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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 19:34

VOICI EN INTEGRALITE LA DECLARATION DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION, M. ISSA TCHIROMA BAKARY, LE 25 FEVRIER 2014 A YAOUNDE.

MinITB

Le Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

devant les journalistes.

 

Monsieur le Secrétaire Général,

Monsieur l’Inspecteur Général,

Messieurs les conseillers Techniques,

Madame et Messieurs les Inspecteurs,

Madame et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Professionnels de la Communication,

Je vous remercie d’avoir répondu favorablement à mon invitation

 

Comme vous le savez, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la Réunification du Cameroun, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a pris un acte historique de mansuétude et d’humanisme envers certains de ses compatriotes qui subissaient des restrictions de liberté à de degrés divers, à l’issue des poursuites répressives intentées contre eux. Il s’agit du Décret n° 2014/058 du 18 février 2014 portant commutation et remise de peines  au bénéfice de personnes condamnées et détenues pour infractions diverses.

Le Chef de l’Etat a pris ce décret en vertu du pouvoir régalien et des prérogatives que lui confère la Constitution. Il s’agit d’un acte de gouvernement pris par l’autorité investie du pouvoir et, en tant que tel, nous ne pouvons ni l’interpréter, ni le commenter, encore moins discuter de son opportunité car il relève de la très haute discrétion du Chef de l’Etat.

Dans mon rôle de Ministre en charge de la Communication gouvernementale, je me limiterai à vous donner l’information et la bonne information afin que Mesdames et Messieurs le Journalistes, vous ayez suffisamment d’éléments pour relayer l’information utile auprès des citoyens en dissipant ainsi les interprétations et commentaires erronés qui animent l’opinion publique depuis quelques jours.  

Ce préalable étant bien compris, il est bon que vous sachiez :

Premièrement, que le Décret du Chef de l’Etat intervient dans un contexte exceptionnel, dans un moment historique pour la nation, à savoir la commémoration du cinquantenaire de la réunification de notre cher et beau pays, un moment chargé de symbole avec une emphase particulière sur les idéaux et les vertus d’unité nationale, de paix et de tolérance auxquels le peuple camerounais est particulièrement attaché.

 

Deuxièmement, que ce texte de portée générale et d’application immédiate est également applicable de façon générale en faveur de toute personne qui se retrouverait dans l’un des 13 cas de figure visés dans les 13 alinéas du Décret du 18 février à savoir :

 

1-      Une commutation en un emprisonnement à vie en faveur des personnes originellement condamnées à la peine de mort ;

2-      Une commutation en une peine de vingt-cinq (25) ans d’emprisonnement en faveur des personnes originellement condamnées à la peine de mort, et dont la peine  a déjà été commuée en une peine d’emprisonnement à vie ;

3-      Une commutation en une peine  de vingt (20) ans d’emprisonnement en faveur des personnes originellement condamnées à une peine d’emprisonnement à vie non encore commuée ;

4-      Une commutation en peine à temps de vingt-cinq (25) ans en faveur des personnes originellement condamnées à une peine d’emprisonnement à vie, pour détournement de derniers publics, et dont le séjour en milieu carcéral, en raison de ladite condamnation, est supérieur ou égal à dix (10) ans ;

5-      Une remise totale de la peine restant à purger en faveur des personnes condamnées à une peine d’emprisonnement à temps, pour détournement de derniers publics, et dont le séjour en milieu carcéral, en raison des condamnations intervenues, pour des infractions de même nature, est supérieure à dix (10) ans ;

6-      Une remise de peine de dix (10) ans en faveur des personnes originellement condamnées à une peine d’emprisonnement à temps, pour détournement de derniers publics, et dont le séjour en milieu carcéral, en raison de ladite condamnation, est inférieur à dix (10) ans ;

7-      Une remise de peine de trois (03) ans en faveur des personnes originellement condamnées à la peine de mort, et dont la peine a déjà été commuée en une peine d’emprisonnement à temps ;

8-      Une remise de peine de trois (03) ans en faveur des personnes  originellement condamnées à la peine d’emprisonnement à vie déjà commuée en une peine d’emprisonnement à temps ;

9-      Une remise de peine de trois (03) ans en faveur des personnes originellement condamnées à la peine d’emprisonnement à vie déjà commuée en une peine d’emprisonnement égale ou supérieure à dix (10) ans ;

10-  Une remise de peine de quinze (15) mois en faveur des personnes originellement condamnées à une peine d’emprisonnement inférieure à dix (10) ans, mais supérieure à cinq (05) ans ;

11-  Une remise de peine de douze (12) mois en faveur des personnes originellement condamnées à une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à cinq (05) ans, mais supérieure à trois (03) ans ;

12-  Une remise de peine de huit (08) mois en faveur des personnes originellement condamnées à une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à trois (03) ans, et supérieure à un (01) an ;

13-  Une remise de peine de six (06) mois en faveur des personnes originellement condamnées à une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à un (01) an.

En rappel, la grâce est une mesure de clémence décidée par le Chef de l’Etat usant d’un droit qu’il tient de la constitution, en vertu de laquelle un condamné est dispensé à sa requête (le recours en grâce) de subir tout ou partie de sa peine ou doit exécuter une sanction plus douce que celle initialement prononcée.

Par contre, la commutation de peine évoquée dans le décret du Président de la République est une mesure de remplacement d’une peine judiciairement prononcée par une autre, (moins forte) à la suite d’une grâce présidentielle.

  Il est bon que vous sachiez qu’au total, il s’agit de 24 000 prisonniers répartis dans 77 prisons. Ce décret que je n’ai pas la prétention d’expliquer au regard de sa nature, n’a donc pas été taillé sur mesure comme une certaine presse, de portée marginale heureusement, semble le véhiculer à tort.

Au moment où je vous parle, le processus d’exécution de cette décision exceptionnelle du Chef de l’Etat est  très avancé.  J’ai l’honneur de porter à la connaissance de la presse nationale et internationale que le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice Garde des sceaux a déjà mis en mouvement  les procédures administratives d’usage afin que l’application immédiate du Décret du Chef de l’Etat se fasse en toute célérité, dans le respect  de la législation et la réglementation en vigueur. La saisine des Procureurs Généraux dans les 10 régions du Cameroun est effective. Ils ont à leur tour saisi les Délégués Régionaux de l’Administration pénitentiaire qui suivent l’administration des prisons pour que ceux-ci fassent les diligences appropriées auprès des régisseurs des prisons, lesquels vont établir un état qu’ils transmettent au Procureur Général concerné après visa du Procureur de la République. Les cas qui pourraient présenter certaines difficultés seront portés à la connaissance de la hiérarchie.  Vous l’avez  certainement compris, le souci de la célérité ne doit pas prendre le dessus sur la bonne administration de la justice. C’est pourquoi, et vous le devez le savoir également, un état des cas relevant du décret du Chef de l’Etat doit être établi avec vérification minutieuse des profils dans les 77 prisons que compte notre pays. Ce n’est qu’après cette étape d’usage dont le but est de nous mettre à l’abri de tout désagrément, que les heureux bénéficiaires du décret présidentiel se verront appliquer ce texte. Il n’est plus besoin dès lors, de vous faire remarquer qu’il me sera difficile de vous dire avec exactitude l’heure et le moment précis de la libération de tel ou de tel prisonnier qui, à l’issue de l’examen du profil pénal, aurait bénéficié de la libération.

D’ailleurs et comme vous le savez, certains des bénéficiaires sont déjà libres et cela va se poursuivre.

Si on prend au hasard un cas pour illustrer le critère de portée générale du décret du Président de la République, j’évoquerai les affaires dans lesquelles Monsieur EDZOA Titus et ATANGANA ABEGA Michel Thierry ont été poursuivi, jugés puis condamnés par le pouvoir judiciaire de notre pays.

Vous avez certainement suivi, lors des débats publics, les faits qui leur étaient reprochés.

Première affaire

Dans les années 1995-1996, l’organisation internationale du Cacao a mis à la disposition de l’ONCPB et du Cameroun de l’argent. Monsieur Titus EDZOA a prélevé de cette somme, un milliard de francs CFA qu’il a viré dans un compte privé dans lequel Michel Thierry ATANGANA ABEGA et lui-même avaient une signature conjointe.

Informé des démarches entreprises par ces derniers pour le décaissement de cet argent, le gouvernement a sommé les personnes chargées du paiement de ne pas s’exécuter. Malheureusement ils avaient déjà décaissé (350 000 000 CFA) trois cents cinquante millions de francs CFA.

Ils ont donc été poursuivis et jugés pour détournement de derniers publics en coaction pour la somme de trois cent cinquante millions de francs et tentative de détournement de derniers publics en coaction pour le montant de six cent cinquante millions de francs CFA (650 000 000).

Deuxième affaire

Lors du 32e sommet de l’OUA, l’Etat du Cameroun avait préparé un Budget pour l’organisation du Sommet.

Monsieur Titus EDZOA et Michel Thierry ATANGANA ont confectionné un budget parallèle en demandant aux Dirigeants des Sociétés d’Etat, opérateurs économiques et Dirigeants de Société pétrolières de verser de l’argent dans un compte privé. Ces sommes étaient considérées comme des impôts qui devaient être prélevés sur la taxe spéciale des produits pétroliers. Dans  cette deuxième affaire, il y avait également des dons en nature à l’exemple des véhicules Coréens, que les personnes sus-nommées ont utilisé et dont elles ont disposé sur le plan privé.

Pour cette deuxième affaire, Monsieur Titus EDZOA et Michel Thierry ATANGANA ABEGA ont été également poursuivis pour détournement de derniers publics et tentative de détournement de derniers publics en coaction de la somme de 59 400 400 000 CFA.

Notre loi pénale, votée en 1967 c’est –à- dire longtemps avant certaines prétentions évoquées par certains médias,  dispose dans son article 94 que, je cite : toute tentative manifestée par un acte tendant  à l’exécution d’un crime et d’un délit et impliquant sans équivoque l’intention irrévocable de son auteur de commettre l’infraction, si elle n’a manqué son effet que par des circonstances indépendantes de la volonté de son auteur, est considérée comme le crime ou le délit lui-même ; fin de citation.

En ce qui concerne le détournement de derniers publics, l’article 184 du code pénal punit de l’emprisonnement à vie, toute personne qui obtient ou retient frauduleusement quelque bien que ce soit, appartenant, confié ou destiné à l’Etat, à une coopérative ou une Société dans laquelle l’Etat détient la majorité du capital ; si le montant est supérieur à cinq cent mille francs.

 Si la valeur du bien est supérieure à 100 000 francs et inférieure à 500 000 CFA, l’emprisonnement est de quinze à vingt ans…

La confiscation des biens du coupable est obligatoirement prononcée par la juridiction compétente.

Mesdames et Messieurs les journalistes, comme vous pouvez  le constater, il s’agit bien de deux affaires distinctes pour lesquelles les membres du pouvoir judiciaires ont accordé de larges circonstances atténuantes aux accusés. C’est pourquoi, au lieu de l’emprisonnement à vie, ils ont été condamnés aux peines que vous connaissez.

Une certaine presse a évoqué à propos de ces affaires des considérations relatives à une ordonnance de non lieu qui aurait été rendue dans une affaire ou des cas d’arrestations arbitraires et irrégulières ou encore des cas de lenteurs des procédures.

A propos de l’ordonnance de non lieu annulant certaines charges pesant sur un accusé, cette ordonnance a été infirmée suite à l’appel du Ministère Public. Cette procédure prévue par le Code de Procédure Pénale est valable pour tous les justiciables qui peuvent saisir la Chambre de Contrôle de l’Instruction chaque fois que de besoin. Ceux qui fréquentent les Palais de Justice ou qui couvrent les audiences sont parfaitement au courant de ce qui précède.

S’agissant de l’arrestation irrégulière ou sans mandat d’arrêt, l’article 584 du Code de Procédure Pénale relatif à l’habeas Corpus dispose que : le Président du Tribunal de Grande Instance du lieu d’arrestation ou de détention d’une personne, ou tout autre Magistrat du siège dudit Tribunal désigné par lui, est compétent pour connaître des requêtes en libération immédiate, fondées sur l’illégalité d’une arrestation ou d’une détention ou sur l’inobservation des formalités prescrites par la Loi.

Il est  également compétent pour connaître des recours intentés contre les mesures de garde à vue administrative.

Le Gouvernement dispose d’informations suffisantes pour attester que les accusés Titus EDZOA et Michel Thierry ATANGANA ABEGA ont bien eu recours à ces procédures. Les Juridictions compétentes de notre pays n’ont décelé aucune irrégularité dans le déroulement de ces procédures.

En ce qui concerne les lenteurs de la procédure, lors des audiences publiques, vous avez certainement appris que ces accusés ont souvent sollicité des renvois que ce soit en instance ou en appel au motif que leurs avocats sont indisponibles d’une part et ils n’ont accepté de parler dans certains cas, qu’au niveau de la cour d’Appel d’autre part.

Une plainte aurait été déposée au nom de M. Michel Thierry ATANGANA ABEGA, devant le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies.

1-                  Du contexte

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire, a, en août 2013, transmis au Cameroun, une demande d’information au sujet de la Communication déposée au nom de M. Michel Thierry ATANGANA ABEGA.

Aux termes de cette plainte, M. ATANGANA aurait été arrêté le 12 mai 1997 par des éléments des Forces Spéciales d’Opération, sans mandat d’arrêt et détenu par la police judiciaire à Yaoundé, pour officieusement, avoir soutenu des opposants au Gouvernement.

Le 23 octobre 2008, après 12 ans, une ordonnance de non-lieu, annulant toutes les charges pesant sur M. ATANGANA a été rendue en Grande Instance. Cette ordonnance a été infirmée suite à un appel du Ministère public qui n’aurait pas été notifié à l’intéressé. Celui-ci aurait été, à nouveau condamné par le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, pour les mêmes faits, à 20 ans d’emprisonnement assorti d’une contrainte par corps de 5 ans. Il s’est pourvu en cassation.

Cette nouvelle condamnation intervenue 15 ans après la première, déjà purgée et d’une ordonnance de non-lieu ne peut être, selon la communication, considérée comme une décision juridictionnelle.

Le Cameroun a préparé à l’intention du Groupe de travail, ses observations sur ladite communication. Il y réfutait l’allégation de détention politique et démontrait que M. ATANGANA ABEGA avait été écroué pour des infractions de droit commun : coaction de détournement de derniers publics et tentative de détournement de derniers publics d’un montant respectif de 1 136 193 444 et 59 400 400 000 dans le cadre de la taxe spéciale sur les produits pétroliers et de la préparation du 32e sommet de l’OUA. A ces infractions, s’ajoute celle de trafic d’influence, dans le cadre d’une première procédure au terme de laquelle, il a été condamné à 15 ans d’emprisonnement.

Dans une deuxième procédure pour laquelle il a été condamné à 20 ans de prison, il lui est reproché des faits de détournements de 350 000 000 et de tentative de détournement de 650 000 000, issus de la vente du stock régulateur de l’accord international sur le Cacao.

Ces éléments, parvenus hors délais, n’ont malheureusement pas été pris en compte par le Groupe de travail sur les détentions arbitraires qui a rendu son avis le 13 novembre 2013, ceci malgré la demande de prorogation de délais introduite par le Cameroun conformément au règlement intérieur du Groupe.

2-                  De l’avis du Groupe de travail

Sur la seule base des informations émanant de M. ATANGANA ABEGA, le Groupe de travail a estimé arbitraire la détention du susnommé aux motifs qu’il a été sanctionné pour des dettes d’argent et pour avoir exprimé son droit de participer à la gestion des Affaires publiques. Il reproche au Gouvernement la transgression du principe non bis in idem (ne pas être jugé deux fois pour les mêmes faits), l’absence d’un ordre d’arrêt et une garde-à-vue prolongée.

Le Groupe de travail a donc recommandé au Cameroun de libérer M. ATANGANA, d’investiguer et sanctionner les personnes responsables de cette privation de liberté et de lui payer une indemnisation en réparation des préjudices causés.

Pour mémoire, le Groupe de travail est un mécanisme rattaché au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Il est composé de 7 experts chargés d’examiner des cas de détention arbitraire ou non conformes aux normes  internationales pour autant que les affaires en questions n’aient fait l’objet d’aucune décision définitive des tribunaux nationaux, conformément à la législation nationale ; chercher et recevoir des informations du Gouvernement et des Organisations intergouvernementales et non gouvernementales, et recevoir des informations des individus concernés, de leurs familles ou représentants.

Créé par la défunte Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et non en vertu d’un traité, ce groupe de travail ne jouit donc pas de pouvoirs juridictionnels conférés par les traités pour contraindre un Gouvernement à engager une action ou à mettre un terme à une violation des droits fondamentaux. Son but est d’aider les victimes d’arrestations arbitraires et leurs parents en soumettant un cas particulier au Gouvernement concerné.

Aussi, ne peut-il émettre que des recommandations, sous forme d’avis que les Gouvernements sont libres de mettre en œuvre ou non.

Pour le cas qui précède les juridictions nationales ainsi qu’on vient de le démontrer ont rendu des décisions sur la base des procédures conduites conformément au Code pénal et au Code de procédure Pénale. Ces arrêts et autres décisions sont devenus définitifs et sont disponibles dans les greffes des juridictions concernées.

En conclusion, le Président de la République a attendu que la Justice indépendante fasse son travail, que les décisions rendues deviennent définitives pour user d’un pouvoir régalien que lui confère la Constitution. Comme vous le savez, le Président de la République a souhaité que la commémoration du Cinquantenaire de la Réunification soit une occasion de communion et de fête pour tous les camerounais où qu’ils se trouvent. Pour la première en effet, la remise de peine concerne également les personnes condamnées pour détournement de derniers publics. C’est ce message qu’il faut continuer à relayer auprès des citoyens et des amis du Cameroun aux plans National et International.

Le gouvernement n’a aucune prétention de commenter ou d’apprécier des décisions de justices rendues par les juridictions répressives dès lors que le pouvoir judiciaire est exercé par la cour suprême, les cours d’Appel et les tribunaux. Il est indépendant du pouvoir Exécutif et du pouvoir Législatif.

Le Gouvernement recommande à la Presse Nationale et Internationale de respecter les décisions de justice rendues par la Cour Suprême sans les commenter, de les relayer en traitant l’information de manière professionnelle sans prétendre se substituer aux Magistrats car dans aucun pays au Monde, la Justice est rendue par les médias.

 

Je vous remercie de votre attention./-

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 16:29

Le Golden Boy de Deïdo faisait partie de la deuxième promotion des Sans Visas (1996), après celle de Samy Diko, Njohreur ou encore Jojo Moussio (1994). Trois albums solo à son actif, Kaïsa Pakito se souvient du chemin très périlleux, surtout après son départ des Sans Visas pour les Sans Avis, avant de se lancer en solo. Ce dernier revient sur la fameuse guerre Petit Pays-Samy Diko, non sans évoquer ses propres péripéties.

kaisa-pakito.jpgPour ceux qui te redécouvrent, peux-tu leur dire d’où est-ce que tu viens, tout en dressant succinctement ton parcours ?
Mon nom d’artiste c’est Kaïsa Pakito, je suis né le 1er Avril d’une certaine année à Libreville au Gabon. Je suis issu d’une fratrie de six dont 4 filles et 2 garçons ; malheureusement j’ai perdu mon seul frère.Je reviens au Cameroun vers la fin des années 1980 et je m’installe à Deïdo, un quartier qui m’a tout donné et tout appris surtout musicalement. Voilà pourquoi il m’est difficile de m’en séparer. Pas mal de grands m’ont inspiré, déjà un monsieur comme Douleur, c’est de loin celui qui me marque, tout ce qu’il a toujours dit dans ses chansons me touche toujours au très fond, et quand je me mets à interpréter ses titres, on dirait lui carrément. Il y a également Ben Decca qui est mon tonton que j’aime et apprécie énormément, Guy Lobé, on se charrie de temps en temps, Toto Guillaume, bref ils sont nombreux. Au-delà des frontières il y a Koffi Olomidé, Michael Jackson, Bob Marley, c’est des gens qui jusqu’ici influencent mon parcours.

Bien sûr, tes premières gloires sonnent quand tu brilles au sein des Sans Visas de Petit Pays… Raconte-nous cette expérience.
En fait j’intègre les Sans Visas en Décembre 1996 ; je précise déjà que le groupe a été créé en 1994 et tous ses membres étaient des amis et camarades de classes. Alors il s’est posé un problème de chanteur dans le groupe, Samy Diko et Njohreur ayant plié valises et Jojo Moussio (le chanteur principal) ayant dégoté un contrat du côté de la Côte d’Ivoire ; c’est comme ça qu’on fait appel à moi dans le Sans Visas comme chanteur principal…

Combien de temps y as-tu passé, et pourquoi as-tu quitté l’école ?
Les Sans Visas une école ? (il éclate de rire) Désolé si je ris mais, les Sans Visas, une école ?! Bref, si vous le dites ; dans les Sans Visas j’étais un temporaire car je travaillais à la tâche. Après chaque spectacle on me payait, après chaque album on me payait également. Pour tout vous dire, quand j’entrais dans les Sans Visas, j’avais un plan de travail ; je m’étais dit que j’y ferai deux ou trois albums, puis un album en duo avec Petit Pays avant de poursuivre ma carrière en solo. Et c’est ce que j’ai fait : On a fait l’album « Evangile » en 1997, puis en 1998 on a fait « Pakito et Samantha », et en 1999 on a fait « Alaoubadé ». Après cet album je suis parti, parce que j’estimais que j’avais donné ce que je pouvais pour ce groupe, et qu’il fallait déjà que je donne pour ma propre personne. Je suis quelqu’un de très pieux, je crois en Dieu et j’ai la conscience tranquille.

Pourquoi ce départ a-t-il fait problème ? On sait que Petit Pays les digère difficilement ?
Ecoutez, c’est légitime ; quand vous élevez votre enfant, au moment de son départ c’est toujours difficile à encaisser. Mais mon départ a fait du bruit parce que certains médias ont amplifié les faits, c’est vrai que quelque part aussi Petit Pays n’y est pas allé de mains mortes, mais bon… Je suis resté zen.

Comment sont vos rapports aujourd’hui, Petit Pays et toi ?
On se rencontre de temps en temps, on se charrie même, mais les gens ne sont pas au courant ; c’est vrai, n’eut été certaines de ses déclarations dans les médias de nature à choquer ma modeste personne… Bref, Petit Pays reste un être humain, qui a ses qualités et ses défauts. Je préfère garder ses qualités.

C’est quoi ta position dans la fameuse histoire d’empoisonnement dont a été victime Petit Pays ? Connaissant personnellement Samy Diko, crois-tu ce dernier capable d’un tel crime ?
Effectivement je connais Samy Diko, c’est d’ailleurs un frère de longue date ; ensemble on a commencé dans les concerts scolaires, avec les Sergeo Polo, et les autres… Je connais Samy comme quelqu’un de très réservé, de très timide même à la limite. Vraiment je ne saurais prendre le parti d’un des deux ; mais j’ai moi aussi lu l’interview de Petit Pays sur le net (internet) et vraiment, j’ai été très choqué par les propos et leur dureté. Dans tous les cas, Petit Pays sait de quoi il parle, c’est un monsieur mature qui peut à tout moment répondre de ses actes. Moi je n’ai aucun avis à donner, déjà que le « monde » qu’il prétend lui avoir révélé cette histoire n’est pas le mien, je ne connais pas « ces » gens, je crois en Dieu tout puissant.

On va à présent parler de la Socam…
C’est vrai que j’attendais un peu ce crochet, car je suis un artiste et c’est aussi de mon avenir qu’il s’agit ; vous savez, les vrais problèmes de la musique commencent quand les artistes demandent à être libre or ils ignorent la vraie définition et les conséquences de cette liberté. Aujourd’hui on est instrumentalisé et l’univers musical est politisé. On a fait croire aux artistes que pour faire ci il faut être ça ; voyez-vous, quand je regarde les télés étrangères, particulièrement quand on passe l’interview d’un artiste, sur le bas de l’écran je n’ai jamais vu écrit « expert en droit d’auteur » quand on entretient un Johnny Haliday ; c’est toujours écrit « Artiste » tout simplement. Mais chez nous on dit tel est expert en ceci ou cela, une façon de nous montrer que tel artiste est plus intelligent ou supérieur aux autres. C’est dommage, mais aujourd’hui encore, il y a certains artistes à qui ça profite qu’il y ait guerre entre- nous ; à mon avis, il faut les Etats Généraux de la culture, car c’est tout un bordel. Je suis artiste, et non bureaucrate ; quand un artiste commence à aller au bureau, il n’est plus artiste je suis désolé. Il faut faire un choix dans la vie.

Selon toi, cette guerre s’arrêtera-t-elle finalement ?

Elle ne s’arrêtera pas tant que tout le système même du pays est complètement fou et flou. Déjà sur nos plateaux télé, je vois des footballeurs parler musique, théâtre etc. Or ailleurs c’est pas ça ; sur info sport par exemple, sans publicité, c’est des footballeurs qui débattent football et des rugbymen débattent rugby. Chez nous, pour critiquer un artiste, on prend un journaliste qui ne soit même pas capable de vous dire combien de notes existent en musique. C’est pathétique !

© Daniel NGOH | Cameroon-Info.Net

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 12:44
Présidant la célébration du cinquantenaire de la Réunification à Buea, Paul Biya a jugé positifs, quantitativement, les 50 ans de la République.

logo50ans-cameroun« Qu’avons-nous fait ces cinquante dernières années ? », a questionné Paul Biya dans son discours d’ouverture de la célébration du cinquantenaire de la Réunification à Buea. Après avoir évoqué la guerre civile des années 50-60, et la crise économique qui a frappé le Cameroun dans les années 90, le chef de l’Etat a insisté sur le souci de conjuguer le devoir de mémoire à la vérité. « S’il va de soi que nous avons un devoir de mémoire, nous avons également un devoir de vérité », a-t-il affirmé. Ce devoir de vérité, le chef de l’Etat l’a présenté en un tableau des réalisations du Cameroun sur le plan de l’éducation, la santé, les transports, les institutions entre autres, de 1960 à 2014.


Sur le plan de l’éducation, le chef de l’Etat a rappelé que le Cameroun, au moment de son indépendance, avait un taux de scolarisation de 3%. Aujourd’hui, il est de 90%, « chiffres de l’Unicef », a-t-il précisé. De même sur le plan de la santé, moins d’un demi-millier de structures sanitaires existaient en 1960 contre 2260 formations publiques aujourd’hui. L’espérance de vie qui se situait à 42 ans est « passée à 52 ans actuellement », a souligné Paul Biya. Sur le plan des transports, le réseau routier, qui était estimé à 621 Km de routes bitumées, est composé aujourd’hui de 250.000 Km. Le président s’est félicité, dans le domaine maritime, de ce que le Port de Douala est le premier port dans la sous-région de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Sur le plan industriel, point de chiffres cette fois, mais les perspectives qu’augureraient les barrages en construction au Cameroun. La capacité énergétique qui en découlera à terme devrait permettre, selon Paul Biya, de « transformer nos matières premières […] développer notre industrie de l’aluminium […] utiliser le gaz comme source d’énergie de nos usines ». Sur le plan institutionnel enfin, le président s’est félicité des progrès accomplis par le Cameroun sur la voie de la démocratie, dont la récente mise en place du Sénat, la future installation du Conseil Constitutionnel. « Nous avons fait d’un Etat embryonnaire, un véritable Etat démocratique », a déclaré le chef de l’Etat. Après cette peinture quantitative, le président a invité les Camerounais à chérir la diversité culturelle qui est la caractéristique principale de l’identité du Cameroun.

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a présidé ce 20 février 2014, à la place des fêtes de Buea, le défilé civil et militaire. Parade organisée dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de la Réunification du Cameroun. Après le discours du maire de cette ville, Patrick Ekema, qui a remercié le chef de l’Etat pour les infrastructures dont Buea a bénéficiées dans le cadre de cette célébration, il est revenu au président de prendre la parole. Après son allocution, il s’en est suivi un défilé civil et militaire puis une remise des cadeaux de la part des chefs traditionnels des deux régions anglophones du Cameroun : le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Ce 20 février 2014 était jour de célébration solennelle du cinquantenaire de la Réunification du Cameroun. Evénement survenu le 1er octobre 1961.

Par Eugène C. Shema- http://journalducameroun.com

Scores2000.info - Journal d'Informations Générales - B.p.: 375 Nkongsamba - Tél.: +237 78894092/ +237 33491821

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:54

Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, revient, au micro de Rfi, sur le décret portant commutation et remises de peines signé le 18 février 2014.

Le président vient de signer un décret portant commutation et remise de peines. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus?
Dans la ferveur et la liesse populaires, le peuple camerounais dans son ensemble est en train de célébrer le triomphe de son vouloir-vivre. Parce que l’indépendance et la réunification ont eu lieu, il y a plus de cinquante ans, et par l’esprit de tolérance et de pardon le chef de l’Etat, investi du pouvoir de remise de peines, a donc fait valoir ce pouvoir que lui confère la Constitution, a effectivement signé ce décret.

Est-ce que Thierry-Michel Atangana est concerné par ce décret?
Je pourrais vous dire que si d’aventure monsieur Atangana, monsieur Edzoa et tous les autres, remplissent les conditions telles que définies par le décret, il va sans dire qu’ils bénéficieront, Atangana et tous les autres, du décret du chef de l’Etat.

Est-ce que Thierry Michel Atangana et Titus Edzoa entrent dans la définition de ce décret?
Je présume que Thierry Michel Atangana et le professeur Edzoa entrent dans cette catégorie. Mais il appartient à l’expertise judiciaire basée dans nos lieux de détention de dire qui remplit les conditions. Mais je pense qu’ils réunissent effectivement les conditions. Je parle au nom du gouvernement et je ne voudrais pas dire des choses qui ne se révèleront pas exactes.

S‘ils réunissent ces conditions, d’ici combien de temps seront-ils libérés?
Je ne saurais le dire. Là, je suis à Buea, où se trouve le chef de l’Etat en train d’organiser les festivités marquant la célébration du Cinquantenaire de la réunification et de l’indépendance. Ça peut arriver lorsque les conditions administratives seront réunies.

Dans les heures qui viennent ou au maximum dans les jours qui viennent?
Je ne sais pas, ce décret est impersonnel. Si ces messieurs, ces Camerounais, réunissent les conditions, ils seront élargis dès lors que les conditions administratives seront réunies.

Est-ce une mesure de clémence de la part du chef de l’Etat?
J’ai parlé tout à l’heure de l’indulgence, de la tolérance, de l’esprit de pardon. C’est dans cet état d’esprit qu’est la nation camerounaise, qui célèbre la réunification. Le chef de l’Etat à l’écoute de sa nation, humaniste, tolérant, magnanime, a donc signé ce décret.

Le Comité des droits de l’homme de l’Onu s’est saisi de ce dossier. Est-ce une des raisons pour lesquelles le président a décidé de cette mesure?
Le président de la République du Cameroun n’obéit pas. Le président de la République obéit à sa conscience, à la volonté de sa nation. Et c’est au nom de la nation qu’il fait respecter les lois. Le Cameroun est signataire de tous les instruments des Nations-Unies, de l’Union africaine, en matière de liberté des droits de l’Homme et de la démocratie. Et le Cameroun étant un Etat de droit ne fait que respecter tous ses engagements, nationaux et internationaux.

Thierry-Michel Atangana est de nationalité française. Le président Hollande s’est ému de sa situation. Est-ce que le président Biya a entendu cette émotion?
Je n’étais pas présent quand cela s’est passé, mais ce que je peux vous dire est que le Cameroun, le gouvernement camerounais ne s’immisce pas dans les questions judiciaires françaises. Et je pense que c’est réciproque. Maintenant, les deux chefs d’Etat ont parlé. Je me souviens d’une chose ; au sortir de son audience à l’Elysée la dernière fois, le chef de l’Etat du Cameroun a dit qu’aussi longtemps que la Justice camerounaise n’aura pas définitivement statué, il ne peut prendre aucune décision en raison de la séparation des pouvoirs. Maintenant que le cas a été définitivement décidé, je pense que cette décision va dans le sens de ce qu’attend effectivement le président français. Mais cela dit, au Cameroun la nationalité ne saurait être un passe-droit et ne confère pas un privilège spécial.
Entretien avec Christophe Boisbouvier
© Christophe Boisbouvier (RFI) | Le Messager

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 21:06

l ne figurait certainement pas dans les plans du président Laurent Gbagbo dans le combat de ce dernier, visant à montrer à ses pires ennemis qu’il n’est pas l’homme qu’ils présentent sous des traits grossiers et machiavéliques. Mais le témoignage du Général Renaud de Malaussène, puisque c’est de lui qu’il s’agit, sur le ‘’Woody’’ de Mama, est pour ce dernier, un sacré bol d’air qui peut valoir son pesant d’or par ces temps qui courent. Et cela à l’image de tout acte providentiel.

«(…) Je pense qu’il y avait un projet politique qui était celui de mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo, qui est un homme intelligent, cultivé, fin, qui a traversé beaucoup de crises et qui, au fond de lui-même, aime la France. » Celui qui s’exprime en ces termes n’est pas connu comme un joueur du camp Gbagbo. Il se nomme Renaud Alziari de Malaussène et porte le grade de Général dans l’armée française. Il a servi sur le théâtre ivoirien entre 2004 et 2005, en qualité d’adjoint au commandant de la force Licorne qu’était le Général Henri Poncet. L’officier multi-étoiles a tenu ces propos, le 16 octobre dernier, au cabinet de la juge Sabine Khéris, qui instruit désormais, au tribunal de grande instance de Paris, l’affaire du bombardement du cantonnement français de Bouaké en novembre 2004. Briefé avant son arrivée à Abidjan, sur le régime Gbagbo, à partir du prisme déformant des spécialistes de la DGSE (ndlr : le service du renseignement extérieur de la France), le Général Malaussène, naturellement ne pouvait pas être un habitué de la résidence de Laurent Gbagbo, présenté pour les besoins de la cause comme un grand dictateur, doublé d’un ennemi juré de la France. A partir de ce postulat, personne ne peut raisonnablement qualifier le témoignage de cet officier supérieur, sur Gbagbo, comme intéressé et par conséquent, peu crédible. D’où la ruée, lundi dernier, dans les kiosques à journaux pour se procurer la toute dernière galette de « JA ». Autre fait notable, ce n’est pas toujours, sous nos cieux, qu’un Général de l’armée française se laisse aller à tels compliments à l’endroit d’un chef d’Etat africain. De plus, vu de Paris, où l’on apprécie généralement les individus plus sur les qualités intellectuelles et humaines, que leur surface financière, l’hommage du Général De Malaussène, un homme d’honneur, a forcément un gros impact au niveau de l’opinion française où pendant longtemps, Gbagbo a été présenté sous ses traits les plus noirs dans les médias locaux et dans le monde entier où ceux-ci sont diffusés. Des aveux, on l’a dit hier dans nos colonnes, qui tombent à pic et qui pourraient désormais tempérer les jugements excessifs des uns et des autres drogués jusquelà, à la haine contre l’ex-chef de l’Etat ivoirien. Mais avant l’adjoint du Général Poncet, le Colonel Georges Peillon, ancien porte-parole de la force Licorne, avait été le premier à se montrer tout aussi admiratif vis-à-vis du président Laurent Gbagbo dont il ne partageait pourtant pas les habitudes.

n se souvient que dégoûté par la suite, par les mensonges d’Etat sur la vraie mission de la force Licorne à Abidjan, pendant le conflit ivoirien et surtout sur les graves évènements du 08 novembre 2004, devant l’Hôtel Ivoire, qui ont fait 67 morts et plus d’un millier de blessés dans les rangs des patriotes ivoiriens, l’homme a décidé de quitter l’armée. Tout simplement, confient ses proches, pour ne pas cautionner la forfaiture et le mensonge de la haute hiérarchie militaires et des politiques. Sur place à Abidjan, les révélations des six généraux français auditionnés par la juge Sabine Khéris et rapportés dans la dernière édition de « Jeune Afrique », ont eu l’effet d’un tremblement de terre diversement apprécié. Ainsi, pendant que les partisans du président Laurent Gbagbo louaient le ciel pour ces aveux qui viennent ainsi mettre une couche supplémentaire à l’innocence de leur champion, qu’ils ne cessent de clamer depuis le début, les « ADOrateurs » du régime, eux se le jouaient hier encore, en « mode silence », préférant tout simplement ignorer l’article de l’hebdomadaire panafricain « JA ». Une attitude inhabituelle chez les troubadours du pouvoir qui ont toujours trouvé réponse à tout, surtout quand il s’agit de noircir le tableau Gbagbo pour la gloire de leur mentor, Alassane Ouattara. Leur silence traduit éloquemment la détresse qui semble désormais s’emparer d’eux devant leur édifice du mensonge qui n’est plus loin de s’écrouler entièrement sous les coups à lui portés par les différents témoignages tendant à restituer toute la vérité sur la crise ivoirienne. « Le mensonge a beau courir, il finit toujours par être rattrapé par la vérité », disent les sages. Alassane Ouattara et les siens en font en ce moment l’amère expérience, du moins sur ce coup-là. Et à l’allure où vont les choses, rien ne dit que ça sera la dernière fois.
GérAldine diomAndé

Source : http://eburneainformation.over-blog.com

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:48

Les montants présumés détournés ramenés à 11, 8 milliards Fcfa contre 13,7 milliards Fcfa actuellement.

Après un séjour de deux mois à la Société de développement du coton (Sodecoton), les trois cabinets d’expertise comptable désignés par le magistrat Evouh Ekanga, juge d’instruction dans l’affaire «Ministère public-Sodecoton contre Iya Mohammed et autres», ont remis leur rapport le 27 janvier 2013. Signé de Towou, Georges Diffak et Essimi, ses conclusions se démarquent légèrement de celles contenues dans le rapport des enquêteurs du Secrétariat d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie (SED) et qui est jusqu’ici à la base des charges retenues contre Iya Mohammed et ses coaccusés. 

palais d'étoudiL’oeil du Sahel sait, sur la base du rapport de contre-expertise qu’il a consulté, qu’il n’est plus reproché à l’ex-directeur général de la Sodecoton et à ses compagnons d’infortune que le détournement de la somme de 11.857.920.440 Fcfa. Un peu en deçà des 13,7 milliards Fcfa pour lesquels ils sont jusqu’ici poursuivis, mais toujours au dessus des 9 milliards Fcfa mis en exergue dans le rapport du Contrôle supérieur de l’Etat rendu public en mars 2012. 

La nouveauté dans ce rapport ne se limite pas seulement au niveau de la baisse des montants supposés avoir été détournés et de la réduction des charges. Il introduit dans le dossier l’actuel directeur général adjoint de l’entreprise, le Français Henri Clavier jusque-là épargné. Il y est cité d’avoir en coaction avec Iya Mohammed, Lucien Fotso (exdirecteur comptable), Mahamat Karagama (directeur des Ventes) et Mbaïgougam Christophe (en fuite) fait perdre à la Sodecoton, notamment sur l’huile et les tourteaux, 6.094.090.134 Fcfa contre 8.564.980.573 Fcfa contenus dans le rapport du SED. Cadre de Géocoton, actionnaire de la Sodecoton à hauteur de 30%, il pourrait, si le juge d’instruction prenait en compte ces présumés soupçons, être poursuivi. Et devrait se voir ainsi décharger de ses fonctions, la Sodecoton étant désormais partie civile dans l’affaire. 

Seconde nouveauté : alors que jusqu’ici, Iya Mohammed et Jérôme Minlend étaient poursuivis pour un paiement présumé d’une prestation injustifiée de l’ordre de 350.000.000 Fcfa, ledit montant a été relevé à 417.375.000 Fcfa… Idem pour les avantages salariaux indus pour lesquels l’ancien directeur général est également poursuivi. Sur ce chapitre, les enquêteurs du SED n’avaient retenu que 24.365.000 Fcfa contre 51.694.307 Fcfa pour les experts judiciaires. 

Troisième nouveauté : certains accusés se voient abandonner des charges. Dans le volet «Coton sport» de l’affaire, le rapport ne mentionne plus, par exemple, le nom de l’actuel président de l’équipe fanion du Nord, Pierre Kaptené, et de l’ex-directeur comptable, Lucien Fotso. Ils sont pourtant poursuivis jusqu’ici en coaction avec Iya Mohammed pour de présumées dépenses sans rapport avec l’objet social de l’entreprise et sans l’habilitation du conseil d’administration au profit des associations sportives à hauteur de 4.733.327.563 Fcfa. Iya Mohammed, selon les experts judiciaires, se retrouve donc seul sur ce pan de l’accusation, avec en prime un montant relevé puisqu’il est désormais de 5.287.710.999 Fcfa. Si le juge d’instruction validait cette approche, le président de Coton sport sortirait ainsi définitivement des mailles de la justice. Quant à Lucien Fotso, son chemin reste encore long pour recouvrer la liberté… 

Les charges contre l’ancien caissier Abdoulahi disparaissent également du rapport de contreexpertise. Incarcéré à la prison centrale de Kondengui depuis juin 2013, il était poursuivi pour détournement de deniers publics de la somme de 3.054.195 Fcfa. La décision du juge d’instruction est particulièrement attendue sur ce cas. En effet, selon des sources internes au Parquet général du Tribunal criminel spécial, Abdoulahi a déjà reversé le corps du délit dans les caisses du trésor public, le 16 août 2013. Me Ahmadou Bouba, son avocat, a d’ailleurs introduit le 27 août 2013 une requête au Parquet général prés le Tribunal criminel spécial pour l’arrêt des poursuites contre son client en vertu des dispositions de l’article 18 (nouveau) de la loi portant création d’un Tribunal criminel spécial. Jean Fouagou, incarcéré lui aussi à la prison de Kondengui a également remboursé le corps du délit et est en attente d’une libération. Ex-chef service des stocks et ex-secrétaire de la commission de passation des marchés à la Sodecoton, il est poursuivi avec l’ex-directeur général pour un présumé prélèvement de 7.050.000 Fcfa. Mais à la différence de Abdoulahi, son nom figure toujours dans le rapport de contre-expertise parmi les personnes suspectes… 

Au finish, si le montant pour lequel Iya Mohammed est poursuivi a été revu à la baisse par les experts judiciaires, il n’en demeure pas moins que les charges qui lui sont imputées n’ont pas varié d’un iota. Il est mis à sa charge, seul ou en coaction avec d’autres accusés, la perception des avantages salariaux indus ; des dépenses au profit des associations sportives sans rapport avec l’objet social de l’entreprise et sans l’habilitation du conseil d’administration ; le paiement présumé d’une prestation injustifiée et un présumé prélèvement de fonds. 

Pour l’instant, selon nos sources, le juge d'instruction a notifié le rapport aux différentes parties et attend leurs observations. Ce n’est qu’après cette phase que, dans le secret de son cabinet, il pourra se prononcer sur les chefs d'inculpation à retenir ou pas contre Iya Mohammed et autres et mener l’information judiciaire. Pour rappel, Iya Mohammed a été interpellé le 10 juin 2013 et gardé à vue au service central de recherches judiciaires de la gendarmerie nationale. C’est le 19 juin 2013 qu’il a été transféré à la prison centrale de Yaoundé où il y séjourne depuis lors.

© L’Oeil du Sahel : GUIBAI GATAMA
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:01

Plaisanterie de mauvais goût ou signaux forts envoyés aux Ivoiriens ? En l’absence d’informations fiables sur l’état de santé d’Alassane Ouattara, les agissements de certaines personnalités ces derniers jours, en l’occurrence, le président de l’Assemblée nationale,

Guillaume Soro, suscitent divers commentaires dans l’opinion. Les internautes, au-delà une bonne partie des Ivoiriens, ne cessent de s’interroger sur les changements
intervenus sur le site du président de l’Assemblée nationale.
Depuis hier, la page de garde de www.guillaumesoro. ci, le site officiel du numéro 2 du régime Ouattara, vous accueille avec les notes de l’Abidjanaise, l’hymne national de la Côte d’Ivoire qui joue en continue.Sur ce fond musical, défilent les images de Guillaume Soro en compagnie de certains chefs d’Etat africains, parmi lesquels, le togolais, Faure Gnassingbé, le congolais Sassou N’Guesso, pour ne citer que ces deux. L’on interprète cela comme une traduction de la volonté du président de l’Assemblée nationale de préparer les esprits à sa prochaine prise de pouvoir dans un contexte où les rumeurs les plus folles fusent sur l’état de santé d’Alassane Ouattara. Les interrogations sont d’autant justifiées qu’il y a seulement quatre jours, l’Abidjanaise n’était audible nulle part sur le site de Soro. Qu’est-ce qui a poussé Guillaume Soro et ses collaborateurs
à opérer ce changement ?
La question est plus que d’actualité puisque sur la page facebook du dauphin constitutionnel de Ouattara, il y a de plus en plus de message annonçant l’arrivée de Soro à la magistrature suprême. Comme s’ils se délectaient de la maladie de Ouattara, les partisans de Soro y décrivent leur mentor comme un sauveur, un homme d’Etat, le seul qui puisse exister aujourd’hui en Côte d’Ivoire après Alassane Dramane Ouattara. «K’allah vs accorde la gérance du pays un jour» ; «le futur prési», peut-on lire entre autres états d’âme.
Autre fait qui trouble le sommeil des uns et des autres, la sortie de Sylvie Tagro, la femme de Guillaume Soro. En fin de semaine dernière, elle a visité les populations de Daloa, sa ville natale, auxquelles elle a fait d’importants dons. Jusque-là, elle était restée loin des caméras. De quoi alourdir davantage un climat social victime d’une incertitude totale due au manque d’informations fiables et officielles sur la santé d’un Alassane Ouattara malade.
César Ebrokié, notre voie
le titre est de la rédaction - http://ivoirenewsinfo.net
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:06

Le franco-camerounais, détenu depuis 1996 au Cameroun dans des conditions dénoncées par l'ONU, pourrait être enfin libéré. Le président Paul Biya a pris le 18 février un décret de remise de peine qui le concerne directement. Michel Atangana s'est confié depuis sa cellule par téléphone à L'Express.
 thierry-atangana.png«...L'intervention de l'ONU a forcément influencé Paul Biya, estime Michel Atangana. Mais la mobilisation du président François Hollande en ma faveur a également joué. Il a notamment écrit en janvier une lettre au ton très ferme » a déclaré Michel Tierry Atangana
La voix est toujours aussi ferme. Mais pour la première fois, il y perce beaucoup d'espoir. "Cette fois je crois vraiment que c'est en bonne voie", a déclaré Michel Atangana à l'Express.fr de sa cellule où il est maintenu à l'isolement. Depuis 1997, date de son incarcération au Cameroun dans des conditions rocambolesques, le franco-camerounais n'avait jamais autant cru à une libération rapide. "Demain c'est un jour de fête nationale, dit-il, mais j'espère sortir de prison vendredi ou au plus tard lundi".

Un décret signé du président Paul Biya, le 18 février 2014, est à l'origine de ce rebondissement trop longtemps attendu. L'alinea 5 de l'article premier du document semble avoir été écrit sur mesure pour Michel Atangana. Il prévoit "une remise totale de la peine à purger en faveur des personnes condamnées à une peine d'emprisonnement à temps pour détournement de fonds public, et dont le séjour en milieu carcéral, en raison des condamnations intervenues pour des infractions de même nature, est supérieure à dix ans". Ce descriptif répond trait pour trait à la situation du prisonnier français, condamné d'abord en 1997, à l'issue d'un procès nocturne et sans l'assistance d'un avocat. Il lui était alors reproché d'avoir dérobé de l'argent à l'Etat, sans qu'aucune preuve matérielle de ces accusations ne soit apportée. Il avait été puni de 20 ans d'emprisonnement et incarcéré dans les sous-sols du ministère de la défense.

La prise de position émanant de la seule et unique autorité au Cameroun, Paul Biya, parait bien être un pas décisif vers la remise en liberté. "La radio nationale a confirmé, jeudi soir, ce décret. Et on m'a tout de suite dit que j'étais directement concerné" reprend Michel Atangana. Prudent, ce dernier préfére tout de même attendre d'avoir quitté la prison pour se laisser aller au soulagement et à la joie. "Peut-être vais-je faire un passage à l'ambassade de France, poursuit-il, mais j'espère très vite être à Paris et vivre enfin le terme de cette situation totalement anormale".

Mobilisation très forte à Paris
Comment expliquer ce retournement du pouvoir à Yaounde, alors qu'il y a quelques semaines encore, le sort du détenu semblait scellé. Il venait d'être condamné une seconde fois et pour les mêmes faits -, à vingt années supplémentaires d'emprisonnement. 

Le haut commissariat aux droits de l'homme a exigé du Cameroun, le 6 février, "la libération immédiate" du Français, et "une indemnisation" pour ses dix-sept années de détention. Cette déclaration publique de l'organisation internationale a eu beaucoup de retentissement au Cameroun. "Elle a forcément influencé Paul Biya, estime Michel Atangana. Mais la mobilisation du président François Hollande en ma faveur a également joué. Il a notamment écrit en janvier une lettre au ton très ferme" à son homologue camerounais.

A Paris, la mobilisation a également été très forte par l'intermédiaire de l'avocat Eric Dupond-Moretti et du comité de soutien au prisonnier. "Toutes les conditions sont enfin réunies pour qu'il soit libéré sans délai", estime son président, Dominique Sopo, toutefois retenu par un reste de prudence. "Il faut rester vigilant. Par le passé quelques annonces spectaculaires n'ont pas toujours été suivi d'effet". Du fond de sa cellule, Michel Atangana pense à tous ceux qui l'ont aidé. "Chaque phrase m'a donné envie de continuer le combat". Il espère pouvoir bientôt les remercier de vive voix.

http://www.cameroonvoice.com

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 07:44

L'enseignant de droit pénal fait une analyse du décret du Chef de l'Etat.

Est- ce que la loi prévoit des remises de peines dans le cas particulier des détournements de deniers publics?

La loi ne l'interdit pas et donc rien n'empêche au Président de la République de prendre cette mesure. La loi fait des restrictions sur les circonstances atténuantes. Ce sont des choses qui relèvent de la seule justice et qui ne concernent que les magistrats. Le Président de la République qui bénéfice du pouvoir d'accorder des grâces, lui, peut faire ce qu'il veut.

Quelle est la lecture juridique que vous faite de la décision du Chef de l'Etat?

Jusqu'ici, la question était éminemment politique. Le Président de la République a décidé de mettre la lutte contre la corruption au cœur de son action politique. La remise de peines qui se faisait de façon systématique lors des 20 mai, ne bénéficiait jamais aux personnes accusées de détournement de deniers publics. Aujourd'hui, le décret de M. Paul Biya pense à ces gens-là. Cela parait donc comme quelque chose de positif car ça profite à des gens.

Chaque fois que la liberté gagne ou alors prime sur la prison, je suis toujours preneur. Mais la décision du Chef de l'Etat est surtout un message vers l'extérieur. Les personnes qui en profitent ont bénéficié de la bienveillance des partenaires étrangers du Cameroun. Il s'agit notamment de Thierry Michel Atangana, de Titus Edzoa et de Pierre Désiré Engo. Il est évident que le texte a été ficelé pour eux afin de leur permettre de passer entre les gouttes. C'est donc un texte à tête chercheuse.

Toutefois, n'y a-t-il pas un espoir pour les personnalités qui sont restées en prison?

C'est une décision prétorienne et il faut s'en méfier. Le Président de la République choisit toujours et il s'arrangera toujours à ne pas choisir les personnes qu'il ne veut pas voir libre. En fait, c'est une décision qui est suspendue au bon vouloir de quelqu'un. Mais on peut tout de même espérer.

© Eitel Elessa Mbassi | Le Jour

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:34

Invité par Benjamin Lekoua pour un spectacle au Platinium Club, il a dévoilé ses projets à nos lecteurs le 17 février 2014 à Yaoundé.

Christian Shengen bonsoir, dans quelques heures tu vas prendre le vol pour regagner ton pays la République Démocratique du Congo(RDC), ton séjour a été… ?

Christian2

Christian Shengen, quelques heures avant son départ

pour Kinshasa.


Bonsoir à vous Ericien Pascal et à tous les lecteurs de yaoundeinfos.com, Je suis bel et bien  Christian Shengen, Chef d’orchestre du Quartier latin et surtout le fils de Koffi Olomide. J’ai passé un séjour agréable ici à Yaoundé. Et je remercie beaucoup Monsieur Benjamin Lekoua le promoteur de X net phone, et patron du Platinium Club, qui m’a invité. Je suis arrivé au Cameroun pour faire la promotion de mon album qui sort bientôt et pour féliciter  le peuple camerounais d’avoir eu un géant comme Benjamin Lekoua qui a créé le premier téléphone camerounais et africain, X net phone.


Si on parlait de cet album à venir…qui sera produit par qui ?

Oui cet album s’appellera KATI qui signifie « Intérieur » en Lingala (Une langue parlée en RDC).Il sort incessamment et aura moins de 20 chansons. C’est un album qui a été béni par mon père Koffi Olomidé. Il m’a dit de travailler sur un album. Donc je travaille  avec son système. Actuellement je travaille sur beaucoup de chanson et ensuite, avec mon staff on va choisir les meilleures on sort cet album. En fait à travers cet album je veux sortir « l’intérieur » de Christian Shengen. Tous les premiers travaux ont déjà été achevés. Monsieur Benjamin Lekoua a écouté l’album, l’a beaucoup apprécié, et y a même beaucoup participé… la suite ce sera la surprise…


Quels seront les principaux rythmes de cet album ?

L’album kati, c’est l’intérieur de Christian Shengen, et Christian Shengen est un arrangeur, c’est quelqu’un qui bosse sur des rythmes. Donc, il y aura un métissage de rythmes « of course », il y aura du Dombolo, ça ne peut pas manquer car c’est mon identité, j’ai pris ça de mon père, on ne peut jamais changer d’identité, c’est comme Koffi Olomide, quand il sort des albums, il ya toujours un métissage mais la base c’est le Congo, c’est du dombolo.

Christian3

Pendant l'entretien

Comment s’est faite la rencontre avec monsieur Benjamin Lekoua ?

Monsieur Benjamin Lekoua est un grand mécène de la musique camerounaise et africaine en général.je l’ai connu quand on est arrivé au Cameroun  grâce à Koffi Olomide en 2010 lorsque nous sommes venus faire un concert à l’invitation de Jean Claude Bekolo. Benjamin était dans l’organisation, il chapeautait vraiment l’organisation et j’ai vu que c’était un gars qui savait vraiment ce qu’il faisait, et depuis, on a gardé  de bonnes relations…


Quels sont tes rapports avec Koffi Olomide et comment intègres-tu son Orchestre le Quartier Latin ?

Koffi Olomide c’est mon père on a toujours eu des rapports de père et fils, je rappelle encore que cet album est une bénédiction de lui. Il m’a dit « mon fils tu dois faire un album, j’ai confiance en toi je sais que tu vas faire quelque chose de bien ».Et aujourd’hui je suis sur cet album. Pour mes débuts dans le Quartier Latin, tout a commencé en Angleterre. Koffi Olomide était venu faire deux concerts pour le compte du Quartier Latin mais il ya eu un problème de visa, alors c’est comme ça que j’ai été sollicité pour l’accompagner et c’est là qu’il a découvert mes talents et j’ai intégré par la suite son orchestre.

Christian1

Avec Benjamin Lekoua en costume à droite et son

collaborateur.


Tu étais en spectacle le 15 février 2014 au Platinium Club. Un bon moment de communion avec le public de Yaoundé…

Effectivement, J’ai fais un concert samedi 15 février au Platinium Club, l’une des boites les plus chics de la capitale camerounaise. La majorité des fans, c’était des femmes, des filles. C’était vraiment super. Le Cameroun est comme chez moi, je pense qu’un jour je pourrai changer de nationalité (rires).


Un mot de fin à l’endroit du public camerounais, congolais et africain  et à tous nos lecteurs à travers le monde...

Je suis très content de me retrouver au Cameroun, malheureusement comme on dit les bonnes choses ne durent pas, je suis entrain de retourner ce soir au Congo. C’est grâce à Benjamin Lekoua que je suis là. Je reviendrai encore car on a beaucoup de trucs à faire ensemble. Je ne peux que dire un gros merci à l’équipe x net phone, pour tout ce soutien énorme, cet accueil chaleureux. Le spectacle que j’ai donné était super bien, je suis entrain de partir en pleurant, si ça ne dépendait que moi, j’allais rester ici et prendre ma nationalité et commencer à habiter ici (sourire), mais je suis obligé de partir, je reviens incessamment. A tout le peuple camerounais, je vous dis merci. Je suis votre ami, votre frère, je reviendrai bientôt.je vous aime.

Entretien avec Ericien Pascal

à Yaoundé

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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