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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:48

Les montants présumés détournés ramenés à 11, 8 milliards Fcfa contre 13,7 milliards Fcfa actuellement.

Après un séjour de deux mois à la Société de développement du coton (Sodecoton), les trois cabinets d’expertise comptable désignés par le magistrat Evouh Ekanga, juge d’instruction dans l’affaire «Ministère public-Sodecoton contre Iya Mohammed et autres», ont remis leur rapport le 27 janvier 2013. Signé de Towou, Georges Diffak et Essimi, ses conclusions se démarquent légèrement de celles contenues dans le rapport des enquêteurs du Secrétariat d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie (SED) et qui est jusqu’ici à la base des charges retenues contre Iya Mohammed et ses coaccusés. 

palais d'étoudiL’oeil du Sahel sait, sur la base du rapport de contre-expertise qu’il a consulté, qu’il n’est plus reproché à l’ex-directeur général de la Sodecoton et à ses compagnons d’infortune que le détournement de la somme de 11.857.920.440 Fcfa. Un peu en deçà des 13,7 milliards Fcfa pour lesquels ils sont jusqu’ici poursuivis, mais toujours au dessus des 9 milliards Fcfa mis en exergue dans le rapport du Contrôle supérieur de l’Etat rendu public en mars 2012. 

La nouveauté dans ce rapport ne se limite pas seulement au niveau de la baisse des montants supposés avoir été détournés et de la réduction des charges. Il introduit dans le dossier l’actuel directeur général adjoint de l’entreprise, le Français Henri Clavier jusque-là épargné. Il y est cité d’avoir en coaction avec Iya Mohammed, Lucien Fotso (exdirecteur comptable), Mahamat Karagama (directeur des Ventes) et Mbaïgougam Christophe (en fuite) fait perdre à la Sodecoton, notamment sur l’huile et les tourteaux, 6.094.090.134 Fcfa contre 8.564.980.573 Fcfa contenus dans le rapport du SED. Cadre de Géocoton, actionnaire de la Sodecoton à hauteur de 30%, il pourrait, si le juge d’instruction prenait en compte ces présumés soupçons, être poursuivi. Et devrait se voir ainsi décharger de ses fonctions, la Sodecoton étant désormais partie civile dans l’affaire. 

Seconde nouveauté : alors que jusqu’ici, Iya Mohammed et Jérôme Minlend étaient poursuivis pour un paiement présumé d’une prestation injustifiée de l’ordre de 350.000.000 Fcfa, ledit montant a été relevé à 417.375.000 Fcfa… Idem pour les avantages salariaux indus pour lesquels l’ancien directeur général est également poursuivi. Sur ce chapitre, les enquêteurs du SED n’avaient retenu que 24.365.000 Fcfa contre 51.694.307 Fcfa pour les experts judiciaires. 

Troisième nouveauté : certains accusés se voient abandonner des charges. Dans le volet «Coton sport» de l’affaire, le rapport ne mentionne plus, par exemple, le nom de l’actuel président de l’équipe fanion du Nord, Pierre Kaptené, et de l’ex-directeur comptable, Lucien Fotso. Ils sont pourtant poursuivis jusqu’ici en coaction avec Iya Mohammed pour de présumées dépenses sans rapport avec l’objet social de l’entreprise et sans l’habilitation du conseil d’administration au profit des associations sportives à hauteur de 4.733.327.563 Fcfa. Iya Mohammed, selon les experts judiciaires, se retrouve donc seul sur ce pan de l’accusation, avec en prime un montant relevé puisqu’il est désormais de 5.287.710.999 Fcfa. Si le juge d’instruction validait cette approche, le président de Coton sport sortirait ainsi définitivement des mailles de la justice. Quant à Lucien Fotso, son chemin reste encore long pour recouvrer la liberté… 

Les charges contre l’ancien caissier Abdoulahi disparaissent également du rapport de contreexpertise. Incarcéré à la prison centrale de Kondengui depuis juin 2013, il était poursuivi pour détournement de deniers publics de la somme de 3.054.195 Fcfa. La décision du juge d’instruction est particulièrement attendue sur ce cas. En effet, selon des sources internes au Parquet général du Tribunal criminel spécial, Abdoulahi a déjà reversé le corps du délit dans les caisses du trésor public, le 16 août 2013. Me Ahmadou Bouba, son avocat, a d’ailleurs introduit le 27 août 2013 une requête au Parquet général prés le Tribunal criminel spécial pour l’arrêt des poursuites contre son client en vertu des dispositions de l’article 18 (nouveau) de la loi portant création d’un Tribunal criminel spécial. Jean Fouagou, incarcéré lui aussi à la prison de Kondengui a également remboursé le corps du délit et est en attente d’une libération. Ex-chef service des stocks et ex-secrétaire de la commission de passation des marchés à la Sodecoton, il est poursuivi avec l’ex-directeur général pour un présumé prélèvement de 7.050.000 Fcfa. Mais à la différence de Abdoulahi, son nom figure toujours dans le rapport de contre-expertise parmi les personnes suspectes… 

Au finish, si le montant pour lequel Iya Mohammed est poursuivi a été revu à la baisse par les experts judiciaires, il n’en demeure pas moins que les charges qui lui sont imputées n’ont pas varié d’un iota. Il est mis à sa charge, seul ou en coaction avec d’autres accusés, la perception des avantages salariaux indus ; des dépenses au profit des associations sportives sans rapport avec l’objet social de l’entreprise et sans l’habilitation du conseil d’administration ; le paiement présumé d’une prestation injustifiée et un présumé prélèvement de fonds. 

Pour l’instant, selon nos sources, le juge d'instruction a notifié le rapport aux différentes parties et attend leurs observations. Ce n’est qu’après cette phase que, dans le secret de son cabinet, il pourra se prononcer sur les chefs d'inculpation à retenir ou pas contre Iya Mohammed et autres et mener l’information judiciaire. Pour rappel, Iya Mohammed a été interpellé le 10 juin 2013 et gardé à vue au service central de recherches judiciaires de la gendarmerie nationale. C’est le 19 juin 2013 qu’il a été transféré à la prison centrale de Yaoundé où il y séjourne depuis lors.

© L’Oeil du Sahel : GUIBAI GATAMA
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:01

Plaisanterie de mauvais goût ou signaux forts envoyés aux Ivoiriens ? En l’absence d’informations fiables sur l’état de santé d’Alassane Ouattara, les agissements de certaines personnalités ces derniers jours, en l’occurrence, le président de l’Assemblée nationale,

Guillaume Soro, suscitent divers commentaires dans l’opinion. Les internautes, au-delà une bonne partie des Ivoiriens, ne cessent de s’interroger sur les changements
intervenus sur le site du président de l’Assemblée nationale.
Depuis hier, la page de garde de www.guillaumesoro. ci, le site officiel du numéro 2 du régime Ouattara, vous accueille avec les notes de l’Abidjanaise, l’hymne national de la Côte d’Ivoire qui joue en continue.Sur ce fond musical, défilent les images de Guillaume Soro en compagnie de certains chefs d’Etat africains, parmi lesquels, le togolais, Faure Gnassingbé, le congolais Sassou N’Guesso, pour ne citer que ces deux. L’on interprète cela comme une traduction de la volonté du président de l’Assemblée nationale de préparer les esprits à sa prochaine prise de pouvoir dans un contexte où les rumeurs les plus folles fusent sur l’état de santé d’Alassane Ouattara. Les interrogations sont d’autant justifiées qu’il y a seulement quatre jours, l’Abidjanaise n’était audible nulle part sur le site de Soro. Qu’est-ce qui a poussé Guillaume Soro et ses collaborateurs
à opérer ce changement ?
La question est plus que d’actualité puisque sur la page facebook du dauphin constitutionnel de Ouattara, il y a de plus en plus de message annonçant l’arrivée de Soro à la magistrature suprême. Comme s’ils se délectaient de la maladie de Ouattara, les partisans de Soro y décrivent leur mentor comme un sauveur, un homme d’Etat, le seul qui puisse exister aujourd’hui en Côte d’Ivoire après Alassane Dramane Ouattara. «K’allah vs accorde la gérance du pays un jour» ; «le futur prési», peut-on lire entre autres états d’âme.
Autre fait qui trouble le sommeil des uns et des autres, la sortie de Sylvie Tagro, la femme de Guillaume Soro. En fin de semaine dernière, elle a visité les populations de Daloa, sa ville natale, auxquelles elle a fait d’importants dons. Jusque-là, elle était restée loin des caméras. De quoi alourdir davantage un climat social victime d’une incertitude totale due au manque d’informations fiables et officielles sur la santé d’un Alassane Ouattara malade.
César Ebrokié, notre voie
le titre est de la rédaction - http://ivoirenewsinfo.net
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:06

Le franco-camerounais, détenu depuis 1996 au Cameroun dans des conditions dénoncées par l'ONU, pourrait être enfin libéré. Le président Paul Biya a pris le 18 février un décret de remise de peine qui le concerne directement. Michel Atangana s'est confié depuis sa cellule par téléphone à L'Express.
 thierry-atangana.png«...L'intervention de l'ONU a forcément influencé Paul Biya, estime Michel Atangana. Mais la mobilisation du président François Hollande en ma faveur a également joué. Il a notamment écrit en janvier une lettre au ton très ferme » a déclaré Michel Tierry Atangana
La voix est toujours aussi ferme. Mais pour la première fois, il y perce beaucoup d'espoir. "Cette fois je crois vraiment que c'est en bonne voie", a déclaré Michel Atangana à l'Express.fr de sa cellule où il est maintenu à l'isolement. Depuis 1997, date de son incarcération au Cameroun dans des conditions rocambolesques, le franco-camerounais n'avait jamais autant cru à une libération rapide. "Demain c'est un jour de fête nationale, dit-il, mais j'espère sortir de prison vendredi ou au plus tard lundi".

Un décret signé du président Paul Biya, le 18 février 2014, est à l'origine de ce rebondissement trop longtemps attendu. L'alinea 5 de l'article premier du document semble avoir été écrit sur mesure pour Michel Atangana. Il prévoit "une remise totale de la peine à purger en faveur des personnes condamnées à une peine d'emprisonnement à temps pour détournement de fonds public, et dont le séjour en milieu carcéral, en raison des condamnations intervenues pour des infractions de même nature, est supérieure à dix ans". Ce descriptif répond trait pour trait à la situation du prisonnier français, condamné d'abord en 1997, à l'issue d'un procès nocturne et sans l'assistance d'un avocat. Il lui était alors reproché d'avoir dérobé de l'argent à l'Etat, sans qu'aucune preuve matérielle de ces accusations ne soit apportée. Il avait été puni de 20 ans d'emprisonnement et incarcéré dans les sous-sols du ministère de la défense.

La prise de position émanant de la seule et unique autorité au Cameroun, Paul Biya, parait bien être un pas décisif vers la remise en liberté. "La radio nationale a confirmé, jeudi soir, ce décret. Et on m'a tout de suite dit que j'étais directement concerné" reprend Michel Atangana. Prudent, ce dernier préfére tout de même attendre d'avoir quitté la prison pour se laisser aller au soulagement et à la joie. "Peut-être vais-je faire un passage à l'ambassade de France, poursuit-il, mais j'espère très vite être à Paris et vivre enfin le terme de cette situation totalement anormale".

Mobilisation très forte à Paris
Comment expliquer ce retournement du pouvoir à Yaounde, alors qu'il y a quelques semaines encore, le sort du détenu semblait scellé. Il venait d'être condamné une seconde fois et pour les mêmes faits -, à vingt années supplémentaires d'emprisonnement. 

Le haut commissariat aux droits de l'homme a exigé du Cameroun, le 6 février, "la libération immédiate" du Français, et "une indemnisation" pour ses dix-sept années de détention. Cette déclaration publique de l'organisation internationale a eu beaucoup de retentissement au Cameroun. "Elle a forcément influencé Paul Biya, estime Michel Atangana. Mais la mobilisation du président François Hollande en ma faveur a également joué. Il a notamment écrit en janvier une lettre au ton très ferme" à son homologue camerounais.

A Paris, la mobilisation a également été très forte par l'intermédiaire de l'avocat Eric Dupond-Moretti et du comité de soutien au prisonnier. "Toutes les conditions sont enfin réunies pour qu'il soit libéré sans délai", estime son président, Dominique Sopo, toutefois retenu par un reste de prudence. "Il faut rester vigilant. Par le passé quelques annonces spectaculaires n'ont pas toujours été suivi d'effet". Du fond de sa cellule, Michel Atangana pense à tous ceux qui l'ont aidé. "Chaque phrase m'a donné envie de continuer le combat". Il espère pouvoir bientôt les remercier de vive voix.

http://www.cameroonvoice.com

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 07:44

L'enseignant de droit pénal fait une analyse du décret du Chef de l'Etat.

Est- ce que la loi prévoit des remises de peines dans le cas particulier des détournements de deniers publics?

La loi ne l'interdit pas et donc rien n'empêche au Président de la République de prendre cette mesure. La loi fait des restrictions sur les circonstances atténuantes. Ce sont des choses qui relèvent de la seule justice et qui ne concernent que les magistrats. Le Président de la République qui bénéfice du pouvoir d'accorder des grâces, lui, peut faire ce qu'il veut.

Quelle est la lecture juridique que vous faite de la décision du Chef de l'Etat?

Jusqu'ici, la question était éminemment politique. Le Président de la République a décidé de mettre la lutte contre la corruption au cœur de son action politique. La remise de peines qui se faisait de façon systématique lors des 20 mai, ne bénéficiait jamais aux personnes accusées de détournement de deniers publics. Aujourd'hui, le décret de M. Paul Biya pense à ces gens-là. Cela parait donc comme quelque chose de positif car ça profite à des gens.

Chaque fois que la liberté gagne ou alors prime sur la prison, je suis toujours preneur. Mais la décision du Chef de l'Etat est surtout un message vers l'extérieur. Les personnes qui en profitent ont bénéficié de la bienveillance des partenaires étrangers du Cameroun. Il s'agit notamment de Thierry Michel Atangana, de Titus Edzoa et de Pierre Désiré Engo. Il est évident que le texte a été ficelé pour eux afin de leur permettre de passer entre les gouttes. C'est donc un texte à tête chercheuse.

Toutefois, n'y a-t-il pas un espoir pour les personnalités qui sont restées en prison?

C'est une décision prétorienne et il faut s'en méfier. Le Président de la République choisit toujours et il s'arrangera toujours à ne pas choisir les personnes qu'il ne veut pas voir libre. En fait, c'est une décision qui est suspendue au bon vouloir de quelqu'un. Mais on peut tout de même espérer.

© Eitel Elessa Mbassi | Le Jour

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:34

Invité par Benjamin Lekoua pour un spectacle au Platinium Club, il a dévoilé ses projets à nos lecteurs le 17 février 2014 à Yaoundé.

Christian Shengen bonsoir, dans quelques heures tu vas prendre le vol pour regagner ton pays la République Démocratique du Congo(RDC), ton séjour a été… ?

Christian2

Christian Shengen, quelques heures avant son départ

pour Kinshasa.


Bonsoir à vous Ericien Pascal et à tous les lecteurs de yaoundeinfos.com, Je suis bel et bien  Christian Shengen, Chef d’orchestre du Quartier latin et surtout le fils de Koffi Olomide. J’ai passé un séjour agréable ici à Yaoundé. Et je remercie beaucoup Monsieur Benjamin Lekoua le promoteur de X net phone, et patron du Platinium Club, qui m’a invité. Je suis arrivé au Cameroun pour faire la promotion de mon album qui sort bientôt et pour féliciter  le peuple camerounais d’avoir eu un géant comme Benjamin Lekoua qui a créé le premier téléphone camerounais et africain, X net phone.


Si on parlait de cet album à venir…qui sera produit par qui ?

Oui cet album s’appellera KATI qui signifie « Intérieur » en Lingala (Une langue parlée en RDC).Il sort incessamment et aura moins de 20 chansons. C’est un album qui a été béni par mon père Koffi Olomidé. Il m’a dit de travailler sur un album. Donc je travaille  avec son système. Actuellement je travaille sur beaucoup de chanson et ensuite, avec mon staff on va choisir les meilleures on sort cet album. En fait à travers cet album je veux sortir « l’intérieur » de Christian Shengen. Tous les premiers travaux ont déjà été achevés. Monsieur Benjamin Lekoua a écouté l’album, l’a beaucoup apprécié, et y a même beaucoup participé… la suite ce sera la surprise…


Quels seront les principaux rythmes de cet album ?

L’album kati, c’est l’intérieur de Christian Shengen, et Christian Shengen est un arrangeur, c’est quelqu’un qui bosse sur des rythmes. Donc, il y aura un métissage de rythmes « of course », il y aura du Dombolo, ça ne peut pas manquer car c’est mon identité, j’ai pris ça de mon père, on ne peut jamais changer d’identité, c’est comme Koffi Olomide, quand il sort des albums, il ya toujours un métissage mais la base c’est le Congo, c’est du dombolo.

Christian3

Pendant l'entretien

Comment s’est faite la rencontre avec monsieur Benjamin Lekoua ?

Monsieur Benjamin Lekoua est un grand mécène de la musique camerounaise et africaine en général.je l’ai connu quand on est arrivé au Cameroun  grâce à Koffi Olomide en 2010 lorsque nous sommes venus faire un concert à l’invitation de Jean Claude Bekolo. Benjamin était dans l’organisation, il chapeautait vraiment l’organisation et j’ai vu que c’était un gars qui savait vraiment ce qu’il faisait, et depuis, on a gardé  de bonnes relations…


Quels sont tes rapports avec Koffi Olomide et comment intègres-tu son Orchestre le Quartier Latin ?

Koffi Olomide c’est mon père on a toujours eu des rapports de père et fils, je rappelle encore que cet album est une bénédiction de lui. Il m’a dit « mon fils tu dois faire un album, j’ai confiance en toi je sais que tu vas faire quelque chose de bien ».Et aujourd’hui je suis sur cet album. Pour mes débuts dans le Quartier Latin, tout a commencé en Angleterre. Koffi Olomide était venu faire deux concerts pour le compte du Quartier Latin mais il ya eu un problème de visa, alors c’est comme ça que j’ai été sollicité pour l’accompagner et c’est là qu’il a découvert mes talents et j’ai intégré par la suite son orchestre.

Christian1

Avec Benjamin Lekoua en costume à droite et son

collaborateur.


Tu étais en spectacle le 15 février 2014 au Platinium Club. Un bon moment de communion avec le public de Yaoundé…

Effectivement, J’ai fais un concert samedi 15 février au Platinium Club, l’une des boites les plus chics de la capitale camerounaise. La majorité des fans, c’était des femmes, des filles. C’était vraiment super. Le Cameroun est comme chez moi, je pense qu’un jour je pourrai changer de nationalité (rires).


Un mot de fin à l’endroit du public camerounais, congolais et africain  et à tous nos lecteurs à travers le monde...

Je suis très content de me retrouver au Cameroun, malheureusement comme on dit les bonnes choses ne durent pas, je suis entrain de retourner ce soir au Congo. C’est grâce à Benjamin Lekoua que je suis là. Je reviendrai encore car on a beaucoup de trucs à faire ensemble. Je ne peux que dire un gros merci à l’équipe x net phone, pour tout ce soutien énorme, cet accueil chaleureux. Le spectacle que j’ai donné était super bien, je suis entrain de partir en pleurant, si ça ne dépendait que moi, j’allais rester ici et prendre ma nationalité et commencer à habiter ici (sourire), mais je suis obligé de partir, je reviens incessamment. A tout le peuple camerounais, je vous dis merci. Je suis votre ami, votre frère, je reviendrai bientôt.je vous aime.

Entretien avec Ericien Pascal

à Yaoundé

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 09:42

Pour la réussite la célébration, le Comité d'organisation que préside le Ministre, Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, Martin Belinga Eboutou, a multiplié les descentes sur le terrain, question de se rassurer de la bonne évolution des préparatifs. Car, ce 20 février, bien des regards à travers le monde vont converger vers le Cameroun.
Si les indépendances que les deux parties du Cameroun ont acquises le 1er janvier 1960 pour le Cameroun orientale (francophone), et le 1er octobre 1961 pour le Cameroun occidentale (anglophone) ont été effectivement célébrées en 2010 à Yaoundé, le Cinquantenaire de la Réunification, événement survenu également le 1er octobre 1961, sera à son tour commémoré avec faste à Buea, jeudi prochain.
En effet, la date du 1er octobre rappelle non seulement l'indépendance, mais aussi, l'intégration du Southern Cameroon britannique à la République du Cameroun francophone, indépendant depuis le 1er janvier 1960.
Cela fait 53 ans que les deux Cameroun (francophone et anglophone) se sont réunis pour former la République du Fédérale du Cameroun. En effet, le Cameroun francophone, devenu indépendant le 1er janvier 1960, prend le nom de République du Cameroun le 09 mai de la même année. Ahmadou Ahidjo élu à l'unanimité Premier Président de la République du Cameroun, charge Charles Assale de former le premier gouvernement. Membre de l'Organisation des nations unies (Onu) le 20 septembre 1960.
Le Cameroun sous-tutelle britannique quant à lui, se divise en deux (02): le Cameroun septentrional (Northern Cameroons) et le Cameroun méridional (Southern Cameroons). Le Northern Cameroons a près de 44 000 km2 et 687 100 habitants, se rattache à la province du Nord du Nigeria. Cette partie du pays est administrée comme partie intégrante de la fédération nigériane.

Les dirigeants voulant voir le Cameroun septentrional rattaché au Cameroun, l'Onu va ainsi organiser un référendum le 07 novembre 1959. Au terme de cette échéance, la majorité de la population se prononce pour le rattachement au Nigeria.
Quant au Southern Cameroons ou Cameroun méridional, cette partie du pays mesure 42 000km2 avec 753 000 habitants. En 1945, il devient une Région autonome disposant d'une Assemblée de 25 membres à partir de 1957. Il a son gouvernement, son Assemblée et son conseil de chefs. Le premier gouvernement présidé par le docteur Endeley est mis en place le 15 mai 1958; il sera remplacé un an plus tard par le gouvernement présidé par John Ngu Foncha, favorable à la réunification. Il est à relever que l'évolution politique du Cameroun méridional est assez semblable à celle du Cameroun oriental. On retrouve les partis politiques: le Kamerun national congress (Knc) du docteur Endeley, partisan de l'annexion du Cameroun par le Nigeria; le Kamerun people's party (Kpp); le Kamerun natural democratic party (Pndp) de M. Foncha qui milite avec succès pour la réunification et le One Kamerun party de Ndeh Ntumazah.
Au cours de sa session de mars 1959, l'Assemblée générale des Nations unies, va adopter sur le Cameroun britannique une résolution recommandant a la Grande-Bretagne d'organiser des plébiscites séparés dans la partie septentrionale et dans la partie méridionale du Cameroun, pour connaître le désir des populations sur leur avenir. Le premier plébiscite a lieu le 07 novembre 1959 au Cameroun, selon le vœu de l'Onu pour savoir si cette partie du pays désire faire partie du Nigeria.
Au terme du plébiscite, la majorité est contre. Le second plébiscite concernant les deux parties du Cameroun se déroule le 11 février 1961, le Cameroun septentrionale se prononce pour le rattachement au Nigeria voisin. Le 1er juin 1961, la partie septentrionale de notre pays est rattachée au Nigeria: jour considéré comme deuil national au Cameroun.
Le 09 juillet 1961, une conférence se tient à Foumban, pour jeter les bases constitutionnelles de la future fédération, et la célébration est fixée et célébrée le 1er octobre 1961. La République fédérale du Cameroun réunit à nouveau les 02 parties du pays séparées depuis plus de 40 ans. Le siège du gouvernement fédéral et de l'Assemblée nationale est à Yaoundé. Les emblèmes nationaux sont pour la devise: paix-travail-patrie et le drapeau: vert, rouge, jaune a 03 bandes verticales d'égales dimensions, frappé de 02 étoiles d'or dans la bande verte, chaque étoile représente chacun des Etats fédérés. La République fédérale du Cameroun est donc née le 1er octobre 1961, à la suite du référendum réunifiant les anciens Cameroun oriental et Occidental, avec pour président El Hadj Ahmadou Ahidjo et pour vice-président John Ngu Foncha. Le 06 mai 1972, le Président El Hadj Ahmadou Ahidjo, Président de la République fédérale du Cameroun va annoncer devant l'Assemblée nationale, la décision d'organiser un référendum pour l'institution immédiate d'un Etat unitaire. Le 20 mai 1972, le référendum à une majorité écrasante institue la République Unie du Cameroun. Les emblèmes nationaux restent les mêmes, excepté le drapeau qui perd une étoile. Il reste ainsi une étoile jaune, placée au centre (bande rouge).
Le Président de la République est le Chef de l'Etat et du gouvernement. Il n'y a qu'un seul gouvernement composé de ministres désignés par le Chef de l'Etat. L'Assemblée nationale est le seul organe représentatif de l'ensemble de la République. Elle compte 120 députés élus au suffrage universel. Le 6 novembre 982, Paul Biya, alors Premier Ministre (depuis 1975), va accéder à la magistrature suprême, en vertu de la Constitution (amendement du 29 juin 1979) suite à la démission d'Ahmadou Ahidjo. Il est à relever que jusqu'en 1918, le Cameroun était sous protectorat allemand. A la fin de la Première Guerre mondiale, le Traité de Versailles signé le 28 juin 1919 place le pays sous le régime de mandat international. Et dès lors, le Cameroun est partagé en deux zones administrées séparément par la France et la Grande-Bretagne, les deux tombeurs de l'Allemagne.

© Pierre Amougou et Nadine Bella | La Météo

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 10:06

 

Dans son dernier ouvrage, l'universitaire aborde

le concept de gouvernance sur tous ses angles.

 

C'est un mot à la mode, une sorte de tarte-à-la-crème dans les discours d'hommes politiques: la gouvernance. Elle est généralement associée à l'épithète «bonne» sans qu'on puisse dire avec exactitude ce que c'est. L'universitaire et homme politique, Maurice Kamto vient de consacrer 338 pages à l'explication du mot gouvernance, dans un ouvrage paru aux éditions A. Pedone à Paris. Son livre est intitulé, «Droit international de la gouvernance».

«Utilisé sans aucune rigueur sémantique particulière dans des registres discursifs des plus variés, écrit Maurice Kamto, la force attractive du terme gouvernance, vient de cette manière d'impressionnisme scientifique qu'il dégage. Son évocation est cependant bien plus qu'un simple phénomène de mode. Le concept exprime une mutation en profondeur des modes de gestion des biens, d'une collectivité publique ou privée donnée, ainsi que la régulation des rapports entre ceux qui ont la charge de gérer (gouvernants) et ceux au nom et pour le compte de qui l'on gère (gouvernés)». Le livre de Maurice Kamto se propose d'étudier les aspects internationaux du concept juridique et varié de gouvernance gouvernance politique, gouvernance économique, gouvernance stratégique, gouvernance environnementale, gouvernance de l'Internet, gouvernance universitaire et gouvernance associative.

L'auteur situe à l'évolution chronologique du mot gouvernance en trois périodes: une période de gestation entre 1976 et 1983, au cours de laquelle le mot est repris dans quelques rapports, une période d'extension qui se situe entre 1984 et 1993 et une période de diffusion «exponentielle» de 1994 à 2001 au cours de laquelle le terme gouvernance est repris par les organisations internationales.

Le droit international de la gouvernance est assis sur des fondements et des principes. Le professeur Maurice Kamto distingue les fondements éthiques et juridiques. Quant aux principes, il cite la primauté du droit, la transparence, la responsabilité, la coopération, le contrôle et la sanction.

L'ouvrage de Maurice Kamto, très technique va certainement faire parler de lui dans les milieux universitaires. Ceux qui sont aussi désireux d'en savoir plus sur le concept de droit international de la gouvernance y trouveront un grand intérêt. Le professeur Kamto y parle de démocratie, de conservation autoritaire du pouvoir, de corruption, etc.

- Auteur: Maurice Kamto

-Titre: Droit international de la gouvernance

-Editions: A. Pedone Lieu: Paris Date: Oct. 2013 Pages: 338

© Jean-Bruno Tagne | Le Jour

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 08:29

En dépit de la tendance baissière de la production commercialisée lors de la campagne écoulée, pour des raisons liées aux aléas du climat, le ministre du Commerce (MINCOMMERCE) Luc Magloire Mbarga Atangana s'est voulu rassurant pour la nouvelle saison caféière, lancée officiellement à Melong, dans le département du Moungo (Région du Littoral), le 24 janvier 2014.

SDC11324"Toutes les données et analyses scientifiques confirment que l'avenir de l'économie caféière mondiale est promoteur et plutôt encourageant", dira, sur la base des informations reçues de l'Organisation Internationale du Café (OIC), le patron du commerce au Cameroun.

À ceux des producteurs qui étaient sceptiques de l'avenir de cette culture de rente, M. Mbarga Atangana renchérit "Nous avons toutes les raisons d'espérer et à tout le moins l'heure n'est ni au défaitisme ni au renoncement".

Et ce ne sont pas des actions des pouvoirs publics qui sous-tendent l'optimisme annoncé pour les acteurs de la filière qui font défaut. Entre autres, il y a, "l'élaboration et l'adoption d'un document de stratégie, la création des centres d'excellence pour la valorisation des cafés spéciaux, la conclusion en cours d'un partenariat tripartite OIC-Brésil-Cameroun et la réactivation du réseau qui regroupe les producteurs africains et malgaches du Robusta", l'espèce qui représente 95% de la production nationale.

Dans le registre des efforts du gouvernement à l'endroit de la culture de rente, Essimi Menyé, ministre de l'Agriculture et du Développement durable (MINADER), a requis la régénération du verger par l'introduction des plants améliorés et le rajeunissement des planteurs, à travers notamment des actions en faveur d'autres couches sociales (des jeunes et des femmes).

Du bilan de la saison 2012-2013, il est à retenir de Michael Ndoping, directeur général de l'Office National du Cacao et du Café (ONCC),  que "la production nationale commercialisé a connu une chute drastique pour le Robusta et une stagnation pour l'Arabica. 38 127 tonnes en 2011-2012, la production a été de 16 142 tonnes au terme de la saison 2012-2013, pour les deux cafés. Soit une chute de 21 985 tonnes.

D'après des données de l'ONCC (en 2010), la surface cultivable nationale du café est près de 140 000 hectares, pour environ 400 000 producteurs.  

Par Pierre Amougou-http://www.mediaterre.org

Rebecca Kamgue : les femmes de Coopaferlos relèvent le défi du café au Cameroun

kamgue-rebecca.jpgFondatrice et présidente de la Coopérative agropastorale des femmes rurales du Littoral, Ouest et Sud-Ouest (Coopaferlos), située à Mélong, dans le département du Moungo, grand bassin de production de Robusta, Rebecca Kamgue détaille, pour Commodafrica.com, les coûts de production du café et les défis à relever pour les 4000 femmes qui sont membres de la Coopérative, via leurs GIC.

Commodafrica : Comment se décompose le prix FOB Douala du kilo de café ?

Rebecca Kamgue : Tout d’abord, le plant de café acheté à la pépinière coûte FCFA 300 auquel s’ajoute le coût de la main d’œuvre pour défricher, travail normalement fait par les hommes, qui est de FCFA 40 000 par hectare – cela prend à peu près une semaine pour défricher un hectare. Ensuite vient la cueillette, normalement réservée aux femmes. Elles sont payées par jour et donc cela dépend de la force de travail de chacune d’elles: certaines femmes font FCFA 3000/journée, d’autres 2000 mais certaines arrivent à gagner jusqu’à FCFA 5000 par journée.

Commodafrica : Comment est organisé le travail des femmes ?

Rebecca Kamgue : Les femmes travaillent à tour de rôle dans le champ de chacune, se donnant un coup de main. Je prends un exemple : si je dois récolter dans mon champ, les femmes qui viennent m’aider seront payées selon ce que chacune récolte. Si une femme a récolté 2 sacs, elle aura FCFA 2000 car, à la récolte, chaque sac de kg est payé FCFA 1000.

Donc aux coûts de main-d’œuvre, il faut ajouter le prix des intrants. Il faut au minimum 8 sacs d’intrants à l’hectare pour les deux campagnes, sachant qu’un sac coûte FCFA 19 500. C’est un coût important lorsqu’on multiplie 8 sacs par les 19 000 ha de caféiers que totalise Coopaferlos.

Commodafrica : De là, combien sont payées les autres étapes jusqu’au port ?

Rebecca Kamgue : Le café récolté est ensuite séché bord champ et mis dans des sacs de 300 kilos. Ce café séché part en usine et après décorticage, ces 300 kilos ne font plus que 72 kg décortiqué, dont 2 kg pour le poids du sac. Donc, si le prix du jour est à FCFA 850, ce sac de 70 kg nets de café décortiqué est vendu à FCFA 59 500.

Commodafrica : Quel est le coût du transport ?

Rebecca Kamgue : Nous, les femmes, n’avons pas de moyens de transport; nous louons les véhicules. Un sac de café allant du champ à l’usine à Mélong coûte FCFA 1000, si on prend un village qui est à environ une trentaine de kilomètres. Nos membres sont dispersés sur une vaste étendue et cela dépend où se trouvent les villages par rapport à l’usine de Mélong.

D’où la difficulté pour nous qui découle du manque de magasins de stockage selon les bassins de production. Si nous avions des magasins de stockage, cela éviterait ce transport en plus.

Commodafrica : Acheminez-vous votre café jusqu’au port de Douala ?

Rebecca Kamgue : Nous n’allons pas jusqu’au port de Douala pour éviter toutes les tracasseries routières- la police, la gendarmerie, etc. Ils créent souvent des ennuis liés au pesage ou autres, qui, en réalité, n’existent pas. C’est pourquoi lorsque nous tombons d’accord avec un exportateur, il vient sur place à l’usine de Mélong pour charger le café après la pesée.

Commodafrica : S’il n’y avait pas de telles tracasseries routières, voudriez-vous aller jusqu’au port de Douala ?

Rebecca Kamgue : Oui, nous irions jusqu’à Douala car cela rapporterait plus, de l’ordre de FCFA 50 par kilo. Evidemment, il y a le manque de moyens logistiques : il faut acheter les camions, payer le carburant, la manutention, le chauffeur, etc. Malgré tout, si on conduisait jusqu’à Douala, ce serait plus rentable. Si nous avions un camion de 60 tonnes, cela nous permettrait chaque semaine de faire une livraison au port.

Commodafrica : Etant une grosse structure de production, représentant 5% du café produit au Cameroun, pourquoi ne pas avoir recours à un crédit bancaire pour acheter un camion ?

Rebecca Kamgue : Les taux d’intérêt bancaires sont très élevés, de l’ordre de 18 à 22%. Il n’existe pas de banque agricole qui pourrait nous accorder des taux préférentiels. Le gouvernement en a parlé et nous attendons que cela se concrétise.

Commodafrica : Quel pourcentage de votre production part à l’exportation ?

Rebecca Kamgue : Je ne sais pas. Lorsque l’exportateur vient à notre usine, nous nous entendons selon les prix du jour des différents grades dont nous disposons et il l’embarque. Nous ne savons pas où le café va après. Il doit encore être séché si le taux d’humidité du grain est trop élevé, et être passé au calibrage pour établir les différents grades. Depuis 7 à 8 ans que nous travaillons dans cette filière, nous travaillons avec le président du Conseil interprofessionnel café-cacao (CICC), Ngwe Appolinaire : c’est lui notre principal exportateur. Mais nous sommes en train de conclure un accord avec des Marocains qui viendront directement à notre usine pour chercher le café.

Commodafrica : Comment avez-vous eu l’idée de créer Coopaferlos ?

Rebecca Kamgue : J’étais styliste en couture et me suis rendue en Côte d’Ivoire il ya des années pour acheter des tissus. Comme j’étais fille de paysan, je me suis rapprochée des coopératives ivoiriennes pour essayer de comprendre ce qui se passait dans le cacao. J’ai compris que les femmes étaient très bien organisées et, de ce fait, elles bénéficiaient de l’appui du gouvernement ivoirien. Je me suis dit qu’au Cameroun, si les femmes s’organisaient au sein de la filière café, le gouvernement pourrait nous apporter une attention particulière. C’est ainsi qu’au retour de Côte d’Ivoire, je suis allée dans les associations des femmes à Mélong pour leur expliquer ce que j’avais vu en Côte d’Ivoire et comment les femmes contribuaient à la filière cacao. Nous aussi, nous pourrions nous mettre aux cotés de nos maris, pour booster la production ensemble. Car, à l’époque, dans les années 60 jusqu’aux alentours de 1975, ne pouvait parler café qu’un homme. C’était une filière réservée aux hommes ; les femmes n’y étaient impliquées que comme main-d’œuvre. C’est tout. Elles n’avaient pas de champs à elles.

Nous nous sommes rendus compte que c’était dangereux car si nos maris venaient à décéder en premier, les femmes ne pouvaient plus rien. Les champs de café deviennent vite sales car c’est le mari qui nettoie les plantations, et donc les enfants ne peuvent plus aller à l’école, les mères ne peuvent plus se soigner. Je me suis donc dit que c’était un danger, qu’il fallait que la femme puisse prendre la relève et qu’il y avait donc quelque chose à faire.

Commodafrica : Que représente Coopaferlos aujourd’hui ?

Rebecca Kamgue : Aujourd’hui, nous sommes 4 000 femmes qui sommes regroupées en 68 GIC (Groupement d’initiative commune) et 38 unités de base. Notre production l’année dernière s’est élevée à 3000 t, ce qui représente environ 5% de la production totale du Cameroun. Ici, dans la région de Mélong, nous ne faisons que du Robusta. Dans la ville même de Mélong, il y a 68 usines, toutes privées, en dehors de ma coopérative.

Commodafrica : Quelle est votre préoccupation majeure ?

Rebecca Kamgue : Intensifier la productivité. C’est notre préoccupation majeure. Nous avons déjà bien progressé car dans le cadre du programme PSCC (Projet semencier cacao café), le ministère de l’Agriculture, le Minader, nous a dotées de 35 000 nouveaux plants de Robusta ce qui nous permet aujourd’hui de faire environ 3 tonnes à l’hectare alors qu’il y a 3 ans, nous faisions encore 1,5 t/ha. Nous avons suivi l’itinéraire technique qu’ils nous ont appris et avons été nous-mêmes surprises du résultat. Des boutures améliorées avec de bonnes pratiques culturales permettent d’avoir des rendements élevés.

Commodafrica : Que pensez-vous du fait que le Robusta ait, au niveau international, une image moins bonne que l’Arabica et qu’il soit payé moins cher ?

Rebecca Kamgue : Le département de Mélong a les plus beaux cafés mais les coxeurs ont détruit notre café. Car le coxeur va chez le paysan et lui demande tout de suite un sac de café pour FCFA 10 000 en lui disant qu’il le paiera en septembre. Donc on ne laisse pas le planteur récolter son café au bon moment, lorsqu’il est bien mûr. Le coxeur est toujours derrière lui en lui disant, il faut récolter, il faut récolter! Du coup, le café est récolté alors qu’il n’est pas toujours mûr.

D’autre part, on ne laisse pas au planteur le temps de bien tourner son café pour qu’il soit bien sec. On a quelque fois du café avec un taux d’humidité de 14-15%, mais vous trouvez dans des usines privées du café avec un taux d’humidité allant jusqu’à 30%. Et le coxeur mélange du café bien sec avec du café moisi qu’il a acheté moins cher et cela détruit la qualité de notre café. Le coxeur est toujours pressé car il veut faire du volume !

C’est pourquoi nous, les femmes, nous avons voulu nous détacher des usines privées pour mettre sur pied notre structure pour pouvoir démontrer que nous sommes capables de produire de la bonne qualité. Si, dans les autres régions caféières, les femmes s’organisaient au sein de coopératives, nous pourrions décrier haut et fort ce système du coxage qui détruit la qualité de notre café.

On a libéralisé sans mettre de garde-fous. Pour résoudre cette question de qualité du café, il faut que l’Etat reprenne les choses en main.

Commodafrica : Estimez-vous que la consommation nationale doive vraiment être encouragée ?

Rebecca Kamgue : Nous avons cette préoccupation et avons suggéré au Conseil interprofessionnel café-cacao (CICC) de nous accompagner avec de petites unités de transformation et de bruleries sur place. Cela nous permettrait de transformer au moins un tiers de notre production pour pouvoir nous-mêmes consommer notre propre production. Car le café qu’on achète, ici, au marché est très cher. Les structures de transformation sont surtout basées à Douala ; il faut pouvoir le faire ici, à Mélong. Le café serait moins cher et nous serions fiers de consommer notre propre café.

Commodafrica : Lorsque le prix international du café chute, vos membres se désintéressent du café…

Rebecca Kamgue : Avec l’expérience des années antérieures, les paysans ont compris qu’il ne fallait plus abandonner le verger, même si les prix du café sont bas. On a vu que ceux qui avaient abandonné leur verger, lorsque le prix international a augmenté, ils étaient obligés de reprendre à zéro alors que ceux qui avaient continué en diversifiant leurs cultures, mais en continuant d’entretenir leurs caféiers, ils ont vite gagné en tonnage. Cela a été une leçon et personne aujourd’hui ne veut tomber dans le piège. Aujourd’hui, dans les plantations de café des membres de Coopaferlos, il y a aussi du bananier plantain, du palmier à huile, du maïs, etc. et ça permet de prévenir la chute du prix international du café.

C’est pourquoi dans notre coopérative de femmes, nous avons instauré le système de cultures diversifiées : nous produisons du maïs au milieu de la plantation ce qui nous permet d’entretenir les caféiers. Nous ne voulons plus abandonner le verger caféier, même temporairement.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 07:58

L'histoire nous révèle l'interview du Chef Supérieur du Groupement Bayangam plusieurs mois après son intronisation, la particularité de cet entretien est quelle développe les grandes lignes de sa pensée et du programme social qu'il a pour sa grande communauté dans le monde. Une interview diffusée par le site web bamileke.com et reprise aujourd'hui par Scores 2000- Sa Majesté POUOKAM Georges Désiré effectuera sa première visite officielle à Nkongsamba les 29 et 30 mars 2014, une nouvelle qui a créée une effervescence positive au sein des populations tout en suscitant de la curiosité autour de cette haute personnalité...

Pouokam-Georges-desire-copie-1.jpgBAMILEKE.COM : Majesté, merci de nous recevoir au coeur de votre royaume… Quel sentiment avez-vous aujourd’hui avec le recul de votre nouvelle vie ?

SA MAJESTE POUOKAM Georges Désiré : Je fais avec ! C'est une très lourde responsabilité de diriger BAYANGAM qui est l’un des villages les plus difficiles à gouverner. Si Dieu m’a donné cela, je les assume !

BAMILEKE.COM : Votre intronisation ne se serait pas déroulée sereinement depuis votre choix comme successeur de votre papa. Est-ce vrai que de hautes et respectables élites ont tenté des coups tordus ?

SA MAJESTE : Je ne suis pas au courant parce que dès que j’ai appris la mort de mon père, je me suis isolé selon ses instructions. Il m’avait dit  : "occupe toi de moi comme tu le fais, mais à ma mort, isole toi et revient uniquement aux obsèques, puis à la fin rentre chez toi". Je ne suis arrivé que le 05 avril vers 10h30, il y avait la messe et j’ai fait le tour du deuil comme tout le monde. Et le sort a décidé que je serais l’homme qui devrait conduire le Groupement. Donc je n’ai rien ressenti.

BAMILEKE.COM : Majesté, pourriez-vous nous dire un mot sur vous ? 

SA MAJESTE : Je ne parle pas souvent de moi, je laisse le soin aux autres ; on ne saurait se juger soi-même.

BAMILEKE.COM : Quels sont les rapports que vous entretenez avec les élites ?

SA MAJESTE : Rien de particulier, j’attends toujours, c’est un groupe très diversifié. A part ceux qui viennent vers moi, rien. Il faut d’ailleurs les organiser. N’eut été le fait que je suis sur beaucoup de front, je m’y serais attardé déjà. 

BAMILEKE.COM : A votre avis quelles solutions pouvez- vous préconiser pour une meilleure connaissance des traditions BAMILEKE, BAYANGAM en particulier ? 

SA MAJESTE : Il faut que les gens aillent vers leur culture, il faut organiser des manifestations publiques et démystifier certaines choses. Dan un proche avenir l’Association des Chefs Supérieurs de l’Ouest pense organiser un FESTIVAL DES ARTS et de la CULTURE BAMILEKE.

BAMILEKE.COM  : Vous serez lu certainement par des milliers de personnes, quels commentaires faites vous aux jeunes compatriotes qui vivent à l’étranger et qui sont radicalement coupés de leurs racines ?

SA MAJESTE : Pour qu’une plante vive, il faut qu’il y ait de la terre sur ses racines ! Le contraire c’est la mort ! En d’autres termes, où qu’on soit, il faut protéger ses racines, ses origines. Il faut qu’ils sachent qu’ils peuvent s’appuyer sur moi autant que faire se peut. Les gens doivent savoir que je suis le père de tous les BAYANGAM sans exception aucune. 

BAMILEKE.COM : BAYANGAM semble á mon avis ne pas du tout progresser ! Quelles actions comptez vous entreprendre á votre niveau pour le développement de ce groupement ? 

SA MAJESTE : Est-ce BAYANGAM de 2002 est celui d’il y a 10 ans ?

SA MAJESTE : NON….

SA MAJESTE continue…: Il y a eu un fort exode rural des jeunes suivis de la création des lycées et collèges. Sur un autre plan, les vieux qui meurent ne sont pas remplacés. On n'investit pas assez et le niveau de vie est très bas. Il faut beaucoup de paramètres pour accélérer le développement. Je ne peux rien faire seul. Il faut que les gens proposent et entreprennent. 

BAMILEKE.COM  : Majesté, des questions qui pourront vous paraître superflues : combien de femmes avez vous déjà et vous comptez en avoir combien ? 

SA MAJESTE : HUM…j’ai 18 femmes dont 16 veuves ! Combien j’aimerais avoir, l’avenir nous le dira. J’espère que les internautes et les lecteurs comprendront ce que veut dire 16 veuves !

BAMILEKE.COM : Quelle est la situation de l’insécurité dans votre groupement ? 

SA MAJESTE : C’est la même situation partout au pays. Des petits cambriolages ici et là. Mais le problème fondamental c’est que les concessions ne sont pas habitées ! Avec de grandes concessions meublées, équipées et vides qu’attendez-vous ? Il faut à défaut d’un fils de la concession, avoir un gardien. 

BAMILEKE.COM : Comment comptez-vous vous y prendre pour unifier la famille BAYANGAM ? 

SA MAJESTE : Le problème est entre les enfants. Donc réparable, si cela était entre le père et ses enfants, cela aurait été catastrophique. Tant qu’ils viendront vers moi, on va s’atteler à unir et ce n’est pas grave dans ce cas là. Figurez-vous que même dans une famille monogamique, il y a parfois des problèmes. Quand ils sont entre les enfants ou entre les enfants et leur mère l’autorité du père peut mettre tout le monde d’accord. Par contre, si cela est entre le père et l’une des composantes de la famille, c’est la déchirure, la cassure. Bref ce n’est pas le cas ici et je m’attèle à garder tout le monde sans exclusion. 

BAMILEKE.COM  : Combien de quartiers BAYANGAM compte-t-il ? 

SA MAJESTE : Il y a 18 quartiers en regroupés en 9 grands ensembles.Tchalla est un regroupement de quartier ; TOMKHE est dans la grande unité. 

BAMILEKE.COM : Quels sont vos rapports avec les autres Chefs de Groupement voisins  à Bayangam? Avec le Maire de bayangam ? 

SA MAJESTE : Aucun problème, vraiment rien à signaler. Le Chef BANDJOUN c’est pour moi un père chez qui je vais souvent prendre conseil. BATOUFAM c’est mon ami, BANGOU est éloigné mais on se voit souvent, BAHAM et moi c’est des rapports fraternels ; on a beaucoup de choses en commun, les mêmes coutumes pratiquement, c’est les mêmes relations avec BAHOUAN. Avec le Maire c’est des rapports comme avec toute élite BAYANGAM, donc des rapports entre un père et son fils, donc globalement positifs… 

BAMILEKE.COM : Majesté, je voudrais vous dire tout de même que vos actions contre les voleurs ont été fort appréciées par les populations !

SA MAJESTE : ……ne dit rien….. Et passe à la question suivante.

BAMILEKE.COM : Majesté, je vous prierais de nous livrer une information en exclusivité…..

SA MAJESTE : Pas d’exclusivité, je suis un homme spontané. 

BAMILEKE.COM : A quand votre visite à DOUALA ou YAOUNDE ? 

SA MAJESTE : Ca ne dépends pas exclusivement de moi. Ces villes me font part et on s’arrange. La décision ne me revient pas, je suis là pour ça, à la disposition des BAYANGAM. 

BAMILEKE.COM : J’ai parfois entendu dire que vous fréquentez beaucoup plus les riches que le peuple. Est-ce que cette critique est fondée ? Car on parle beaucoup de vos séjours dans un palace de Douala qui appartient à une élite qui est loin d’être aimée par ses frères ! Seriez-vous bien aimable de nous éclairer sur ces affirmations qui ont le mérite de vous salir ? 

SA MAJESTE : Je vais souvent à Douala pour mes affaires personnelles. Il faut que les gens sachent qu’avant d’être Chef, j’étais autre chose hier ! Et si je viens en tant que Pouokam Georges, je ne dois pas mêler le Chef et vice versa. Il faut que ce soit clair !

S’il y a un autre BAYANGAM qui a un hôtel qu’on me le dise ! Comment voulez vous que j’aille ailleurs que chez un BAYANGAM ? Quand j’arrive dans une ville, s’il n’y a pas de BAYANGAM, ayant un hôtel, je vais chez un BAHAM et s’il y en a pas je vais chez un BAHOUAN. Si ces cas sont épuisés alors je vais voir ailleurs.

Comment vous pouvez achetez des produits chez le concurrent de votre fils ; Cette situation est typique des BAMILEKE ; il faut que nous nous soudions les coudes ! Cela doit être clair ; c’est une philosophie que j’applique. Ce n’est en rien une subordination à u tel ! C’est mal me connaître…

Je ne sais pas ce qu’on appelle riche ou pauvre ! Je vais chez tout le monde. Mais il se trouve que pour inviter le Chef, il faut des dispositions particulières. On dit par exemple qu’il faut <<la chèvre du Chef>> etc. Quand vous invitez votre papa il y a tout de même des dispositions à prendre ; C’est de la simple logique.

BAMILEKE.COM : Selon des informations concordantes, vous prépareriez un texte organique des communautés BAYANGAM qui préconisent un président élu et un Chef de famille nommé par vous. N’avez vous pas peur des tares du bicéphalisme ? Ne craignez vous pas une madasgacarisation des communautés ? 

SA MAJESTE : Le pouvoir traditionnel ne fonctionne pas avec des textes ! Tout se passe oralement. En réunion des Chefs traditionnels de l’OUEST, nous avons supprimé les appellations << chef de famille>> <<chef de communauté >> etc. On a assisté à des dérives avec ces titres.

Il y aura désormais un représentant du Chef et par exemple à Douala je n’en ai pas. Pour revenir à votre question, il n’y a pas de texte en préparation. 

BAMILEKE.COM  : Majesté ça c’est une exclusivité…. 

SA MAJESTE : Oui… il faut que cela soit clair. Il n’y aura plus d’élections nulle part mais des désignations. Pour les réunions et associations diverses, ayez des présidents et autres cela ne jeune pas et c’est même une bonne chose. 

BAMILEKE.COM : Donc si je comprends bien plus d’élections ni à Yaoundé ni ailleurs… 

SA MAJESTE : C’est terminé les élections ! IL N’y aura pas de bicéphalisme, mon Représentant sera Moi. Son rôle est celui d’arbitre pas comme un administratif qui a ses position, ses visées.

BAMILEKE.COM  : Il y aura des nominations dans la communauté BAYANGAM ? 

SA MAJESTE : Oui c’est sur mais je ne connais pas encore bien les gens. 

BAMILEKE.COM : Vous serez victime de pressions diverses… 

SA MAJESTE : Oui qu’ils viennent on verra bien ! 

BAMILEKE.COM : Je me suis laissé dire que vous étiez jeune et ambitieux. Je n’en doute pas. Quel sera votre programme pour le développement de BAYANGAM et de sa culture ?

SA MAJESTE : Je n’aime pas fonctionner sur programme. Un Chef Supérieur ne fonctionne pas ainsi. Mes actions doivent plutôt être des surprises. Mon programme c’est celui de la population, des élites. Si vous veniez ainsi avec une chose importante pour le développement ou la culture…Ben je vous donnerais le feu vert et tout le village en bénéficierait !

Il faut en somme être un bon arbitre. 

BAMILEKE.COM  : Je voudrais finir en parlant du développement de BAYANGAM. Où en est le CADBAY ? Les populations disent que c’est un bureau de fatigués et de dormeurs ! Vous qu’est ce vous en pensez ? C’est quand même grave cette léthargie ! 

SA MAJESTE : Je ne sais même pas ce qu’il en est du CADBAY, je ne sais pas s’il fonctionne ! Il faudra un congrès général comme celui qui avait avorté. Il faudra une structure permanente de développement. Par exemple, voici notre Chefferie à tous. Elle est entièrement à ma charge ! C’est dangereux ! Ce comité permanent prendrait en charge certaines choses. C’est à ce prix qu’est le progrès. Autre chose, lors des cérémonies officielles du LAKAM, les réunions étaient improvisées, les gérants de budget improvisées, les cotisations et les personnes ressources pareils. Cela a été très difficile ! Alors qu'avec une structure permanente, cela aurait été plus aisé, il y aurait des fonds à l’avance, des Hommes et il ne resterait plus qu’à décider de ce qu’il y a lieu de faire. Pour votre journal à paraître, sachez ceci : il y aura des CARTES DE DEVELOPPEMENT. Chaque BAYANGAM aura le sien en fonction de ses moyens. Ce sera la ressource principale de ce comité permanent de développement. Je commence à voir un peu clair et s’il plait à Dieu, d’ici l’année prochaine, nous aurons des funérailles avec l’accord des sociétés secrètes.

BAMILEKE.COM : Avez-vous des contacts avec les BAYANGAM de France ? 

SA MAJESTE : Pas de contacts directs ; je leur ai écris une fois. Et certaines personnes m’ont écris en particulier. 

BAMILEKE.COM : VOTRE MOT DE FIN ?

SA MAJESTE : Avec moi, il n’y a jamais de fin ! JE VOUS REMERCIE TRES SINCEREMENT......................Sa Majesté se lève et quelques minutes plus tard revient avec une bonne bouteille de vin d’une région bordelaise dont j’ai eu le bonheur de visiter et que tous les connaisseurs de vins connaissent SAINT EMILION !!!!

Et moi de le lui prendre mains jointes, genou fléchi et de lui exprimer en BAMILEKE un merci ! En BAYANGAM mot à mot il dira "arrive chez toi, avec ta famille faites quelque chose avec ceci !". Non sans une certaine joie de bien finir, nous passons aux dernières photos et une petite visite de la Chefferie!

MERCI-PAR GERARD PHILIPPE KUISSU - http://www.bamileke.org/Newfolder/bay_interview.htm

http://www.scores2000.info - email: scores2000@hotmail.com - Contact R"daction : +237 78894092/33491821

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 07:25

Après la parenthèse des coupes africaines interclubs, le championnat national de Ligue 1 de football a repris droit de cité ce mercredi 12 février 2014. En dehors de l’Union sportive de Douala qui était dispensée, les 18 autres clubs engagés dans cette compétition ont tous été au rendez-vous.

Les amoureux des buts ont été servis : 18 buts ont été inscrits pour huit victoires dont une seule à l’extérieur contre un match nul vierge.
Après avoir démarré la compétition en trombe Unisport du Haut-Nkam Panthère du Ndé New stars de Douala et Njalla Quan sport academie de Limbé ont été ramenés sur terre cet après midi. Si Unisport s’en tire avec un match nul au stade Mankon de Bamenda devant Yong sport local ce n’est pas le cas pour les autres qui ont tous essuyé des revers.

Par contre Coton sport de Garoua le champion en titre Astres de Douala le vice champion en titre et Ums de Loum de Pierre Womé Nlend et les miraculés Bamboutos de Mbouda et Sable de Batié qui couraient après une première victoire ont mis un terme à leur supplice en décrochant chacun les trois points mis en jeu.
Seuls Canon sportif de Yaoundé finaliste de la dernière Coupe du Cameroun et Renaissance de Ngoumou n’ont jusqu’ici engrangé le moindre point…

Scores complets 3e journée mercredi 12 février 2014
Douala : Astres FC – Tkc de Yaoundé 2 buts à 1
Yaoundé : Canon – Sable de Batié 1 but à 2
Yaoundé : Apejes – New stars de Douala 1 but à 0
Bafia : Cosmos – Douala Athlètic club 2 buts à 1
Bamenda : Yong sport – Unisport du Haut-Nkam 0 but partout
Njombé : UMS de Loum – Renaissance de Ngoumou 1 but à 0
Garoua : Coton sport – Fovu club de Baham 2 buts à 1
Garoua : Scorpion de Bé – Njalla Quan sport de Limbé 1 but à 0
Mbouda : Bamboutos – Panthère du Ndé 2 buts à 1
Union de Douala exempte.
Programme des matches de la 4e journée
Dimanche 16 février 2014
Douala : New stars – Canon de Yaoundé
Yaoundé : Tkc – Douala athlètic club
Yaoundé : Renaissance de Ngoumou – Apejes de Mfou
Bafang : Unisport - Bamboutos de Mbouda
Bangangté : Panthère – Ums de Loum
Garoua : Scorpion de Bé – Fovu club de Baham
Garoua : Coton sport – Njalla Quan sport de Limbé
Suite te fin mercredi 19 février 2014
Bafia : Cosmos – Astres de Douala
Douala : Union – Yong sport de Bamenda
Sable de Batié exempt.

Classement non officiel à l’issue de la 2e journée:
1er : Unisport du Haut-Nkam 7 pts
2e : Panthère du Ndé 6 points
3e : New stars de Douala 6 pts
4e: Njalla Quan sport de Limbé 6 pts
5e: Apejes de Mfou 6 pts
6e: Cosmos de Bafia 6 pts
7e: Coton sport de Garoua 5 pts
8e: Sable de Batié 5 pts
9e: Ums de Loum 4 pts
10e: Union de Douala 4 pts
11e: Bamboutos de Mbouda 4 pt
12e: Scorpion de Bé 4 pt
13e: Astres de Douala 3 pt
14e: Fovu de Baham 3 pts
15e: Douala Athlètic club 1 pt
16e: Tonnerre de Yaoundé 1 pt
17e: Yong sport de Bamenda 1 pt.
18e: Canon de Yaoundé 0 pt
19e: Renaissance de Ngoumou 0 pt

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique &quot;Le Chasseur&quot;.
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique &quot;Le Chasseur&quot;.

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