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ÉDITORIAL.: 8 MARS 2026 : ENTRE FÉMINICIDES, MASCULINICIDES, ET COMPORTEMENTS ORGIAQUES ! Le 8 Mars, et quoi après ?

Pardonnez cette question introductive, qui taraude les esprits. Mais une fois de plus, la société humaine, et l'esprit discursif nous y interpellent. La journée internationale des droits de la femme, a été célébrée, à travers le monde entier, ce 8 Mars 2026, et toi la femme, t'es-tu posée une question, celle de savoir, la genèse même de cette célébration à envergure mondiale.

L'histoire étant la matrice de la science, puisons-en dans ce bréviaire ! 

C'est au début du XXe siècle, qu'on observe des luttes ouvrières de nombreuses femmes réclamant :

Le droit de vote, les meilleures conditions de travail, et l'égalité entre hommes et femmes, même si nous conseillons plutôt à ces dernières de réclamer l'égalité des chances ou encore d'opportunités.

Au début du XXe siècle, les femmes dans la majorité des pays du monde, s'unissent pour défendre leurs droits.

Mais bien avant, il y eut des luttes ouvrières, de nombreuses femmes, réclamant le droit de vote ; sans oublier des remous qui agitèrent l'Europe.

La création d'une première journée internationale de la femme, est évoquée pour la première fois, en Août 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague au Danemark, à l'initiative de Clara ZETKIN, militante allemande.

Jusqu'à ce moment, aucune date n'est fixée. Il faut attendre l'année 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, afin que, la tradition du 8 Mars se mette en place.

Après la deuxième guerre mondiale de 1945, la journée internationale devient une réalité dans le monde entier.

Question, mais pourquoi le 8 Mars a été choisi ?

Le 8 Mars 1911, des femmes russes organisèrent des rassemblements clandestins.

8 MARS 1914, les femmes réclament le droit de vote en Allemagne; 8 Mars 1977, les Nations Unies officialisent la journée internationale des femmes. Le constat qui en découle est clair : les maltraitances et violences faites aux femmes, ne sont pas l'apanage des peuples africains, comme le monde occidental veut nous le faire gober.

Le Cameroun entre dans la danse, en 1985.

Au début, seules les femmes leaders d'associations, et les syndicalistes y participent.

Mais avec l'évolution spatio-temporelle, on a adopté une contemporainéité de la célébration, que les concernées, donc les femmes elles-mêmes crient à hue et à dia ; en nommant " fête de la femme”, pour quelle raison, on ne sait ?

Le thème est resté statique, à quelque virgule,ou encore mot près : "Droits, justice, et action pour toutes les femmes et les filles".

Question, à poste égal la femme a-t-elle le même salaire, et les mêmes avantages que son congénère masculin ?

Dans les instances décisionnelles, Y-a-t-il une parité numérique, entre l'homme et la femme ?

Aujourd'hui on observe à travers cette<< ripaille>> les déviances,et les excentricités de toute nature telles :

Les bières à gogo, les kabas à soulever, les nombreux batifolages dans les quartiers, les trémoussages dans les lits.

On peut quand noter quelques femmes dignes qui sortent du lot, comme la Professeure Justine NDIFFO TCHUENKAM, la présidente de l'association dénommée " More women in politics”.

Citer aussi la brillante Professeur e d'université Viviane BIWOLE, n'est pas superfétatoire !

Comment les femmes et les filles du Nord-ouest,et du Sud-Ouest,du Cameroun ont célébré, ne nous posez pas des questions.

Pour la célébration de la journée internationale des droits de la femme au Cameroun, ces noces de fer : la 41ieme du genre, a été entachée de choses funestes,et pratiquement ténébreuses.

Rien qu'en ce début d'année 2026 les chiffres sont inquiétants, en termes de FÉMINICIDES, et même MASCULINICIDES.

Entre Janvier et Février seulement, pour cette période, on a enregistré :

26 femmes qui ont perdu la vie.

Oui vous l'avez bien écouté, 26 vies brisées, ce qui représente près de 13 femmes tuées chaque mois.

Même les hommes n'y ont pas échappé, d'ailleurs la ville de Nkongsamba, et comme on le dit trivialement dans nos quartiers, " a bouffé la tontine”.

Aux premières heures, de ce jour du 8 Mars, les habitants de cette cité, se sont réveillés, avec une horreur indescriptible, il s'agit d'une dame qui poignardé son époux jusqu'à ce que mort s'en suive.

Toujours ce même 8 Mars, et dans la même ville, en après-midi, c'est une autre femme, qui versait de l'eau chaude à son mari, et ce dernier était transporté dans une formation hospitalière.

Quel gâchis !

Pourtant, le 8 Mars, n'est pas qu'une simple date calendaire.

Au-delà de la ripaille, il y a un sens profond.

Il y a des tables-rondes, des conférences : véritables moment s de réflexion, qui doivent remettre la question des droits des femmes, au cœur du débat public.

Nous ne sommes plus confinés à un territoire, et aujourd'hui grâce à la technologie ; cet espace virtuel sans frontières, nous pouvons appréhender, apprendre, partager, entreprendre, voire même influencer, partout dans le monde.

L'objectif de cette journée, est de faire la revue des "12 domaines, de la plateforme d'action de Beijing”, qui consiste à :

Ressortir les progrès réalisés, identifier les obstacles, et proposer de nouvelles stratégies, pour la mise en œuvre effective, des actions initialement programmées.

Patrice ELONGBIL NGOMA, journaliste, éditorialiste, archiviste.

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CÉLÉBRATION DE LA 41ÈME ÉDITION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME A MANJO

Placé sous le thème " DROITS - JUSTICE - ACTION POUR TOUTES LES FEMMES ET LES FILLES"

L'événement a été marqué à la place des fêtes de Manjo par deux temps forts. Côté discours ; les oratrices qui ont pris la parole pour la circonstance à savoir : La présidente du Réseau des Associations des Femmes de l'arrondissement de Manjo (RAFAMA) Gisèle KOLLO, la présidente du comité d'organisation Améline KANGA, madame le maire de la commune de MANJO Téclaire EKOSSO NJANJO, ont rappelé l'historique de la célébration de cette journée avant de dresser le tableau sombre des violences faites à l'égard des femmes. Un phénomène qu'elles ont condamné avec la dernière énergie tout en demandant de l'aide aux pouvoirs publics pour la protection de la femme. 

Le sous - préfet de l'arrondissement de Manjo André Joseph ÉYEBÉ ÉYEBÉ qui présidait cette cérémonie a quant à lui sensibilisé la femme sur la nécessité de se prendre en charge, de connaître ses droits et se battre pour la justice. Ces discours étaient entrecoupés de prestations musicales et des sketches.

Le second cliché a été la grande parade du défilé, qui a connu dans les rangs le passage des femmes exerçant dans l'administration, dans divers secteurs d'activités et enfin les associations et autres organisations de femmes. Marchant au rythme de la fanfare, les défilants brandissaient des des pancartes qui véhiculaient les messages de Paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble. D'autres par contre condamnaient toute forme de violence à l'égard des femmes. La remise des kits hygiéniques à certaines jeunes filles des établissements secondaires de la ville de Manjo est venue mettre un terme à cette cérémonie riche en sons et couleurs.

Léonard Wékon/CP

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