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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 09:42

Pour la réussite la célébration, le Comité d'organisation que préside le Ministre, Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, Martin Belinga Eboutou, a multiplié les descentes sur le terrain, question de se rassurer de la bonne évolution des préparatifs. Car, ce 20 février, bien des regards à travers le monde vont converger vers le Cameroun.
Si les indépendances que les deux parties du Cameroun ont acquises le 1er janvier 1960 pour le Cameroun orientale (francophone), et le 1er octobre 1961 pour le Cameroun occidentale (anglophone) ont été effectivement célébrées en 2010 à Yaoundé, le Cinquantenaire de la Réunification, événement survenu également le 1er octobre 1961, sera à son tour commémoré avec faste à Buea, jeudi prochain.
En effet, la date du 1er octobre rappelle non seulement l'indépendance, mais aussi, l'intégration du Southern Cameroon britannique à la République du Cameroun francophone, indépendant depuis le 1er janvier 1960.
Cela fait 53 ans que les deux Cameroun (francophone et anglophone) se sont réunis pour former la République du Fédérale du Cameroun. En effet, le Cameroun francophone, devenu indépendant le 1er janvier 1960, prend le nom de République du Cameroun le 09 mai de la même année. Ahmadou Ahidjo élu à l'unanimité Premier Président de la République du Cameroun, charge Charles Assale de former le premier gouvernement. Membre de l'Organisation des nations unies (Onu) le 20 septembre 1960.
Le Cameroun sous-tutelle britannique quant à lui, se divise en deux (02): le Cameroun septentrional (Northern Cameroons) et le Cameroun méridional (Southern Cameroons). Le Northern Cameroons a près de 44 000 km2 et 687 100 habitants, se rattache à la province du Nord du Nigeria. Cette partie du pays est administrée comme partie intégrante de la fédération nigériane.

Les dirigeants voulant voir le Cameroun septentrional rattaché au Cameroun, l'Onu va ainsi organiser un référendum le 07 novembre 1959. Au terme de cette échéance, la majorité de la population se prononce pour le rattachement au Nigeria.
Quant au Southern Cameroons ou Cameroun méridional, cette partie du pays mesure 42 000km2 avec 753 000 habitants. En 1945, il devient une Région autonome disposant d'une Assemblée de 25 membres à partir de 1957. Il a son gouvernement, son Assemblée et son conseil de chefs. Le premier gouvernement présidé par le docteur Endeley est mis en place le 15 mai 1958; il sera remplacé un an plus tard par le gouvernement présidé par John Ngu Foncha, favorable à la réunification. Il est à relever que l'évolution politique du Cameroun méridional est assez semblable à celle du Cameroun oriental. On retrouve les partis politiques: le Kamerun national congress (Knc) du docteur Endeley, partisan de l'annexion du Cameroun par le Nigeria; le Kamerun people's party (Kpp); le Kamerun natural democratic party (Pndp) de M. Foncha qui milite avec succès pour la réunification et le One Kamerun party de Ndeh Ntumazah.
Au cours de sa session de mars 1959, l'Assemblée générale des Nations unies, va adopter sur le Cameroun britannique une résolution recommandant a la Grande-Bretagne d'organiser des plébiscites séparés dans la partie septentrionale et dans la partie méridionale du Cameroun, pour connaître le désir des populations sur leur avenir. Le premier plébiscite a lieu le 07 novembre 1959 au Cameroun, selon le vœu de l'Onu pour savoir si cette partie du pays désire faire partie du Nigeria.
Au terme du plébiscite, la majorité est contre. Le second plébiscite concernant les deux parties du Cameroun se déroule le 11 février 1961, le Cameroun septentrionale se prononce pour le rattachement au Nigeria voisin. Le 1er juin 1961, la partie septentrionale de notre pays est rattachée au Nigeria: jour considéré comme deuil national au Cameroun.
Le 09 juillet 1961, une conférence se tient à Foumban, pour jeter les bases constitutionnelles de la future fédération, et la célébration est fixée et célébrée le 1er octobre 1961. La République fédérale du Cameroun réunit à nouveau les 02 parties du pays séparées depuis plus de 40 ans. Le siège du gouvernement fédéral et de l'Assemblée nationale est à Yaoundé. Les emblèmes nationaux sont pour la devise: paix-travail-patrie et le drapeau: vert, rouge, jaune a 03 bandes verticales d'égales dimensions, frappé de 02 étoiles d'or dans la bande verte, chaque étoile représente chacun des Etats fédérés. La République fédérale du Cameroun est donc née le 1er octobre 1961, à la suite du référendum réunifiant les anciens Cameroun oriental et Occidental, avec pour président El Hadj Ahmadou Ahidjo et pour vice-président John Ngu Foncha. Le 06 mai 1972, le Président El Hadj Ahmadou Ahidjo, Président de la République fédérale du Cameroun va annoncer devant l'Assemblée nationale, la décision d'organiser un référendum pour l'institution immédiate d'un Etat unitaire. Le 20 mai 1972, le référendum à une majorité écrasante institue la République Unie du Cameroun. Les emblèmes nationaux restent les mêmes, excepté le drapeau qui perd une étoile. Il reste ainsi une étoile jaune, placée au centre (bande rouge).
Le Président de la République est le Chef de l'Etat et du gouvernement. Il n'y a qu'un seul gouvernement composé de ministres désignés par le Chef de l'Etat. L'Assemblée nationale est le seul organe représentatif de l'ensemble de la République. Elle compte 120 députés élus au suffrage universel. Le 6 novembre 982, Paul Biya, alors Premier Ministre (depuis 1975), va accéder à la magistrature suprême, en vertu de la Constitution (amendement du 29 juin 1979) suite à la démission d'Ahmadou Ahidjo. Il est à relever que jusqu'en 1918, le Cameroun était sous protectorat allemand. A la fin de la Première Guerre mondiale, le Traité de Versailles signé le 28 juin 1919 place le pays sous le régime de mandat international. Et dès lors, le Cameroun est partagé en deux zones administrées séparément par la France et la Grande-Bretagne, les deux tombeurs de l'Allemagne.

© Pierre Amougou et Nadine Bella | La Météo

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 10:06

 

Dans son dernier ouvrage, l'universitaire aborde

le concept de gouvernance sur tous ses angles.

 

C'est un mot à la mode, une sorte de tarte-à-la-crème dans les discours d'hommes politiques: la gouvernance. Elle est généralement associée à l'épithète «bonne» sans qu'on puisse dire avec exactitude ce que c'est. L'universitaire et homme politique, Maurice Kamto vient de consacrer 338 pages à l'explication du mot gouvernance, dans un ouvrage paru aux éditions A. Pedone à Paris. Son livre est intitulé, «Droit international de la gouvernance».

«Utilisé sans aucune rigueur sémantique particulière dans des registres discursifs des plus variés, écrit Maurice Kamto, la force attractive du terme gouvernance, vient de cette manière d'impressionnisme scientifique qu'il dégage. Son évocation est cependant bien plus qu'un simple phénomène de mode. Le concept exprime une mutation en profondeur des modes de gestion des biens, d'une collectivité publique ou privée donnée, ainsi que la régulation des rapports entre ceux qui ont la charge de gérer (gouvernants) et ceux au nom et pour le compte de qui l'on gère (gouvernés)». Le livre de Maurice Kamto se propose d'étudier les aspects internationaux du concept juridique et varié de gouvernance gouvernance politique, gouvernance économique, gouvernance stratégique, gouvernance environnementale, gouvernance de l'Internet, gouvernance universitaire et gouvernance associative.

L'auteur situe à l'évolution chronologique du mot gouvernance en trois périodes: une période de gestation entre 1976 et 1983, au cours de laquelle le mot est repris dans quelques rapports, une période d'extension qui se situe entre 1984 et 1993 et une période de diffusion «exponentielle» de 1994 à 2001 au cours de laquelle le terme gouvernance est repris par les organisations internationales.

Le droit international de la gouvernance est assis sur des fondements et des principes. Le professeur Maurice Kamto distingue les fondements éthiques et juridiques. Quant aux principes, il cite la primauté du droit, la transparence, la responsabilité, la coopération, le contrôle et la sanction.

L'ouvrage de Maurice Kamto, très technique va certainement faire parler de lui dans les milieux universitaires. Ceux qui sont aussi désireux d'en savoir plus sur le concept de droit international de la gouvernance y trouveront un grand intérêt. Le professeur Kamto y parle de démocratie, de conservation autoritaire du pouvoir, de corruption, etc.

- Auteur: Maurice Kamto

-Titre: Droit international de la gouvernance

-Editions: A. Pedone Lieu: Paris Date: Oct. 2013 Pages: 338

© Jean-Bruno Tagne | Le Jour

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 08:29

En dépit de la tendance baissière de la production commercialisée lors de la campagne écoulée, pour des raisons liées aux aléas du climat, le ministre du Commerce (MINCOMMERCE) Luc Magloire Mbarga Atangana s'est voulu rassurant pour la nouvelle saison caféière, lancée officiellement à Melong, dans le département du Moungo (Région du Littoral), le 24 janvier 2014.

SDC11324"Toutes les données et analyses scientifiques confirment que l'avenir de l'économie caféière mondiale est promoteur et plutôt encourageant", dira, sur la base des informations reçues de l'Organisation Internationale du Café (OIC), le patron du commerce au Cameroun.

À ceux des producteurs qui étaient sceptiques de l'avenir de cette culture de rente, M. Mbarga Atangana renchérit "Nous avons toutes les raisons d'espérer et à tout le moins l'heure n'est ni au défaitisme ni au renoncement".

Et ce ne sont pas des actions des pouvoirs publics qui sous-tendent l'optimisme annoncé pour les acteurs de la filière qui font défaut. Entre autres, il y a, "l'élaboration et l'adoption d'un document de stratégie, la création des centres d'excellence pour la valorisation des cafés spéciaux, la conclusion en cours d'un partenariat tripartite OIC-Brésil-Cameroun et la réactivation du réseau qui regroupe les producteurs africains et malgaches du Robusta", l'espèce qui représente 95% de la production nationale.

Dans le registre des efforts du gouvernement à l'endroit de la culture de rente, Essimi Menyé, ministre de l'Agriculture et du Développement durable (MINADER), a requis la régénération du verger par l'introduction des plants améliorés et le rajeunissement des planteurs, à travers notamment des actions en faveur d'autres couches sociales (des jeunes et des femmes).

Du bilan de la saison 2012-2013, il est à retenir de Michael Ndoping, directeur général de l'Office National du Cacao et du Café (ONCC),  que "la production nationale commercialisé a connu une chute drastique pour le Robusta et une stagnation pour l'Arabica. 38 127 tonnes en 2011-2012, la production a été de 16 142 tonnes au terme de la saison 2012-2013, pour les deux cafés. Soit une chute de 21 985 tonnes.

D'après des données de l'ONCC (en 2010), la surface cultivable nationale du café est près de 140 000 hectares, pour environ 400 000 producteurs.  

Par Pierre Amougou-http://www.mediaterre.org

Rebecca Kamgue : les femmes de Coopaferlos relèvent le défi du café au Cameroun

kamgue-rebecca.jpgFondatrice et présidente de la Coopérative agropastorale des femmes rurales du Littoral, Ouest et Sud-Ouest (Coopaferlos), située à Mélong, dans le département du Moungo, grand bassin de production de Robusta, Rebecca Kamgue détaille, pour Commodafrica.com, les coûts de production du café et les défis à relever pour les 4000 femmes qui sont membres de la Coopérative, via leurs GIC.

Commodafrica : Comment se décompose le prix FOB Douala du kilo de café ?

Rebecca Kamgue : Tout d’abord, le plant de café acheté à la pépinière coûte FCFA 300 auquel s’ajoute le coût de la main d’œuvre pour défricher, travail normalement fait par les hommes, qui est de FCFA 40 000 par hectare – cela prend à peu près une semaine pour défricher un hectare. Ensuite vient la cueillette, normalement réservée aux femmes. Elles sont payées par jour et donc cela dépend de la force de travail de chacune d’elles: certaines femmes font FCFA 3000/journée, d’autres 2000 mais certaines arrivent à gagner jusqu’à FCFA 5000 par journée.

Commodafrica : Comment est organisé le travail des femmes ?

Rebecca Kamgue : Les femmes travaillent à tour de rôle dans le champ de chacune, se donnant un coup de main. Je prends un exemple : si je dois récolter dans mon champ, les femmes qui viennent m’aider seront payées selon ce que chacune récolte. Si une femme a récolté 2 sacs, elle aura FCFA 2000 car, à la récolte, chaque sac de kg est payé FCFA 1000.

Donc aux coûts de main-d’œuvre, il faut ajouter le prix des intrants. Il faut au minimum 8 sacs d’intrants à l’hectare pour les deux campagnes, sachant qu’un sac coûte FCFA 19 500. C’est un coût important lorsqu’on multiplie 8 sacs par les 19 000 ha de caféiers que totalise Coopaferlos.

Commodafrica : De là, combien sont payées les autres étapes jusqu’au port ?

Rebecca Kamgue : Le café récolté est ensuite séché bord champ et mis dans des sacs de 300 kilos. Ce café séché part en usine et après décorticage, ces 300 kilos ne font plus que 72 kg décortiqué, dont 2 kg pour le poids du sac. Donc, si le prix du jour est à FCFA 850, ce sac de 70 kg nets de café décortiqué est vendu à FCFA 59 500.

Commodafrica : Quel est le coût du transport ?

Rebecca Kamgue : Nous, les femmes, n’avons pas de moyens de transport; nous louons les véhicules. Un sac de café allant du champ à l’usine à Mélong coûte FCFA 1000, si on prend un village qui est à environ une trentaine de kilomètres. Nos membres sont dispersés sur une vaste étendue et cela dépend où se trouvent les villages par rapport à l’usine de Mélong.

D’où la difficulté pour nous qui découle du manque de magasins de stockage selon les bassins de production. Si nous avions des magasins de stockage, cela éviterait ce transport en plus.

Commodafrica : Acheminez-vous votre café jusqu’au port de Douala ?

Rebecca Kamgue : Nous n’allons pas jusqu’au port de Douala pour éviter toutes les tracasseries routières- la police, la gendarmerie, etc. Ils créent souvent des ennuis liés au pesage ou autres, qui, en réalité, n’existent pas. C’est pourquoi lorsque nous tombons d’accord avec un exportateur, il vient sur place à l’usine de Mélong pour charger le café après la pesée.

Commodafrica : S’il n’y avait pas de telles tracasseries routières, voudriez-vous aller jusqu’au port de Douala ?

Rebecca Kamgue : Oui, nous irions jusqu’à Douala car cela rapporterait plus, de l’ordre de FCFA 50 par kilo. Evidemment, il y a le manque de moyens logistiques : il faut acheter les camions, payer le carburant, la manutention, le chauffeur, etc. Malgré tout, si on conduisait jusqu’à Douala, ce serait plus rentable. Si nous avions un camion de 60 tonnes, cela nous permettrait chaque semaine de faire une livraison au port.

Commodafrica : Etant une grosse structure de production, représentant 5% du café produit au Cameroun, pourquoi ne pas avoir recours à un crédit bancaire pour acheter un camion ?

Rebecca Kamgue : Les taux d’intérêt bancaires sont très élevés, de l’ordre de 18 à 22%. Il n’existe pas de banque agricole qui pourrait nous accorder des taux préférentiels. Le gouvernement en a parlé et nous attendons que cela se concrétise.

Commodafrica : Quel pourcentage de votre production part à l’exportation ?

Rebecca Kamgue : Je ne sais pas. Lorsque l’exportateur vient à notre usine, nous nous entendons selon les prix du jour des différents grades dont nous disposons et il l’embarque. Nous ne savons pas où le café va après. Il doit encore être séché si le taux d’humidité du grain est trop élevé, et être passé au calibrage pour établir les différents grades. Depuis 7 à 8 ans que nous travaillons dans cette filière, nous travaillons avec le président du Conseil interprofessionnel café-cacao (CICC), Ngwe Appolinaire : c’est lui notre principal exportateur. Mais nous sommes en train de conclure un accord avec des Marocains qui viendront directement à notre usine pour chercher le café.

Commodafrica : Comment avez-vous eu l’idée de créer Coopaferlos ?

Rebecca Kamgue : J’étais styliste en couture et me suis rendue en Côte d’Ivoire il ya des années pour acheter des tissus. Comme j’étais fille de paysan, je me suis rapprochée des coopératives ivoiriennes pour essayer de comprendre ce qui se passait dans le cacao. J’ai compris que les femmes étaient très bien organisées et, de ce fait, elles bénéficiaient de l’appui du gouvernement ivoirien. Je me suis dit qu’au Cameroun, si les femmes s’organisaient au sein de la filière café, le gouvernement pourrait nous apporter une attention particulière. C’est ainsi qu’au retour de Côte d’Ivoire, je suis allée dans les associations des femmes à Mélong pour leur expliquer ce que j’avais vu en Côte d’Ivoire et comment les femmes contribuaient à la filière cacao. Nous aussi, nous pourrions nous mettre aux cotés de nos maris, pour booster la production ensemble. Car, à l’époque, dans les années 60 jusqu’aux alentours de 1975, ne pouvait parler café qu’un homme. C’était une filière réservée aux hommes ; les femmes n’y étaient impliquées que comme main-d’œuvre. C’est tout. Elles n’avaient pas de champs à elles.

Nous nous sommes rendus compte que c’était dangereux car si nos maris venaient à décéder en premier, les femmes ne pouvaient plus rien. Les champs de café deviennent vite sales car c’est le mari qui nettoie les plantations, et donc les enfants ne peuvent plus aller à l’école, les mères ne peuvent plus se soigner. Je me suis donc dit que c’était un danger, qu’il fallait que la femme puisse prendre la relève et qu’il y avait donc quelque chose à faire.

Commodafrica : Que représente Coopaferlos aujourd’hui ?

Rebecca Kamgue : Aujourd’hui, nous sommes 4 000 femmes qui sommes regroupées en 68 GIC (Groupement d’initiative commune) et 38 unités de base. Notre production l’année dernière s’est élevée à 3000 t, ce qui représente environ 5% de la production totale du Cameroun. Ici, dans la région de Mélong, nous ne faisons que du Robusta. Dans la ville même de Mélong, il y a 68 usines, toutes privées, en dehors de ma coopérative.

Commodafrica : Quelle est votre préoccupation majeure ?

Rebecca Kamgue : Intensifier la productivité. C’est notre préoccupation majeure. Nous avons déjà bien progressé car dans le cadre du programme PSCC (Projet semencier cacao café), le ministère de l’Agriculture, le Minader, nous a dotées de 35 000 nouveaux plants de Robusta ce qui nous permet aujourd’hui de faire environ 3 tonnes à l’hectare alors qu’il y a 3 ans, nous faisions encore 1,5 t/ha. Nous avons suivi l’itinéraire technique qu’ils nous ont appris et avons été nous-mêmes surprises du résultat. Des boutures améliorées avec de bonnes pratiques culturales permettent d’avoir des rendements élevés.

Commodafrica : Que pensez-vous du fait que le Robusta ait, au niveau international, une image moins bonne que l’Arabica et qu’il soit payé moins cher ?

Rebecca Kamgue : Le département de Mélong a les plus beaux cafés mais les coxeurs ont détruit notre café. Car le coxeur va chez le paysan et lui demande tout de suite un sac de café pour FCFA 10 000 en lui disant qu’il le paiera en septembre. Donc on ne laisse pas le planteur récolter son café au bon moment, lorsqu’il est bien mûr. Le coxeur est toujours derrière lui en lui disant, il faut récolter, il faut récolter! Du coup, le café est récolté alors qu’il n’est pas toujours mûr.

D’autre part, on ne laisse pas au planteur le temps de bien tourner son café pour qu’il soit bien sec. On a quelque fois du café avec un taux d’humidité de 14-15%, mais vous trouvez dans des usines privées du café avec un taux d’humidité allant jusqu’à 30%. Et le coxeur mélange du café bien sec avec du café moisi qu’il a acheté moins cher et cela détruit la qualité de notre café. Le coxeur est toujours pressé car il veut faire du volume !

C’est pourquoi nous, les femmes, nous avons voulu nous détacher des usines privées pour mettre sur pied notre structure pour pouvoir démontrer que nous sommes capables de produire de la bonne qualité. Si, dans les autres régions caféières, les femmes s’organisaient au sein de coopératives, nous pourrions décrier haut et fort ce système du coxage qui détruit la qualité de notre café.

On a libéralisé sans mettre de garde-fous. Pour résoudre cette question de qualité du café, il faut que l’Etat reprenne les choses en main.

Commodafrica : Estimez-vous que la consommation nationale doive vraiment être encouragée ?

Rebecca Kamgue : Nous avons cette préoccupation et avons suggéré au Conseil interprofessionnel café-cacao (CICC) de nous accompagner avec de petites unités de transformation et de bruleries sur place. Cela nous permettrait de transformer au moins un tiers de notre production pour pouvoir nous-mêmes consommer notre propre production. Car le café qu’on achète, ici, au marché est très cher. Les structures de transformation sont surtout basées à Douala ; il faut pouvoir le faire ici, à Mélong. Le café serait moins cher et nous serions fiers de consommer notre propre café.

Commodafrica : Lorsque le prix international du café chute, vos membres se désintéressent du café…

Rebecca Kamgue : Avec l’expérience des années antérieures, les paysans ont compris qu’il ne fallait plus abandonner le verger, même si les prix du café sont bas. On a vu que ceux qui avaient abandonné leur verger, lorsque le prix international a augmenté, ils étaient obligés de reprendre à zéro alors que ceux qui avaient continué en diversifiant leurs cultures, mais en continuant d’entretenir leurs caféiers, ils ont vite gagné en tonnage. Cela a été une leçon et personne aujourd’hui ne veut tomber dans le piège. Aujourd’hui, dans les plantations de café des membres de Coopaferlos, il y a aussi du bananier plantain, du palmier à huile, du maïs, etc. et ça permet de prévenir la chute du prix international du café.

C’est pourquoi dans notre coopérative de femmes, nous avons instauré le système de cultures diversifiées : nous produisons du maïs au milieu de la plantation ce qui nous permet d’entretenir les caféiers. Nous ne voulons plus abandonner le verger caféier, même temporairement.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 07:58

L'histoire nous révèle l'interview du Chef Supérieur du Groupement Bayangam plusieurs mois après son intronisation, la particularité de cet entretien est quelle développe les grandes lignes de sa pensée et du programme social qu'il a pour sa grande communauté dans le monde. Une interview diffusée par le site web bamileke.com et reprise aujourd'hui par Scores 2000- Sa Majesté POUOKAM Georges Désiré effectuera sa première visite officielle à Nkongsamba les 29 et 30 mars 2014, une nouvelle qui a créée une effervescence positive au sein des populations tout en suscitant de la curiosité autour de cette haute personnalité...

Pouokam-Georges-desire-copie-1.jpgBAMILEKE.COM : Majesté, merci de nous recevoir au coeur de votre royaume… Quel sentiment avez-vous aujourd’hui avec le recul de votre nouvelle vie ?

SA MAJESTE POUOKAM Georges Désiré : Je fais avec ! C'est une très lourde responsabilité de diriger BAYANGAM qui est l’un des villages les plus difficiles à gouverner. Si Dieu m’a donné cela, je les assume !

BAMILEKE.COM : Votre intronisation ne se serait pas déroulée sereinement depuis votre choix comme successeur de votre papa. Est-ce vrai que de hautes et respectables élites ont tenté des coups tordus ?

SA MAJESTE : Je ne suis pas au courant parce que dès que j’ai appris la mort de mon père, je me suis isolé selon ses instructions. Il m’avait dit  : "occupe toi de moi comme tu le fais, mais à ma mort, isole toi et revient uniquement aux obsèques, puis à la fin rentre chez toi". Je ne suis arrivé que le 05 avril vers 10h30, il y avait la messe et j’ai fait le tour du deuil comme tout le monde. Et le sort a décidé que je serais l’homme qui devrait conduire le Groupement. Donc je n’ai rien ressenti.

BAMILEKE.COM : Majesté, pourriez-vous nous dire un mot sur vous ? 

SA MAJESTE : Je ne parle pas souvent de moi, je laisse le soin aux autres ; on ne saurait se juger soi-même.

BAMILEKE.COM : Quels sont les rapports que vous entretenez avec les élites ?

SA MAJESTE : Rien de particulier, j’attends toujours, c’est un groupe très diversifié. A part ceux qui viennent vers moi, rien. Il faut d’ailleurs les organiser. N’eut été le fait que je suis sur beaucoup de front, je m’y serais attardé déjà. 

BAMILEKE.COM : A votre avis quelles solutions pouvez- vous préconiser pour une meilleure connaissance des traditions BAMILEKE, BAYANGAM en particulier ? 

SA MAJESTE : Il faut que les gens aillent vers leur culture, il faut organiser des manifestations publiques et démystifier certaines choses. Dan un proche avenir l’Association des Chefs Supérieurs de l’Ouest pense organiser un FESTIVAL DES ARTS et de la CULTURE BAMILEKE.

BAMILEKE.COM  : Vous serez lu certainement par des milliers de personnes, quels commentaires faites vous aux jeunes compatriotes qui vivent à l’étranger et qui sont radicalement coupés de leurs racines ?

SA MAJESTE : Pour qu’une plante vive, il faut qu’il y ait de la terre sur ses racines ! Le contraire c’est la mort ! En d’autres termes, où qu’on soit, il faut protéger ses racines, ses origines. Il faut qu’ils sachent qu’ils peuvent s’appuyer sur moi autant que faire se peut. Les gens doivent savoir que je suis le père de tous les BAYANGAM sans exception aucune. 

BAMILEKE.COM : BAYANGAM semble á mon avis ne pas du tout progresser ! Quelles actions comptez vous entreprendre á votre niveau pour le développement de ce groupement ? 

SA MAJESTE : Est-ce BAYANGAM de 2002 est celui d’il y a 10 ans ?

SA MAJESTE : NON….

SA MAJESTE continue…: Il y a eu un fort exode rural des jeunes suivis de la création des lycées et collèges. Sur un autre plan, les vieux qui meurent ne sont pas remplacés. On n'investit pas assez et le niveau de vie est très bas. Il faut beaucoup de paramètres pour accélérer le développement. Je ne peux rien faire seul. Il faut que les gens proposent et entreprennent. 

BAMILEKE.COM  : Majesté, des questions qui pourront vous paraître superflues : combien de femmes avez vous déjà et vous comptez en avoir combien ? 

SA MAJESTE : HUM…j’ai 18 femmes dont 16 veuves ! Combien j’aimerais avoir, l’avenir nous le dira. J’espère que les internautes et les lecteurs comprendront ce que veut dire 16 veuves !

BAMILEKE.COM : Quelle est la situation de l’insécurité dans votre groupement ? 

SA MAJESTE : C’est la même situation partout au pays. Des petits cambriolages ici et là. Mais le problème fondamental c’est que les concessions ne sont pas habitées ! Avec de grandes concessions meublées, équipées et vides qu’attendez-vous ? Il faut à défaut d’un fils de la concession, avoir un gardien. 

BAMILEKE.COM : Comment comptez-vous vous y prendre pour unifier la famille BAYANGAM ? 

SA MAJESTE : Le problème est entre les enfants. Donc réparable, si cela était entre le père et ses enfants, cela aurait été catastrophique. Tant qu’ils viendront vers moi, on va s’atteler à unir et ce n’est pas grave dans ce cas là. Figurez-vous que même dans une famille monogamique, il y a parfois des problèmes. Quand ils sont entre les enfants ou entre les enfants et leur mère l’autorité du père peut mettre tout le monde d’accord. Par contre, si cela est entre le père et l’une des composantes de la famille, c’est la déchirure, la cassure. Bref ce n’est pas le cas ici et je m’attèle à garder tout le monde sans exclusion. 

BAMILEKE.COM  : Combien de quartiers BAYANGAM compte-t-il ? 

SA MAJESTE : Il y a 18 quartiers en regroupés en 9 grands ensembles.Tchalla est un regroupement de quartier ; TOMKHE est dans la grande unité. 

BAMILEKE.COM : Quels sont vos rapports avec les autres Chefs de Groupement voisins  à Bayangam? Avec le Maire de bayangam ? 

SA MAJESTE : Aucun problème, vraiment rien à signaler. Le Chef BANDJOUN c’est pour moi un père chez qui je vais souvent prendre conseil. BATOUFAM c’est mon ami, BANGOU est éloigné mais on se voit souvent, BAHAM et moi c’est des rapports fraternels ; on a beaucoup de choses en commun, les mêmes coutumes pratiquement, c’est les mêmes relations avec BAHOUAN. Avec le Maire c’est des rapports comme avec toute élite BAYANGAM, donc des rapports entre un père et son fils, donc globalement positifs… 

BAMILEKE.COM : Majesté, je voudrais vous dire tout de même que vos actions contre les voleurs ont été fort appréciées par les populations !

SA MAJESTE : ……ne dit rien….. Et passe à la question suivante.

BAMILEKE.COM : Majesté, je vous prierais de nous livrer une information en exclusivité…..

SA MAJESTE : Pas d’exclusivité, je suis un homme spontané. 

BAMILEKE.COM : A quand votre visite à DOUALA ou YAOUNDE ? 

SA MAJESTE : Ca ne dépends pas exclusivement de moi. Ces villes me font part et on s’arrange. La décision ne me revient pas, je suis là pour ça, à la disposition des BAYANGAM. 

BAMILEKE.COM : J’ai parfois entendu dire que vous fréquentez beaucoup plus les riches que le peuple. Est-ce que cette critique est fondée ? Car on parle beaucoup de vos séjours dans un palace de Douala qui appartient à une élite qui est loin d’être aimée par ses frères ! Seriez-vous bien aimable de nous éclairer sur ces affirmations qui ont le mérite de vous salir ? 

SA MAJESTE : Je vais souvent à Douala pour mes affaires personnelles. Il faut que les gens sachent qu’avant d’être Chef, j’étais autre chose hier ! Et si je viens en tant que Pouokam Georges, je ne dois pas mêler le Chef et vice versa. Il faut que ce soit clair !

S’il y a un autre BAYANGAM qui a un hôtel qu’on me le dise ! Comment voulez vous que j’aille ailleurs que chez un BAYANGAM ? Quand j’arrive dans une ville, s’il n’y a pas de BAYANGAM, ayant un hôtel, je vais chez un BAHAM et s’il y en a pas je vais chez un BAHOUAN. Si ces cas sont épuisés alors je vais voir ailleurs.

Comment vous pouvez achetez des produits chez le concurrent de votre fils ; Cette situation est typique des BAMILEKE ; il faut que nous nous soudions les coudes ! Cela doit être clair ; c’est une philosophie que j’applique. Ce n’est en rien une subordination à u tel ! C’est mal me connaître…

Je ne sais pas ce qu’on appelle riche ou pauvre ! Je vais chez tout le monde. Mais il se trouve que pour inviter le Chef, il faut des dispositions particulières. On dit par exemple qu’il faut <<la chèvre du Chef>> etc. Quand vous invitez votre papa il y a tout de même des dispositions à prendre ; C’est de la simple logique.

BAMILEKE.COM : Selon des informations concordantes, vous prépareriez un texte organique des communautés BAYANGAM qui préconisent un président élu et un Chef de famille nommé par vous. N’avez vous pas peur des tares du bicéphalisme ? Ne craignez vous pas une madasgacarisation des communautés ? 

SA MAJESTE : Le pouvoir traditionnel ne fonctionne pas avec des textes ! Tout se passe oralement. En réunion des Chefs traditionnels de l’OUEST, nous avons supprimé les appellations << chef de famille>> <<chef de communauté >> etc. On a assisté à des dérives avec ces titres.

Il y aura désormais un représentant du Chef et par exemple à Douala je n’en ai pas. Pour revenir à votre question, il n’y a pas de texte en préparation. 

BAMILEKE.COM  : Majesté ça c’est une exclusivité…. 

SA MAJESTE : Oui… il faut que cela soit clair. Il n’y aura plus d’élections nulle part mais des désignations. Pour les réunions et associations diverses, ayez des présidents et autres cela ne jeune pas et c’est même une bonne chose. 

BAMILEKE.COM : Donc si je comprends bien plus d’élections ni à Yaoundé ni ailleurs… 

SA MAJESTE : C’est terminé les élections ! IL N’y aura pas de bicéphalisme, mon Représentant sera Moi. Son rôle est celui d’arbitre pas comme un administratif qui a ses position, ses visées.

BAMILEKE.COM  : Il y aura des nominations dans la communauté BAYANGAM ? 

SA MAJESTE : Oui c’est sur mais je ne connais pas encore bien les gens. 

BAMILEKE.COM : Vous serez victime de pressions diverses… 

SA MAJESTE : Oui qu’ils viennent on verra bien ! 

BAMILEKE.COM : Je me suis laissé dire que vous étiez jeune et ambitieux. Je n’en doute pas. Quel sera votre programme pour le développement de BAYANGAM et de sa culture ?

SA MAJESTE : Je n’aime pas fonctionner sur programme. Un Chef Supérieur ne fonctionne pas ainsi. Mes actions doivent plutôt être des surprises. Mon programme c’est celui de la population, des élites. Si vous veniez ainsi avec une chose importante pour le développement ou la culture…Ben je vous donnerais le feu vert et tout le village en bénéficierait !

Il faut en somme être un bon arbitre. 

BAMILEKE.COM  : Je voudrais finir en parlant du développement de BAYANGAM. Où en est le CADBAY ? Les populations disent que c’est un bureau de fatigués et de dormeurs ! Vous qu’est ce vous en pensez ? C’est quand même grave cette léthargie ! 

SA MAJESTE : Je ne sais même pas ce qu’il en est du CADBAY, je ne sais pas s’il fonctionne ! Il faudra un congrès général comme celui qui avait avorté. Il faudra une structure permanente de développement. Par exemple, voici notre Chefferie à tous. Elle est entièrement à ma charge ! C’est dangereux ! Ce comité permanent prendrait en charge certaines choses. C’est à ce prix qu’est le progrès. Autre chose, lors des cérémonies officielles du LAKAM, les réunions étaient improvisées, les gérants de budget improvisées, les cotisations et les personnes ressources pareils. Cela a été très difficile ! Alors qu'avec une structure permanente, cela aurait été plus aisé, il y aurait des fonds à l’avance, des Hommes et il ne resterait plus qu’à décider de ce qu’il y a lieu de faire. Pour votre journal à paraître, sachez ceci : il y aura des CARTES DE DEVELOPPEMENT. Chaque BAYANGAM aura le sien en fonction de ses moyens. Ce sera la ressource principale de ce comité permanent de développement. Je commence à voir un peu clair et s’il plait à Dieu, d’ici l’année prochaine, nous aurons des funérailles avec l’accord des sociétés secrètes.

BAMILEKE.COM : Avez-vous des contacts avec les BAYANGAM de France ? 

SA MAJESTE : Pas de contacts directs ; je leur ai écris une fois. Et certaines personnes m’ont écris en particulier. 

BAMILEKE.COM : VOTRE MOT DE FIN ?

SA MAJESTE : Avec moi, il n’y a jamais de fin ! JE VOUS REMERCIE TRES SINCEREMENT......................Sa Majesté se lève et quelques minutes plus tard revient avec une bonne bouteille de vin d’une région bordelaise dont j’ai eu le bonheur de visiter et que tous les connaisseurs de vins connaissent SAINT EMILION !!!!

Et moi de le lui prendre mains jointes, genou fléchi et de lui exprimer en BAMILEKE un merci ! En BAYANGAM mot à mot il dira "arrive chez toi, avec ta famille faites quelque chose avec ceci !". Non sans une certaine joie de bien finir, nous passons aux dernières photos et une petite visite de la Chefferie!

MERCI-PAR GERARD PHILIPPE KUISSU - http://www.bamileke.org/Newfolder/bay_interview.htm

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 07:25

Après la parenthèse des coupes africaines interclubs, le championnat national de Ligue 1 de football a repris droit de cité ce mercredi 12 février 2014. En dehors de l’Union sportive de Douala qui était dispensée, les 18 autres clubs engagés dans cette compétition ont tous été au rendez-vous.

Les amoureux des buts ont été servis : 18 buts ont été inscrits pour huit victoires dont une seule à l’extérieur contre un match nul vierge.
Après avoir démarré la compétition en trombe Unisport du Haut-Nkam Panthère du Ndé New stars de Douala et Njalla Quan sport academie de Limbé ont été ramenés sur terre cet après midi. Si Unisport s’en tire avec un match nul au stade Mankon de Bamenda devant Yong sport local ce n’est pas le cas pour les autres qui ont tous essuyé des revers.

Par contre Coton sport de Garoua le champion en titre Astres de Douala le vice champion en titre et Ums de Loum de Pierre Womé Nlend et les miraculés Bamboutos de Mbouda et Sable de Batié qui couraient après une première victoire ont mis un terme à leur supplice en décrochant chacun les trois points mis en jeu.
Seuls Canon sportif de Yaoundé finaliste de la dernière Coupe du Cameroun et Renaissance de Ngoumou n’ont jusqu’ici engrangé le moindre point…

Scores complets 3e journée mercredi 12 février 2014
Douala : Astres FC – Tkc de Yaoundé 2 buts à 1
Yaoundé : Canon – Sable de Batié 1 but à 2
Yaoundé : Apejes – New stars de Douala 1 but à 0
Bafia : Cosmos – Douala Athlètic club 2 buts à 1
Bamenda : Yong sport – Unisport du Haut-Nkam 0 but partout
Njombé : UMS de Loum – Renaissance de Ngoumou 1 but à 0
Garoua : Coton sport – Fovu club de Baham 2 buts à 1
Garoua : Scorpion de Bé – Njalla Quan sport de Limbé 1 but à 0
Mbouda : Bamboutos – Panthère du Ndé 2 buts à 1
Union de Douala exempte.
Programme des matches de la 4e journée
Dimanche 16 février 2014
Douala : New stars – Canon de Yaoundé
Yaoundé : Tkc – Douala athlètic club
Yaoundé : Renaissance de Ngoumou – Apejes de Mfou
Bafang : Unisport - Bamboutos de Mbouda
Bangangté : Panthère – Ums de Loum
Garoua : Scorpion de Bé – Fovu club de Baham
Garoua : Coton sport – Njalla Quan sport de Limbé
Suite te fin mercredi 19 février 2014
Bafia : Cosmos – Astres de Douala
Douala : Union – Yong sport de Bamenda
Sable de Batié exempt.

Classement non officiel à l’issue de la 2e journée:
1er : Unisport du Haut-Nkam 7 pts
2e : Panthère du Ndé 6 points
3e : New stars de Douala 6 pts
4e: Njalla Quan sport de Limbé 6 pts
5e: Apejes de Mfou 6 pts
6e: Cosmos de Bafia 6 pts
7e: Coton sport de Garoua 5 pts
8e: Sable de Batié 5 pts
9e: Ums de Loum 4 pts
10e: Union de Douala 4 pts
11e: Bamboutos de Mbouda 4 pt
12e: Scorpion de Bé 4 pt
13e: Astres de Douala 3 pt
14e: Fovu de Baham 3 pts
15e: Douala Athlètic club 1 pt
16e: Tonnerre de Yaoundé 1 pt
17e: Yong sport de Bamenda 1 pt.
18e: Canon de Yaoundé 0 pt
19e: Renaissance de Ngoumou 0 pt

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:31

Dans une interview exclusive accordée à Cameroon-Info.Net, cet ancien chef de la cellule de communication de la Fécafoot et Directeur du Cabinet du président d’Iya Mohamed condamne la gestion actuelle du comité de normalisation du Pr Joseph Owona.

abdouraman.jpgApres Iya Mohamed, c’est au tour de Joseph Owona de faire face a la liberte de ton de l’un de ces membres du comité de normalisation de la Fécafoot, Abdouraman Hamadou. Le président de l’Etoile Filante FC de Garoua juge irraisonnable toute prolongation du mandat du comité de normalisation. Pour Abdouraman, il n’y a rien de professionnalisme dans la ligue professionnelle sinon le nom. Le championnat qui vient d’etre lancé devrait à son avis etre à reduit à 10 clubs.

Quel bilan faites-vous de votre passage au sein du comité de normalisation surtout que la durée de vie de la structure tire vers sa fin ?
Au mois d'août dernier, j'avais été invité à une séance de travail très constructive par la commission chargée des élections qui m'avait semblé faire un travail sérieux. Deux semaines auparavant, j'avais soumis par écrit au Président du Comité de Normalisation, qui avait accusé réception dans des termes fort aimables, un ensemble de 31 propositions allant dans le sens de l'amélioration des statuts de la FECAFOOT. Hélas! depuis lors, nous n'avons plus aucune visibilité sur l'état d'avancement de la mission du Comité qui est la révision des Statuts de la FECAFOOT et l'organisation des élections tout en gérant les affaires courantes. Pire, l'on se rend compte que ce comité déploie des trésors d'imagination pour prolonger son mandat.

Y a-t-il une nécessité de prolonger le mandat du comité de normalisation ?
Il n'y a aucune raison objective pour cela. Comment expliquer que le Comité composé de juristes n'ait pas pu réviser en six mois les statuts de la FECAFOOT sur la base d'un modèle fourni par la FIFA? Comment ont fait les marocains pour réviser en trois semaines les statuts de leur fédération et les faire valider par la FIFA? Il est clair qu'il y a de la part du président du comité de normalisation et de ses collègues une très forte volonté de durer le plus longtemps possible à la FECAFOOT.

Quels sont les textes que le comité de normalisation a déjà révisé ?
Si je le réfère à la décision de la FIFA, il s'agit uniquement des Statuts de la FECAFOOT et rien d'autre. Mais j'ai été très surpris d'entendre le président du comité évoquer 28 textes, alors que la FECAFOOT compte en tout et pour tout cinq textes. Je suis très curieux de savoir d'où sortent tous ces textes et à quoi ils correspondent.

Peut-on déjà espérer avoir des élections saines et transparentes à la Fécafoot ?
Cela me semble très compliqué dans la mesure où le comité a volontairement laissé pourrir la situation au sein des ligues départementales et régionales qui sont toujours dirigées par les fidèles de l'ancien exécutif. De nouveaux clubs sont créés en masse dans le seul but de participer aux élections et les président des clubs dit d'opposition sont éliminés à travers des décisions arbitraires sous le regard complice du Président du comité qui s'est objectivement allié au clan qu'il a trouvé sur place.

Quelle différence faites-vous entre la « Fécafoot Iya Mohamed » et « le comité de normalisation de la Fécafoot Joseph Owona » ?
À voir ce qui se passe actuellement à la FECAFOOT, on aurait mieux fait de laisser l'ancien exécutif continuer. À ce rythme, ce qui reste de notre football va complètement disparaître d'ici quelques petits mois.

La ligue professionnelle vient de donner le coup d’envoi du championnat sans sponsor. Quel avenir ?
À mon avis, c'est une aventure sans issue. Par leur niveau d'organisation, nos clubs d'élite n'ont rien de professionnel. Il en est de même de la ligue qui n'a de professionnel que le nom. Dans ces conditions, je ne vois pas une entreprise sérieuse s'engager.

Y avait-il une nécessité de passer de 14 a 19 clubs?
Tout au contraire, compte tenu des problèmes spécifiques à notre football l'idéal aurait été de réduire le nombre des clubs d'élite à dix. Je voudrais rappeler que j'ai été le principal interlocuteur de la FIFA dans le cadre de l'initiative "Gagner en Afrique avec l'Afrique" dont le but principal était de professionnaliser les championnats africains. La FIFA, après plusieurs missions au Cameroun, nous avait soumis un cahier des charges avec des prescriptions claires. La réduction du nombre de clubs de première division à 14 et la création d'un championnat national de deuxième division. Cette réduction était motivée par le nombre relativement limité des joueurs de bon niveau dû à l'exode massif et prématuré des joueurs locaux et les difficultés financières de nos clubs. À ce jour, ces facteurs n'ont pas évolué. Tout au contraire, le retrait de MTN CAMEROON a compliqué la donne avec un manque à gagner annuel de l'ordre de 700 millions de francs CFA.
Plus grave, cette modification du nombre de clubs à la fin du championnat est une violation flagrante des textes de la Ligue de Football Professionnel, de la FECAFOOT et de la FIFA. Pour procéder à une telle modification, au moins une année transitoire est nécessaire dans le cadre du football association.

Seriez-vous toujours candidat à tête de la ligue régionale de football pour le nord ?
Je n'ai jamais été intéressé par ce poste, car j'ai toujours pensé que pour bien diriger une ligue, il faut résider sur place. Le football moderne ne se gère plus comme il y'a trente ans. Pour bien se développer, notre football à besoin d'une bonne organisation et des dirigeants disponibles. Si j'ai été amené à présenter ma candidature l'année dernière, c'est tout simplement pour pouvoir dénoncer le caractère injuste de la réglementation en vigueur à ce moment-là. Je l'ai fait jusqu'au Tribunal Arbitral du Sport avant que la FIFA n'entre en jeu. Aujourd'hui, la ligue du nord est malheureusement gérée comme une chefferie traditionnelle. Maintenant que le pouvoir revient aux clubs, j'ai dit aux autres acteurs du football local de prendre leur responsabilité lors des prochaines élections. Ils ont le choix entre garder la monarchie régnante et continuer de sombrer dans le néant ou confier le pouvoir à une nouvelle classe plus ambitieuse et sincèrement soucieuse de l'avenir du football local.

Cameroun prendra la route pour le Brésil. Quelles sont nos chances pour se retrouver au moins au 2e tour ?
Si l'on considère qu'il reste une place à prendre, l'autre revenant au Brésil, nous avons une chance sur trois pour décrocher cette place. Pour passer le premier tour, il faudrait que nos joueurs se transcendent lors des deux premiers matches. Ce qui est possible si nos vieux démons ne resurgissent pas.

© Peter KUM | Cameroon-Info.Net

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:19

 

Loin des yeux, près du cœur semble dire Samuel Eto’o fils qui, depuis la ville de Londres en Angleterre où il réside voici six mois, a tenu à s’adresser à ses jeunes compatriotes qui célèbrent en ce mardi 11 février, la fête nationale de la jeunesse.
«En ce jour spécial du 11 Février 2014, qui marque la 48ème édition de la fête de la jeunesse du Cameroun et dont le thème cette année est: "La jeunesse, le patriotisme, et la promotion de l'intégration nationale", je tiens à souhaiter à tous une bonne et heureuse fête de la jeunesse!» a déclaré d’entrée de jeu à travers sa page facebook, l’actuel meilleur footballeur africain dont les performances, la détermination et surtout le fighting spirit sont source d’inspiration pour des jeunes en difficultés. «Je profite également de cette occasion pour vous encourager dans vos combats quotidiens. Sachez que votre avenir est entre vos mains. Travaillez dur, soyez solidaires et surtout ne vous interdisez JAMAIS de rêver, car toute belle histoire commence par un rêve» a conclu.

l’international camerounais de 32 ans qui a vécu dans le très difficile quartier New-bell à Douala et qui est devenu le symbole de la réussite sociale à force de rêver et travailler.

Rigobert Song Bahanag, l’ex capitaine emblématique des Lions indomptables de football, champion d’Afrique 2000 et 2002 a aussi saisi cette occasion pour souhaiter « Bonne fête de la jeunesse à tout mes frères et sœurs camerounais».

© Adeline Atangana | Cameroon-Info.Net

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:16

Amanda Njawé s’est confiée à la rédaction du groupe de presse en ligne www.camer.be, sur les remous qui agitent en ce moment le journal emblématique crée par Pius N. Njawe. Sans états d’âmes, elle éclaire la lanterne de nos lecteurs. « C’est moi la patronne de Le Messager. (…) Jules doit prouver qu’il est fils légal de notre père, c’est tout ce que nous lui demandons. Il y a d’un côté des enfants légitimes, tous majeurs, des orphelins. Et de l’autre, des gens qui veulent faire main basse sur les biens de notre feu père. »

Bonsoir Amanda Njawé. Le journal « Le Messager » vit quelques remous. Quelle en est la situation exacte ?
Merci de venir vers moi pour comprendre ce que « Le Messager » vit en ce moment. Je dois à la vérité de vous dire que c’est regrettable. Feu notre père, le très regretté Pius N. Njawe doit se retourner en ce moment dans sa tombe. Ce qui se passe au Messager est que des individus qui n’ont juridiquement aucune qualité se sont permis de croire qu’ils peuvent nommer un directeur de publication. Il s’agit d’une illusion ce qui s’est passé le 19 décembre 2013. En effet le sieur Michael Musuma Njawe, qui est notre oncle, le frère ainé de notre père n’a, en droit camerounais aucune qualité pour nommer le directeur de publication du journal Le Messager alors que les ayants droit légaux, ont  demandé à la justice de désigner un administrateur des biens, ce qui a été fait. Ceci est d’autant plus conforté par le cadre utilisé pour cette nomination (réunion de famille au lieu de l’assemblée Générale conformément à l’acte uniforme OHADA relatif aux sociétés commerciales et aux GIE).

Pour un camerounais averti, cette nomination est à la fois illégale et irrégulière. Illégale parce qu'il n’est pas associé et même s’il prétendait représenter les parts de sa maman, il se poserait un problème de quorum et de qualité des membres ayant pris part à leur réunion. Irrégulière parce que, conformément à l’acte uniforme OHADA, les décisions dans une société à responsabilité limitée doivent être prises en assemblée générale et non lors d’une soit disant réunion de famille.

En tout cas il s’agit d’un acte de gangstérisme dont les conséquences de droit seront prises devant la justice Camerounaise qui a été saisie à ce propos. Nous, orphelins de Pius N. Njawe et ses ayants droit légaux faisons confiance à la justice de notre pays. 
 
Qui est le  véritable patron du quotidien privé « Le Messager » depuis la mort de votre géniteur ?
Je ne sais pas ce que vous entendez par « véritable patron du Messager ». Il faut faire des rappels historiques nécessaires. Le 24 août 2010, après la mort de notre père, j’ai en tant que enfant Njawe présents au Cameroun pendant les obsèques de notre regretté père, présidé une réunion avec l’ensemble du personnel. La famille à l’unanimité m’avait désigné comme administratrice  provisoire des biens de la succession de notre père. J’ai informé le personnel de cette décision. Et au cours de cette réunion à laquelle a pris part tous les enfants légaux et légitimes de feu Pius Njawe, y compris ceux qui se font prévaloir ce titre, et les différents membres de la famille Njawe, dont son frère ainé Moungoue Musuma Michael, j’ai renouvelé ma confiance et mes encouragements à tout le personnel. Le Messager qui a été créé par notre défunt et regretté père Pius N. Njawe est une Sarl dont il détient la majorité des parts sociales (plus de 90%). Il s’agit donc d’un bien personnel. Nous avons convoqué l’assemblée générale des associés qui a nommé un directeur de publication par intérim en la personne de Jean Baptiste Sipa, et un gérant en la personne de TANENDJIO Rodrigue en définissant les pouvoirs de chacun.  Voilà les deux responsables qui devaient conduire le Messager après le décès de notre père.

A peine ont-ils pris leurs fonctions qu’ont surgi les menaces du nommé Jules Ombede et de sa mère. Le premier affirme qu’il est fils ainé de notre père, et que c’est lui qui doit gérer les choses. Sa mère se montrera même menaçante vis-à-vis de M. Sipa. Nous avons répondu à Jules et à sa mère qu’il faut que Jules apporte la preuve qu’il est le fils légitime du point de vue de la Loi. Il ne l’a pas fait jusqu’à ce jour. Entre temps les fils légitimes ont saisi la justice en procédure de désignation d’un administrateur des biens de la succession de Pius N. Njawe. Le 22 décembre 2011, la justice camerounaise a désigné Madame CHEAKAM NJAWE Amanda administratrice des biens. C’est moi la patronne du Messager. C’est moi qui, après consultation des ayants droit légaux, nomme le directeur de publication du Messager étant entendu que nous les ayants droits détenons plus de 90% des droits de vote. C’est ce que j’ai fait avec Jean Baptiste Sipa, et que j’ai fait récemment avec Jean Vincent TCHIENEHOM comme directeur de publication et Jean François CHANNON DENWO comme directeur de publication adjoint. Les décisions qui les nomment ont fait l’objet d’un arrêté de constatation signé de l’autorité compétente qu’est le préfet du Wouri. Ce n’est pas un oncle qui nomme un directeur de publication au nom d’un soit disant conseil de famille qui ne s’est jamais tenu d’ailleurs. Conformément à la loi, le conseil de famille n’est pas un organe ou les décisions peuvent être prises pour la marche d’une personne morale en l’occurrence Le Messager qui est une Société à Responsabilité Limitée.
Tous ceux qui l’ont fait vont répondre devant la justice.
 
Votre frère Jules Njawé a laissé entendre qu’il était l’objet d’attaques. Que répondez-vous à cette accusation ?
Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je n’ai rien à dire face à cela. Jules doit prouver qu’il est fils légal de notre père. C’est tout ce que nous lui demandons. Au lieu de venir semer le désordre au Messager. S’il est vraiment le fils de feu Pius N. Njawe, il doit pouvoir comprendre que Le Messager est un bien précieux de notre père. Et arrêter le désordre et les menaces. Et je profite de cette occasion pour dire au personnel qui lui est acquis en ce moment de se ressaisir pendant qu’il est encore temps.

N’avez-vous pas peur de voir exploser le groupe ?
Je ne le souhaite pas. Nous faisons confiance à la justice camerounaise. Comment un oncle peut-il prétendre décider alors que les ayants droit majeurs sont vivants ? Cela s’est vu où ? Il faut bien qu’on me l’explique.

Quelles garanties donnez-vous à vos lecteurs que « Le Messager » va résister à la dispute familiale ?
Franchement, je dois vous dire qu’il ne s’agit pas de dispute familiale. Il y a d’un côté des enfants légitimes, tous majeurs, des orphelins. Et de l’autre, des gens qui veulent faire main basse sur les biens de notre feu père. Non seulement on nous a pris nos maisons, mais aussi on veut prendre Le Messager. Je rassure nos chers lecteurs qu’il s’agit d’une autre crise qui a été créée par des ennemis du Messager. Un homme politique pendant les obsèques avait dit que des gens vont tout faire pour tuer le journal.  Ces gens sont connus de nos jours. Et c’est dommage que des membres du personnel dont ceux qui se prétendaient être des amis de notre père jouent à ce jeu et en sont des acteurs premiers. Nous les connaissons. Et nous nous en souviendrons.

© Camer.be : Armand Ougock
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:26

Elle a également fait des propositions pour un suivi indépendant encore plus performant, au cours d’un atelier organisé le 8 février 2014 à Yaoundé.

Une enquête sur le Suivi indépendant du C2D (Contrat de Désendettement et de Développement) par la Société Civile camerounaise édition 2012/2013 a été présentée au public le samedi 8 février 2014 au siège de la Centrale Syndicale du Secteur Public à Yaoundé.

C2D photo

Maurice Angelo Phouet Foe, coordinateur technique

du suivi indépendant C2D, pensant sa présentation.

 En rappel, le projet de suivi indépendant du C2D a pour objectif principal de garantir une utilisation transparente, équitable et efficiente des fonds issus du C2D et pour objectifs spécifiques de disposer d’un angle de vision autonome pour observer et analyser la mise en œuvre du C2D-Cameroun ,Doter les représentants de la Société Civile des bases de propositions pertinentes dans le processus de dialogue au sein du COS/C2D, et de leur permettre de mieux assurer leur rôle de relais entre les populations et les pouvoirs publics du Cameroun et de la France.

                                 Les Principaux Problèmes ou goulots d’étranglement.

Selon les résultats de cette étude ou enquête de la Société Civile Camerounaise, les problèmes qui perturbent le suivi indépendant du C2D sont entre autres les difficultés d’accès à l’information et aux sites de projets, l’Absence de budget connu, de mécanisme approprié et de calendrier précis pour le déblocage des fonds ; la Mise à disposition tardive des financements nécessaires au suivi indépendant ; la Volonté pernicieuse et persistante de caporalisation du dispositif de suivi indépendant,en violation de la résolution du COS de Mars 2011 qui stipule : «les audits et évaluations prévus…..……ne viseront pas à une refonte des ces instances mais une amélioration et un renforcement pour une plus grande efficacité de leur fonctionnement » ; la Remise en question sans raison valable de la résolution du COS de Mars 2011 dans la résolution du COS 2012 ;la Manipulation et tentative d’induction du COS 2013 en erreur à travers une proposition contraire à la résolution du COS de Mars 2011.

c2D images

Assurer un meilleur suivi des travaux sur le terrain.

                           Montants alloués au suivi indépendant depuis 2008.

Selon les documents remis à la presse, il ressort que les financements français sont évalués à 98.885.000 FCFA en 2008 ; et 92.593.241 FCFA en 2009/2010. Quant aux financements C2D, ils s’élèvent à 120.621.299 FCFA en 2010/2011 ;151 000 000FCFA en 2012 et 120 000 000 FCFA en 2013. Au regard de ces chiffres décroissants la Société Civile a donc fait un certain nombre de recommandations visant la mise en œuvre efficiente du C2D au Cameroun. Il s’agit d’Initier une campagne de Sensibilisation à l’intention des maîtres d’ouvrage pour plus de professionnalisme dans  l’accomplissement de leurs missions, de Veiller de plus en plus à ce que dans la phase d’instruction, les activités centrales ciblées soient faciles d’exécution et toujours en cohérence avec le DSCE, de Bien définir les objectifs de suivi ainsi que les responsabilités, depuis  le CTB jusqu’aux instance d’exécution à la base, Elaborer un planning prévisionnel des sessions du CTB, Harmoniser le fonctionnement des cellules C2D ; Prendre en compte la dimension gouvernance dans les différents programmes et enfin Saisir l’opportunité de la revue à mi-parcours pour procéder à des réorientations.

                               Pour un suivi indépendant encore plus performant.

La Société Civile Camerounaise estime que pour un suivi indépendant encore plus performant du C2D, il est important, voire urgent de Faciliter l’accès des acteurs du Suivi à l’information (conventions de programmes,  état de la mise en œuvre des programmes, missions de supervision AFD) ; Détermination pluriannuelle du montant du budget du suivi ; permettre le Déblocage des fonds en début d’exercice comme c’est le cas avec les autres instances de pilotage et Favoriser une communication plus fluide auprès des populations.

Ericien Pascal Nguiamba-http://www.yaoundeinfos.com

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 17:24

Le ministre français délégué auprès du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Guillaume Garot,  a affirmé, vendredi, à Abidjan que "80% du chocolat consommé en France est issu du cacao ivoirien".

M. Garot qui s’exprimait à l’occasion de la signature d’une convention de financement des intrants agricoles au profit des producteurs de cacao ivoirien, a en outre dit, "le cacao ivoirien n’est pas n’importe quel cacao, c’est sans doute l’un des meilleurs au monde", affirmant que "les français adorent le cacao ivoirien".

Pour M. Garot, Il  y a un défi commun qui lie le consommateur français et le producteur ivoirien. "La France est prête à intensifier ses efforts pour faire en sorte que du point de vue de la recherche, de l’aide aux coopératives de producteurs, des infrastructures que nous puissions être aux côtés des ivoiriens" a-t-il laissé entendre.

Selon lui, il s’agit pour la France d’aider à la restructuration de la filière cacao, indiquant que des orientations de travail ont été définies sur le secteur agroalimentaire. "Il est très important que cette filière puisse assurer un développement durable", s’est justifié le ministre. Il a ajouté que cela  signifie que les producteurs puissent tirer un revenu "juste" et "digne" de leur travail et que les transformateurs puissent garantir une "qualité constante" de cacao.

Le ministre français de l’agroalimentaire a, cependant, soutenu que les deux pays pouvaient s’intéresser à d’autres secteurs dans des partenariats "gagnant-gagnant" entre des opérateurs économiques ivoiriens et français.

 (AIP)

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique &quot;Le Chasseur&quot;.
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