Une société en décrépitude dans laquelle toutes les valeurs morales ou encore humaines disparaissent progressivement en faveur du capitalisme. Ce genre de fait est devenu récurent à Nkongsamba. Chaque trimestre, on peut apprendre qu'un homme est décédé seul dans sa maison et le corps en putréfaction est retrouvé deux semaines après ; une jeune fille vient de se pendre pour ne plus être un fardeau pour ses pauvres parents ; un homme malade avec des jambes en décomposition vient d'être transporté par les services d'urgence pour un hôpital réputé de la localité. La solidarité a laissé place aux égoïsmes, à la cupidité.
Pourtant, certains se servent du budget de l'État ou du budget des communes pour s'offrir des voitures de luxe, des maisons dans plusieurs villes et villages du Cameroun, plusieurs femmes et maîtresses en conformité avec les perversités et le dandisme. Si vous en parlez, on vous demandera de fermer votre bouche et de chercher votre part... Mais en réalité, un coupable existe, quelqu'un devrait endosser la responsabilité, ne serait-ce que sur le plan symbolique. Il faut envisager une nouvelle politique sociale qui tiennent compte de nos diversités. Il faudrait même imposer un impôt sur les grosses fortunes et élaguer le fait que ce qui revient de droit aux populations est assimilé au don ou encore à la bienfaisance. Et les OSC dans tout ceci...?
Il faudrait mettre un point d'honneur à développer notre système de santé avec les maires comme président de comité de gestion, appuyer les secouristes et urgences médicales. Lors des conseils municipaux dans plusieurs communes du Mongo, les élus ont validé plusieurs délibérations accordant des avantages au SG, RM ou Contrôleurs de gestion. Mais...