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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 17:13

Breveté de l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM) en 1974, major de la promotion 1976 de l’école nationale supérieure de police (ENSP) pour le cadre des commissaires. Biloa Ayissi a été radié du corps des fonctionnaires de la sûreté nationale sous l’ancien régime, avant d’embrasser la carrière de journaliste.

Breveté de l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM) en 1974, major de la promotion 1976 de l’école nationale supérieure de police (ENSP) pour le cadre des commissaires. Biloa Ayissi a été radié du corps des fonctionnaires de la sûreté nationale sous l’ancien régime, avant d’embrasser la carrière de journaliste.

Considéré par la corporation comme une grande gueule, le DP de Nouvelle Afrique est surtout connu pour son franc-parler légendaire et son caractère bien trempé. Dans l’entretien qu’il nous a accordé dans sa résidence du quartier Nsimeyong à Yaoundé, l’invité de la semaine nous expose sa vision du Cameroun tel qu’il va.


Qui est Biloa Ayissi ?

Je n’aime pas beaucoup parler de moi puisque le moi est haïssable. Ceci étant dit, je dirais que je me nomme Biloa Ayissi, je suis journaliste , directeur de publication de Nouvelle Afrique, je suis par ailleurs breveté de l’ENAM et diplômé de l’école nationale supérieur de police (ENSP). J’ai trois frères, c’est mon cadet qui est l’actuel ambassadeur du Cameroun au Japon, j’ai un autre qui fut le TPG (trésorier payeur général) de Yaoundé, et le troisième travaille comme économiste au ministère du plan. Notre père était un Upéciste pur et dur, malgré tout ce qu’on peut dire d’Ahidjo et quoiqu’une traque systématique était ourdie, par l’ancien régime à l’égard des Upécistes, nous avons tous pu intégrer des grandes écoles qui forment l’élite administrative de ce pays.


En commençant notre entretien, vous nous avez montré certains de vos titres et parchemins, notamment: un Brevet de l’école nationale d’administration et de magistrature obtenu en 1974, ensuite un diplôme de l’ENSP où vous fûtes major de votre promotion en 1976. En observant ces documents, nous avons remarqué que vous ne vous appelez pas Biloa Ayissi tout court, vous avez bel et bien un prénom…

J’ai refusé mon prénom (il sort sa carte d’identité de son portefeuille), ce sont les choses des blancs. Comme vous pouvez le remarquer vous-même, je n’en ai plus un.


Monsieur Biloa Ayissi, y a-t-il un sujet dont vous n’aimeriez pas qu’on parle aujourd’hui ?

Il n'y a pas de sujet tabou, il est vrai qu’on ne peut pas tout dire à moins d’être un stupide. Le journaliste ne peut pas tout dire pour des raisons évidentes. Qu’à cela ne tienne, disons que tout est permis.


Le président Biya vient de procéder a un vaste mouvement dans le corps de la police, la presque totalité des commissaires de la ville de Yaoundé a été muté…

C’est bien de faire des mouvements dans la police ou ailleurs, pour ne pas laisser les gens se sclérosés, pour ne pas les amener à penser que c’est un patrimoine familial. Nous avons beaucoup de problèmes aujourd’hui à cause de la longévité de quelques uns à certains postes, ce qui les amène à penser qu’ils sont des élites alors qu’il n’en est rien. Personne n’est indispensable, ni irremplaçable en république. Si je dis que j’étais informé certains penseront que c’est prétentieux, pourtant c’est vrai ! Ce que j’ai fait c’est ce qu’un citoyen doit faire dans ce cas. Si j’avais été suivi, nous n’en serons pas là. Il est impératif que notre pays soit dirigé par des gens qui ont à cœur de faire avancer les choses…par des gens qui ont le pays à cœur, parce que mon premier paramètre pour choisir un dirigeant c’est l’amour du pays avant le diplôme.


Depuis quelques temps, notre pays est le théâtre d’évènements jusque là inhabituels, rapts d’étrangers français dans le grand Nord, incursions des rebelles Centrafricains de la Seleka et antibalaka sur notre territoire à l’Est, sinon le Cameroun est-il menacé ?

Les mots Seleka et antibalaka c’est de la pure invention. Pourquoi la Seleka existe, qui est derrière la Seleka ? Pourquoi les antibalaka existent, qui se cache derrière ? Qui fabrique les armes donc se servent ces voyous ? Y a t-il eu un problème musulmans contre chrétiens dans ce pays avant ? Voici des gens qui ont vécus ensemble depuis longtemps et aujourd’hui, comme par enchantement. Tout d’un coup, ils se coupent les têtes à la machette, se massacrent à la kalache… qui est à l’origine des désordres en Afrique, je voudrais vous dire franchement que c’est la France ! Parce que c’est elle qui a intérêt qu’il y ait désordre en Afrique, contrairement au discours officiel. C’est indubitablement l’industrie de l’armement qui tire les ficelles dans l’ombre. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que lorsqu’on va en guerre, si on utilise 20 obus, il faut bien les remplacer. Le Cameroun ne fabrique pas les armes, pour les acheter il faut se retourner vers la France.

Mais la France n’est pas le seul pays a fabriquer les armes, s’il y’a procès à faire, il faut le faire contre tous les pays industrialisés, la grande Bretagne et les États-Unis y compris...

Qui gagne l’essentiel des marchés d’équipement en armement en Afrique noire francophone, et même ailleurs ! N’est-ce pas la France ? N’est-ce pas elle qui a toujours joué le rôle de pyromane-pompier dans notre continent ? N’a-t-elle pas, il y’a Quelques décennies amené M. David Dacko dans un avion militaire lors d’une prétendue opération Barracuda pilotée depuis l’Elysée ?


L’Afrique n’est-elle pas à l’origine de ses propres déboires, disons plutôt de sa situation actuelle ?

C’est une belle question et la réponse coule de source, c’est l’Afrique elle-même qui est à l’origine de tout. Si l’Afrique avait été une, rien de cela ne pouvait se produire. C’est la raison pour laquelle, je répondrai à votre question inhérente au péril qui pèserait sur notre pays, en disant que la menace est réelle. Pour réconcilier les gens en RCA, il est curieux et même marrant qu’on se retrouve avec des gens qui sont liés aux lobbies militaristes. Ces gens-là, vont exécuter les ordres qui viennent des gourous de ces lobbies militaristes. Je ne comprends pas toujours pourquoi le président Déby Itno qui est reconnu comme l’homme-lige de la France dans la sous-région a pu être associé aux pourparlers de paix en RCA, c’est dommage ! Idriss Déby Itno a eu l'outrécuidance de traiter vertement le président Biya en France, même si cela n'a pas été rendu public, il a affirmé que si Paul Biya s'amuse il va le faire virer. Là, je demande à M. Déby de faire attention, ce n'est pas parce qu'on porte des turbans et qu'on joue les guerriers qu'on est forcément redoutables, les soldats du désert ne peuvent rien faire en forêt.


Vous confirmez qu'Idriss Déby a menacé de faire virer le président Biya ?

Je le confirme, il a dit que si Paul Biya s'amuse il va le faire virer



Certains prétendent qu’après la Centrafrique, le Cameroun pourrait faire l’objet d’une déstabilisation… devrons-nous traiter ces mal-pensant de prophètes de l’apocalypse ?

Le Cameroun est suffisamment menacé, ce serait très irréaliste de les traiter de prophètes de l’apocalypse, je sais de quoi je parle et c’est la raison pour laquelle je suis allé dans les chaines des radios privées pour dire aux soldats français qu’ils n’avaient rien à faire chez-nous, qu’ils devaient foutre le camp de Ngaoundéré. Ils voulaient comme cela tisser des alliances avec des rebelles Camerounais, pour solliciter une intervention de la France.


N’est-ce pas un raccourci facile, il n’y a pas de rebelles ni de rébellion ouverte au Cameroun à ce que je sache ?

Le Cameroun a des opposants qui pourraient vite endosser des costumes de
rebelles et il suffira pour la France de passer un deal avec certains d’entre eux pour semer des troubles, dés que le gouvernement va essayer d’intervenir on va parler de massacre des civiles, ce qui de facto ouvrira la voie à une intervention militaire. C’est ce qui s’est passé en Lybie avec Kadhafi. Si nous disons que le Cameroun est un pays de paix, si nous distillons c e type de discours qui donne du chloroforme nous serons surpris un de ces jours.


Pensez-vous comme le ministre Tchiroma, que la diffusion du documentaire sur l’homophobie au Cameroun (diffusé par France 24), n’était qu’un alibi pour servir les besoins de la cause, c’est-à-dire, un montage visant à préparer les esprits?

Ce n’est pas un montage, c’est une politique ! Vous ne pouvez pas savoir ce que l’homosexualité a causé comme ravages dans notre pays. Au départ, la dévolution du pouvoir au Cameroun s’est faite par le canal anal parce que c’est Aujoulat qui était le véritable patron ici. Ce Monsieur a fait beaucoup de mal, au sein de notre classe politique dirigeante d’hier et d’aujourd’hui. Tous ceux qui avaient dit non, ont fini comme le docteur Albert Eyinga qu’on vient d’inhumer, comme le professeur Marcien Towa qui a dit non, à ces choses là ! D’ailleurs, quand Aujoulat avait demandé à le sodomiser, il lui avait vertement répondu que : « Tu vois comment, je suis costaud, si tu me demandes encore ce genre de choses, je vais te battre ». Quand il est allé raconter ses mésaventures aux siens, l’une de ses sœurs était même allé jusqu’à gifler Aujoulat, parce que l’eton c’est bien cela.


Un homosexuel du nom de Roger Claude Mbede est récemment décédé, le connaissiez-vous ?

Je ne connais personne du nom de Roger Claude Mbede... Je persiste et signe que nous ne pouvons pas laisser ni accepter qu’on transforme des hétérosexuels en homosexuels. La corporation a déjà perdu plusieurs grandes têtes à cause de cette pratique innommable. J’ai les larmes aux yeux, chaque fois que je pense à ce jeune confrère originaire de la Lékié comme moi… propriétaire d’un hebdomadaire qui a pignon sur rue, rassurez-vous je ne vais pas donner son nom. Le médecin qui le suivait à l’époque m’avait demandé de lui prodiguer des conseils, il était complètement foutu et souffrait même d’une incontinence… je lui ai posé la question suivante : comment peux-tu aussi facilement passé d’une extrémité à une autre ? Et à lui de me répondre, il était aussi temps que j’ai de l’argent. Ce Monsieur avait reçu 30 millions de francs d’un ministre (actuellement incarcéré au Sed), 20 millions d’un autre (incarcéré à Kondengui), un troisième lui avait offert des locaux où il a lancé son titre. Permettez-moi également d’évoquer le cas de ce brillant journaliste de la Crtv, qui avait pour amant un ex directeur d’une prestigieuse grande école devenu ministre, il est mort dans les conditions similaires, alors que j’étais son voisin au camp Sic Acacias, son épouse s’en plaignait d’ailleurs de vive voix. Je vous dis, que ce confrère avait la possibilité de mettre toute les personnes de son choix, dans cette grande école qui forme les magistrats et les administrateurs de notre pays.

Face à des situations aussi graves, convenez avec moi que si on se tait, on devient complice. Je m’en fous donc, si l’on me traite d’homophobe puisque je suis viscéralement opposé à cette pratique satanique.

Moi je ne cautionne pas qu’on soit obligé de baisser la culotte pour passer un concours ou obtenir un marché public. Je voulais vous faire une confidence assez cocasse, un beau jour l’ancien premier ministre André Marie Mbida m’avait dit, qu’Aujoulat avait formulé le vœu de le baiser, et à lui de le rétorquer… si toi tu me baises, qui va baiser Marguerite, c’est-à-dire sa femme !


Fermons la parenthèse de l’homosexualité, pour parler d’autres choses, même si nous y reviendrons tout naturellement. Parlons de politique, et notamment d’un débat qui devrait cesser d’être considéré comme tabou, c’est au sujet de la succession du président Biya. Certains observateurs, à l’instar d’un invité que nous avons eu ici même, allèguent que l’après Biya serait synonyme de chaos, voire de guerre civile, partagez-vous ce point de vue ?

Le mot succession est absolument inapproprié, qu’entendez-vous par succession ?

Je voulais parler de la vacance au sommet de l’Etat…

Laissez-moi répondre en disant qu’en dépit des gesticulations que nous observons au sein du sérail, il sera très difficile voire impossible pour un Bulu de remplacer un Bulu, d’un. De deux, beaucoup continuent à penser que c’est le RDPC qui va choisir le remplaçant du président Biya, là encore c’est archifaux ! Vous semblez peut-être perdre de vue que c’est ce parti (Rdpc) qui est largement majoritaire à l’assemblée nationale et au Sénat en ce moment. Et c’est le président du Sénat qui assure l’intérim et organise les élections. Le président du Sénat, vous dites ! (éclats de rire). Je dis, laissons le temps au temps. Mais je peux vous affirmer que lorsque la mort du président Biya avait été annoncé, un général que je ne nommerai pas ici, m’a dit que si cette information se confirme il va arrêter Cavaye tout de suite.


Quelques mots sur le sénat ?

Organisme absolument inutile ! Je le répète, organisme absolument inutile… nous sommes dans un système où un parti est majoritaire à l’assemblée nationale et au Sénat, où est donc le contrepouvoir ? C’est la raison pour laquelle, au Cameroun il nous manque des véritables espaces de concertation. Il n’y aucun organisme institutionnel qui peut faire pression sur l’exécutif.


Dites-nous également quelques mots sur le président du Sénat, que pensez-vous de cet illustre personnage ?

Qu’est-ce que vous voulez que j’en pense ? je n’en pense rien du tout. Je voulais tout simplement attirer votre attention sur un détail… quand vous regardez physiquement M. Niat, sans être médecin, pensez-vous qu’il soit en santé ? Regardez-le, vous-même bien ! Je pense que le Cameroun mérite mieux que ce que nous avons aujourd’hui.


Le SDF pourrait intégrer le gouvernement attendu. Ceci signerait-il la fin d’une opposition organique au Cameroun ?

S’il veut intégrer le gouvernement, c’est son droit le plus absolu… le Sdf n’aura fait qu’officialiser ce qui se passe depuis un certain temps en coulisses.


Quelques mots sur l’opération Epervier…

Ce que vous ne savez pas aussi, c’est que je suis un expert en techniques de lutte contre la corruption, diplômé de la formation choc… l’opération épervier telle que implémentée à l’heure actuelle c’est de la gnognote, ça ne vaut rien et je dirais même que c’est une opération d’épuration politique. Pour ce type d’opération, il faut au départ créer un cercle de probité où est-il ? Ouvrir un compte séquestre dans lequel on verse systématiquement tout ce qu’on saisi. Avant de commencer une telle opération, il faut d’abord siffler la fin de la récréation, ce qui n’a jamais été fait. Au finish, chaque année on achète 500 ordinateurs, l’année d’après on n’en achète encore 500 et c’est ainsi que les fonctionnaires sont devenus les plus riches du pays. Quelqu’un peut avoir vingt véhicules, on ne peut pas l’interpeller parce que ce n’est pas un délit, je connais même un ministre de ce pays qui a 143 véhicules.


Vous avez tantôt allégué que l’opération épervier n’était qu’une opération d’épuration politique, ce qui revient implicitement à dire que Marafa, Fotso, Inoni, Mebara et les autres sont des victimes du système ?

Ce n’est pas ce que j’ai dit Monsieur Ngangue ! Il n’ya pas plus voleur que Monsieur Yves Michel Fotso, s’agissant de Marafa, j’ai des documents qui prouvent qu’il recevait 1 million et demi par session, qu’il soit présent ou pas, dans un comité de suivi de la fiscalité décentralisée. S’agissant de Fotso, lorsqu’il était Adg de la Camair ce Monsieur empruntait de l’argent à la CBC le matin et le restituait le soir avec des majorations colossales. Au sujet de Mebara pouvez-vous me dire avec quel argent il a construit son château du quartier Bastos ?


Bouclons notre interview par l’homosexualité, vous avez il y’a quelques années publié une liste des présumés homosexuels, le nom de l’ancien Minatd Marafa y figurait, pouvez-vous nous donner des éléments de preuves ?

J’avais reçu avant la publication de la liste a laquelle vous faites allusion, un certain Mboussi a Mobitang qui muni des clichés montrant son anus (totalement saccagé), et un certificat médico-légal, affirmait avoir été copieusement sodomisé par M. Marafa, je me suis rendu au ministère de l’administration territoriale pour recouper l’information, mais je n’y ai jamais été reçu par l’intéressé.

Entretien mené par Yves Junior Ngangue-http://www.cameroon-info.net

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 14:01

Depuis le retour de la dépouille mortuaire de Robert Mbella Mbappe à Yaoundé il y’a deux semaines, La famille du défunt attendait les signaux de la présidence de la république, et plus précisément du cabinet civil, pour établir le programme officiel des obsèques. En l’absence du Chef de l’Etat retranché à Mvomeka’a son village natal, rien n’avait jusqu’à lors filtré sur le sort réservé aux funérailles de l’illustre disparu.

Il y’a quelques jours, indique une source proche de la famille, les directives seraient parties d’Etoudi, assorties de précisions sur l’identité du représentant personnel de Paul Biya aux cérémonies obituaires. Seulement, aucune de nos investigations n’a permis de cerner, si l’ancien dignitaire du régime du renouveau aura droit aux obsèques officielles.

Décédé le samedi 04 janvier dernier des suites d'une longue maladie à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine à Paris,la mise en bière de Robert Mbella Mbappe avait eu lieu le vendredi 17 janvier au funérarium de l’hôpital de l’hôtel de Dieu de la capitale française, avant le rapatriement de la dépouille du défunt au Cameroun.

© Yves Junior Ngangue | Cameroon-Info.Net

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 13:22

Dans la même procédure, les uns sont happés par l’épervier. Tandis que d’autres se pavanent en liberté


 Les informations que le conseil supérieur de l’Etat redonne aujourd’hui sur les affaires de détournement à l’Université de Douala donne une forte impression de tourner en rond. Après tous ces rapports sur des personnalités qui continuent de jouir de leur pleine liberté plusieurs années après leur condamnation par le conseil de discipline budgétaire et financière du ministère du contrôle supérieur de l’Etat (Consupe). C’est en 2012 que «le ministre  délégué à la présidence de la République chargé du contrôle supérieur de l’Etat annonce également que sur la base  de l’exploitation des rapports d’audits par les missions de vérification conduite en 2011 par les équipes d’inspecteurs d’Etat et avec le très haut accord du président de la république, il a été procédé en date du 1er juin 2012 à la signature de trois décisions portant traduction devant le conseil de discipline budgétaire et financière de trois hauts dirigeants d’entité publique ayant agi ex qualité ainsi que de  leurs collaborateurs impliqué à savoir : premièrement, monsieur le directeur général de la société de développement du coton (Sodécoton) concernant la gestion de cette société d’économie mixte au cours de la période allant de 2005 à 2010. Deuxièmement, monsieur le recteur de l’université de Douala concernant la gestion de cette institution publique d’enseignement supérieur de la période allant de 2008 à 2010 …». Dans la même mouvance, Jean Jacques Ndoudoumou, alors directeur général de l’Agence de régulation des marché publics (Armp) est condamné à payer la rondelette somme de 60 millions de F cfa  et une amende de deux millions F cfa. Dans la suite,  celui qui était encore le recteur de l’université de Yaoundé ll, le Pr Jean Tabi Manga, est passé aussi à la trappe. Il doit verser au trésor public la somme de 30 millions de F cfa et 2000 millions d’amende. Il est incriminé pour des fautes de gestion durant la période allant de 2006 à 2009. Les motifs sont quasiment  ceux reprochés à Iya Mohammed de la Sodécoton et Bruno Bekolo Ebe de l’université de Douala.
Entre temps, le 10 juin 2013, Iya Mohammed  est cueilli au petit matin dans le cadre de la même procédure et écroué à la prison  centrale de Nkodengui à Yaoundé, après avoir été inculpé pour détournement de 13 milliards de F cfa. Quant aux autres, silence radio du côté de la justice. Deux ans se sont écoulés. Toujours rien. On tend aussi généralement à oublier le cas du président  du conseil d’administration de l’Armp, Dr Hamadjoda Adjoudji qui avait été concomitamment condamné dans la même procédure que Jean Jacques Ndoudoumou. L’ancien ministre des pêches et des industries animales ne semble même pas été ému par ces décisions. Lui qui a continué à cumuler la présidence du conseil d’administration du Laboratoire nationale vétérinaire (Lanavet) et de l’université de Ngaoundéré. Sans oublier qu’il est toujours membre du conseil supérieur de la magistrature, membre de la commission nationale anti-corruption (Conac) et secrétaire général adjoint du rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) parti au pouvoir à Yaoundé.
Alors, comment expliquer que ce soit le cas du Pr Bruno Bekolo Ebe que le Consupe choisit de réveiller maintenant ? Il ne semble pas innocent que ce rappel  soit l’élément phare du lancement le 17 janvier 2014 (il y a plus de deux semaines) des activités du conseil de discipline budgétaire et financière, «instance interministérielle chargée de la détermination et de la sanction des responsabilités  des ordonnateurs et des gestionnaires des crédits publics, tant au niveau des administrations publiques, des organismes publics ou des entreprises publiques que des collectivités territoriales décentralisées, en ce qui concerne les irrégularités et les fautes de gestion commises par eux».
 De  toute la colonie qui est passée par les fourches caudines du Consupe en 2012, il faut relever que le montant mis à la charge de l’ancien recteur de l’université de Douala est le deuxième (2,7 milliards de Fcfa), après celui de Iya Mohammed. Le retour sur le cas de Bekolo Ebe qui aurait pu être géré avec célérité comme celui de Iya Mohammed, suscite bien des interrogations que les prochains jour permettront de comprendre.

Écrit par  Davis Nouwou-La Nouvelle Expression
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 08:22

Voici comment ils comptent paralyser les classes si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

9 syndicats d’enseignants ont donné une conférence de presse hier mercredi 5 février 2014 à Yaoundé. Les principaux leaders des syndicats des enseignants ont rencontré les journalistes pour faire état des revendications  visant l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

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Des élèves. L'avenir du pays.

Le porte parole de cette plateforme d’enseignants, Roger Kaffo Fokou, par ailleurs secrétaire général du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Secondaire, a d’abord fait état de la situation : « 24 mois après d’âpres négociation au sein du Comité ad-hoc mis en place par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement aux fins d’examiner et de proposer des solutions aux multiples problèmes des Enseignants ont débouché sur de nombreux accords et permis l’élaboration de plusieurs textes soumis dès avril 2012 à la signature des plus hautes autorités de l’Etat. Apres la signature par le Premier Ministre du texte organisant l’attribution des palmes académiques aux enseignants, les autres textes attendus sont désormais du ressort du Président de la République. Les plus importants de ceux-ci portent rééchelonnement indiciaire des enseignants, intégration des enseignants d’EPS et des Conseillers de jeunesse dans les corps de l’éducation nationale, intégration des professeurs et instituteurs contractuels, revalorisation de la prime de documentation et de recherche ».

Face au retard pris dans la signature desdits textes, «Les Syndicats d’Enseignants du Cameroun constatent avec regret l’inertie de la Présidence de la République face aux problèmes des Enseignants et de l’Ecole camerounaise ;(et que) le gouvernement est peu convaincu  de la capacité des enseignants à se mobiliser pour leurs problèmes».

                                         Grève et paralysie des classes et des bureaux.

Les syndicalistes appellent tous les enseignants des salles de classe comme des bureaux à manifester leur mécontentement  par «deux arrêts  du travail au cours des périodes du 17 au 22 février et du 28 avril au 02 mai 2014». En outre ils  annoncent « la rétention des notes d’évaluation pour les 4eme,5ème et 6ème séquences ainsi que le refus de confection de tout document administratif pendant cette période ».Les leaders des syndicats d’enseignants disent avoir déjà saisi le Président de la République, Paul Biya, par écrit. Sa réaction est donc vivement attendue.

Ericien Pascal Nguiamba-http://www.yaoundeinfos.com

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 08:20

Las d’attendre le salaire qu’ils sont supposés avoir «touché » depuis une dizaine de jours, agacés par les dotations de véhicules et carburant qui ne viennent toujours pas, des députés sont allés faire savoir leur colère et mécontentement à l’agent comptable au 3ème étage du palais des verres de Ngoa-Ekele.

Hôtel des députés, hier jeudi. Il est un peu plus de 14 heures 30 minutes. Le site qui, continuellement grouille de monde (pendant les périodes de sessions parlementaires ou non), est presque vide. Pas l’ombre d’un « honorable ». En contre-bas où se trouvent : le bar, le balcon et le restaurant, des espaces qui s’apparentent aux salles d’attente des députés, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. « Les rares députés qui séjournent à l’hôtel, se sont repliés dans leurs chambres où ils ruminent leur colère et indignation, à cause du salaire mensuel du mois de janvier qui n’est toujours pas payé» lance le secrétaire particulier d’un député. Visiblement indigné. Selon des sources dignes de foi, il y a des députés qui ont l’âme en peine, le cœur brisé et la désolation au comble. « Nous percevons le salaire, tous les 25 du mois. Beaucoup parmi nous, en provenance de tous les coins et recoins du pays, avons fait le déplacement de Yaoundé, pour quelques heures ; le temps de toucher le salaire. Voici bientôt une douzaine de jours que celui-ci n’est pas viré» s’indigne un député.

« L’ambiance est pesante et explosive ; le désenchantement affligeant et écœurant. Nous avons tout fait à notre niveau, mais sans donner des explications crédibles, le ministère des Finances n’a pas décaissé l’argent pour payer les députés et même les employés en service à l’Assemblée nationale» confie une source bien introduite à la direction des affaires générale. L’on comprend pourquoi depuis lors, les députés piaffent d’impatience et expriment leur courroux. Il n’y a pas que le salaire du mois de janvier qui fait l’objet d’une longue attente. Les élus du peuple attendent également les frais de dotation en véhicules et carburant qui auraient du être payés depuis la session de plein droit. Comme sur le dossier des salaires, sur celui-là aussi, le ministère des Finances n’a pas libéré de l’argent requis. «Nous végétons et survivons comme des oisifs. En l’absence de la bouffée d’oxygène que représente le salaire, on est obligé de vivre caché. Heureusement qu’ici à l’hôtel des députés, on peut manger et faire manger; en estampillant simplement au bas de la note» confie un élu de la nation.

Sit-in chez l’agent comptable

Impuissants et indignés, des députés ont assiégé le bureau de l’agent comptable à qui, ils ont dit leur mécontentement et désarroi. Pris comme souffre douleur, ce dernier a eu du mal à trouver des mots justes, pour se tirer d’affaire. « L’agent comptable ne peut pas vous recevoir. Il dit qu’il est très occupé » lance Valérie en plein visage du reporter du Messager, parti en savoir davantage sur l’indisponibilité des salaires des élus de la nation. Le visage buriné et le regard fuyant, le personnel du ministère des Finances en détachement au poste d’agent comptable, à l’Assemblée nationale, non plus, n’a pas des réponses au retard de salaire. Dans ses va et vient entre son bureau et le secrétariat, transformé en restaurant, on l’entendait répondre au téléphone : « Je suis encore en train de chercher de l’argent… Honorable».

Alors que dure l’attente, les langues se délient. Certaines sources pensent qu’en grattant le verni, il y a là une volonté manifeste de pourrir la vie et le mandat du président Cavaye Yégué Djibril. « En faisant mousser la colère et la grogne des députés, l’on accentue le malaise et la pression enfle davantage. Les débordements et les risques de soulèvement que la situation peut provoquer, sont de nature à faire douter ou même à porter un coup au président de l’Assemblée nationale dont le maintien au perchoir ne tient que sur un fil. Si on agace les députés, leur vote devient incontrôlable» explique un député. Comme lui, il y a d’autres élus de la nation qui craignent et redoutent le péril dans les prochains jours. «Si les caisses sont vides et que l’on ne peut pas parvenir à payer le salaire et les arriérés des indemnités, la situation va aller s’aggravant parce que d’ici peu, on serait rendu à la session délicate de tous les enjeux, du mois de mars. Tout peut alors arriver… », souligne une source en service à la direction des affaires générales. Ce qui renforce la crainte des députés sur des lendemains qui déchantent.

Souley ONOHIOLO

http://www.cameroonvoice.com

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:03

Elung Paul Ché (photo), directeur général de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) depuis mai 2013, a été désigné au poste de président du conseil d’administration (PCA) de la Banque camerounaise des elong-paul-che.jpgPME (BC PME). C’était le 31 janvier 2014 à Yaoundé, au terme d’une assemblée générale (AG) mixte de cette banque publique en création, a appris l’agence Ecofin de bonnes sources.

Ancien directeur général du Trésor au ministère des Finances et administrateur à la Douala Stock Exchange (DSX), Elung Paul Ché est annoncé à la tête du conseil d’administration de la BC PME depuis la fin de l’AG de cette banque tenue à Yaoundé en mars 2013. Il est, en effet, le seul à avoir reçu l’agrément de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) pour occuper ce poste.

Mais sa désignation par l’AG mixte du 31 janvier 2014 devra encore être confirmée par un décret du président de la République, selon les usages en vigueur. Tout comme celle de Agnès Ndoumbe Mandeng, actuellement directeur de la coopération financière et monétaire au ministère des Finances, annoncée au poste de DG de la BC PME. Elle a également déjà reçu l’agrément du gendarme du secteur bancaire dans la zone CEMAC.

Dotée d’un capital de 10 milliards de francs Cfa, la BC PME ambitionne de lever les obstacles à l’accès aux financements, qui se dressent sur le chemin des PME camerounaises. L’objectif étant de booster le développement de ces structures, unanimement reconnues par les experts comme étant les principaux moteurs de la croissance économique.

http://www.investiraucameroun.com

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 07:52

L’ancien recteur de l’Université de Douala a également  écopé d’une interdiction d’occuper toute responsabilité publique jusqu’en 2019, infligée  par le Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf). La décision a été rendue publique mardi 4 février 2014. D’autres cadres de l’Université de Douala également sanctionnés.

On savait que le Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) avait ouvert une enquête sur des dirigeants de l’Université de Douala pour fautes de gestion. Cela remonte à quatre ans. On savait également que nombre d’entre eux avaient été traduits, l’année dernière devant le  Conseil de discipline budgétaire et financière, dont le Consupe est la matrice.  Et bien, les résultats sont tombés. Via une note d’information  rendue publique le 4 février 2014, le ministre délégué à la présidence, chargé du Conseil supérieur de l’Etat, annonce en effet que dans le cadre de sa première session ordinaire de l’année 2014, tenue vendredi 17 janvier 2014, au sujet de 19 affaires relatives à la gestion de l’Université de Douala, au cours de la période allant de 2007 à 2010.

 Le Cdbf  a reconnu Bruno Bekolo Egbe, (limogé en 2012 de la tête l’Université de Douala) de 2 422 926 236 Fcfa,  représentant le préjudice financier subi par l’entité publique. La même décision apprend qu’« il est infligé à ce dernier une amende de deux millions de Fcfa» pour l’ensemble des fautes de gestion commises. En sus, Bruno Bekolo est frappé d’une interdiction « d’être responsable de l’administration ou de la gestion des services publics ou des entreprises d’Etat, à quelque titre que ce soit, pendant un délai de cinq ans».  Quant à Mboudou Augustin Marie, ex-directeur des affaires administratives et financières de l’Université de Douala, le conseil a retenu cinq fautes de gestion dont quatre assorties d’un préjudice financier évalué. «Il a en conséquence, premièrement, constitué l’intéressé, envers ladite entité publique, débiteur de la somme de vingt quatre millions neuf cent quarante neuf mille quatre cent (24.949.400) Fcfa.» Deuxièmement, il «est infligé à ce dernier une amende spéciale d’un million Fcfa pour l’ensemble des fautes de gestion commises par lui.»

Toujours pour fautes de gestion, Pr Modi Koko Bebey Henri Désiré, doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques est responsable de deux fautes de gestion dont une  assortie de préjudice financier  évalué à 2 millions huit cent quatre vingt treize mille huit cent quatre treize Fcfa. Il devra en outre verser une amende de 500 mille Fcfa. S’agissant du Pr Nzengwa  Robert, doyen par intérim de la Faculté de génie industriel, le Conseil a retenu une faute de gestion sans préjudice financier évalué. Il écope cependant d’une amende de cinq cent mille Fcfa. Pr Etame Jacques, vice-doyen de la Faculté des sciences,  deux fautes de gestion est reconnu débiteur de 718 mille huit cent Fcfa et d’une amende de  deux cent mille Fcfa.

Acquitté

Ex-directrice des infrastructures, de la planification et du développement à l’Université de Douala, Tsimi née Ebellè Nyamè Monique est épinglée pour sept fautes de gestion, dont quatre assorties d’un préjudice financier évalué. Elle est débitrice de 26 millions sept cent quatre vingt onze mille trois cent vingt trois Fcfa. Il lui est infligé une amende spéciale d’un million Fcfa pour l’ensemble des fautes de gestion. Ndongo Léon Narcisse, ex-chef de la division du budget et des affaires financières est reconnu coupable de six fautes de gestion dont deux assorties d’un préjudice financier évalué à 120 millions trois cent quarante six mille six cent quinze Fcfa. Une sanction assortie d’une amende de 2 millions Fcfa.

L’ancien chef de la division des affaires administratives et des personnels administratifs, Ondoua Ondoua Marc, est reconnu coupable de cinq fautes de gestion dont trois assorties de préjudice financier, soit plus de 12 millions cent trente un mille deux cent soixante dix Fcfa et une amende de 500 milles Fcfa. Le Conseil de discipline budgétaire et financière du Consupe reconnait Bebou Thomas, comptable-matières coupable de trois fautes de gestion. Il doit à l’université de Douala 67 millions neuf cent quatre vingt quatorze mille trois cent cinquante huit Fcfa. Tout à côté, une amende de 1 million 500 mille Fcfa. La liste est loin d’être exhaustive. Pokem Jean-Marie, intendant principal des restaurants de l’institution est épinglé pour quatre fautes de gestion dont deux avec préjudice financier. Il est débiteur de 76 millions six cent quatre vingt et un mille cent quatre vingt dix huit Fcfa et d’une amende d’un million Fcfa.  Comme eux  une dizaine d’autres responsables parfois encore en poste ont également été mis en débet. Mais le Conseil n’a pas fait que sanctionner. Le Pr Atangana Ateba, chef de la division des infrastructures, des équipements et de la maintenance à l’université de Douala a notamment  été acquitté totalement  pour responsabilité personnelle non établie.

En rappel, selon les dispositions de la loi, les décisions du Cdbf sont d’application immédiate. La saisine éventuelle du juge administratif, au titre de recours en annulation d’une décision du Conseil n’a pas d’effet suspensif.

Valgadine TONGA

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 21:00

La fortune de l’ancien Président sud africain est évaluée à 4,1 millions de dollars, soit 2,050 milliards cfa.

Le testament de l'ancien Président sud-africain Nelson Mandela, a été ouvert ce lundi 03 Février 2014, deux mois après sa mort par ses exécuteurs testamentaires: Dikgang Moseneke et George Bizos, lors d'une conférence de presse tenue à Johannesburg en Afrique du Sud. La lecture a eu lieu à huis clos, avant que les 17 pages ne soient distribuées à la presse.

Décédé le 5 décembre et enterré le 15 décembre à Qunu dans son village d'enfance, Nelson Mandela a plus de trente enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, nés de ses deux premiers mariages.Il a aussi inclus dans son testament, les enfants de sa veuve Graça Machel, épousée alors qu'il avait 80 ans.

Ses trois propriétés ont été léguées à la fondation familiale "Nelson Rohlilala Mandela Family Trust", notamment la maison près de laquelle il est enterré à Qunu dans le sud de l'Afrique du Sud et celle de Johannesburg où il a été longuement soigné dans le quartier aisé de Houghton.

En revanche, les quatre propriétés détenues au Mozambique sous le régime de la communauté de biens avec sa veuve Graça Machel devraient revenir à celle-ci. Mme Machel, de nationalité mozambicaine, pouvait théoriquement prétendre à la moitié de l'héritage, mais elle devrait se contenter de ce qui lui appartient, bijoux, mobilier de la maison de Johannesburg et ses propres comptes en banque.

© Peter Kum | Cameroon-Info.Net

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 20:48

Décision prise à l'issue d'une réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf) tenue au Cap en Afrique du Sud, le 24 janvier 2014.

D'importantes résolutions prises.

Vendredi 24 janvier 2014, au Cape Town International Convention Center, s'est tenue une réunion du Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football, sous la conduite du président de la Caf, le Camerounais Issa Hayatou. Quinze points étaient inscrits à l'ordre du jour et ont fait l'objet de débats cordiaux et fructueux, à l'issue desquels des résolutions ont été prises. Au terme de la réunion de ce comité exécutif, l’on a rendu publique, la classification pour la désignation des têtes de séries pour les préliminaires de la Coupe d'Afrique des nations, Maroc 2015, qui se dispute du 17 janvier au 7 février 2015 dans les villes de Rabat, Agadir, Tanger et Marrakech.

Sur les 51 pays engagés pour ces éliminatoires, les 21 premiers au classement Caf (dont le Cameroun classé 14e) sont qualifiés d'office pour la phase de groupe. Les sept autres participants à la phase de groupe seront connus à la suite des tours préliminaires, qui se dérouleront entre mai et août 2014. Le tirage au sort des éliminatoires se déroulera le dimanche 27 avril 2314 au Caire en Egypte. Les éliminatoires se dérouleront en divers tours préliminaires, ainsi que lors d'une phase-de poule avec Sept (7) groupes de quatre équipes. Les deux premières équipes de chaque groupe seront directement qualifiées pour la Can Maroc 2015, ainsi que le meilleur 3e des sept groupes. La phase de groupe se déroule entre le 5 septembre et le 19 novembre 2014.

Le tirage au sort de la phase finale aura lieu le 26 novembre 2014 au Maroc, dans une ville qui reste à déterminer. Le classement Caf combine les performances lors des trois dernières éditions de la Can, dans les éliminatoires de ces éditions-là, ainsi que lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2014.

Can 2019 et 2021.

Dans les délais impartis, six dossiers complets sont parvenus au secrétariat général de la CAF pour les deux éditions de la Can. Pour l'édition de 2019, les candidats officiels sont: Algérie, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, République Démocratique du Congo, Zambie. Quant à l'édition de 2021, les candidats officiels sont: Algérie, Côte d'Ivoire et Guinée. Une commission unique, composée d'experts, sera désignée au cours de la prochaine réunion du Comité Exécutif de la Caf du 21 février 2014 au Caire en Egypte, pour conduire les visites d'inspection dans les pays candidats. Le vote final pour la désignation des pays hôtes des Coupes d'Afrique des nations 2019 et 2021 se fera au cours de la session du Comité Exécutif de la Caf en Septembre 2014 (au lieu de Mai 2014), afin de permettre à chaque pays candidat d'avoir le temps nécessaire de recevoir la mission d'inspection de la Caf.

Par ailleurs, il a été instruit au secrétariat général d'effectuer les diligences nécessaires, à soumettre à la sanction du Comité exécutif, pour la prorogation d’un délai de réception des dossiers de candidatures pour le Championnat d'Afrique des nations 2018 et 2020. Par ailleurs, le Comité Exécutif a convenu de la nécessité de revoir le règlement du Championnat d'Afrique des nations, afin de faire obligation au pays hôte de la phase finale de suspendre toutes les compétitions nationales dans le pays durant la phase finale.

Une obligation sera également faite aux équipes dont les joueurs sont sélection¬nés afin qu’il les mette à la disposition de la sélection nationale, durant la phase finale du Chan, sous peine de sanctions de la Caf. Ces dispositions entreront en vigueur lors de l'édition 2016.

© E.N | La Météo

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 20:41

Le document n’est pas encore publié. Mais, il n’y a aucun doute: Joseph Owona, le président du comité de normalisation de la Fécafoot vient de signer les décisions nommant les présidents et les membres des commissions spécialisées à la Fédération camerounaise de football.

Le document n’est pas encore publié. Mais, il n’y a aucun doute: Joseph Owona, le président du comité de normalisation de la Fécafoot vient de signer les décisions nommant les présidents et les membres des commissions spécialisées à la Fédération camerounaise de football.

En attendant leur publication, un proche collaborateur du patron de la Fécafoot nous a confié la composition de l’importante commission centrale des arbitres, également celle de football jeune et de football féminin.

Ainsi, selon notre source, Céline Eko, présidente du conseil d’administration du Canon sportif de Yaoundé a été promue au poste de présidente de la commission de football féminin en remplacement de Helène Sakwi. Céline Eko sera secondée par Madame Kalkaba.

A la commission Football des jeunes, la présidence a été confiée à Jean Claude Ekobena en remplacement de Angibeau Nguidjol, ancien Lion indomptable. Samuel Mandeng a hérité du poste de vice président et Leon Aimé Zang a été nommé rapporteur au détriment de Jean Batiste Bissek.

La commission centrale des arbitres n’a pas changé de président. Souleymanou Konaté a été reconduit à son poste. Il aura comme collaborateurs, Noungui Pierre, Bipané Benjamin, Endong Zogo, Mbaku Richard, Njiké Gilbert et Noa Euloge.

Cette liste mise à notre disposition par notre source, est loin d’être exhaustive. La dernière équipe mise sur pied en 2012 par Iya Mohammed ex président de la Fécafoot, comptait 25 commissions. Reste à savoir si Joseph Owona a maintenu ce nombre.

© Adeline Atangana | Cameroon-Info.Net

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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