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Par Sylvain Timamo
<<Pour se faire des ennemis, pas la peine de déclarer la guerre, il suffit juste de dire, ce que l'on pense>>.
Cette assertion de Martin Luther KING, nous plonge dans l'objet de notre analyse, car ce 1er mai 2024, le Cameroun de concert, avec la communauté internationale, célèbre la 138ieme édition de la journée internationale du travail.
Le travail, qui est une acception plurielle, peut être défini de moultes façons : c'est un labeur, une application à une tâche, effort soutenu pour faire quelque-chose, en parlant de l'esprit, comme du corps.
On peut aussi considérer cette notion, comme la manière, dont on travaille habituellement.
Une troisième définition de ce concept, magnifie aussi, comme un ouvrage même, de quelque nature qu'il soit, qui s'est produit, par le labeur. On pourrait encore poser un regard notionnel du travail, comme le labeur humain considéré, comme facteur essentiel, de la production.
Toutes ces définitions renvoient, à la notion de travail.
L'acte 138, de cette célébration a pour fil d'Ariane :"Dialogue social constructif : facteur de promotion du travail décent et du progrès social".
Mais pour être au même diapason, regardons-nous droit dans les yeux, employeurs et employés, et posons-nous les vraies questions, question d’ausculter, afin d'effectuer une autopsie du monde du travail au Cameroun !
En réalité, qui est véritablement travailleur au Cameroun ?
C'est quoi un vrai travailleur, au sens du Bureau International du Travail (BIT)?
Ne joue-t-on pas à l'hypocrisie, en brandissant la pandémie du COVID-19 ?
Le dialogue social longtemps claironné, à hue et à dia, et à grand renfort médiatique, n'est-il pas finalement, un éléphant blanc ?
Les Bayam-Sellam , bendskineurs, commerçants, Barmen, coiffeuses, sont aussi des travailleurs ?
Si Oui ! Où sont leurs droits et intérêts ?
Peut-on construire une véritable vie, avec des salaires au lance-pierre, qui ont été "slimmés"?
Le secteur privé, lui-même est-il exempt, de tous ces griefs ?
Voilà les vraies questions, que la tripartite : État/Patronat/ syndicat, doit se poser sans langue de bois, si on a besoin, d'une société égalitaire, et un monde de travail épanoui.
Si on s'en tient, au thème de cette 138 ieme célébration de la journée internationale du travail, " Dialogue social constructif : facteur de promotion du travail décent et du progrès social". De quelle promotion du travail décent parle-t-on ?
Et du coup, le citoyen lambda, a des préoccupations.
Pour un salaire minimum inter garanti professionnel (SMIG), qui passe de 36 270 à 41 575 FCFA, ce salaire façonner-t-il un progrès social, ou alors est-il la résultante d'un travail décent ?
" Un dialogue social" , qui accouche d'une souris tout le temps. Les projecteurs braqués dans les couloirs de certaines entreprises, mettent en exergue, deux types de travailleurs.
Ceux qui sont les nègres de service, qui assurent presque tout, et garantissent des résultats efficients, et performances éclatantes, à l'entreprise.
La deuxième catégorie, est celle, qui se balade, et vadrouille en longueur de journée, comme les "mauvais esprits «, qui n'ont pas intégré leur tombe, à l'approche de l'aurore.
Apparemment c'est aussi une forme de travail.
Peut-être l'État devrait aussi le noter dans le code du travail.
Il ne serait pas superfétatoire, d'énoncer au passage, que la vie nous donne des épreuves, l'expérience nous donne des outils, et la sagesse nous apprend à nous en servir.
Puisque l'histoire est la matrice de la science, allons-y puiser dans ce bréviaire.
Le 1 er Mai 2018, 6 ans plus tôt, lors de la 132 ieme édition, de la journée internationale du travail, le fil conducteur était : " Dialogue social, facteur de travail, et de progrès socio-économique au Cameroun".
Le commun des mortels, constate qu'on tourne les travailleurs en bourrique, car c'est pratiquement le même thème, que Celui de cette 138ieme édition.
Et on s'en souvient encore, comme si c'était hier, qu'à cette époque, le Journaliste Jean Jacques ZE, Directeur Général de la télévision Vision 4, avait été abusivement limogé.
Avait-il eu seulement le temps, d'avoir le dialogue social, avec son employeur ?
Et que dire alors, de la sempiternelle préoccupation de la convention collective, qui n'est jamais respectée, encore moins les statuts ?
Résultat des courses, ou devrions-nous nous affirmer, dégâts des courses, l'employé est à la merci de l'employeur.
Pour sortir de cet ÉDITORIAL, chers " travailleurs», pour ce 1 et Mai 2024, mangeons, buvons, jubilons, oublions nos souffrances, pour une demi-journée !
Et demain, revenons nous plaindre au lieu du travail.
Ceci, pour les siècles des siècles, et comme dans un milieu ecclésiastique, les ouailles de répondre, Amen !
Patrice ELONGBIL NGOMA, journaliste éditorialiste
Contact : +237 674038411
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