Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique

"Mon pays, c'est Toi" : un film-documentaire poignant sur l'intégration des migrants au Maroc.

La grande première du film-documentaire *Mon pays, c’est Toi* a enflammé le Cinéma Renaissance de Rabat le 28 avril 2026, à 17 heures. L'événement a réuni une foule impressionnante : diplomates, figures du monde associatif interculturel et médias en vue, tous venus célébrer une œuvre qui interroge avec finesse les défis et les espoirs de l'intégration migratoire.
Ouvert par un programme en huit actes riche en substance, l'après-midi s'est ému sous les discours liminaires des organisateurs. Les intervenants du premier acte – Mme Fatima Outidir, représentante au Maroc de l'ONG *Échos Communications* ; M. Martin Van der Belen, administrateur de la Fondation *La Nacelle* en Belgique ; M. Mohamed Amine El Mouzztarif, président de l'association *COOPLUS* au Maroc ; et M. Mohamed Ben Lamaizi, co-réalisateur du film et président de l'association *TATMIN* – ont une fois de plus posé les enjeux cruciaux de la citoyenneté, de la solidarité et de l'humanisme.
La projection a suivi, captivante pendant ses 52 minutes : les spectateurs ont été plongés dans le quotidien vibrant des migrants à Rabat, capitale politique ; Casablanca, poumon économique ; et Fès, joyau culturel millénaire du Royaume. Une séance de questions-réponses animée a prolongé le débat, avant un récital émouvant de poèmes par ABAK, la dédicace du livre *Le Chemin des Ombres* de David Essome, et une inévitable salve de photos.
Ce qui a le plus captivé l'auditoire, c'est le témoignage libre et sincère de deux personnalités aux parcours miroirs. Le réalisateur d'origine marocaine, parti vers la France pour un exil contraint, et le producteur français ayant choisi l'inverse vers le Maroc, avec ses fortunes diverses et ses rencontres "humanités" parfois désobligeantes. Pendant dix ans, ces deux narrateurs ont mûri la conviction que l'intégration – ou l'assimilation – bute souvent sur la barrière de la langue et les malentendus mutuels. Leur film, un véritable hymne au "vivre-ensemble", à l'amour et au respect de la diversité, vise à panser ces fractures. L'exemple des jeunes acteurs de l'association ABAK, qui se sont illustrés sans formation préalable au cinéma, en est la preuve vivante. Le modérateur Younouiss Manding, consultant en migration et interculturalité, a conclu en chœur : "L'éducation est la clé".
Un sexagénaire d'origine marocaine a pris la parole pour affirmer que la solution aux conflits intergénérationnels repose entre les mains de la jeunesse. Maîtrisant les nouvelles technologies de l'information et de la communication, elle peut diffuser ce message à un public bien plus vaste. Car, comme le soulignent les expériences vécues, le migrant ne vient pas seulement "prendre" : il apporte sa culture, sa force de travail, son énergie intellectuelle. Des mots réconfortants pour Son Excellence Gilles Heyvaert, Ambassadeur de Belgique au Maroc. Une flamme universelle, car "un peuple replié sur lui-même stagne", et les efforts de solidarité prônés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI méritent d'être salués à leur juste valeur.
Une autre voix, celle d'un membre de l'ODT-I, a complété le tableau en dénonçant les freins bureaucratiques dans certains consulats subsahariens – escroqueries sur les dossiers de passeport, absences d'identité marocaine rendant impossible un titre de séjour, ce "papier sur un arbre perché" exigeant un bail et un contrat de travail. Une version étendue du film, explorant ces thèmes en profondeur, sera bientôt présentée dans les festivals de cinéma africain, devant un public averti. Une certitude pour toutes les organisations présentes : le Maroc appartient aux Marocains, et rien n'y changera.
Sylvain Timamo à Rabat. Crédits photos : Hassan YEMTCHEU

...........................................

WhatsApp de la Rédaction de Scores2000 :
Rédaction et Administration, NGOMSE FONDJO Joachim : +237677861194
Service Commercial, LIJOUOM Chetou : +237655421540
Sylvain Timamo : +212721226813
........................................
Couverture Santé Universelle au Cameroun : Trois ans après, entre avancées majeures et défis persistants. 
Le Ministre de la Santé Publique a à l' occasion des trois ans de vie de la CSU,  donné un point de presse le mercredi 29 avril 2026, au Centre de Coordination des Opérations d'urgence de Santé Publique, à l' effet de faire le bilan de cette réforme de notre système de santé.
Les chiffres traduisent une dynamique encourageante, plus de 5,8 millions de Camerounais pré-enrôlés, dont 4,6 millions effectivement enregistrés, soit un taux de 81%. Ce niveau d’adhésion montre que la CSU n’est plus une simple réforme administrative, mais un dispositif qui commence à s’ancrer dans les habitudes des populations.
L’intégration des groupes prioritaires est particulièrement notable :
68% des enfants de moins de 5 ans déjà enrôlés, 86% des personnes vivant avec le VIH,
99% des patients tuberculeux,
100 % des patients sous dialyse.
Un accent fort sur la prévention, pilier souvent négligé
Contrairement à de nombreux systèmes de santé centrés sur les soins curatifs, la CSU mise fortement sur la prévention : plus de 2,1 millions d’enfants supplémentés en vitamine A,
6,8 millions de visites à domicile réalisées par les agents de santé communautaires, 
928 000 ménages dotés de moustiquaires imprégnées. 3,6 millions d’enfants ont été vaccinés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.
 
*La révolution du coût des soins*
C’est sans doute sur le plan financier que l’impact est le plus visible. Quelques indicateurs marquants :
2,9 millions d’enfants consultés gratuitement,
839 000 accouchements encadrés, 35 632 césariennes à 6 000 FCFA (contre des coûts auparavant prohibitifs). La dialyse est passée désormais de 520 000 FCFA/an à 15 000 FCFA. Un traitement gratuit pour : 457 000 patients VIH, 96 000 malades de la tuberculose.
Des défis structurels qui restent préoccupants
Malgré ces avancées, plusieurs obstacles freinent encore l’efficacité du dispositif. Il s'agit notamment de l'accessibilité géographique, avec
les zones rurales qui restent insuffisamment couvertes,  l’accès aux formations sanitaires étant la principale difficulté. Par ailleurs, le remboursement des structures de santé n’est pas toujours fluide, ce qui peut affecter non seulement 
la qualité des soins, mais également la disponibilité des médicaments, ainsi que la motivation du personnel.
Aussi, accéder aux soins ne suffit pas, la CSU doit garantir : des soins sécurisés,un personnel qualifié, des infrastructures adaptées.
La gestion des données, la transparence et la coordination entre acteurs restent des enjeux majeurs. C'est pourquoi, le gouvernement annonce plusieurs pistes pour les prochaines années, telles que, l'adoption d’une loi sur la CSU, le renforcement des infrastructures, surtout en zones rurales, l'extension du panier de soins (hépatites, diabète de l’enfant), ainsi que l'amélioration de la digitalisation et de la transparence.
 
Trois ans après son lancement, la Couverture Santé Universelle au Cameroun présente un bilan globalement positif certes, mais reste confrontée à certains défis. Si les résultats sont encourageants, l’enjeu des prochaines années sera clair : tenir dans la durée, sans compromettre la qualité ni l’équilibre financier.
 
Au-delà des chiffres, c’est bien la confiance des Camerounais dans leur système de santé qui est en jeu. En effet, portée par le gouvernement sous l’impulsion du Président Paul BIYA et pilotée par le Ministre de la Santé publique le Dr MANAOUDA Malachie, cette politique vise un objectif clair : garantir l’accès aux soins essentiels sans risque d’appauvrissement. 
 
Par Marcelle Ndzanga/CP
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Merci pour l'info de chaque jours
Répondre