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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 06:57

Au Ministère des Postes et télécommunications, certains proches collaborateurs du Ministre Jean Pierre Bi Essam n'auraient plus le cœur à l'ouvrage. Ils lorgneraient désormais le poste de Directeur général de la Campost occupé par le Français Hervé Béryl.

En effet, après les 4 années de la Sofrepost aux côtés de la poste camerounaise, certains observateurs ne manquent pas de relever une certaine agitation dans les rangs des Cadres camerounais qui ambitionnent de jouer les premiers rôles dans le cas où la confiance n'est pas renouvelée à l'équipe française de Sofrepost.
Selon un rapport des services spéciaux dont on a pu obtenir une copie, le parrain de cette agitation serait Younoussa Djibrine, actuel Directeur de l'Union postale panafricaine. Selon ce rapport, c'est lui qui a toujours rêvé d'être Dg à la Campost, bien avant l'arrivée des Français. Seulement, son vœu n'ayant pas été exaucé, c'est le poste de Ministre qu'il va se mettre à lorgner. Après avoir subodoré les ambitions de son jeune frère du septentrion, le Ministre Bello Bouba Maïgari qui ne voulait pas du tout entendre de l'arrivée de Sofrepost au Cameroun, aurait proposé à

la présidence de la République, Younoussa Djibrine comme Dg de la Campost oubliant que les proches collaborateurs du Chef de l'Etat n'avaient pas oublié que c'est lui, Bello Bouba Maïgari qui s'était vertement opposé à l'arrivée des Français à la Campost. Il aurait même, soutient une source très bien informée, refusé de recevoir une délégation des Français de Sofrepost en visite de travail au Cameroun.

A côté de Younoussa Djibrine, le rapport des services spéciaux indique qu'un autre clan serait animé par un certain Abakar, Directeur des activités postales au Ministère des Postes et Télécommunications. Il prendrait sa retraite le mois prochain. Il serait question pour lui de se rattraper en revenant comme Dg à la Campost, une maison qu'il a connue quand il y officiait, il y a quelques années comme responsable des contrats. A côté de ce clan, le rapport parle d'un groupe qu'anime Nana Youmba, Dga en charge du projet E.post. Il aurait été proposé d'assurer l'intérim avant l'arrivée des Français, mal lui en prendra puisque c'est le Président Paul Biya lui-même qui va trancher en faveur de Sofrepost. La bataille se jouerait finalement entre un lobby bamiléké que soutiendrait Jean Pierre Biyiti Bi Essam et un lobby du Grand Nord jadis sous la protection de l'ancien Minpostel, Bello Bouba Maïgari. Nous y reviendrons.

Source: La Nouvelle

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 06:53

Le Cardinal Christian Tumi a écrit un livre intitulé «Les deux régimes politiques d’Ahmadou Ahidjo, de Paul Biya et Christian Tumi, prêtre (Eclairage)» dans lequel il a fait ressortir la mentalité des autorités de l'État qu'il a rencontrées dans le Nord du Cameroun :

«Un officier divisionnaire a même osé dire que le christianisme était pour le Sud et l'islam pour le Nord du Cameroun.»
«Un officier divisionnaire principal est même allé jusqu'à dire qu'il avait le pouvoir de prendre une décision qui allait à l'encontre des dispositions de la loi.»
«Il y avait l'impression à ce moment-là qu'un musulman puisse commettre un crime et rester impuni par les lois du pays. Un officier divisionnaire a même eu l'audace de déclarer que les lois du pays ne s'appliquent qu'à la partie Sud du pays!»
«… de [nombreux] jeunes non-musulmans du Nord croient qu'ils ne peuvent trouver du travail dans la Fonction publique que s’ils deviennent musulmans, ou du moins, portent des noms musulmans. C'est une pression morale qui viole la liberté de l'individu de choisir en toute conscience sa propre religion. »
«Même à ce jour, je

me demande encore pourquoi certains préfets permettent à certains lamibé d'agir comme ils le souhaitent ... des chefs traditionnels épouvantables, qui sont redoutés par leurs peuples. Les préfets donnent l'impression qu'ils sont impuissants face aux excès de ces lamibé sans compromis ... J'ai eu l'impression que dans le Nord, l'officier divisionnaire qui représente le chef de l'Etat, est l'auxiliaire des lamibé...»

Bello Bouba Maïgari est originaire de Garoua dans la région du Nord. Il est le président de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), un parti politique. Le parti a été fondé dans les années 90, en son absence, alors qu'il était en exil politique au Nigeria. Le premier président fut Samuel Eboa, qui était originaire de Nkongsamba dans la région du Littoral. Lorsque Bello Bouba revenu de son exil, a comploté avec d'autres barons de la partie septentrionale lors d’un congrès controversé du parti pour remplacer Samuel Eboa à la présidence du parti; Samuel Eboa a claqué la porte du parti, en colère, et a fondé son propre parti, le Mouvement pour la démocratie et le progrès (MDP).

On pourrait penser que Bello Bouba était impatient de prendre le parti pour l'utiliser comme un moyen pour mettre fin une fois pour toutes aux terribles violations des droits de l'homme décriées par le Cardinal Christian Tumi. Ceci s'est avéré ne pas être le cas. Les violations décrites ici confirment cela. Lors des élections législatives de 1992, le parti de Bello Bouba a remporté 68 sièges, dont trois dans la circonscription du Mayo Rey (Haman Adama, Ahmadou Bakary, et Koulagna Nana). Le 8 janvier 1996, tandis que Haman Adama et Ahmadou Bakary menaient leurs activités parlementaires sur le terrain, la milice du lamido de Rey Bouba a attaqué leur convoi, les a bien battu, et Haman Adama est finalement décédé le 18 février 1996, à cause des coups et blessures qu'il a reçus.

Aucune enquête n'a été effectuée, et aucune arrestation faite. Le crime est resté impuni! Juste avant les élections législatives de mai 1997, Koulagna Nana - autre député UNDP - menait sa campagne électorale dans le département du Mayo- Rey au nom de l'UNDP; le 12 mai 1997, lui ainsi que d'autres membres de l’UNDP ont été attaqués par la milice privée du lamido de Rey Bouba. Deux membres de l’UNDP et trois membres de la milice auraient trouvé la mort dans l'affrontement. En dépit de son immunité parlementaire, Koulagna Nana et 15 autres membres et sympathisants UNDP ont été arrêtés, mais aucun membre de la milice privée n’a été interpellé.

Finalement, Koulagna Nana et six autres ont été relâchés sans inculpation. Les autorités judiciaires de Garoua ont plus tard ordonné la libération de Koulagna sans frais, mais il est resté en détention administrative dans la prison centrale de Garoua jusqu'en octobre 1998, quand lui et les six autres ont été inculpés par un tribunal militaire d'assassinat, d'incendie criminel, de pillage, de possession illégale d'armes à feu, et autres infractions liées aux évènements de mai 1997; et il ne recouvrera la liberté qu’en 2000! Tout cela peut être comparé à la réaction vigoureuse du Social Democratic Front (SDF), après l'assassinat, le 20 août 2004, de John Kohtem, président de la circonscription électorale SDF de Balikumbat, par le Fon Doh Gah Gwanyin, chef traditionnel, député et maire de Balikumbat. Du 23 au 26 août 2004, le SDF a organisé des marches à Bamenda pour protester contre l'assassinat de john Kohtem, convergeant vers le bureau du gouverneur.

Le 25 août, Fru Ndi et beaucoup d'entre nous, membres du NEC, avons conduit un groupe de politiciens de l'opposition à Balikumbat pour visiter la famille de John Kohtem; le 27 août, les membres du SDF portaient des costumes de deuil noirs pour assister à la cérémonie de levée de corps à Bamenda et ils ont juré de se venger. Après avoir monté la pression, les enquêtes sur l'assassinat ont été ouverts et près de deux semaines après, 11 suspects ont été arrêtés et enfermés. Sous la forte pression du SDF, le gouvernement a publié un communiqué de presse assurant les Camerounais et la communauté internationale de ce que les personnes soupçonnées d'avoir contribué à abattre John Kohtem feraient face à la justice, quel que soit leur statut social, affirmant que «le Cameroun est un Etat de droit, qui a établi l'égalité de tous devant la loi, ainsi que l'indépendance judiciaire garantie par la Constitution de la République».

En février 2005, l'Assemblée nationale a levé l'immunité parlementaire de Fon Doh, ouvrant la voie à un procès contre lui pour l’assassinat de John Kohtem. Il a été plus tard reconnu coupable et condamné à 15 ans de prison pour avoir fomenté et participé à l'assassinat de Kohtem. Revenons-en à la fête de Bello Bouba. Lors des élections du 30 septembre 2013, une des victoires les plus précieuses de l'UNDP est la commune de Touboro dans le Mayo Rey. L'un des artisans de la victoire estt Célestin Yandal, le président du «Collectif des Jeunes de Touboro» et candidat sur la liste des conseillers municipaux de l'UNDP.

Après cette victoire, Koulagna Nana a été élu maire de la commune de Touboro. La réaction du lamido de Rey Bouba n'a pas tardé à venir. En décembre 2013, le conseiller municipal Célestin Yandal a été arrêté et enfermé. Peu de temps après, la femme de Yandal est décédée à la suite de certaines complications médicales et il a été refusé à Yandal d’assister sous caution aux funérailles de sa femme! Pour ajouter l'insulte à l'injure, Mouhamman Toukour, maire UNDP de Ngaoundéré II est décédé dans un accident sur la route Ngaoundéré-Touboro le 9 février 2014, après avoir assisté aux funérailles de l'épouse de Yandal.

Tout cela confirme le fait que dans la partie septentrionale du Cameroun, plus que partout ailleurs, les responsables administratifs ont le pouvoir de prendre des décisions qui vont à l'encontre des dispositions de la loi. Les lois du pays ne semblent s'appliquer qu’à la partie Sud du pays, pas dans la partie Nord! Dans cette partie du pays, les lamibé sont des chefs traditionnels épouvantables qui violent les droits et libertés de leurs sujets en toute impunité, avec les responsables administratifs agissant pratiquement comme auxiliaires des lamibé. Et Célestin Yandal languit toujours en prison! Et Bello Bouba Maïgari est assis dans le gouvernement, observant tout cela en silence! Comment un homme politique peut-il être l’objet de railleries?

Comment un mauvais régime peut-il s'entendre avec les chefs traditionnels pour fouler aux pieds les droits et libertés des citoyens?

Source : http://www.237online.com

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 19:44

 

 

Sa Majesté POUOKAM II Georges Désiré, Chef Supérieur du Groupement Bayangam

Mme le Ministre,

Messieurs les S/Préfet de Nkongsamba 1er, 2ème et 3ème

Messieurs les Maires de Nkongsamba 1er, 2ème, 3ème

Monsieur le chef du Canton BANEKA,

Messieurs les Ministres  de Culte,

Distingués invités,

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Il est pour moi  un insigne Honneur de prendre la parole, au nom des Notables Bayangam du Moungo, devant cette tribune de l’esplanade du Foyer Bayangam de Nkongsamba à  l’occasion de la Visite Culturelle de Sa Majesté POUOKAM II, Roi de Bayangam, pour l’installation de son représentant dans notre vaste localité.

Cette visite si attendue, se situe 13 années après la sortie du LAKAM de Sa Majesté, le 12 juin 2001, Précédant ainsi celle qu’avait effectuée son feu père, Sa Majesté  POUOKAM I en Visite de travail à Nkongsamba le 25 septembre 1988 pour la collette des fonds destinés à la construction du collège SAINT CHRISTOPHE aujourd’hui devenu Lycée Technique de Bayangam.

Dans le cadre du développement du Groupement Bayagam, Nkongsamba a été et reste le Chef d’antenne du Moungo, c’est pourquoi, nous nous félicitons des appuis multiformes des arrondissements de :

Mbanga, Souza, Penja, Loum, Manjo, Ndoungué, Njombé, et

Mélong, qui avec les Notables, leurs ressortissants ont bien voulu préparer comme un seul Homme notre Ville pour réserver un bon accueil à Sa Majesté ici présent.

 

En 1992, les notables du Moungo ainsi que ceux du Sud-Ouest ont participé à la construction du CES de Bayangam devenu aujourd’hui Lycée Classique de Bayangam, cette indication étant tout simplement énonciatif, bref la population du Moungo est toujours prête à apporter son concours pour la réalisation de toute œuvre susceptible de développer notre Groupement sur toutes formes pour qu’ensemble avec d’autres camerounais nous arrivions à l’émergence en 2035.

C’est ainsi qu’elles ont auparavant participé à la mise en place des œuvres suivantes à Bayanganm :

Construction  du COLLEGE ST CRISTOPHE,

Construction du Lycée Classique de Bayangam,

Construction de la Sous-préfecture de Bayangam

Electrification de la Chefferie Bayangam,

Pour ne citer que ceux-là

            Le 11 Juin 2001, une délégation de Nkongsamba avait rendu visite à Sa Majesté POUKAM II lors son séjour au LAKAM afin de lui témoigner son attachement et sa déférence  avant sa sortie le 12 Juin de ce haut lieu sacré.         

            En ce jour du 30 mars 2014, des 126 vaillant fils de Bayangam de Nkongsamba qui avaient en 1977, participé à la pose de la première pierre pour d’édification de notre Foyer socioculturel qui recevra tout à heure une Visite guidée  de notre Roi, il n’en reste plus qu’une vingtaine, forte illustration du fait qu’il faudrait préparer la jeunesse à la relève dès cet instant.

L’Homme passe, Le monde reste. C’est pour cela que chaque personne appelée à accomplir un devoir doit continuer à le faire, en dépit de toute difficulté, car tout dans la vie est soumis à des devoirs et y être fidèle conduit à l’honneur, le négligé conduit à la honte.  Sa Majesté ici présent ne dit-il pas habituellement dans notre belle langue maternelle «PEU FANG NGOUN FANG».

            Les ressortissants  Bayangam du Moungo remercient sincèrement Sa Majesté POUOKAM II d’avoir accepté leurs invitations de se rendre personnellement à Nkongsamba, chef-lieu du Département du Moungo et restent à l’écoute de ses sages conseils qui leur permettront de prendre conscience du  nouveau départ de cette grande Communauté, un départ que nous voulons historique, socle d’un développement durable. Label de pointage qui nous permettra de regarder dans la même direction, je veux dire la bonne direction.

            Pour, terminer, nous souhaitons bon séjour à notre Roi et à sa suite, ainsi qu’à nos distingués invités et prions le Dieu tout puissant de les protéger sur le chemin retour jusqu’à leur domicile respectif. /.

           

Vive le groupement Bayangam ;

Vive Sa Majesté POUOKAM II, ROI DES BAYANGAM,

Vive le Département du Moungo

Discours lu par Mr FOHM TAFFO Joseph

Notable Bayangam, Ancien Chef de la Communauté

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 19:08

Il a été conduit immédiatement à la prison centrale de Yaoundé ce 31 mars 2014.

 

Il était pourtant encore en fonction. Et ne pouvait pas imaginer un seul instant que la grosse machine judiciaire pouvait louis bapes bapesl’écraser de la sorte.Le Ministre des Enseignements Secondaires,Louis Bapes Bapes(notre photo) est actuellement incarcéré à la prison centrale de Kodengui à Yaoundé. Il a été accusé par le Tribunal Criminel Spécial(TCS) de détournement de deniers publics.

 

Convoqué ce matin au TCS, une source indique que le sort du Ministre a été scellé lorsque son chauffeur a été prié de repartir. Sans son patron. Le Ministre Bapes Bapes n’a donc plus eu le temps d’aller dire « au revoir »à ses collaborateurs et a immédiatement été conduit à la prison centrale de Yaoundé. L’information qui circulait déjà un peu partout dans la capitale a été confirmée au journal de 17h de la CRTV, la Radio nationale du Cameroun, ce lundi 31 mars 2014. Actuellement le Ministère des Enseignements Secondaires est sans « Patron ».Ce qui pousse les camerounais à évoquer de plus en plus l’imminence d’un remaniement ministériel dans les prochaines heures. Dans les rues de Yaoundé, c’est l’information qui anime les débats et commentaires. Tout le monde est actuellement branché sur la Radio nationale qui peut annoncer à tout moment, d’importants textes du Chefs du Chef de l’Etat, notamment le réaménagement de son gouvernement. On attend.

EPN.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:14

Voici ce que le Réseau Dynamique Citoyenne a décrié et exigé le 22 mars 2014 au cours de la journée internationale de l’eau.

La journée Internationale de l’Eau s’est célébrée le 22 mars 2014 sous fond de revendications au Cameroun. En effet Dynamique Citoyenne, Réseau de suivi indépendant des politiques publiques et des stratégies de coopération, constitué de plus de 200 Organisations de la Société Civile Camerounaise, n’a pas voulu rater cette occasion pour interpeller à nouveau le gouvernement sur la situation persistante de pénurie d’eau à Yaoundé la capitale, et dans d’autres métropoles du pays.

photo-journee-mondiale-eau.JPGDans la Déclaration lue par Ernest Yene, Représentant de Jean-Marc Bikoko Point focal de Dynamique Citoyenne, le Réseau dénonce le faible niveau d’accès à l’eau potable sur l’étendue du territoire, qui de l’aveu des autorités demeure inferieure à 50% au Cameroun ; l’exclusion des zones rurales des efforts en matière de fourniture en eau courante. En effet les 13000 villages du Cameroun à qui était promis un point d’eau pour 300 à 500 habitants il ya 10 ans exactement sont toujours en grande majorité presque à sec ;La récurrence des coupures et la permanence des pénuries qui entrainent une augmentation du coût de l’eau disponible et ainsi impactent les budgets des ménages tout en les encourageant à réduire d’autant plus leur consommation ;La déstabilisation des familles contraintes soit de parcourir des kilomètres soit alors obligées de se lever tôt à des heures tardives de la nuit ou alors pour s’approvisionner et se constituer de réseau en eau. Dynamique citoyenne déplore ainsi l’absence quasi-totale des inspections de l’eau des quartiers et villages.

Les Exigences de la Société Civile.

Les Organisations de la Société Civile demandent au gouvernement de cesser de promettre mais d’agir véritablement pour l’amélioration des infrastructures hydrauliques aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine ; d’élaborer un calendrier précis de mise en œuvre des politiques publiques relativement à la disponibilité et à l’accès des populations à l’eau potable et de mettre en place une véritable coordination entre les différentes entités (Les Ministères, les services déconcentrés de l’Etat, les Sociétés d’Etat les Institutions, les entreprises privées, les Organisations de la Société Civile…) qui travaillent sur les problématiques d’accès à l’eau potable. Dynamique Citoyenne exige aussi au gouvernement de promouvoir l’égalité femme-homme en matière d’accès à l’eau potable par une règlementation claire dans les programmes et dans les affectations budgétaires assorties de critères de redevabilité.

Il faut noter que le Réseau Dynamique Citoyenne, a, à l’occasion de cette célébration, organisé toute une semaine d’activités du 19 au 23 mars 2014 ayant pour thème « L’eau c’est la vie ! Donnez-nous de l’eau ».Au programme, la projection du film « Eau au Cameroun, le cri des populations » suivie des débats, et l’organisation d’une longue file d’attente d’eau(photo ci-dessus) suivie d’une rencontre avec la presse au lieu dit Photo Jeunesse à Yaoundé.

L’objectif de cette semaine d’activités était de sensibiliser et interpeller les décideurs à se pencher sur cette situation de pénurie d’eau de plus en plus alarmante, mais aussi de mobiliser les populations sur la revendication de leurs droits et devoirs d’interpellation des pouvoirs publics.

Ericien Pascal Nguiamba

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:12

C’est depuis le début de janvier 2013 que la confirmation de sa désignation comme représentant du Chef du Groupement Bayangam à Nkongsamba est connu. Il sera assisté dans cette lourde mission historique par M. NAINKAM Ebénezer et CHOUACHEU Jacob II. Nous l’avons rencontré et il nous livre ses impressions ainsi que son plan de travail.

fotso-jean-paul.JPG

Scores 2000 : Comment avez-vous apprécié votre désignation comme représentant du Chef Supérieur à Nkongsamba ?

FOTSO Jean-Paul : J’ai reçu cette désignation avec beaucoup de calme et un sentiment de choix partagé. Vous savez que de nombreuses consultations avaient été faites sur ce sujet, nous étions vraiment embarrassés et lorsque le choix s’est porté sur moi, j’ai accepté de tout cœur.

 

La Communauté Bayangam attend beaucoup de ce nouveau départ, pensez-vous avoir les moyens d’une représentation efficace et utile pour le bien de tous ?

Il faut reconnaitre que le Chef Supérieur a associé à ma modeste personne deux adjoints, en plus de cela, il y a un Comité de Gestion des Affaires Administratives et Financières conduit par M. NGUENSU Samuel, les chefs des neuf quartiers, sans oublier que dans chaque arrondissement, nous avons des responsables. Je pense que c’est un travail d’équipe que nous allons faire. Je suis disposé à écouter les conseils et les avis des membres de notre très grande communauté.

 

Dans quelques jours, Sa Majesté POUOKAM II sera personnellement à Nkongsamba pour votre installation, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Je suis très heureux de savoir que notre guide vient personnellement à Nkongsamba pour cette cérémonie d'installation, cela va faire plus de 20 ans que nous n’avons pas vu un tel déploiement à Nkongsamba. Personnellement, je voudrais exprimer toute ma gratitude à notre Chef Supérieur qui a énormément pesé pour que les travaux avancent. Sa Majesté POUOKAM II depuis 13 mois a les oreilles attentives sur Nkongsamba. Dans la tradition bamiléké, lorsque le Chef assisté des notables prend une telle décision, cela relève d’une grande volonté. Nous attendons plus de 1000 (mille) invités le 30 mars 2014 à Nkongsamba. Nous avons créé un Comité d'Organisation présidé par le proviseur KOM Pierre et des commissions spécifiques. Dans l'optique de la maîtrise des différentes articulations, les commissions de l’accueil, du protocole et de la sécurité, du marketing et de la communication doivent persévérer dans un état d'alerte et vigilance maximale. Les participants et autres invités viendront du grand Moungo, de Yaoundé, de Douala, d’Ebolowa, de Dschang, de Bafoussam et même de l’étranger. J’annonce que nous avons confié à la commission de Communication et du Marketing l’organisation d’une grande soirée culturelle le 28 mars 2014 à partir de 17heures , elle va servir de reflet à ce que nous voulons mettre sur pied pour la pérennisation de notre culture à Nkongsamba et ainsi contribuer au développement durable de cette contrée accueillante où les ressortissants de l’Ouest par devant l’indépendance du Cameroun pesaient sur l’économie. Je compte énormément sur notre point focal en communication et particulièrement sur l'enseignant de classe exceptionnelle OUEMEGNE Victor, président du jury de l’ «excellence culturelle Bayangam 2014 » pour garantir les critères d’éthique et de durabilité.

 

Faisant allusion à la grande volonté du Chef et des notables sur le choix porté sur vous, voulez-vous parlez des choses visibles et invisibles ?

Oui, comme vous les journalistes vous êtes curieux, … des choses visibles et invisibles.

 

Que comptez-vous faire pour améliorer ce qui a été fait jusqu’ici dans la conduite des Bayangam du Moungo en général et de Nkongsamba en particulier ?

fotso jean paul au travailC’est d’abord à Nkongsamba que le travail va commencer par une plate forme de réconciliation des ressortissants Bayangam et ensuite, nous travaillerons pour que tous, nous regardions dans la bonne direction, celle du développement. Mettre les jeunes au travail pour envisager que dans quelques années, lorsque nous autres seront fatigués, qu’ils assurent bien la relève, faire appliquer le plan d’action 2014 que nous avons adopté en assemblée générale mixte. Par la suite, si les choses marchent bien, nous allons nous déployer dans les arrondissements pour aider nos frères et sœurs à bien se structurer. La première observation sur l'ensemble du grand district de Nkongsamba composé de tous les 13 arrondissements montre que ceux qui ont encadré la communauté sont aujourd’hui fatigués. Il faudrait aider à faciliter le remplacement par de nouvelles énergies. Il faudrait que des bureaux de gestion fonctionnent partout, nous ne voulons plus entendre qu’un individu a disparu avec les fonds de solidarité d’un quartier ou d’un arrondissement. Je m’emploierais personnellement a informer le Chef Supérieur sur les dérives de tous ceux qui perturbent la communauté dans le Moungo si à jamais les conseils locaux n’y trouvaient pas de solution. Je demande à chaque Bayangam de commencer par participer aux réunions hebdomadaires dans les neuf quartiers. Notre communauté ne peut être forte que si les quartiers sont forts.

 

  Votre mot de fin ?

Je voudrais avant toute chose remercier les élites qui sont en train de contribuer au succès de la visite du Chef Supérieur à Nkongsamba, particulièrement l’Association des femmes Bayangam, l’honorable Sime Pierre, Souptcha Serges et M. WABO SIMO Jacques qui contribuent en énormément aux travaux de réhabilitation du Foyer Culturel, les membres du conseil de chefferie, les membres du comité d’organisation et les délégués des arrondissements qui prennent des risques tous les jours en voiture pour venir assister aux réunions préparatoires. Nous restons ouverts aux propositions et comptons sur nos enfants, élites intérieures et extérieures pour leurs contributions multiformes. Je voudrais vraiment bénéficier de l’assistance de Mrs NGUENSU SAMUEL, CHATUENG YONING Philemon, NINKOUO Philipe et SIAKA Engelbert du Comité de Gestion pour que les finances de la communauté soient saines.

Propos recueillis par Sylvan Timamo et Anna Larches

Contact Rédaction : +237 78894092 / +237 33491821 / +237 99451920 - email: scores2000@hotmail.com

 

Programme des activités 2014 de la Communauté Bayangam  de Nkongsamba

Est laborée par le bureau de la Communauté une fourchette d’actions à réaliser en 2014 adoptée par l’assemblée générale mixte  du 01 décembre 2012.

-         - Mise sur pied d’un système d’assistance en cas de malheur à compter du 15 février 2014 ;

-         - Visite officielle de Sa Majesté le Chef Supérieur à Nkongsamba et dans ce cas, nos frères et sœurs des autres arrondissements du Moungo devront être associés aux groupes de travail. Nous informerons régulièrement nos frères du Koung-Ki (Bandjoun-Batoufam-Bandrefam) ;

-         - Production en quantité suffisante de la tenue des Bayangam (demander une nouvelle série à CICAM) ;

-         - Sécurisation des fonds de roulement de la Communauté ;

-         - Augmentation de nos équipements générateurs de revenus (bâches, chaises, assiettes, marmites, plaques pour le service traiteur, attributs pour les cérémonies, bibliothèque, fanfares, etc...). Pour le suivi de ces actions, un comité de travail élargi aux jeunes des quartiers sera constitué et mis sous l’autorité du Président du Comité de gestion M. NGUENSU Samuel avant fin mars 2014.

-         - Création d’un site web : lieu de rencontre, d’échange culturel et de promotion des activités de tous les ressortissants Bayangam nés ou ayant séjourné pendant longtemps dans le Moungo.

-         N.B. : Les éléments du programme des activités 2014 qui ne seront pas exécutés seront reconduits dans les programmes 2015 et 2016.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:31
CAMEROUN:EXCLUSIF: LE PASTEUR DIEUNEDORT KAMDEM ANNONCE D'AUTRES DÉCÈS EN SÉRIE DANS LES JOURS A VENIR.

Voici les révélations et confidences de ce jeune Prophète camerounais.

C’est depuis Montréal où il est actuellement en séjour à l’invitation d’une église canadienne, que le Prophète Dieunedort Kamdem, promoteur de l’église dénommée la Cathédrale de la Foi à Yaoundé, a réagit à notre sollicitation. Au sujet de la série des morts que le Cameroun enregistre depuis quelques semaines. Surtout après le décès de Madame Catherine Abena, ex-Secrétaire d’Etat aux Enseignements Secondaires, survenu hier mercredi 19 mars 2014 à Yaoundé.

Ce jeune Pasteur qui se fait appeler « le Général de Dieu » a été clair : « Dieu parle encore…N’ai-je pas déclaré aux médias en début d’année que 2014 sera une année de décès en cascade dans les hautes sphères de la société » ?

En effet la réalité et les faits lui donnent entièrement raison aujourd‘hui car « Dans les milieux de hautes personnalités, la mort y a décidément élu domicile et fait des ravages effroyables. Après Abel Eyinga, économiste et très célèbre homme politique mort le 16 janvier 2014, après Adolphe Papy Ndoumbé journaliste, écrivain et secrétaire général de l’Upc décédé le 29 janvier, après Abanda Kpama président du Manidem qui a quitté ce monde le 30 janvier, après Charles Ateba Eyene écrivain et homme politique mort le 21 février, après l’artiste Lapiro de Mbanga disparu le 16 mars, après l’honorable Jean Claude Mpacko député Rdpc et homme d’affaires mort hier (mardi 18 mars ndlr), c’est au tour de Catherine Abena de s’en aller..... Et ce n’est pas fini ».

Pour le jeune Prophète « plusieurs » autres personnalités vont encore mourir au cours de cette année 2014 car « c’est l’année du jugement » dit-il avant d’ajouter que « dans les 40 jours qui viennent, il y aura une autre série » de morts. Le « Général de Dieu » annonce même le pire car dit-il, il y aura une troisième série aux mois de juillet et d’août. De quoi faire trembler de peur et d’angoisse les personnalités de la République. Il affirme que « Dieu ne peut pas faire ce qu’il veut faire au Cameroun sans nettoyer jusqu’aux plus hauts sommets.. ». Le Pasteur Dieunedort Kamdem indique que Dieu est entrain de faire ce nettoyage « pour un Cameroun nouveau ». Ce prophète dont la passion est de « proclamer la victoire de Jésus Christ sur les forces du mal » affirme que « 2014 c’est l’année de nettoyage » et que « les indépendances commencent vraiment en 2015 ». Just wait and see.

Ericien Pascal Nguiamba.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:57

EN INTEGRALITE LA LETTRE OUVERTE DE KAH WALLA,

Lettre Ouverte au Parlement du Cameroun

Mesdames et Messieurs les représentant/es du peuple camerounais,

Il y a 54 ans, le Cameroun Oriental et le Southern Cameroons, en se réunissant, reconstituaient le Cameroun.

La Réunification, tout comme l’Indépendance étaient l’aboutissement de luttes et d’actions menées par des patriotes. Pour le peuple camerounais, ces hommes et ces femmes sont, sans contredit, des héroïnes et des héros.

kah walla2Il y a quelques semaines, le Cameroun fêtait le cinquantenaire de la Réunification. Un cinquantenaire est un moment unique dans la vie d’un peuple. Un moment historique constitutif de sa mémoire collective. On attendait une célébration, il y a eu quelques défilés et un discours. Dans ce contexte de célébration à minima, on attendait beaucoup de ce discours présidentiel, pour « remettre les pendules à l’heure ! ». On attendait l’hommage solennel de la nation aux acteurs et actrices les plus emblématiques de la Réunification. Hélas, semblant mourir sur les lèvres présidentielles, ces noms qui vivent dans le cœur de tous/tes les Camerounais/es, n’en sont pas sorti/es.

Oui, honorables représentants du peuple ! Ces noms vivent dans le cœur de chaque Camerounais.

S’insurgeant contre l’oubli dans lequel certains ont voulu enfermer ces héros et héroïnes, les martyrs de la liberté, des hommes et des femmes s’organisent collectivement ou individuellement pour leur rendre le vibrant hommage qui leur est dû ; le devoir de mémoire. On citera à titre d’exemple : l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le Cameroon People’s Party (CPP), le Social Democratic Front (SDF), la Nouvelle Dynamique Nationaliste Africaine (NODYNA), la Fondation AfricAvenir International, la Fondation Ngosso Din, Joe la Conscience et beaucoup d’autres.

Mesdames et Messieurs les parlementaires, quand le peuple souverain exprime aussi clairement, aussi nettement son droit à honorer ses héros et héroïnes, votre devoir est d’en prendre acte, sinon vous commettriez un « crime de lèse-majesté populaire » ; en quoi seriez-vous donc encore les représentant/es du peuple camerounais ?

C’est pourquoi, nous vous demandons solennellement de :

  1. Instituer une Journée Nationale des Héroïnes et Héros de la liberté du Cameroun. D’ailleurs, le Cameroun est un des rares pays au monde où aucune date n’est officiellement consacrée à l’hommage de ses grandes figures historiques.
  2. Construire un mémorial à l’hommage de ces Héroïnes et Héros. Il est tout de même surprenant qu’à ce jour, les seuls monuments présents dans nos villes rappellent la période coloniale et les acteurs de cet épisode sombre de notre histoire.
  3. Immortaliser leur passage en baptisant de leurs noms les boulevards, rues et artères de nos villes ainsi que les édifices publics à l’image de ce qui se fait dans nos universités avec les noms d’illustres hommes et femmes de science de notre pays.
  4. Réviser le curriculum scolaire pour intégrer l’histoire de ces personnalités dans la construction de la nation d’aujourd’hui et de demain.
  5. Légiférer en faveur d’une ligne dans le budget de l’Etat afin de consacrer et promouvoir cette histoire par des études scientifiques, des ouvrages pédagogiques, des productions cinématographiques et théâtrales, etc.

Mesdames et Messieurs les représentants du peuple, le passé ne se récuse pas !

Pas plus que l’histoire ne s’efface. Bien au contraire, regardez les grandes nations : le passé et l’histoire sont des points d’appui pour avancer et affronter les défis de l’avenir.

Pensez-vous qu’un peuple qui n’est pas profondément réconcilié avec lui-même, qui ne construit pas sa mémoire collective à travers la reconnaissance de ses héros et héroïnes, puisse se développer véritablement?

  • Où sont les statues à la gloire de nos Héros et Héroïnes?
  • Où sont les boulevards, les carrefours, les rues, les écoles, etc. portant les noms de nos grands hommes et grandes femmes ?
  • Où figure l’histoire authentique de nos martyrs dans nos livres d’histoire ?
  • Où est la ligne de crédit devant financer la production intellectuelle (livres, films, recherches, théâtre, essaies) consacrée à l’histoire de notre pays ?

Comment se cimente l’unité nationale ? Comment se construit l’identité nationale ? Puissiez-vous y réfléchir ?

Mesdames, Messieurs les représentant/es du peuple camerounais,

Cette lettre ouverte n’est pas une supplique. Elle ne fait pas appel à votre générosité, mais à votre sens de la raison.

Si vous n’instaurez pas aujourd’hui, cette « journée nationale des héroïnes et des héros de la liberté », si vous n’accédez pas à ces exigences du peuple, demain vos successeurs, n’en doutez pas une seule seconde, le ferons. Ils le feront car telle est la volonté du peuple souverain.

Nous le ferons avec ou sans vous. A vous de savoir si vous irez dans le sens de l’histoire ou contre l’histoire de votre pays. Vous avez été, avec regret, les représentants du peuple qui ont assisté à une sombre célébration du passé. Soyez plutôt, avec fierté, les représentants du peuple qui permettront à ce passé, d’éclairer l’avenir.

Ces femmes et hommes sont morts par amour pour le Cameroun.

Il est temps de légiférer, pour qu’ils/elles vivent dans l’amour des Camerounais/es d’aujourd’hui et de demain et pour toujours.

C’est leur droit, c’est notre devoir !

Pour le Cameroon People’s Party

Kah Walla (è)

Présidente Nationale

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 15:16

Le programme des funérailles de Lambo Sandjo Pierre Roger, alias Ndinga Man, décédé le 16 Mars dernier est déjà connu. Le chef de la famille Sanjo à Mbanga, Menkam Sanjo est déjà en route pour les Etats Unis d'Amérique, pour organiser les obsèques du disparu.
Lapiro de mbangaSelon la famille, la dépouille de Lapiro quittera la morgue de Buffalo le jeudi 27 Mars prochain. Apres un culte et une veillée à son domicile à Buffalo, le père des sauveteurs camerounais sera inhumé le 28 Mars, dans sa ville adoptive.

Entre temps, les fans de l’artiste se mobilisent partout où ils se retrouvent dans la planète, pour organiser les veillés en sa mémoire. Mardi soir par exemple, les camerounais résidents en France se sont rencontrés au Restaurant Le Laakam à Paris, pour préparer les veillées.

Sa ville natale Mbanga n’est pas en reste. Depuis le 17 Mars, les amis et la famille de Lapiro se recueillent chaque soir au domicile du chef de famille Sanjo pour pleurer leur fils disparu.

© Peter Kum | Correspondance

Lapiro : Na who go pay ?
J’ai rencontré Lapiro pour la première fois en février 2008 chez lui à Mbanga. J’étais avec une journaliste avec laquelle nous tournions un documentaire pour ARTE. Très sympathiquement il nous avait reçu dans sa famille et nous a baladés dans sa ville.

Quelques semaines après, quelle ne fut pas notre peine d’apprendre son embastillement par le pouvoir de Yaoundé… On ne sort évidemment pas indemne de nos prisons infectes…
Paix à son âme..................................................................................................................................................

COMMENT LES ÉMEUTES DE 2008 ONT ÉTÉ FATALES À LAPIRO DE MBANGA
By Thierry Ngongang

Nous sommes à la fin de l’année 2007, LAPIRO DE MBANGA se trouve en spectacle enEurope en train d’assurer la promotion d’un album dont le titre phare « Constitution constipée » est une violente diatribe à l’encontre du régime, dont le chef veut se servir de la modification de loi fondamentale pour se représenter sans limitation de mandats.

Mais, depuis quelques temps, l’artiste ne se sent pas bien. Des douleurs persistantes au dos l’obligent à consulter des médecins. Certains d’entre eux penchent à l’époque pour une hernie discale, d’autres évoquent un problème au nerf sciatique. Par mesure de prudence, LAPIRO se dote d’une ceinture spéciale pouvant lui permettre de calmer des douleurs de plus en plus persistantes.

Février, des émeutes qualifiées « de la faim » éclatent au Cameroun. La ville de Mbanga, fief de LAPIRO, n’est pas épargnée par les mouvements de contestation. Présent au Cameroun à ce moment là, la star engagée de la musique se retrouve enferrée dans ce vaste tourbillon.

Il est accusé par le Pouvoir d’avoir encouragé les émeutiers à s’en prendre aux installations d’une grande entreprise agricole française dans la localité voisine de Njombé. Il ne le sait pas encore mais le compte à rebours final est engagé…

Les douleurs dorsales persistent, LAPIRO songe à repartir en occident afin d’approfondir ses analyses médicales. Il n’en aura pas le temps. Le pouvoir lui a déjà mis la main dessus.

Je me rappelle encore le coup de fil qu’il me passe affolé quelques jours avant son arrestation : « Thierry ils sont en train de me mettre les manifestations de Mbanga sur le dos. Je sens qu’ils veulent m’arrêter alors que c’est même moi qui calmais les émeutiers… ». Et moi d’essayer de le rassurer tant que je peux : « T’inquiète pas, tu n’as rien fais. Ils n’ont aucune raison de s’en prendre à toi, ils ne peuvent pas t’arrêter… ».

 

Il aura finalement raison : Le 9 avril 2008, LAPIRO est arrêté et peu après condamné à trois ans de prison. C’est en prison que LAPIRO DE MBANGA aura la confirmation du diagnostic fatal : CANCER DES OS.

A cette époque là, pour peu qu’il puisse suivre convenablement des soins appropriés, la maladie qui en est à ses débuts est encore maitrisable. Malheureusement,LAPIRO DE MBANGA n’aura jamais véritablement la possibilité de se faire ausculter.

Plusieurs demandes de sortie seront rejetées par les médecins traitants et les administrateurs des prisons (Mbanga et Douala) où il aura été successivement incarcéré. A l’époque, comme vous pourrez le lire sur le site ci-après : http://www.oumarou.net/index.php?aid=2385, la presse locale s’en émeut.

Souffrant le martyr et littéralement fou de douleur, LAPIRO aura même recours aux services spontanés d’un codétenu originaire du Nord du Cameroun qui lu prodiguera des soins traditionnels (scarifications dorsales) dans des conditions hygiéniques douteuses.

Cette détention prolongée permettra au cancer de se développer inexorablement dans son corps. C’est en homme résigné qu’il sortira enfin de l’enfer carcéral en avril 2011. Il aura alors ses mots lourds de sens pour son compagnon Sam MBENDE qui l’avait accompagné durant ses trois années de détention :

« TOUT EST TERMINÉ, ILS M’ONT DEJA EU».

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 15:38

Le décret présidentiel a été signé et publié ce vendredi 07 Mars 2014 dans la soirée.

L’Université de Buea a désormais une autre grande école qui sera basée à Kumba dans le département de Mémé. université technique du CamerounL’Ecole normale supérieur d’enseignement technique de Buea aura quatorze facultés selon le décret présidentiel et sera rattachée à l’Université de Buea. Cette autre grande école vient s’ajouter à l’École supérieure de traducteurs et Interprètes de Buea (ASIF: advanced school of translators and interpretors) rattachée elle aussi à l’Université de Buea.

Apres leurs études dans les lycées techniques, les futurs enseignants anglophones des matières techniques n’avaient pas d’autres choix que de se refugier soit à l’Enset de Douala où la langue (le français) contribuait fortement à leur frustration et échec. La création de l’enseignement à l’Université de Bamenda était un soulagement mais la distance était un autre handicap.

Ce décret présidentiel pourrait être le fruit des audiences accordées aux chefs traditionnels et élites du sud-ouest par le chef d’état Paul Biya lors de sa visite à Buea pour la célébration du cinquantenaire de la réunification. Les élites du sud-ouest avaient entre autres demandé la création d’une école supérieure de l’enseignement technique dans leur région. Le président de la république qui est à l’écoute de son peuple n’a pas tardé à valider cette doléance des élites de la région du sud-ouest. Dans les prochains jours, la presse sera surement inondée des motions de soutien de ces élites à l’endroit de Paul Biya.

© PETER KUM | Cameroon-Info.Net

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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