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Par Sylvain Timamo
Brusquement arrachée à la vie le 17 octobre 2014 aux environs de 19 heures, le décès de dame Dackam Sylvie Chantal épouse Yonga n’a cessé de défrayer la chronique dans tous les milieux publics et associatifs de Bafang, voici bientôt un mois. Le clou de ce feuilleton, c’est le spectacle donné le vendredi 21 novembre dernier à la morgue de l’hôpital de District de Bafang pour un public habitué aux levées de corps sereines et non aux coups de poings.
Agée de 37 ans, Dackam Sylvie Chantal n’a pas eu droit aux obsèques dignes de son dynamisme. Elle a été inhumée le week end du 22 novembre dernier en l’absence de son époux et de sa belle famille abusée de l’acte coutumier de mariage qui unit leur fils à la défunte. En effet, victime d’un accident de la voie publique le 17 octobre 2014 avec son mari au retour d’une visite familiale, dame Dackam Sylvie Chantal va rendre l’âme sans crier guère tandis que son mari, dans un état comateux est transporté pour les urgences de l’hôpital Ad-Lucem de Banka où il va y séjourner pendant quelques jours avant son transfèrement à l’hôpital de Bingo. Le corps de la défunte est transporté aussitôt pour la morgue de l’hôpital de District de Bafang par sa sœur, à l’insu de sa belle famille, qui informée, crie au scandale et parle de sorcellerie. C’est ainsi que le climat va se détériorer entre les deux familles d’abord pour ces accusations malpropres et puis parce qu’elles ne s’entendent pas non plus sur le lieu de l’enterrement. Rendu chez le Procureur de la République, le Parquet va trancher en faveur de la belle famille malgré le fait que l’époux ait brandi l’acte coutumier de mariage. Le corps de son épouse reposera à Bafang et non à Fondjanti, village du mari dans l’arrondissement de Bakou. Se sentant donc lésé par le parquetier, les deux familles se sont données rendez-vous à la morgue autour de la dépouille pour des séries de combats avec comme spectateurs de nombreux amis et associations venus pour le dernier hommage. Le 1er acte c’est la bagarre qui va opposer le frère de la défunte à celui du mari. Raison : refus à la belle famille de voir le corps de leur épouse exposé dans le hall de la morgue. Le 2ème acte se vit alors que tous attendent le corbillard pour le transport du cercueil. Impatiente, la famille du mari va résolument opter pour le transport manuel du cercueil pour le domicile familial. Rendue sur une distance d’à peu près 100 mètres, la belle famille va s’interposer. Le cercueil est jeté par terre et on s’exprime par les muscles. Transporté une fois de plus pour la morgue, ils vont se heurter au refus catégorique du croque-mort qui va leur fermer la porte avant de déclarer que quand le corps est sorti, impossible qu’il revienne. La bagarre s’envenime, les coups de poings fusent, l’un des frères de la défunte sort son arme. Enfin va arriver le corbillard qui transportera la dépouille mais après des minutes de marches, il va tomber en panne. Controversés, beaucoup vont commencer à abandonner la procession. 3ème acte. Au lieu de l’Eglise Catholique Saint Luc comme initialement prévu sur le programme, c’est finalement l’EEC de Bafang 2 qui va accueillir le corps qui n’a que souffert, ceci à la suite d’une chaude explication puisque la famille de l’époux avait préféré aller au domicile familial avec le corps. Impuissants devant ces scènes déshonorant, les amis et toutes les associations n’ont eu que leurs yeux pour voir et commenter, chacun d’après sa langue. Il faut dire que toutes les démarches entreprises par le chef supérieur Fondjanti pour que l’âme de son épouse repose en paix sont restées vaines et même la sollicitation de son collègue, le chef supérieur Bafang, n’a rien apporté au choix des autres. Controversée, la famille de l’homme a quitté la scène, laissant le corps de son épouse, objet de convoitise, à sa famille pour inhumation. Effectivement, le corps repose désormais au quartier Mouankeu à Bafang sur le titre foncier N°571 appartenant à un certain Ngossiba François, résidant à Bertoua. A la dernière nouvelle, le propriétaire de ce terrain, demande à rencontrer la famille de la défunte pour une autre explication. Peut-être là le début d’un autre feuilleton. Dackam Sylvie Chantal aurait vécu à jamais si bien que le rituel d’inhumation souvent fait par le pasteur n’a pas été, le servant de Dieu ayant quitté les lieux peu avant, à cause du verbe contenu dans les différents témoignages. Plus de 10 au total qui n’a laissé personne insensible à cette disparition. Que vivement, après tout ce combat, on espère que son âme reposera vraiment en paix.
Léopold Junior NGUEKO /CP
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