99451920

Partager cet article
Repost0
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:48

C’est la place des fêtes de Loum qui abrité la cérémonie des questions et des réponses dans le cadre de la tournée économique du Gouverneur. Dans son mot de bienvenu, le Maire KUATE WAMBO Guy Mesmin a présenté les populations de Loum comme une couche de la population camerounaise très active, évaluée à environ 120 000 habitants, mais qui manque de commodité de mobilité humaine dans l’optique de transporter les récoltes des plantations vers les zones habitables et commerciales, avec une jeunesse ambitieuse qui manque d’enseignants dans les établissements scolaires. 

kuate-wabo-guy-mesmin.jpgLe budget de cette commune est d’environ 360 millions et beaucoup de chantiers sont à entreprendre pour espérer atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. En réponse à ses préoccupations, le Gouverneur a laissé entendre que la réhabilitation de la voirie de Loum sera effective dans très peu de temps. Les invités à la tribune ont pu constater que la commune de Loum bien que géré désormais par un maire de l’opposition appuyé par le technocrate ATOUBA Claude Francis au secrétariat général et AKEME Anatole aux finances a des chances de se développer. Le rapport de performance présenté lors de la session du compte administratif du 11 avril 2014 présidé par le Préfet HONA Thomas est de 96 %. Le seul couac de cette cérémonie reste que le Sous-préfet n’aurait pas fait son travail. Loum se serait comporté comme si l’autorité administrative n’avait fait aucun effort de mobilisation. Cette pensée a été confortée lorsque les autorités ont été au domicile du sous-préfet très sale avec des toiles d’araignées dans tous les angles. Le Maire de Loum d’après une indiscrétion voudrait désormais compter sur l’équipe communale mise ne place avec comme principaux responsable : NJOUME Jonas MBAKOUP Flaubert respectivement président et rapporteur de la commission des finances ; MBONGWO Michael et LEUKAM Thomas à la commission des grands travaux ; NGOUANE Henriette et NJOMEGNI Claire à la commission des affaires sociales, WHIMEDICK Jean et MIKAYE Emmanuel à la commission du Développement éducatif, sport et culturel et enfin NGANTCHA YOMI Edgard et KAMNE Athanase à la commission communication-coopération et partenariat local.
A l’étape de Djombe-Penja

A l’étape de Djombe-Penja rehaussé par la cérémonie protocolaire de la place des fête, on a vu un peule mobilisé pour recevoir son gouverneur. Les principaux partis politiques de la place, SDF, RDPC, UNDP, MDP ont mobilisé tous leurs militants à venir suivre l’allocution de M. BETI ASSOMO. Celle-co ponctuée de félicitation et d’encouragement. Le gouverneur a laissé entendre que Penja va bénéficier d’un financement  de 235 millions pour la construction des logements sociaux dans le cadre d’un accord tripartite COMMUNE-FEICOM-CRDIT FONCIER. Il a ajouté que 20 millions sont déjà affecté à la réalisation de la cartographie de la commune de Penja et 110 millions pour la voirie revêtue en terre. Les investisseurs dans le monde paysans devraient suivre des grandes sociétés qui existent déjà comme les plantations de Penja dirigés par M. ARMEL François et le Poivres de Penja. De personnalités comme M. NOUHOU BELLO, Sous-préfet de Penja et NGOLLE Jacques Antoine, ancien maire sont à mettre en évidence dans le succès organisationnel.

Sylvain Timamo, invité spécial 

TOUCHER du doit les réalités économiques de la Région du Littoral. Tel est l’objectif de la tournée d’administration socio-économique du  Gouverneur de la Région du Littoral dans son territoire de commandement, qui a débuté ce 14 avril par le Département  du Moungo, où il a été  accueilli par tout le gratin-politico-administratif, judicaire et traditionnel du département.

            leonel-gouverneur.jpgSons et solennité étaient à également au menu ce jour à la place des fêtes de Nkongsamba, à l’arrivée du Gouverneur de la Région du Littoral Joseph BETI ASSOMO,  à qui LE Délégué du Gouvernement de la Communauté Urbaine le Dr KOLLO Basile dans son mot de bienvenu, a dressé un tableau peu reluisant de la situation économique. Pourtant le département du Moungo a tout donné et donne toujours plus sur le plan politique et agropastoral. Mais malheureusement, le Moungo reste le parent pauvre sur le chemin de la croissance en prévision de l’émergence. Pour maintenir la flamme de l’espoir, le Dr KOLLO BAsile a exhorté le Gouverneur a peser  de tout son poids en faveur du choix du Moungo, pour l’organisation du Comice agro-pastoral.

            En réponse, le Gouverneur J.B ASSOMO s’est dit disposé à mettre tout en œuvre pour apporter des solutions aux difficultés qui éprouvent les acteurs agro-pastoraux et autres operateurs économiques pour l’accompagnement du département sur la route de l’émergence. Il a également exhorté les forces vives à investir dans leurs localités qu’ils soient autochtones ou allogènes et ceci passera  par une gestion efficiente des espaces fonciers. Il a appelé les responsables en charge des affaires foncières au respect de la légalité en la matière, interpellant par là ses collaborateurs en charge de l’administration du territoire en collaboration avec les chefs traditionnels à mettre sur pied  un fichier de notable à consulter en cas de tenue de palabre.

            La cérémonie s’est achevée par l’installation officielle du Contrôleur des Finances du Littoral II à NKongsamba, M. NYATTE Alexis, suivie de la visite de certaines structures des arrondissements de Nkongsamba 2ème et 3ème à savoir, l’IBA, L’hôpital Régional, l’Hôtel de Ville de la CAN 2e, l’Usine à Café «Synergie Nord-sud» et le transformateur d’AES-SONEL.  

            Après Nkongsamba 1e ; 2e et 3e, le Gouverneur de la Région du Littoral  JOSEPH BETI ASSOMO était l’hôte des populations des Arrondissement de Mélong et Bare-Bakem le 15 avril 2014.        Du côté de Mélong, le Gouverneur Joseph BETI ASSOMO à été accueilli par le Sous-Préfet de cet arrondissement avant de visiter par la suite la ferme KLEBER CHOLLIER de BOUROUKOU où il a apprécié l’entretien des lieux et la qualité de la production animale, l’étape suivante fut l’escale au village BAYON, localité dans laquelle le Gouverneur et sa suite ont visité ce grand site touristique offrant les belles vues de la célèbre chute d’EKOM-NKAM.

            C’est dans un atmosphère pétrifié de joie, Rythmé de chants et danses des groupes et associations Folkloriques que ce grand cortège avec à sa tête le Gouverneur J.B.A a été accueilli dans l’arrondissement de Baré-Bakem par le Sous-préfet ABAH ABAH Alain Prosper en compagnie des autorités administratives et traditionnelles à l’esplanade de la sous-préfecture de Baré-Bakem  a servi de cadre à cette cérémonie ponctuée d’allocutions dans divers domaines et pour ressortir de cette étape du jour, le gouverneur a visité la vastes plantations et la Ferme porcière d’EBOUH et les Usines SAMEN et Fils de Baré HOCK

            A Baré-Bakem, le Gouverneur a apprécié quelques investissements agro-pastoraux  privés. Dans le rétroviseur, la Ferme KLEBER CHOLIER de Mbouroukou dans le Canton Mbô à Mélong, la mythique usine à Café YIMO et ses plantations à Baré-Bakem , sans oublier l’usine à Café SAMENT ET  FILS située à Baréhock ; La visite des plantations de bananiers plantations  UNITED FRESH FARM de M. YOMBA Daniel       

Le 16 Avril 2014, c’était au tour des populations de l’arrondissement de Nlonako à Eboné et Manjo de recevoir le Gouverneur Joseph Beti ASSOMO. A Ebone, localité du sénateur EBONGUE Jean-Jules et du journaliste freelance MBOMA Richard, il a été émerveillé par l’hospitalité du Maire SIDIKI Félicité épouse MANON et à Manjo par l’originalité de la chefferie traditionnelle, surtout que le maire de la localité EBAKO Charles est un chef de village conservateur des éléments purs, durs et positifs de la tradition Mbô. Dans ces deux localités, il a recommandé l’ardeur au travail pour ne pas être en marge des grandes réalisations.

G.S Dang et Lijouom Chetou

http://www.scores2000.info - Contact Rédaction : +237 33491821/ +237 78894092 / +237 99451920

Partager cet article
Repost0
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:35

Le président National du Mouvement pour la Démocratie et le Progrès, M. Paul Alain EBOUA a convoqué la réunion du Comité Exécutif dans l'optique d'évaluer la marche du parti depuis les élections municipales et législatives du 30 septembre 2013.

mdp-sud.jpgIl est question entre autres éléments à l’ordre du jour de préparer la fête de la nation du 20 mai 2014. Pour les principales recommandations enregistrées lors du dernier comité, il est proposé au secrétariat national  de veiller à ce que toutes les structures de base du parti soient fonctionnelles. Les sections du Moungo-Sud, du Moungo-centre et du Moungo-nord sont mobilisées et déposent leurs rapports à la permanence du parti assuré par le doyen NGAPA Oscar Séraphin et Njana Joseph. ETI NELLE, une autre personnalité ressource du parti travaille pour que le matériel d'identification soit au point. Entre la tenue pagne traditionnelle du Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP) conçue au temps du Président-fondateur Samuel EBOUA et les tee-shirts, il n' y aura qu'un pas à franchir.

Sur le plan national, il est demandé aux militants de l’Ouest avec point focal à Bafoussam, du Centre et du Sud avec point focal à Yaoundé, du Grand-Nord avec point focal à Garoua de communiquer leur programme d’activités 2014 au secrétariat national à la communication.

Le MDP a constaté en ses participations aux élections depuis 2002 que les camerounais ont besoin d’apprendre les mécanismes du fonctionnement d’un système démocratique, ainsi, il est prévu l’école des cadres, la promotion des activités sociales, sportives et culturelles tout au long de l’année. Le Moungo-Sud avec les camardes Njana Joseph et MPONDO a fort à faire dans cette démarche.

Richard Mboma/Cp

Contact Rédaction : +237 33491821 / +237 78894092/ +237 99451920

Partager cet article
Repost0
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:32

C’est finalement le 09 avril dernier, devant la tutelle administrative et les membres du parti RDPC que s’est tenue la n-ième session de plein droit après l’élection municipale de septembre dernier.

Lors de cette élection qui connu la participation effective de 24 conseillers sur les 25 attendus, on est passé au vote après la mise au point de M. MOHAMADOU BACHIROU, le Sous-préfet de Nkongsmba 3ème et Mme MBOULA Elise-Henriette a obtenu 14 voix contre 10 pour son challenger  Mme EBODIAM TCHOUMI Yvonne epse EYIDI.

Lors de ce conseil, Madame Mboula epse Essame s’est présentée conformément à la loi alors que Mme EYIDI avait été présenté par El HADJ OUMAROU comme candidate du parti. Les deux candidates se sont exprimées et choisis leur bulletin. A la fin de du vote, Mme MBOULA EpseESSAME, candidate du peuple selon la foule a remporté. La liste des grands conseillers municipaux a été approuvée par l’ensemble du conseil municipal et se présente comme suit : Dr BEKOULE Patrick, ENGOLA MBONGO Huberte, MITAMBO EPOH Albert, NDJEME Léopold, NGOH NGOH Claude Abel

Le nouvel exécutif municipal de Nkongsamba 3ème pour les cinq prochaines années est constitué come ci-dessous:

Maire : Mme MBOULA Elise-Henriette epse ESSAME

1er Adjoint au Maire : SINGTAT BILONG André Salomon

2ème adjoint au Maire : Mme KINGUE SOPPI Hélène Epse NGOLLO NGAMA

M. Thomas HONA, le Préfet du Moungo a félicité les deux parties et souhaité qu’elles se mettent désormais au travail pour le bien des populations, il a dit que toute autorité vient de Dieu et que les conseillers municipaux devraient retenir que la commune est le lieu de l’apprentissage de la démocratie. Fin d’un feuilleton qui aurait durée plus de six mois.

Martial TCHUENTE NONO/CP - email:scores2000@hotmail.com- Contact : +23778894092/+23733491821

 

UNITED FRESH FARM

Organisation pour le Développement de l’Agriculture et de l’élevage dans le Moungo

Production du café, du cacao, de la banane plantain, du piment, de la tomate rouge et verte, des arachides non modifiés.

Délégué Général : Mr YOMBA Daniel

Contact : 77 48 54 22 / 96 41 39 00

 

La résurrection Chantée (1/4 page message)

La Nlonako Valley Authority avec le soutien du Sénateur TCHOUMNOU Raoul organise « La résurrection chantée »

Venez vivre en live une compétition de chant entre cinq grandes chorales de la ville de Nkongsamba

-          - Saint Augustin de Poola,

-         -  Emmanuel de Fraoutown

-          - EEC de Mouambo,

-          - Saint Denis D’ekangté

-          - Sainte Madeleine d’Ehalmoa

Quand ? Le samedi 26 avril 2014 à partir de 14 heures

Où ? A l’amphi 3000 de l’Institut Supérieur de Management du Manengouba (ISMAM).

Alors venez célébrer la résurrection de JESUS

En Chanson – Prix d’entrée : 100 FCFA

Contact   : 33 14 66 45 ou

 

Commune de Nkongsamba 3ème : Mme Mboula Elise-Henriette Epouse Essame vainqueur de la confrontation avec Mme Eyidi
Partager cet article
Repost0
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:01

C’est depuis plus de six mois que les professionnels des arts martiaux du département du Moungo se sont regroupés pour programmer la grande messe de cette discipline fortement courue dans la région du Littoral. Sous la conduite du plus ancien des pratiquants Me Nguechue Ngahou salomon, ceinture noire 5ème DAN en judo et aussi ceinture noire nguechue-judo.jpg4ème DAN de Karaté. Dans l’organisation technique, on distingue également la présence de Me Kaze Pierre, ceinture noire 7ème DAN de Karaté et Me DAPEU Robert, ceinture noire 4ème DAN de Judo. C’est le gymnase du lycée du Manengouba qui abrite cette rencontre sportive le 19 avril 2014 de 9 à 19 heures. Les équipes et autres compétiteurs viennent du littoral, de l’Ouest et du Sud-ouest.

La longue marche des arts martiaux à Nkongsamba a connu des acteurs désintéressés comme M. POUTH POUTH Joseph, DJOBET Georges et dans une moindre mesure KANWA Daniel entre 1953 et 1962. A partir de 1962 à 1970, Me NGUECHUE NGAHOU Salomon s’est battu pour maintenir le judo et le Karaté en vie, suivie dans cette lourde mission à partir de 1976 par Me KAZE Pierre en judo et karaté. Entre 1990 et 2000, il est mis sur pied une organisation dénommée Académie des Arts martiaux dans le Moungo. De cette nouvelle, il ya eu par la suite une effervescence et on assisté à de nouveaux club avec entre autre le BUDOJO CLUB, SHALIN CLUB de Me PETGA Armand, Le CLUB de Me NKAN BON Mazarin, le KODOKAN CLUB de Me DAPEU Robert, les clubs BUDJIN et SAMOURAI de Me KUETE Achille. Il faut ajouter que la formation des jeunes en arts martiaux est une activité continue dans le Moungo comme nous l’a dit Me KEMENI Henri, ceinture noire 1er DAN, vice-président de la Ligue départemental du Moungo. Le Moungo sur le plan national et international a dans son palmarès des médailles et pas des moindres.

Ghislaine Djomo/CP

Contact Rédaction : +237 78894092/ +237 99451920/ +237 33491821

Partager cet article
Repost0
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 20:46

Invité à la chaine de télévision privée STV, l’ancien international camerounais a donné son avis sur la configuration de l’équipe nationale de football du Cameroun à la prochaine Coupe du monde de football Brésil 2014.

L’équipe nationale de football du Cameroun, les Lions Indomptables, fait partie des sélections nationales africaines qui feront vibrer les stades lors de la Coupe du Monde de football prévue du 13 juin au 12 juillet 2014 au Brésil.

mboma-patrick.jpgLe Cameroun affrontera le Brésil, pays hôte, la Croatie et le Mexique dans le groupe A. Des adversaires coriaces qu’il faudra affronter avec une équipe techniquement et tactiquement à la hauteur des attentes du public en général et des supporters camerounais en particulier.

Invité jeudi 10 avril 2014, à l’émission « Entretien avec… » Sur la chaine de télévision privée STV à Douala, l’ancien international camerounais Patrick Mboma, interrogé par Thierry Ngogang, s’est prononcé sur les chances des Lions Indomptables du Cameroun à ce mondial brésilien. Pour lui, au regard du niveau de cette compétition, il est question pour le Cameroun d’aligner des joueurs d’expérience, habitués à des compétitions de haut niveau. C’est à ce niveau que l’ancien Lion indomptable, Patrick Mboma, a estimé que l’international camerounais de Cruz Azul au Mexique, Achille Emana, est celui qui peut mieux diriger le milieu de terrain des Lions Indomptables, comme « animateur », comme « meneur ».Achille Emana évolue à Cruz Azul, un club actuellement en tête de la Liga Mexicana ,le championnat mexicain de football première division. Il faut dire que l’avantage avec Achille Emana est qu’il évolue dans un club qui compte en son sein des joueurs titulaires de l’équipe nationale de football du Mexique. En outre la plupart des titulaires de la sélection nationale Mexicaine évolue dans le championnat local. Le Milieu de terrain des Lions indomptables du Cameroun, a donc déjà sans doute la maîtrise du style de football mexicain. Le Cameroun qui va affronter le Mexique le 13 juin, n’aura donc pas de souci à se faire au cours de ce match grace à Achille Emana, qui, classé, sera tout simplement face à ses « camarades » mexicains qui, comme les supporters de Cruz Azul, l’ont baptisé, la « Pantera ». Les « Observateurs des matchs » des futurs adversaires du Cameroun nommés par le Président du Comité de Normalisation de la Fédération Camerounaise de football(FECAFOOT), l’ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports, Joseph Owona, pourront aussi bénéficier de l’expérience mexicaine d’Achille Emana qui a déjà la bonne maîtrise du jeu mexicain.

Ericien Pascal Nguiamba/Cp

Contact Rédaction : +237 33491821 / +237 78894092 / +237 99451920 - email:scores2000@hotmail.com

Partager cet article
Repost0
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 08:03

Cameroun (Xinhua) – En vue de rééditer l’exploit de 1990 en Italie où il avait pu atteindre les quarts de finale, le Cameroun a mis en place un collectif de quatre entraîneurs locaux pour appuyer le technicien allemand Volker Finke lors de la prochaine Coupe du monde de football prévu du 12 juin au 13 juillet au Brésil. Une formule critiquée par de nombreux experts qui s’inquiètent des dissensions au sein de la sélection dont ils estiment par conséquences « minces » les chances d’aller loin dans cette compétition, dans le même groupe que le Brésil, considéré comme un prétendant sérieux au titre de champion.

Jules-Nyongha.jpgTout d’abord, l’ancien entraîneur du Cameroun Jules Frédéric Nyongha déplore le manque de vision par lequel l’organisation du football brille dans ce pays qui a pourtant produit des légendes internationales, à l’instar du « vieux Lion » Roger Milla.

« Le football camerounais, a-t-il souligné dans un entretien à Xinhua, est dans la navigation à vue. Nous sommes en train de faire un éternel recommencement sans véritable politique publique de développement du football ».

L’ancien coach démissionnaire après l’élimination des Lions indomptables de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de 1994 en Tunisie et la prestation peu honorable du Cameroun lors de la CAN 1996 jouée en Afrique du Sud est formel : les chances de réussite des quatre nouveaux entraîneurs nommés dimanche en renfort au sein des Lions indomptables pour le Mondial brésilien sont minces.

Le directeur technique national Jean Manga Onguené et son adjoint Etienne Sockeng, l’ancien attaquant Bonaventure Djonkep, double champion d’Afrique avec le Cameroun en 1984 en Côte d’Ivoire et 1988 au Maroc, et le coach adjoint de l’équipe nationale junior Alexandre Belinga ont été désignés dimanche avec pour mission d’observer et d’analyser le comportement technique et tactique jusqu’à leur environnement, des futurs adversaires du Cameroun et de leurs individualités pendant leurs matches amicaux et officiels.

Selon les termes de la décision de leur nomination par le président du comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Joseph Owona, le quatuor est tenu « de produire et de remettre à l’entraîneur sélectionneur un rapport d’analyse technique et les supports vidéos dès la fin de chaque mission d’observation ». « Nous ne sommes plus dans la même configuration qu’en 1990 quand un collectif d’entraineurs composé de Manga, Kaham, Nyongha et Nepomniachi avait conduit le Cameroun en quart de finale de la Coupe du monde en Italie », juge Jules Nyongha pour qui en 1990, la sélection camerounaise était gérée de manière « collégiale » lors du Mondiale italien, une formule différente, selon lui, à la situation actuelle.

« En 1990, le Russe Valery Nepomniachi avait compris qu’il ne pouvait pas gérer seul l’équipe nationale. C’est ce qui avait fait la force du collectif. Je ne sais pas s’il règne cette osmose aujourd’hui. Le coach principal a viré deux membres de l’encadrement technique, à savoir les préparateurs physiques et psychologique », a par ailleurs regretté l’entraîneur Jules Nyongha.

Débarqué de la sélection nationale en 2007, après avoir qualifié le Cameroun pour la CAN Ghana 2008, il n’est toutefois pas le seul à émettre des réserves sur les chances de succès des nouveaux coaches nommés en renfort dans les Lions indomptables. « L’on peut se demander s’ils pourront disposer de tous les instruments modernes pour mener à bien leur travail. Observer un match de football de nos jours ne se résume plus à s’asseoir dans les gradins et prendre des notes. C’est désormais plus complexe et cela demande des moyens techniques assez pointus », note pour sa part Abdouraman Hamadou, président du club de deuxième division Etoile filante de Garoua et ex-chef de cabinet de l’ancien président de la FECAFOOT, Mohammed Iya.

De même, il pense que les coaches devraient éviter de confondre leurs rôles respectifs. « En principe, tel que cela est présenté, il n’y a aucune raison qu’ils fassent ombrage au sélectionneur Volker Finke », précise-t-il.

Pour Pierre Nouma, expert en management du sport, « la décision de nommer ces quatre techniciens camerounais en renfort sera contre-productive, nuisible, inappropriée en l’état actuel de l’organigramme des Lions indomptables et ce, jusqu’à ce que la FECAFOOT et le ministère des Sports se décident enfin de mettre en place un véritable organigramme dans l’encadrement technique ».

Il soutient également que « les quatre techniciens ne sont pas outillés, pas formés, pas aguerris, pas compétents à ce jour à l’analyse vidéo et de la performance car l’époque de la supervision, de l’analyse, de l’observation des adversaires avec un stylo et un bloc-notes à la main assis dans une tribune dans un stade, ou une tablette à la main, est révolue ». Dans ce contexte tendu, le Cameroun qui va prendre part à sa 7e Coupe du monde après Espagne-1982, Italie-1990, USA-1994, France- 1998, Corée-Japon-2002 et Afrique du Sud-2010, n’aura pas la tâche facile face à des adversaires redoutables du groupe A.

Le 13 juin, le Cameroun jouera son premier match contre le Mexique, quart de finaliste en 1970 et 1998. Surnommé « El Tricolor ou La Verde », le Mexique, 19e équipe au classement de la Fédération internationale de football association (FIFA), va participer à sa 15e phase finale de Coupe du monde.

Le 18 juin, le Cameroun (50e nation au classement FIFA) va ensuite affronter la Croatie, 20e équipe mondiale. Les Croates avaient été classés 3e (médaille de bronze) au Mondial français de 1998. Le 23 juin à Brasilia, les Lions indomptables, quadruples champions d’Afrique (1984, 1988, 2000 et 2002), rencontreront le Brésil, 6emondial, compte cinq titres de champion du monde remportés en 1958,1962, 1970, 1994 et 2002.

A l’analyse du palmarès de ces équipes, tous les experts du football ont qualifié de « minces » les chances des Lions indomptables au Mondial brésilien.

Emmenée par son attaquant vedette Samuel Eto’o, détenteur de quatre Ballons d’or africains (2003, 2004, 2005 et 2010), une médaille d’or olympique en 2000, deux Coupes d’Afrique des nations remportées en 2000 et 2002, et trois Ligues des champions d’Europe (2006, 2009 et 2010), la sélection camerounaise est aussi fragilisée par des clans formés depuis le Mondial sud-africain de 2010. Affaiblis par une défense poreuse et l’absence d’un véritable meneur de jeu, les Camerounais en reconstruction depuis quatre ans, ont manqué successivement les Coupes d’Afrique des nations Gabon- Guinée équatoriale-2012 et Afrique du Sud-2013.

Partager cet article
Repost0
11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 21:26

Ce magistrat s'est retrouvé à l'avant-scène, après avoir emprisonné Louis Bapès Bapès, un ministre en fonction. Après 24 ans de magistrature plutôt tranquille, Annie Noelle Bahounoui Batende aurait certainement aimé terminer sa "brillante carrière" sans que son nom ne soit aussi bruyamment traîné dans les medias comme c'est le cas depuis plusieurs jours.

Annie-Noelle-Bahounoui.jpg

 

II y a deux jours, a un confrère qui l'a rencontrée accidentellement dans les allées du Tribunal Criminel Spécial, quoique souriante, elle n'a pas caché sa gène face à cette situation. Ce matin encore, en ouvrant cette édition du "Jour" elle se demandera bien : "Qu'est-ce qu'ils me veulent même ceux-là ?". Assurément rien.
Un peu malgré elle, le 31 mars 2014, Annie Noëlle Bahounoui Batende réservée de nature, est portée sous les feux des projecteurs. Ce lundi-là, le juge d'instruction Bahounoui reçoit dans son cabinet d'information judiciaire (porte 2), Louis Bapes Bapès le ministre des Enseignements secondaires, en poste. Elle l'entend quelques minutes, puis le place sous mandat de détention provisoire.

Aussi froidement que cela puisse l'être. Le ministre est conduit à la prison centrale de Yaoundé à Kondengui. Il y passe une nuit. Le lendemain vers 17h Bapès Bapès est libéré. Le

même juge d'instruction qui la veille le "jetait" en prison, le sort de là, en donnant cette fois ci "main levée du mandat de détention provisoire de Louis Bapès Bapès". Un acte prévu par l'article 222 du code de procédure pénale et auquel le juge d'instruction peut faire recours pendant l'instruction d'une affaire.

Issa Tchiroma Bakary se presse de justifier la sortie de prison du ministre Bapès Bapès par cette disposition de la loi. Les observateurs de la scène judiciaire camerounaise pensent pour leur part qu'autant un juge d'instruction ne peut pas prendre sur lui de mettre un ministre en prison, autant il ne peut pas décider de le faire sortir du jour au lendemain. D'où des informations persistantes qui font état de l'intervention de la présidence de la République.

Juge indépendant
En effet, tel que la pratique l'exige, pour aboutir à l'inculpation de Louis Bapès Bapès, le parquet (le procureur général ou un de ses substituts) qui mène l'accusation a élaboré un réquisitoire introductif d'instance qui présente les griefs qui sont reprochés à l'accusé. Ce document est transmis au président du Tribunal Criminel Spécial Yap Abdou, qui à son tour, désigne un juge d'instruction pour l'ouverture d'une information judiciaire. En l'occurrence, Annie Noelle Bahounoui. Des sources internes au Tribunal Criminel Spécial tendent à dire qu'elle a agi "conformément aux instructions" de sa hiérarchie (le président du Tribunal Criminel Spécial et le procureur général de ladite juridiction, Emile Zéphyrin Nsoga, qui, lui, dépend directement de la chancellerie, donc du Garde des sceaux). Comme le juge de jugement, le juge d'instruction est un juge indépendant qui juge avec sa loi et sa conscience, contrairement aux magistrats du parquet qui, eux, reçoivent leurs instructions du ministère de la Justice.

Si Mme Bahounoui a la réputation d'être un juge intègre auprès de certains avocats, ceux-ci regrettent toutefois le fait que "tous les magistrats du Tribunal Criminel Spécial sont aux ordres".

Yves Michel Fotso
Personnage très effacé, qu'on présente comme a une "force tranquille", Mme Bahounoui n'est pas à son premier fait d'armes dans le cadre de l'opération Epervier. En charge de l'instruction du "dossier Camair" ouvert au Tribunal criminel spécial, le 21 octobre 2013, Annie Noëlle Bahounoui prend une ordonnance dans laquelle elle demande aux institutions bancaires de "recenser tous les comptes bancaires ouverts au nom de Fotso Yves Michell (principal accusé dans l'affaire Camair) et ceux ouverts même sous d'autres noms, raisons ou dénominations sociales et pour lesquels il détient le pouvoir de signature seul ou conjointement avec d'autres personnes".

Aux destinataires de sa réquisition, la magistrate commande de "nous indiquer le solde actuel desdits comptes et faire procéder sans désemparer à leur blocage". Cette ordonnance judiciaire a entrainé la fermeture de la société Clean Oil, la dernière née des entreprises d'Yves Michel Fotso, qui était spécialisée dans le raffinage des huiles usées de Kribi. L'homme d'affaires a par ailleurs décidé de procéder au licenciement des employés d'autres structures. Si l'acte du juge d'instruction n'est pas passé inaperçu pour autant, il n'y a pas eu de tapage autour de son nom comme ça été le cas pour Louis Bapès Bapès.

Et pourtant, Dieu seul sait le nombre de dossiers dans lesquels sont impliquées les personnalités de ce pays, et que Mme Bahounoui a déjà vu passer sous son nez depuis qu'elle est au Tribunal Criminel Spécial. Mme Bahounoui aurait tant préféré qu'on s'en tienne à ses dossiers. Hélas ! Le 18 avril 2012, à la suite d’un Conseil national de la magistrature présidé par le président de la République, Paul Biya, Annie Noëlle Bahounoui, magistrate quatrième grade, est nommée juge d'instruction près le Tribunal Criminel Spécial (TCS).

Avec Jérôme Kouabou, Bouba Khadidja et Ekanga Evouh, elle forme le premier quatuor des juges d'instruction du Tribunal Criminel Spécial.

Self made woman
Très tôt, Annie Noëlle Bahounoui se dresse un itinéraire. "Sûr d'elle, témoigne un de ses proches elle ne fait jamais aucun excès". Son baccalauréat acquis au lycée Leclerc de Yaoundé, Annie Noëlle Bahounoui quitte le Cameroun et s'inscrit à la Faculté de droit de l'université de Paris Malakoff, située dans une banlieue au sud de Paris. De là se dessine le parcours classique des étudiants brillants, rigoureux et rangés, qui agacent parfois avec leurs résultats auxquels l'on ne peut adresser le moindre reproche.
Ses études académiques sont alors sanctionnées par un diplôme d'études supérieures spécialisées (Dess) en droit. Vient le moment où Annie Noëlle Bahounoui se retrouve dans l'opiniâtre construction d'une trajectoire de self made woman, pas du tout dépendante ni de sa patronymie (son père, Léon Bahounoui Batende, a été directeur général des Douanes puis directeur général de la Banque camerounaise de développement et députe Rdpc à l'Assemblée nationale) ni des privilèges qui auraient pu en découler.

A l'ambassade du Cameroun a Paris où était ouvert un centre d'examen Annie Noëlle présente le concours de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (Enam). Elle est reçue à l'écrit. Elle fait le voyage pour le Cameroun pour présenter l'oral. Lorsque les résultats sont publiés, son nom n'apparaît pas sur les listes définitives. Annie Noëlle qui n'avait jamais connu d'échec dans ses études, le vit comme un choc, mais elle ne plie pas. Elle décide de revenir s'installer définitivement au Cameroun. La jeune Annie entreprend un moment une carrière de notaire, mais se retrouve plutôt à la Société Immobilière du Cameroun (Sic) où elle exerce pendant un an comme conseillère juridique.

Annie Noëlle présente à nouveau le concours de l'Enam. Cette fois-ci c'est la bonne. Elle intègre l'école en 1988. Mlle Bahounoui a pour camarade de promotion, un certain Camille Akoa (aujourd'hui, directeur général du Feicom). Après un stage dans le ressort judiciaire de la Cour d'appel du Littoral, Annie Noëlle présente un mémoire intitulé "contentieux foncier en matière pénale". Un travail effectué pour sa sortie de l'Enam intervenue en 1990. Son chef d'œuvre est repris dans plusieurs ouvrages portant sur la thématique qu'elle a abordée.

Fonction publique
Intégrée à la Fonction publique sous le matricule 529658 P, Annie Noëlle commence sa carrière comme magistrat du parquet. Elle est affectée comme substitut du procureur à Nkongsamba. Commence ensuite son parcours au siège. Elle est propulsée présidente du Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, où de l'avis de certains avocats, elle se fait un prénom. Apres Douala, elle se retrouve à Mbalmayo où elle exerce comme présidente des Tribunaux de première et grande instance. Le 8 juillet 2010, Mme Bahounoui est nommée vice-présidente de la Cour d'appel du Sud. Le denier poste qu'elle occupe avant le Tribunal criminel spécial.

A 52 ans, l'on se doute bien que Mme Bahounoui aspire à passer magistrat hors-hiérarchie dans les toutes prochaines années. A en croire son entourage professionnel Annie Noëlle a d'abord exercé ce métier par pure vocation. C'est a croire qu'elle ne ferait donc pas du passage de grade une fin en soi.

Source : Le Jour

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Scores2000
  • : Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique
  • Contact

Profil

  • Sylvain Timamo
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

Recherche

Pages

Liens