Entretien avec PAPE SECK, Créateur de contenus sportifs : il faudrait accréditer plus de journalistes sur le continent. S'il y a beaucoup de journalistes, la CAN va faire du bruit et sera plus populaire"
25.02.2025
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Par Sylvain Timamo
C'est depuis 2019 que ce jeune d'origine Sénégalaise, passionné du milieu footballistique africain, fait son chemin dans les stades et lieux de communication de la Coupe d'Afrique des Nations de Football. Grâce à son talent et ses connaissances en Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), il met en lumière, sur la toile, tous les meilleurs moments des rencontres. Cette extase se poursuit dans les couloirs et lieux des conférences. Pour ne pas découdre à la tradition d'accompagnement des talents, Hommes d'Afrique Magazine a eu avec lui un entretien à Rabat, juste au lendemain du tirage au sort des poules de la prochaine CAN TOTAL Énergies.
Hommes d'Afrique Magazine : A la suite du dernier tirage au sort de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de Football, peut-on avoir votre réaction ?
PAPE SECK : Je suis créateur de contenus sportifs. Le Lundi 27 janvier dernier, j'étais invité par la CAF pour créer du contenu autour de l'événement. Franchement, c'était un très bel événement. Nous sommes tombés dans une poule pas facile, mais avec une bonne équipe du Congo et deux autres équipes moins fortes. Nous pensons être les favoris du groupe, mais en réalité c'est pas une poule facile dans laquelle nous nous retrouvons.
Au regard de l'évolution du football africain impactée par du professionnalisme a différents niveaux, pourriez-vous émettre des pronostics ?
Déjà, mon pronostic est motivé du choix du cœur, le Sénégal. Cependant, au regard des dernières performances et des tendances, je regarde la Côte d'Ivoire avec un bon groupe de jeunes, suivi du Maroc qui a opéré beaucoup de changements en impliquant plus de jeunes joueurs. Le Maroc selon les résultats a en plus l'avantage du public.
Le football africain aujourd'hui est-il valorisé par la sélection des jeunes talents nationaux ou des professionnels évoluant dans l'hexagone?
Pour moi, les deux vont ensemble, mais c'est l'implication qui compte. Si tu es un grand joueur qui n'a pas une forte implication et engagement, les résultats ne suivront pas. Un grand joueur, sa compte comme dans le cas de SADJIO MANE, mais il est en fin de carrière. Du coup, son implication sur le terrain ou en dehors et l'orientation des jeunes seront utiles.
Des curiosités et inquisitions depuis que vous êtes sur le territoire marocain? Un commentaire sur les préparatifs ?
Déjà, il faut dire que les infrastructures, les villes du Maroc sont magnifiques. C'est la première fois que je viens à Rabat et franchement, je peux dire que c'est une ville qui est très belle. Cela m'a surpris et confirme les allégations des autres selon lesquelles le Maroc voudrait organiser la CAN du siècle dans tous les domaines. En Côte d'Ivoire, on a eu un très grand niveau, avec de l'ambiance, des émotions. On a été surpris par Abidjan et espérons qu'ici ce sera encore plus palpitant.
Le souffre douleur et à récurrence réside peut-être dans l'accréditation des médias ou journalistes africains. Ils ne sont apparemment pas nombreux comparativement à certains continents.
A mon avis, si cette information est vérifiée, il faudrait accréditer plus de journalistes sur le continent. S'il y a beaucoup de journalistes, la CAN va faire du bruit et sera plus populaire.
Propos recueillis à Rabat au Maroc
par Sylvain TIMAMO pour "Hommes d'Afrique Magazine"