Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informations Générales : Sports-Affaires-Société-Economie-Tourisme-Environnement-Informatique

Allocution du Président du REGEMO à l’occasion du Congrès du Comité de Développement du Canton BANEKA à Nkongsamba, le 17 mars 2012

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Nkongsamba,

Monsieur le Maire de Nkongsamba 1er,

Leurs Majestés les Chefs Traditionnels,

Monsieur le Président du Comité d’Organisation,

Mesdames et Messieurs,

J’ai reçu avec beaucoup de bonheur l’invitation qui m’a été formulée pour prendre part à la rencontre inédite des Enfants NANEKA, et c’est avec beaucoup de plaisir que je réponds présent, en compagnie d’une délégation des membres du REGEMO.

codecaba-chefsChers frères et sœurs BANEKA, je voudrais me réjouir de notre ferme décision commune, de fédérer toutes nos énergies, pour qu’à partir de la cellule familiale, jusqu’à l'échelon départemental en passant par les villages, les cantons et les arrondissements qui composent notre Moungo natal, nous arrivions à un développement économique, social et culturel de nos populations.

En fait, le REGEMO, autrement dit, le Comité de Développement du Département du Moungo a, pour atteindre ses objectifs, des antennes dans les arrondissements. Ces antennes sont, chacune dans son arrondissement, le comité de développement de l’arrondissement.

L’une des missions assignées à ces antennes, c’est d’œuvrer pour la mise sur pied et à la dynamisation des comités de développement dans chaque village de l’arrondissement, sous la houlette du chef du village qui en est le Président d’honneur. Vous comprendrez donc, Mesdames et Messieurs, ma joie de constater qu’à Nkongsamba, la métropole de notre cher  département, les enfants du Moungo ont décidé de consolider la prestigieuse position métropolitaine de leur comité de développement, et donc, la prestigieuse antenne métropolitaine REGEMO.

Dans la vision REGEMO, chaque village du canton ayant un bureau de son comité de développement, les membres des bureaux des différents comités de développement des villages élisent un bureau, pour constituer le bureau du Comité de Développement du Canton. Pour les arrondissements formés de plus d’un canton, les bureaux de comités de développement des cantons, élisent à leur tour, le bureau du comité de développement de l’arrondissement. Enfin, les bureaux des comités de développement des arrondissements constituent les grands électeurs du Bureau National du REGEMO, qui tient ses travaux tous les trois mois dans un arrondissement donné, comme ceux qui se tiendront à Manjo tout à l’heure, à partir de 14 heures.

Rappelons, que l’actuel Bureau National du REGEMO a été mis sur pieds d’une manière exceptionnelle, le 15 Août 2010 à Mbanga, lors du 1er congrès, pour un mandat de 3 ans qui expire en 2013. Il en est de même, pour les différents bureaux d’antennes. Le renouvellement de ces différents bureaux en 2013 se fera, très démocratiquement, conformément au règlement intérieur du REGEMO, tel que précisé plus haut, à partir de chaque village…

Après cette brève présentation de l’organisation du REGEMO, je voudrais maintenant, très humblement, demander à Monsieur le Président du Comité de Développement du Canton BANEKA, aux membres du Bureau de l’Antenne REGEMO de Nkongsamba, à sa Majesté le Chef du canton BANEKA et à leurs Majestés les Chefs des différents villages du Canton, de s’atteler, au cas où cela n’était pas encore fait, à œuvrer pour l’opérationnalité des comités de développement de chacun des villages, pour que l’envol pris aujourd’hui, soit un véritable boum pour le développement du Moungo.

Et quand on sait que le développement d’un village passe par la maitrise de tous les facteurs de production, notamment les ressources humaines sans exclusive, constituées par toutes les jeunes filles et tous les jeunes garçons, tous les hommes et toutes les femmes vivant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, il apparait nécessaire que le Chef du village, assisté des Notables, dresse un répertoire aussi exhaustif que possible de tous les Enfants du village, favorise des rencontres comme celle de ce jour, où, autour d’un idéal d’amour, de paix, de fraternité et de solidarité agissantes, ils débattent honnêtement de tous les sujets communs et trouvent les stratégies les meilleurs, pour des objectifs et autres projets de développement fixés.

N’oublions pas que, dans une équipe qu veut gagner, les joueurs se parlent.

Dans chaque village, chaque canton, dans chaque arrondissement, favorisons le dialogue entre différents composantes sociologiques, entre les différents groupes organisés ; car, même s’il est vrai que chaque groupe peut avoir des spéficités propres de par ses origines et sa ligne directoriale, nul doute qu’ils ont des choses en commun, et constituent, individuellement, des vecteurs indéniables de développement.

Telle est la vision du REGEMO, et je souhaite vivement que le CODECABA ait au centre de ses préoccupations le bien-être des populations et le développement du canton et du département.

Tel devra être le but de chacun des comités de développement, qu’ensemble nous œuvrons à créer ou à redynamiser dans chacune des contrées de notre département, des Cantons ELONG et MBO dans l’Arrondissement de MELONG, aux cantons PONGO et BAKOKO dans l’arrondissement de Dibombari, en passant par les Cantons MBARA et BAKEM à BARE-BAKEM et autres BAKAKA, BALONDO, MWAMENAM, MANEHAS, BABONG, BONKENG, PENJA, BALONG.

Je souhaite vivement que les enfants de Nkongsamba et du Moungo, les BANEKA, comme les enfants de chacun des cantons du Moungo, regardent dans la même direction, dès maintenant, et apportent, chacun en fonction de ses possibilités, sa pierre à la réalisation des divers projets de développement communautaire, quelque soit l’individu ou le groupe initiateur, et ne voir, derrière les initiatives, que le développement du village, de la ville, du canton, de l’arrondissement et du département.

Ainsi, nos enfants et les générations futures, voyant nos contrées grandir d’année en année par nos efforts multiformes personnels, ne nous indexeront pas en demandant comme le jeune visionnaire NDEDI EYANGO, il y a trente ans, ce que nos villages et nos cités ont fait pour être abandonnés.

Je souhaite que chacun d’entre nous comprenne que les actions de groupe sont celles qui portent le plus, et que les efforts conjugués de plusieurs groupes organisés autour d’un projet sont plus efficaces que celles d’un seul groupe.

L’Etat crée de temps  en temps des dispensaires, des établissements scolaires et autres structures sociales et y affecte des fonctionnaires et autres agents de l’Etat, comme les 25 000 jeunes qui sont redéployés dans nos villages parfois enclavés… Comment les différents groupes organisés, pris individuellement ou en synergie peuvent-ils les aider à fournir un bon rendement pour le bonheur de nos populations ?

A Nkongsamba, l’Etat a crée et ouvert l’Institut des Beaux Arts, une prestigieuses école d’Architecture… Comme pour toute entreprise d’ici ou d’ailleurs, les débuts sont difficiles ; c’est dire que les bonnes conditions de travail des enseignants et la qualité de la formation nécessitent des moyens multiformes qu’il n’est pas aisé au seul Etat de fournir. Comment faire pour contribuer à faire des jeunes étudiants, nos enfants, des architectes et autres techniciens du cinéma et de l’audiovisuel compétents dès la sortie de l’Ecole ?

Des choses à faire, il y en a beaucoup ; ce sont les moyens qui nous manquent, c’est vrai, mais il semble davantage que c’est l’organisation qui fait le plus défaut…

Dans nos villages, autour de nous, il y a des orphelins et autres enfants intelligents qui ne peuvent pas aller à l’école, faute de possibilités financières ; il y en a même qui sont obligés de quitter l’école après avoir obtenu le baccalauréat à l’âge de 18 ans : ne pouvons-nous pas conjuguer nos efforts, à travers nos comités de développement pour leur payer la scolarité ? Que les  bons exemples des groupes organisés à l’instar du Fonds Bernard EDING à EDEA, le YAKAMATA, les ressortissants du NDE, l’AROM, le BINAM, l’ELOM ou le CODEMBO nous inspirent, et que nous fassions la promotion de l’excellence dans tous les domaines au profit des jeunes de toutes les provenances qui habitent nos villages et nos villes ; car investir dans la ressource humaine constitue le meilleur investissement ; c’est assurer, pour les générations futures, un mieux-être certain.

Et puis, sur un autre plan, pourquoi pas… comment faire pour passer de simples observateurs des mouvances de la vie quotidienne, à de véritables acteurs honnêtes, justes et objectifs, avec ou en face des autres intervenants de la contrée ?

Voila autant de question, Mesdames et Messieurs, chers frères et sœurs BANEKA et du Moungo, auxquelles nous devons désormais répondre, sous la houlette des gardiens de la tradition que sont nos chefs traditionnels.

Le REGEMO, par ma modeste voix, vous rassure de ce qu’il ne ménagera aucun effort, pour répondre présent partout où il sera sollicité pour participer au débat citoyen, pour contribuer à la pose de la première pierre et à la poursuite des travaux de construction d’un village, d’un canton, d’un arrondissement, bref d’une société de justice et de paix.

Puissent toutes les forces vive, ici présente, la main dans la main, et dans un élan d’amour, de fraternité et de solidarité agissantes, ouvrer pour un Département du Moungo émergent dans un Cameroun en émergence…

BRAVO aux enfants BANEKA ! Un seul mot : continuons

(é) Jean Jules EBONGUE NGOH

Président du REGEMO

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article