Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique

NIGÉRIA - CAMEROUN ET LA FRONTIERE DE BAKASSI - 14 AOÛT 2008, CÉRÉMONIE DE RÉTROCESSION DE BAKASSI :  LA DIPLOMATIE VAINQUERESSE DU CAMEROUN !

 
LA CÉRÉMONIE OFFICIELLE, DE RÉTROCESSION DE LA PRESQU'ÎLE DE BAKASSI AU CAMEROUN, PAR LE NIGÉRIA,DU 14 AOÛT 2008, METTAIT AINSI UN TERME, AU LONG DIFFÉREND, QUI LES OPPOSAIT, PENDANT PLUSIEURS ANNÉES , SUR UNE ZONE RÉPUTÉE RICHE EN PÉTROLE, ET EN GAZ NATUREL !
Si les camerounais, dans leur immense majorité, l'avaient compris comme Paul Valéry, que le diplôme est l'ennemi mortel de la culture ; nous n'en serions pas-là, à cette vacuité culturelle, et par ricochet à une vacuité intellectuelle.
14 AOÛT 2008-14 Août 2026, la rétrocession de Bakassi, plusieurs années maintenant.
Ce jeudi là, du 14 AOÛT 2008, la salle des banquets, du gouverneur de l'État de "CROSS RIVER", du Nigeria accueille la cérémonie solennelle, de signature du document, consacrant le retrait du Nigeria ; et la rétrocession totale, de la presqu'île de Bakassi au Cameroun.
Tout avait commencé à 12 Heures, avec l'exécution des hymnes nationaux nigérian et Camerounais.  Pour rappel historique, ce jour-là, on enregistre une série de cinq discours.
Successivement, celui de Saïd Djinnit président de la commission mixte Cameroun/ ONU/ Nigeria ; celui de Chief Michael Aondoakan; et le professeur Maurice Kamto, alors ministre délégué auprès du Minjustice, et chef de la délégation Camerounaise, pour le suivi des accords de Greentree, pour ne citer que ceux-là !
Mais pour tous les orateurs prestigieux, une seule ritournelle fait écho : le caractère historique, pacifique, juridique, du règlement de ce contentieux frontalier, entre les deux géants voisins, que sont le Cameroun, et le Nigeria.
C'est pour cette raison, que le Président Cameroun Paul BIYA, un "judoka politique" avéré , avait privilégié la Voie pacifique à cette époque.  Une idée adjacente à celle de l'ancien président Sud-africain, Nelson Mandela, de vénérée mémoire, affirmait, et je cite : "Il est facile de casser, et de détruire, mais les héros, ce sont ceux qui font la paix, et qui bâtissent".
C'est le cas de mentionner Ici, les quatre nations-amies, qui ont été témoins à ce mariage de raison, à savoir : États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, et la France. États dont l'estampille n'aurait pas abouti à ce Happy end, nous sommes alors, un lundi 12 JUIN 2006, à Greentree, pour les accords éponyme.
MARCHE CAMEROUNAISE.
Pourtant le Cameroun, ce pays épris de paix, et dont on reproche même à l'international, son hospitalité légendaire, et quelquefois bêtisière
, avait déjà effectué la saisine, de la cour internationale, de la justice de la Haye, au Pays-Bas ; le 29 Mars 1994, immédiatement après l'annexion du territoire Bakassi, par le Nigéria, nous sommes alors, un Mardi 21 Décembre 1994.
LA FORCE DU DROIT, AU DÉTRIMENT DU DROIT DE LA FORCE !
Même après le 10 octobre 2002, que, la cour internationale de  justice de la Haye, ait donné le verdict, que Bakassi est Camerounais, le sénat Nigérian ne l'entendait pas de cette oreille.
Pression était faite sur le président Nigérian d'alors OLUSEGUN OBASANJO.
On remarquera ainsi, que ces quiproquos surviennent des accords du 11 Mars 1913, complétés et précisés par la déclaration franco-britannique,  du 10 juillet 1919 ; délimitant la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, dont les puissances tutrices sont : l'Allemagne et l'Angleterre, puis l'Angleterre et la France.
Quel cinglant revers, en terme de résolution pacifique, Paul BIYA avait donné à ses homologues, à travers le monde.
Il ya qu'à voir, les nombreux conflits armés, et rivalités, à travers le globe terrestre aujourd'hui, à savoir :
Le détroit d'ORMUZ entre l'Iran et les États-Unis, l'interminable guerre dans la bande de Gaza, entre Israël et la Palestine, qui est Immériale, et même biblique.
Le chaudron de la Libye, dans oublier " la guerre oubliée du Darfour".
Patrice Elongbil Ngoma,  Journaliste/éditorialiste, analyste Géopolitique
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article